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Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public]
 
 
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sarahrabb
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Posté le: Mar 20 Nov - 19:49 (2007)    Sujet du message: Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public] Répondre en citant

Auteur : Sarahrabb
Rating : aucun
Përso : harm mac
Résumé : à vous de lire !!!! en plus je vous la met en entier je ne suis pas
Genre : Drame/Romance

Ce n’était qu’un rêve……
Partie 1
Remarques : j’utilise le « je » pour Harm

Lundi 13 juin
Appartement de Harm
1h30 du matin

Je me réveillai en sursaut, choqué de mon rêve ou plutôt de mon cauchemar. Comme souvent ces derniers temps, je rêvais souvent de Mac, des rêves peu ordinaires et peu………… corrects ! ! Mais là c’était différent, j’avais assisté à une scène horrible sans pouvoir rien faire. Çà se passait dans un quartier tranquille, je pouvais entendre les rires d’une petite fille lorsque je vis un ballon arriver sur la route. Je voulus aller le ramasser mais je ne pouvais pas bouger, mes jambes étaient lourdes. Je vis alors cette petite fille courrir chercher son ballon sur cette route lorsqu'une voiture arriva droit sur elle. En une demi-seconde, la petite fille se mit à grandir et je reconnus Mac. Je hurlai pour la prévenir mais elle ne m’entendait pas, la voiture la percuta de plein fouet et s’en alla aussi vite qu’elle était venue. A nouveau, Mac s’était retransformée en petite fille et gisait sur le sol, inconsciente mais surtout………seule.
C’est à ce moment là que je me réveillai, en sueur, les poings serrés et au bord du lit, près à tomber par terre ! ! Dans le rêve je voulais bouger mais je ne pouvais pas. Sûrement que je m’étais tourné et retourné dans le lit, expliquant pourquoi j’étais si près du bord.
Je me levai et allai dans la salle de bain me passer un peu d’eau sur le visage. Je retournai dans mon lit, essayant de me rendormir tant bien que mal. Je me secouai la tête pour chasser ce mauvais rêve et la fatigue prit le dessus et je m’endormis vers 2h00.

Appartement de Harm
6h45

Le réveil sonna, je me levai, et descendis les marches qui menaient à ma chambre pour me diriger vers la cuisine préparer un semblant de petit déjeuner. Ce rêve que j’avais fait cette nuit me travaillait toujours, il me troublait. Ce n’était vraiment pas le moment car j’avais un gros dossier à traiter ou j’assurais la défense.
Après avoir mangé un bout de pain, avalé un café et du jus d’orange, je m’habillai et pris ma voiture pour aller au Q.G du JAG.

Quartier Général du JAG
8h00

J’étais arrivé pile à l’heure, ce qui ne m’arrivait pas souvent en ce moment. J’étais au bureau avec 5 ou 10 minutes de retard le plus souvent mais pour des personnes aussi pointilleuses que l’Amiral, c’était 5 minutes de trop.
Je me dirigeai vers mon bureau et aperçus Mac, dans le sien. Toujours à l’heure, comme d’habitude ! ! Je déposai ma sacoche dans mon bureau, sur un siège et m’assis dans mon fauteuil. Je pris le gros dossier que j’étudiais depuis 2 bonnes semaines et pris mon bloc-notes, pour commencer à rédiger ma plaidoirie. L’audience avait lieu cette après-midi et j’avais donc le temps de l’écrire.


Quartier Général du JAG
11h00

J’avais juste fini de rédiger ma plaidoirie et de revoir tous les éléments du dossier lorsque Jenifer vint frapper à mon bureau et me dit :
J(enifer)- Excusez-moi capitaine, mais l’Amiral vous demande dans son bureau immédiatement.
Je lui répondis :
H- Merci, Quartier-maître, j’arrive tout de suite.
Et je me levai pour sortir de mon bureau et me diriger vers celui de l’Amiral lorsque je rencontrai Mac sur mon chemin. Elle me demanda, sur un ton irrité :
M- Vous savez ce qu’il nous veut ? ?
H- Sûrement nous confier une autre affaire, je ne vois pas d’autre explication.
Mac me répondit, sèchement :
M- Je n’espère pas, je suis débordée en ce moment et je n’ai pas besoin d’une autre affaire pour venir me donner encore plus mal au dos.
Puis elle partit devant moi, ne me laissant pas le temps de dire quoi que ce soit.

Bureau de L’Amiral

Nous étions tous les deux assis, Mac et moi et l’Amiral prononça la phrase fatidique :
A(miral)- Je sais que vous avez beaucoup de dossiers à traiter tous les deux mais je n’ai pas le choix, je dois vous confier une autre affaire. Tandis que l’Amiral nous tendait les dossiers, Mac et moi nous regardâmes un bref instant, l’air de dire « vous voyez, encore un ! ! ». Depuis le début, Mac se tortillait sur sa chaise, essayant sûrement de trouver une position confortable pour son dos. Pendant ce temps, l’Amiral nous expliqua brièvement l’affaire :
A(miral)- Ce n’est pas très compliqué et cela devrait être rapide. Voilà les faits, le capitaine Danny Johnson est accusé d’avoir cambriolé avec un couteau un magasin de vêtements.
A l’énonciation du nom de l’accusé, Mac cessa soudain tous ces mouvements. Pendant ce temps l’Amiral continuait en disant :
A(miral)- Capitaine, vous assurerez la défense et Mac vous accuserez. Voilà, ce sera tout. Vous avez des questions ?
Je répondis en premier :
H- Oui, monsieur. A-t-il dit pourquoi il avez fait çà ? ?
A- Non, il a simplement répété qu’il voulait un avocat ! ! D’autres questions ? ?
Mac et moi, nous répondîmes en même temps :
H&M- Non, monsieur.
A(miral)- Dans ce cas, rompez ! !
Et nous nous mîmes au garde-à-vous et fîmes demi-tour mais soudainement Mac se retourna et dit :
M- Monsieur, je souhaiterais que vous confiez l’accusation à quelqu’un d’autre.
L’Amiral soupira puis demanda :
A- Pourquoi cela, colonel ? ?
M- Je ne pense pas être totalement objective, Monsieur. Vous pourriez confier l’affaire au Capitaine Turner, par exemple.
Quand l’Amiral vit que j’étais toujours dans la pièce, il me dit :
A- Ne vous avais-je pas donner un ordre, Capitaine ? ? Rompez ! ! !
Je fis une fois de plus demi-tour et je n’eus pas le droit à la fin de la conversation. J’allai dans mon bureau et examinai cette nouvelle affaire lorsque quelqu’un frappa à la porte. Je relevai la tête du dossier et je vis Sturgis qui entrait. Il me demanda :
S(turgis)- C’est une affaire de quoi cette fois-ci ? ?
H- Un lieutenant qui a cambriolé un magasin de vêtements avec un couteau.
S- J’oubliais que tu ne dois pas m’en parler alors pourquoi tu le fais ? ?
H- Parce qu’il se pourrait très franchement que tu hérites de l’accusation.
Et nous regardâmes tous les deux Mac se diriger vers mon bureau. Elle entra sans frapper et mit le dossier dans les bras de Sturgis en disant :
M- Je vous souhaite bien du plaisir ! !
Et avant que le capitaine Turner n’ait pu dire un seul mot, Mac referma la porte et partit dans son bureau. Sturgis me demanda :
S- Pourquoi est ce qu’elle s’est retirée de l’affaire ? ?
H- Parce qu’elle ne pensait pas être totalement objective, selon ses propres mots.
Sturgis se tourna et regarda Mac, dans son bureau. Il dit :
S- C’est une piste à creuser.
Surpris par ces paroles, je lui demandai, sur un ton sec :
H- Qu’est ce que tu veux dire là ? ?
S- Rien de bien méchant pour l’élue de ton cœur, Harm. Je voudrais juste savoir quel lien elle a avec cette affaire.
Je lui répondis, plus durement que jamais :
H- Laisse-là tranquille Sturgis, c’est hors de question que tu enquêtes sur elle, tu m’as bien compris ? ? ! ! Je t’interdis de faire çà ! ! !
S- Doucement, t’emballes pas Harm. Tu ne vois pas qu’elle sait quelque chose et qu’elle nous le cache ? ? ! !
H- Moi tout ce que je vois, c’est que tu vas enquêter sur une collègue, c’est loin d’être très orthodoxe ! !…………
Sturgis me coupa la parole et me dit :
S- Bien sûr, si c’était quelqu’un d’autre, çà ne t’aurait pas dérangé mais là évidemment je te pique en plein cœur et tu réagis en conséquence. Dès qu’on fait ou dit quelque chose de mal, tu es le premier à la protéger, à t’inquiéter autant pour elle lorsqu’il lui arrive quelque chose, tu ne crois pas que c’est révélateur des sentiments que tu as à son égard ? ?
Je tentai une pâle réplique, en disant :
H- Ne change pas de sujet, Sturgis.
S- Toi non plus, Harm ! ! Mais enfin quand vas tu te décider à lui dire ? ? ! !
H- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
S- Très bien, je vois que tu es toujours aussi têtu, comme elle. On dirait qu’elle t’as passé le virus et c’est loin d’être une bonne chose ! ! Sérieusement Harm, si tu peux pas lui dire en face, alors dis-le au moins à voix haute devant une glace chez toi, çà fera office d’entraînement ! ! Sur ce, que le meilleur gagne ! !
Et sans que j’ai pu dire un mot, Sturgis sortit de mon bureau et rejoignit le sien. Enquêter sur Mac ! ! n’importe quoi, Sturgis, mais bon d’un sens, je suis d’accord avec lui, Mac nous cache quelque chose…

Appartement de Harm
19h00

La journée avait été dure, mon client, le lieutenant Johnson, était difficile, il ne voulait rien dire. Toutes les preuves étaient contre lui : la caméra du magasin, plusieurs témoins, ses empreintes sur le couteau. Lors de notre entrevue dans mon bureau, il n’avait pas cessé de regarder vers le bureau de Mac. Çà renforçait la théorie de Sturgis sur l’éventuel lien entre Mac et cette affaire. Et j’aurais franchement préféré le contraire…
Pendant le dîner, Mattie remarqua que j’étais troublé mais je ne voulais pas en parler et à la fin du repas, je lui demandai de me laisser seul.
Après avoir fait la vaisselle, je m’allongeai de mon long sur le lit et réfléchis 1 minute. Puis j’ouvris le tiroir de ma petite table de nuit et en sortis une photo encadrée de moi et Mac en Afghanistan. Je la pris dans ma main, me rallongeai sur le dos et la plaçai sur mon cœur pendant quelques minutes. Puis, avec mon index, j’effleurai le visage de Mac sur la photo et me perdis dans ses yeux. Mes pensées se mirent alors à vagabonder et s’arrêtèrent sur une soirée fraîche, sous la véranda de l’amiral………. une soirée de fiançailles…………et plus particulièrement un baiser………… tendre et passionné…………la douceur de ses lèvres…………ses mains fébriles…………… Tout avait été parfait ce soir là, si ce n’était que c’était la soirée de fiançailles de Mac et Brumby.…………
Revenant au présent, je sentis une vague de chaleur m’envahir, je pris une inspiration et dis, en regardant la photo :
H- Je………Sarah, je vous aime…………

A suivre…………………
Partie 2

Appartement de Harm
4h00 du matin

Une fois encore, je me réveillai brusquement en poussant un « non ! ! ». J’avais, une fois de plus, fait ce rêve ou Mac se faisait renverser par une voiture. Je me levai pour me passer un peu d’eau sur le visage et chasser ce cauchemar qui persistait. Je me recouchai mais ne parvint pas à me rendormir. Jamais je n’avais fait le même rêve deux fois de suite et cela m’intriguait mais l’heure qu’il était n’était pas propice à la réflexion et je laissai la fatigue m‘envahir et fermai les yeux.

Appartement de Harm
6h30

La sonnerie de mon réveil me sortit de la torpeur de mon cauchemar, toujours le même. Cette fois-ci, çà ne pouvait plus être une coïncidence, il fallait que j’en parle à Mac. Mais qu’est ce que j’allais lui dire ? ? Mac, j’ai rêvé que vous vous faisiez renverser par une voiture ! ! Elle me prendrait certainement pour un fou, et même si c’était vrai, je ne pense pas qu’elle l’avouerait…
Je regardai mon réveil et vit qu’il était grand temps que je me prépare pour aller travailler. J’avalai un rapide petit déjeuner, m’habillai, pris ma sacoche avec mes dossiers en cours dedans et partis en voiture en direction de Falls Church.

Quartier Général du JAG
7h55

Pour une fois, j’arrivais 5 minutes en avance et en profitait pour aller me préparer une tasse de café. Aujourd’hui, je devais avoir un entretien avec mon client, le lieutenant Johnson. J’espérais qu’il serait un peu plus loquace que la dernière fois. Mais je ne pouvais chasser de mon esprit ce fameux rêve que j’avais fait 2 fois cette nuit, et le fait qu’il fallait que j’en parle à Mac.
Pendant ce temps, les gens arrivaient sur le plateau du JAG mais je ne voyais pas le lieutenant Johnson ni Mac d’ailleurs. Je sortais de mon bureau pour demander à Harriet de me faire une photocopie lorsque je vis Mac et le lieutenant Johnson se bousculer, ce qui eut pour effet de faire tomber par terre les dossiers que Mac tenait à la main. Johnson s’excusa et aida Mac à ramasser mais elle lui lança un regard noir, ce qui n’empêcha pas le lieutenant de poursuivre sa tâche. Lorsque Mac eut fini de tout rassembler elle lui tourna le dos mais Johnson la rattrapa par le bras et haussa la voix en disant :
J- Tu dois m’écouter ! !
Lorsque Mac se retourna vers lui, elle le regarda dans les yeux et le lieutenant lâchai le bras de Mac tandis qu’elle lui disait quelques mots, toujours droit dans les yeux. Puis elle lui tourna le dos, fit quelques pas et se retrouva nez à nez avec un prêtre, certainement à la retraite vu le grand âge que je lui donnais. Mac le regarda quelques secondes puis elle lui dit :
M- Ne dites rien ! !
Mais le prêtre insista et suivit Mac dans son bureau, en lui répondant :
P(rêtre)- Vous devez l’écouter Mac, il a quelque chose à vous dire. Quelque chose d’important.
Mac alla fermer la porte de son bureau, ce qui m’empêcha d’écouter la suite de la conversation. Je repartis donc avec ma photocopie dans mon bureau et fit entrer le lieutenant. Pendant notre entrevue, je jetai de rapides coups d’œil en direction du bureau de Mac. Elle parlait toujours avec le prêtre, mais elle s’était radoucie et semblait écouter ce que lui disait ce prêtre.
A la fin de ma conversation avec Johnson, je lui demandai :
H- Vous connaissez le colonel MacKenzie ? ?
Il parut surpris de ma question et me répondit :
J- Oui, monsieur, je la connais depuis longtemps.
H- Peut-être pourrait-elle nous aider…
Il me coupa la parole en disant :
J- Elle n’acceptera pas. Et de toute façon, c’est loin de jouer en ma faveur, je dirais même que ce serait un plus pour l’accusation.
Et, sur ces mots, il sortit de mon bureau, sans me laisser le temps de dire quelque chose. Car, effectivement, j’en avais des choses à lui demander ! ! sa dernière phrase épaississait encore plus le mystère de la relation qu’il entretenait avec Mac.

Quartier Général du JAG
12h30

J’étais allé me chercher une salade et une boisson pour le repas de midi et je cherchai une table dehors pour m’installer. J’aperçus Mac, qui apparemment n’avait pas très faim puisque sa salade était loin d’être finie. Je me dirigeai vers elle et lui demandai :
H- Je peux me joindre à vous ? ?
Elle sursauta au son de ma voix, me fit un sourire et me répondit :
M- Oui, bien sûr, allez-y.
Je m’exécutai et m’assis sur une chaise à coté de Mac. Je lui dis, tout en entamant ma salade :
H- Vous aviez l’air bien songeuse toute à l’heure, vous voulez en parler ? ?
M- Non, ce n’est rien ………d’important.
Un peu déçu, mais m’attendant à ce qu’elle ne dise rien pour l’instant je lui répondis :
H- D’accord.
Puis elle changea de sujet en me demandant :
M- Et dans l’affaire Johnson, vous avancez ? ?
H- Il y a encore quelques zones d’ombres mais çà avance.
Je profitai de cette occasion pour lui demander :
H- Vous le connaissez bien, Johnson ? ?
Après un moment d’hésitation, elle me répondit :
M- Je l’ai connu, mais j’aurai préféré que cela n’arrive jamais.
Intrigué, je lui demandai :
H- Pourquoi ? ?
Soudain, Mac se braqua et se referma comme une coquille, en disant :
M- Je croyais que vous n’aviez pas le droit de parler à personne d’affaires en cours…
Je décidai de laisser tomber pour le moment et d’aborder un autre sujet, qui me tracassait depuis ce matin : ce cauchemar à répétition. Ne sachant pas trop par ou commencer, je lui dis :
H- Mac, il faut que je vous parle de quelque chose. Je sais que, au premier abord, çà paraît un peu fou mais bon j’ignore pourquoi et comment çà m’arrive et……
Mac me regarda et me dit, en me coupant gentiment la parole :
M- Harm, si vous en veniez au faits…
C’était toujours la même chose. Dès que je voulais lui dire quelque chose d’important, je m’embarquais dans des détails et en oubliais presque l’essentiel. J’avais l’impression d’être un gamin qui ne savait pas comment avouer à ses parents qu’il avait fait une bêtise. Et pour un avocat, perdre ses moyens, c’était loin d’être…… positif ! ! !
Une voix me sortit de mes pensées en m’appelant :
…- Harm ? ? ! ! çà va ? ?
C’était Mac, elle commençait à s’inquiéter de ne pas entendre ce que j’avais à lui dire. Je lui répondis :
H- Oui, excusez-moi. Ben, voilà, j’ai fait il y a 2 nuits un cauchemar, ou vous étiez dedans. Une petite fille allait chercher son ballon dans la rue lorsqu’une voiture lui fonça dessus. En une seconde, à peine, la petite fille grandit et ……… c’était vous. Puis lorsque la voiture entra brusquement en contact avec……votre peau, vous vous retransformiez en petite fille et vous étiez par terre, inanimée et………… seule.
Au fur et à mesure de mon « récit », le visage de Mac était devenu blanc, la moindre trace de sourire avait disparu. Elle réussit à me dire :
M- C’était…………c’était juste un rêve.
H- C’est ce que je pensais au début, mais cette nuit j’ai refait exactement le même rêve 2 fois ! !
M- Je ne sais pas quoi dire, dites-vous que c’est juste un rêve et que, comme il vous a choqué, vous l’avez refait plusieurs fois. Je suis désolée Harm mais je dois y aller.
Mac se leva mais je l’attrapai doucement par le bras et lui demandai :
H- Pourquoi avez-vous refusé cette affaire Mac ? ?
M- Je l’ai déjà dit à l’Amiral.
H- Que s’est-il passé pour que vous le haïssiez autant ? ?
Mac me répondit, sur un ton sec :
M- Cela ne vous avancerait en rien dans votre défense, bien au contraire.
H- Peut-être que çà vous aiderait, vous…
M- Je vais très bien.
Et Mac s’éloigna en direction du bâtiment du JAG et de mon côté je retournai m’asseoir pour réfléchir. Quelques minutes plus tard, je vis Mac qui se dirigeait vers le parking, un dossier à la main et démarrait en trombe.

Quartier Général du JAG
17h45

Mac n’était pas revenue de la journée et l’Amiral était furieux. Si demain matin, elle n’était pas là il la signalerait comme déserteur. Je ne sais pas si c’était en rapport avec Johnson mais cette affaire lui faisait perdre la tête. Jamais elle n’aurait fait çà avant, elle était la ponctualité même ! !
J’avais plusieurs fois essayé de la contacter sur son portable et chez elle. Résultat : pas de réponse. Je décidai de passer chez elle pour essayer de comprendre ce qui se passait. Une chose qui me paraissait surprenante : Johnson me demanda des nouvelles de Mac et si je savais ou elle était. Mais lorsque je lui demandai si il avait une idée de l’endroit ou elle se trouvait, il répondit que « non » mais son regard disait « oui ».
Je quittai le JAG à 18h00 et allai directement chez Mac. Les embouteillages sur la route firent que j’arrivai à l’appartement de Mac à 18h30.
Appartement de Mac
18h30

Je frappai pour la seconde fois à la porte mais il n’y avait toujours aucune réponse. J’allais repartir à la voiture lorsque je me retournai et vis Mac qui arrivait tranquillement. Quand elle releva la tête, je lui dis, plus rapide qu’elle :
H- Mais ou étiez-vous passée toute l’après-midi ? ? l’Amiral était d’une humeur massacrante ! !
Mac ouvrit la porte de son appartement et me répondit :
M- C’est pour me dire çà que vous êtes venu ? ? ! ! ! !
H- J’étais inquiet, ce n’est pas dans vos habitudes de partir comme çà, toute une après-midi, sans prévenir personne. Et au fait, devinez qui s’inquiétait également pour vous ? ?
Mac s’arrêta net dans ce qu’elle était en train de faire et me répondit :
M- Johnson ? ?
H- Tout juste. Alors, vous allez me dire ou vous étiez passée ? ? ! !
M- Non, et maintenant vous pouvez partir, si vous n’avez rien d’autre à dire. En fait je ne vous laisse pas le choix.
Et elle me fit sortir. J’en revenais pas, c’était la première fois qu’elle me foutait à la porte…

A suivre………………
Partie 3

Appartement de Harm
20h00

Comme à mon habitude, je dînai en compagnie de Mattie, une jeune adolescente que j’avais adoptée. Je faisais cuire un steak mais je ne pouvais m’empêcher de penser à Mac. Il s’était passé quelque chose entre elle et Johnson mais je n’arrivais pas à savoir quoi. Comme Mac ne voulait pas en parler, je devais interroger Johnson et je ne m’arrêterai pas avant qu’il m’ai dit quelque chose ! !
Je fus sorti de mes pensées par une main qui me secouait le bras. C’était Mattie, elle me dit :
M(attie)- Arrête sous le gaz, Harm, les steaks vont cramer ! !
Effectivement, une odeur de brûlé commençait à se faire sentir dans l’appartement. Je lui répondis :
H- Euh…. Oui oui voilà c’est arrêté.
Je poussai un léger soupir et tout en apportant les pâtes et les steaks sur la table, Mattie me demanda :
M(attie)- Qu’est ce qui t’arrive, Harm, tu n’as pas l’air dans ton assiette.
H- Tout va bien.
M(attie)- Mon œil ! ! C’est Mac qui te tracasse, c’est çà ? ?
H- Disons qu'elle est bizarre en ce moment, elle cache quelque chose. Et puis il y a mon client, je suis certain qu’il s’est passé quelque chose entre eux.
M(attie)- Comment peux-tu en être aussi sûr ? ?
H- çà se voit, à leur manière de se regarder, de se parler, ce sont des choses qui ne trompent pas.
D’un air mystérieux, elle me répondit :
M(attie)- Effectivement, ce sont des choses qui ne trompent pas……… surtout le regard……
Devant son sourire en coin, je lui dis :
H- Ou veux-tu en venir exactement ? ?
M(attie)- Toi….Mac…… quand vous vous regardez, on voit bien qu’il se passe quelque chose entre vous……on voit bien que vous vous aimez……… mais têtes de mules comme vous êtes, tous les deux, vous ne voulez pas vous l’avouer.
H- C’est vrai…
M(attie)- Ce serait bien la première fois que tu ne nies pas ton amour pour elle…
A ce moment, je me levai de table et allai me poster près de la fenêtre puis je lui répondis, après quelques secondes d’hésitation :
H- Oui……… je l’aime.
Soudain Mattie fut près de moi et elle me fit retourner vers elle. En me regardant dans les yeux, elle me dit :
M(attie)- Alors dis-le lui. Je crois que vous avez assez perdu de temps et que après tout ce que vous avez traversé tous les deux, vous méritez d’être heureux, ensemble.
H- Je te remercie Mattie mais il y a cette histoire entre Johnson et Mac et j’aimerais clarifier les choses avant de…………… avant de commencer quelque chose avec Mac.
M(attie)- Et si tu n’arrives pas à clarifier cette relation mystérieuse entre eux ? ?
H- J’y arriverai…Maintenant retourne à table, on va continuer notre dîner.
Et nous nous dirigeâmes tous les deux vers la table et nous reprîmes chacun notre place. Le reste du repas se passa plutôt bien, discutant essentiellement de Mattie, estimant qu’on avait assez parlé de moi pour ce soir.
Puis, après avoir insisté pour m’aider à la vaisselle, Mattie repartit dans son appartement, situé au même étage que le mien. De mon côté, j’attrapai ma guitare et jouai un petit air tranquille.
Vers 22h00, je décidai de me coucher et de me laisser aller, de ne pas lutter contre la fatigue. Je me glissai sous la couette et jetai un coup à ma table de nuit, plus précisément au tiroir. Je pouvais clairement reproduire dans ma tête les moindres détails de cette photo mais la fatigue ne tarda pas à prendre le dessus et je me laissai aller dans le royaume des rêves…

Le lendemain matin
7h00

Je fus tiré brusquement de mon rêve par Mattie qui me secouait l’épaule en me disant de me réveiller. J’ouvris les yeux et lui dis :
H- Doucement Mattie, j’ai connu plus agréable comme réveil.
M(attie)- Désolée d’avoir interrompu ton rêve, qui, au passage, avait l’air plus qu’agréable, mais tu es en retard, il faut te grouiller ! !
Encore un peu dans les vappes, je lui répondis :
H- Quoi ? ? ! ! il est quelle heure exactement ? ?
M(attie)- Il est 7 heures, dépêche toi maintenant ! !
H- Ok ok je me lève, j’arrive.
Mattie m’avait préparé le petit déjeuner, voyant que je n’étais pas levé. Pendant que j’avalais un jus d’orange et une tasse de café, Mattie me demanda :
M(attie)- Dis-moi, tu n’aurais pas rêvé de Mac, par hasard ? ?
H- Pourquoi tu dis çà ? ?
M(attie)- Parce que tu avais l’air, disons très heureux dans ton sommeil, tu souriais.
Je me raclai la gorge, me souvenant du rêve que je venais de faire, et je dois dire que çà ne m’aurait pas dérangé si Mattie ne m’avait pas réveillé à ce moment là….
Je m’habillai rapidement et nous prîmes la route du lycée. Mais Mattie ne voulait pas lâcher le morceau, elle me demanda :
M(attie)- Allez, admet-le, c’est d’elle que tu as rêvé ! !
Ignorant sa phrase, je lui dis :
H- Laisse-moi me concentrer sur la route, s’il te plaît.
M(attie)- Je crois plutôt que tu es plus concentré sur Mac que sur la route…De toute façon, je le sais, c’est d’Elle que tu as rêvé ! !
H- On est arrivé Mattie. Allez, dépêche toi tu vas être en retard.
Tout en descendant de la voiture, elle me répondit :
M(attie)- Oui, j’y vais mais tu me raconteras ton rêve.
H- File ! !
Et elle courrut rejoindre ses copines. C’était pas le moment de traîner, si je voulais arriver au JAG avec pas trop de retard, je devais y aller.

Quartier Général du JAG
8h10

J’arrivai essoufflé sur le plateau et me dirigeai vers mon bureau lorsque je croisai, malheureusement, l’Amiral, suivi de Mac. Il me dit :
A(miral)- Capitaine, vous êtes en retard. Et ne me dites pas que c’est les embouteillages parce que j’ai regardé les informations et il n’y a aucun bouchons.
H- Monsieur, en fait c’est mon réveil………… il n’a pas sonné et j’ai du conduire Mattie au lycée.
A(miral)- Très bien, mais à l’avenir tachez de mieux vous organiser.
H- Oui, Monsieur.
Et j’entrai vite fait dans mon bureau. En premier lieu, je voulais interroger officieusement le lieutenant Johnson sur son éventuelle relation avec Mac. Je m’assis dans mon fauteuil et le tournai pour regarder au dehors. Mes pensées dérivèrent vers le rêve que j’avais fait cette nuit. Mattie avait raison, j’avais bien rêvé de Mac et c’était pour le moins dommage que Mattie l’ait interrompu. Mac était vêtue d’une robe blanche et moi je portais mon uniforme blanc de cérémonie. Nous étions dans un grand jardin, on pouvait entendre un vague brouhaha et voir des lumières. Je marchais quand je l’aperçus, elle était …………… resplendissante dans sa robe. Mac était en train de regarder les étoiles dans le ciel et j’en profitai pour m’approcher doucement d’elle. Je posai une main sur son épaule puis je la sentis sursauter. Elle se retourna et me fit un magnifique sourire. Je lui rendis son sourire tandis qu’elle posait sa main sur mon uniforme. Elle caressait mes ailes dorées et se rapprochait de moi jusqu’à ce que nos deux corps se touchent. Mac déboutonna un bouton de ma veste puis rapprocha son visage du mien et m’embrassa tendrement. Quand elle s’éloigna de moi, elle fit sauter les derniers boutons de mon uniforme et enleva ma veste pour laisser tomber dans l’herbe. Je fis de même avec sa robe et elle avec mon pantalon et mon tee shirt. Elle me fit allonger par terre et je commençai à embrasser son cou, ses épaules, sa poitrine, son ventre tandis qu’elle murmurait mon prénom d’une voix rauque…
Une main sur mon épaule me fit sursauter et revenir à la réalité. Mac se tenait devant moi, les bras croisés. Elle me dit d’un petit rire :
M- Vous deviez être vraiment parti très loin ! !
Repensant à mon rêve, je lui répondis :
H- Je……euh oui effectivement………j’étais loin……
M- Bon, vous vouliez me voir pour quoi ? ?
H- Quoi ? ?
M- Vous n’êtes pas encore revenu complètement à la réalité on dirait. Vous avez déposé un mot sur mon bureau disant que vous vouliez me voir.
H- Je n’ai pas déposé de mot dans votre bureau.
M- Quoi ? ?
A ce moment, Sturgis et le lieutenant Johnson firent leur entrée dans mon bureau. Le capitaine Turner parla le premier en disant :
S(turgis)- Je suis désolé d’avoir eu recours à ce stratège, Mac mais je voulais vous confronter officieusement, vous et le lieutenant Johnson. Il semblerait que vous vous connaissiez tous les deux.
Mac me lança alors un regard noir mais je répliquai en lui répondant :
H- Je vous jure que je n’étais pas au courant.
S(turgis)- C’est vrai Mac, il n’était pas au courant. Alors ? ? vous nous dîtes ce qui se passe entre vous deux.
Le silence régnait dans la pièce, apparemment ni l’un ni l’autre ne voulait parler. Puis le téléphone sonna et je décrochai le combiné. C’était Harriet, quelqu’un voulait parler à Mac. Je lui tendis donc le combiné et elle dit :
M- Allô ? ? ……………………………tu veux quoi ? ? ! ! ! tu crois peut-être que je vais payer une seconde fois le prix de tes erreurs ? ? ! !
A cet instant le lieutenant Johnson devint attentif à la conversation. De son côté, Mac le regardait, toujours d’un regard noir. Mac continuait la conversation en disant :
M- Je…… je ne sais pas si je serai là mais dis toujours le lieu et l’heure…………… ok, je vais prévenir son fils, pour qu’il ait quand même le temps de se préparer psychologiquement ! !
Puis elle raccrocha et se dirigea vers Johnson et lui dit :
M- Ils vont se marier…Dis-moi Danny, tu crois que tu vas arriver à te retenir ? ? Je dis çà parce qu'après on devra se supporter…
J(ohnson)- Comme chien et chat…
M- Exactement. Perspicace Danny ! !
Puis Mac sortit du bureau, suivie de Johnson et ils eurent une grande discussion dans le bureau de Mac. Même avec la porte fermée, on pouvait entendre certaines paroles. Sturgis me dit :
S(turgis)- çà épaissit plus que çà n’éclaircit le mystère.
H- C’est certain. Tu aurais pu me prévenir et me demander mon avis.
S(turgis)- Je le connaissais déjà ton avis, c’était hors de question d’organiser çà, je me trompe ?
H- Non, c’est vrai mais…………… comment l’as tu su ? ?
S(turgis)- Tu es sans cesse en train de la protéger, de prendre sa défense, tu la dévores des yeux dès que tu en as l’occasion. Même un aveugle le verrait ! ! !
Et il sortit à son tour de mon bureau. Je jetai un coup d’œil au bureau de Mac et vis que Johnson n’y était plus. Je m’assis dans mon fauteuil et essayai de me concentrer sur le dossier que j’avais sur mon bureau mais je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que Sturgis avait dit, c’était comme un écho dans ma tête……………

A suivre………………..
Partie 4

Le lendemain
Quartier Général du JAG
14h15

Mac était absente depuis le début d’après-midi car elle devait aller sur le terrain pour une de ses enquêtes. De mon côté, je devais aller à l’hôpital George Washington pour discuter avec une victime qui faisait partie des témoins dans un de mes dossiers. Je pris donc les clés de ma voiture et conduisis jusqu’à l’hôpital.
J’entrai dans le hall et pris l’ascenseur pour monter jusqu’au 3ème étage. La victime en question était un enfant qu’un quartier maître avait renversé alors qu’il s’enfuyait pour échapper aux deux Marine’s qui le poursuivaient car il avait commis un vol. Je devais d’abord voir le médecin, le Docteur Krugen, pour connaître l’évolution de l’état de l’enfant. Pour l’instant il avait quelques côtes fracturées et la cheville foulée.
Lorsque je sortis de l’ascenseur, je vis Krugen et j’allai le rejoindre lorsque je vis Mac qui était derrière lui. Le médecin lui donna une enveloppe et Mac parut surprise de ce qu’elle contenait en l’ouvrant. Krugen l’obligea à s’asseoir sur un siège, s’agenouilla en face d’elle et lui parla. Mac voulut remettre l’enveloppe dans les mains du médecin mais celui-ci refusa. Puis ils se levèrent ensemble et Mac se retourna pour voir la chambre d’un enfant malade. Mac semblait hésiter pendant un moment mais elle décida d’entrer dans la chambre, quand Krugen éleva la voix en disant :
K(rugen)- Tu ne peux pas tous les sauver ! !
C’est à ce moment qu’il m’aperçut et vint à ma rencontre. Je lui tendis ma main et lui demandai :
H- Bonjour Docteur. Comment va-t-il ? ?
K(rugen)- Eh bien son état est stable, il est encore choqué mais il devrait accepter de vous parler, je pense.
H- Merci Docteur.
A ce moment, mon regard se dirigea vers la chambre ou était Mac, en compagnie d’un petit garçon en fauteuil roulant. Krugen allait s’en aller lorsque je le rattrapai par le bras et lui dis, en désignant Sarah de la tête :
H- Vous la connaissez bien Mac, enfin je veux dire le colonel MacKenzie ? ?
K(rugen)- Oui je la connais plutôt bien en effet.
H- Qu’est-il arrivé à ce garçon ? ?
K(rugen)- Mauvaise chute et maintenant il est handicapé à vie, il ne pourra plus jamais marcher. Mais Mac pense le contraire, elle s’imagine que parce qu’elle, elle y est arrivée, tout le monde peut y arriver…
Soudain, un « bip » se fit entendre. Krugen me dit :
K(rugen)- Désolé Capitaine mais j’ai une urgence, je dois y aller. Bonne journée et n’y allez pas trop fort avec le petit.
Puis il s’éloigna à grands pas. Une phrase que Krugen avait dite m’avait choquée, je n’arrêtais pas de me la repasser dans ma tête : « Mac pense le contraire, elle s’imagine que parce qu’elle, elle y est arrivée, tout le monde peut y arriver… ». Je regardai une dernière fois Mac et le petit garçon en train de parler puis je me dirigeai vers la chambre de « ma victime ».

Je sortis de l’hôpital environ 2 heures plus tard, après avoir longuement discuté avec mon « petit » témoin. Je jetai un coup d’œil à la chambre du garçon en fauteuil roulant et vis que Mac n’y était plus.
Je rentrai au JAG, toujours troublé par ce qu’avait dit Krugen.

Quartier général du JAG
20 minutes plus tard

J’étais arrivé sur le plateau et j’eus juste le temps d’apercevoir Mac qui montait dans les étages supérieurs avec l’enveloppe que Krugen lui avait donnée.
J’avais donné rendez-vous à mon client, celui qui avait renversé le petit garçon, et nous nous dirigeâmes vers la salle de réunion pour être tranquilles.
J’ouvris la porte et quelle ne fut pas ma surprise en voyant Mac en train de regarder une cassette. Dès que j’étais entré dans la salle, elle avait stoppé la vidéo, l’avait retirée du magnétoscope et elle était partie comme une fusée en bredouillant un vague « excusez-moi ». C’était donc çà que Krugen lui avait remis toute à l’heure à l’hôpital. Mais plusieurs questions restaient encore sans réponses : Qu’y avait-il sur cette cassette ? ? Pourquoi Mac ne voulait –elle rien dire ? ?

Quartier Général du JAG
Vendredi 4 juillet
17h30

Les semaines avaient passées et Mac et Johnson restaient toujours aussi muets, contrairement à mon fameux rêve, qui lui était toujours présent ! ! Même si aujourd’hui était normalement un jour férié, nous avions quand même des affaires à traiter. Mac avait eu un comportement très bizarre pendant toute la journée mais impossible de savoir ce qui se passait, à chaque fois elle rétorquait que tout allait bien.
Je sortis de mon bureau et vis Mac qui en sortait en même temps. Harriet nous appela en disant :
H(arriet)- Colonel, capitaine, nous invitons tous nos amis ce soir pour fêter l’indépendance des Etats-Unis. Vous viendrez ? ? C’est à 20h00, au restaurant Dear Mary.
Je répondis le premier :
H- Bien sûr, je vais venir avec Mattie, si cela ne vous dérange pas.
H(arriet)- Bien sûr que non, Capitaine. Madame, vous serez présente ? ?
M- J’ai bien peur que non Harriet. Je suis désolée. Vous passerez le bonjour au petit A.J de ma part.
Et elle partit, presque en courant, en empruntant l’escalier. Harriet me demanda :
H(arriet)- Qu’est ce qui lui arrive Monsieur ? ?
H- Je n’en ai, hélas, aucune idée Harriet. Tout ce que je sais c’est que çà dure depuis quelques semaines et qu’elle ne veut rien dire. Donc, à ce soir, 20h00.
H(arriet)- A ce soir capitaine.
Et je partis en direction de l’ascenseur et pris ma voiture pour rentrer chez moi.

Appartement de Harm
18h15

Dès que j’étais rentré, j’avais prévenu Mattie qu’on allait chez Harriet ce soir et nous nous préparions. Mattie m’aida à choisir une veste et un pantalon et je l’aidai à choisir une robe.
Puis, lorsque ce fut l’heure, nous nous préparâmes, chacun de notre côté et Mattie, prête la première, vint me rejoindre dans mon appartement. Puis, vers 19h15, nous partîmes en direction du restaurant Dear Mary.

Restaurant Dear Mary
22h00

Nous avions passé une excellente soirée, l’ambiance était bon enfant et Mattie adorait A.J Junior. Malgré cela, je ne pouvais m’empêcher de penser à Mac : que faisait-elle de plus important en ce moment ? ?
Harriet et Bud voulaient payer la note mais tout le monde insistait pour qu’on se la partage, sachant que tous les deux avaient un cœur d’or.
Nous sortîmes du restaurant et Harriet proposa de marcher un peu pour digérer. Tout le monde s’excusa auprès d’Harriet car ils devaient partir, ce qui eut pour conséquence que nous fûmes 5 à faire une marche digestive : Harriet, Bud, A.J Junior, Mattie et moi. Puis nous rentrâmes chacun de notre côté. J’avais garé la voiture dans une rue perpendiculaire à celle du restaurant et nous devions donc faire encore un peu de marche. Après 5 minutes, nous arrivâmes dans la rue et Mattie me tira par la manche en disant :
M(attie)- Regarde, on dirait Mac ! !
Effectivement, Mac était sur le trottoir d’en face à 5 mètres de nous environ. Puis elle décida de traverser, mais, sans savoir ce qui se passait, elle ralentit le pas lorsqu’elle fut sur le bitume. Elle tourna la tête dans tous les sens, pivota sur elle-même. Soudain une voiture déboula du haut de la rue mais ne ralentit pas, probablement parce qu’elle pensait que Mac avait le temps de se pousser. Sarah regarda la voiture mais ne bougea, elle était comme tétanisée. Tout comme moi. J’étais trop loin pour qu’elle m’entende, je ne pouvais rien faire, je n’avais pas assez de temps, la voiture arrivait droit sur elle, en klaxonnant. Tout à coup, je vis Johnson, sorti de nulle part, se précipiter sur elle pour la dégager.
Je ne savais pas si je devais intervenir et aller la voir ou rester là ou j’étais et les laisser tous les deux. Effectivement, Johnson semblait comprendre ce qui c’était passé…
Mattie me tira de mes pensées en disant :
M(attie)- Tu vas pas la voir ? ?
J’hésitai un instant à répondre, ne sachant pas trop ce que moi-même je devais faire, puis je lui répondis :
H- Je crois qu’elle est en de bonnes mains…
Puis j’aperçus l’ex Amiral Brovo, l’ex JAG en compagnie d’une femme se diriger vers Mac et Johnson… La femme avec Brovo avait l’air d’être très intime avec lui et tous les trois, Johnson, Brovo, et la femme s’inquiétèrent pour Mac. Mon étonnement grandit encore lorsque j’entendis Johnson appeler l’Amiral « papa » ! ! !
Pourquoi n’avait-il pas garder le nom de son père ? ?
Encore une question sans réponse qui s’ajoutait à la liste…..

A suivre…………..
Partie 5

Mattie et moi rentrâmes à l’appartement après « l’incident » auquel nous avions assisté. J’étais toujours aussi troublé par ce qui s’était passé et Mattie le remarqua très bien car elle me dit :
M(attie)- Je ne pensais pas que çà pouvait autant te tracasser si ce n’est la relation entre Mac et ce type.
H- Ou veux-tu en venir, au juste ?
M(attie)- Ben, disons que cet homme a l’air d’être très proche de Mac, ce qui expliquerait que tu sois aussi « marqué » puisque cela voudrait dire que tu es jaloux.
H- Mac le déteste, je l’ai bien remarqué.
M(attie)- Mais il n’en reste pas moins qu’il s’inquiète beaucoup pour elle.
Pour toute réponse, je soupirai, forcé d’admettre que Mattie avait raison. Après une minute de silence, elle me demanda :
M(attie)- Dis-moi, juste comme çà, tu crois que cette histoire pourrait modifier son comportement ? ?
H- Pourquoi cette question ? ?
M(attie)- Réponds-moi S’il Te Plaît.
H- Mac a changé dès que l’enquête a été déposée sur le bureau de l’Amiral. A toi de me répondre maintenant.
M(attie)- Je te posais cette question parce que c’est ce qui expliquerait ce changement de comportement et ce mal-être permanent.
Surpris, je lui demandai :
H- Comment tu sais tout çà ? ?
M(attie)- Je le vois, tout simplement.
Ne comprenant pas très bien, je lui dis :
H- Explique-toi.
M(attie)- Depuis quelques mois, Mac et moi on se voit régulièrement. On discute, elle m’emmène faire du shopping, elle m’aide pour mes devoirs. Ces derniers temps, j’ai remarqué qu’elle n’était plus la même mais à chaque fois que je lui demande si tout va bien, elle me répond que ce n'est rien d’important. Elle va mal, Harm, et chaque jour que je la vois, c’est de pire en pire.
H- Je l’ai remarqué aussi. Elle mange à peine et elle a maigri ces temps-ci.
Puis revenant au présent, je dis à Mattie, en regardant ma montre :
H- Bon, maintenant, il est tard, il faut que tu ailles te coucher. On en reparlera une autre fois.
Mattie n’insista pas et vint me faire une bise sur la joue en me répondant :
M(attie)- Ok, bonne nuit alors.
H- Bonne nuit à toi aussi.
Puis elle sortit de l’appartement pour se diriger vers le « sien ». De mon côté, je me déshabillai et me préparai pour la nuit. 15 minutes plus tard, j’étais dans mon lit, fatigué d’essayer de trouver des réponses à mes questions.

Appartement de Harm
2h00 du matin

Je faisais, une fois de plus, le fameux cauchemar ou Mac se faisait renverser lorsque je me réveillai en sursaut, effrayé par la fin de mon cauchemar. Une ambulance arrivait sur les lieux et tentait de réanimer le petit corps mais en vain. Le secouriste l’enveloppait dans un grand drap noir et conduisait le corps à la morgue.
Je revins au présent en entendant trois coups à la porte. Je me levai, me demandant qui pouvait bien venir chez moi à une heure pareille. Je regardai à travers le judas de la porte et je vis un visage que je connaissais oh que trop bien ! ! je m’empressai d’ouvrir la porte et dis :
H- Entrez Mac.
M- Merci.
Elle avait l’air mal à l’aise, gênée. Elle n’enleva même pas son manteau, qui pourtant était trempé, pour s’asseoir directement dans le canapé. Elle avait des cernes sous les yeux et ses traits étaient tirés. On pouvait aisément en déduire qu’elle n’avait pas du passer une bonne nuit. Cela me rappelait un peu les soirées que l’on avait passées ensemble pour discuter de certaines affaires. Nous veillions si tard le soir que l’on en venait carrément à parler de nos passés respectifs, bref de chacun de nous deux plutôt que de l’accusé. La voix de Mac me sortit de mes pensées en disant :
M- J’ai besoin de vous parler, Harm. Je sais que j’aurai du vous prévenir avant mais…
Je lui coupai la parole en lui rappelant :
H- Je vous ai dit que vous pouviez venir me parler, à toute heure du jour ou de la nuit. Du thé ? ?
Elle me sourit et me répondit :
M- Oui, merci.
Dehors, l’orage grondait, la pluie tombait à torrent, et la température était redescendue en dessous des normales de la saison. Je remplissis une casserole d’eau et la mis à bouillir. Je me retournai vers Mac et la vis, près de la fenêtre, commençant à grelotter. Je m’approchai d’elle et posai une main sur son épaule. Je lui proposai :
H- Allez prendre une douche avant d’attraper froid.
Elle hésita un instant puis me répondit :
M- Merci, mais çà va, je vous assure.
M’attendant à ce qu’elle refuse, j’insistai en lui faisant remarquer :
H- Mac, regardez-vous, vous êtes gelée. Je n’ai pas envie que vous repartiez de chez moi avec un rhume carabiné pour ensuite « m’accuser » de ne vous avoir rien proposé pour vous réchauffer.
Cessant le « combat », Mac accepta en disant, tout en retirant son manteau :
M- Très bien, mais qu’est ce que vous me proposez comme vêtements de rechange ? ?
Je répondis automatiquement :
H- Un pyjama, c’est plutôt l’heure, vous ne trouvez pas ? ? Et en plus, une robe de chambre. Je vous laisse même le privilège de choisir un pyjama ! !
Tout en disant ces mots, je me dirigeai vers ma chambre et ouvris mon placard de vêtements. Mac me suivit timidement et me désigna un pyjama. Je le décrochai et lui tendis puis je lui donnai également une légère robe de chambre. Mac embarqua ses vêtements et se dirigea vers la salle de bain.
De mon côté, je retournai à la cuisine surveiller l’eau du thé. Lorsque j’entendis l’eau couler de la salle de bain, je ne pus m’empêcher de penser à « l’hallucination » que j’avais eue il y a quelques années, quand Renée n’était pas encore partie avec son croque-mort. Je remplaçai l’Amiral ce jour là et j’étais tombé du fauteuil sur la tête. Résultat : j’avais des visions de Mac toute la journée et dont une ou elle sortait de ma douche, avec une simple serviette qui l’enveloppait. Elle s’était approchée de moi pour m’embrasser mais au dernier moment le visage de Renée apparut, me rappelant à l’ordre, étant donné que je l’avais appelée Mac.
Cette fois-ci, ce fut la voix de Sarah qui me sorit de mes pensées. Elle me prévenait :
M- J’ai mis mes vêtements à sécher dans votre salle de bain.
H- Oui, bien sûr.
Je ne pouvais m’empêcher de remarquer que c’était la première fois que Mac prenait une douche chez moi, que son odeur était présente dans la salle de bain, et qui, j’espèrait, allait y rester.
Revenant au présent, je versai l’eau chaude que j’avais faite bouillir dans deux tasses et en tendis une à Mac. Elle s’avança pour venir la prendre et je remarquai qu’elle recommençait à frissonner. Mac alla s’asseoir dans le canapé tandis que j’allai chercher une couverture et la posai sur ses épaules puis je m’asseyai à mon tour dans le canapé. Elle me regarda et me fit un sourire en guise de remerciement puis but une gorgée de son thé. Malgré le silence qui régnait, l’atmosphère n’était pas trop pesante mais il y avait dans l’air un parfum de mystère. Un mystère, un secret qui était sur le point d’être révélé. Mac brisa le silence en disant :
M- J’avais 10 ans quand çà c’est passé. Ma mère s’absentait de plus en plus souvent et mon père soupçonnait qu’elle avait un amant, ce qui se révéla exact par la suite. Puis, un 4 juillet, je jouais dans le jardin lorsque mon ballon passa par-dessus la barrière et alla sur la route. Je suis sortie pour aller le chercher et j’entendis une voiture démarrer sur les chapeaux de roues. J’eus juste le temps de voir le visage du conducteur avant que la voiture me percute de plein fouet.
J’étais tellement effrayé par le récit de Mac que j’arrivais à peine à articuler :
H- Johnson ? ?
Mac se leva, emmena sa tasse de thé et sa couverture sur le dos jusqu’à la fenêtre et regarda dehors la tempête qui faisait rage. Puis elle me répondit :
M- Oui. Je me rappelle encore la douleur que j’ai ressentie au moment du « choc ». Puis, plus rien. Une voisine ayant vu la scène a appelé une ambulance et a prévenu ma mère. Quand les ambulanciers sont arrivés, ils ont essayé de me réanimer mais sans succès. J’étais cliniquement morte mais ma mère les as suppliés de me maintenir en vie. J’ai ensuite été évacuée de toute urgence en hélicoptère et admise en soins intensifs. Je suis restée dans un coma profond pendant 4 mois, une machine me faisant respirer. Puis tout à coup, après ces 4 mois, mon cœur se remit en route mais je demeurais dans le coma, les médecins n’avaient aucun espoir quant à mon réveil mais ma mère insista toujours pour qu’on ne me débranche pas. Après 1 mois à ce régime, je me réveillai, par miracle. Les médecins ont dit que j’avais un sacré ange gardien ! ! ils ne pouvaient rien dire d’autre puisqu’ils n’y croyaient pas, puisque scientifiquement il était impossible que je « revienne ». Ma mère était si heureuse qu’elle en oublia un problème : même si j’étais réveillée, j’étais clouée dans un fauteuil roulant pour le reste de mes jours. Quand elle me l’annonça, j’eus tellement de mal à l’accepter que je décidai de lui prouver qu’elle avait tort, que je pourrais remarcher. Il me fallut 2 ans de rééducation intensive mais j’y arrivais quand même. Ce fut très éprouvant pour moi, autant moralement que physiquement. Quant aux médecins, ils étaient complètement abasourdis, ils en restèrent bouche bée ! !
Pendant qu’elle parlait, je ne pus m’empêcher de verser une larme. Je ne pouvais pas croire que j’aurais pu ne jamais la rencontrer, s'il n’y avait pas eu sa mère. Discrètement, je séchai ma larme et lui fis remarquer avec ironie :
H- c’est pour çà que vous êtes toujours aussi têtue ! ! Et Johnson, il a dit pourquoi il avait fait çà ? ?
Mac laissa échapper un soupir puis elle eut un rire nerveux. Tout prenait un sens pour moi, à présent, mais il restait une question essentielle : Pourquoi ? ? ? ! ! ! !

A suivre…………
Partie 6

Appartement de Harm
4h00 du matin

Mac hésita quelques secondes puis elle me répondit :
M- Ma mère voyait en cachette son père, l’Amiral Brovo. Il a dit qu’il voulait faire payer ma mère en s’attaquant à ce qu’elle avait de plus précieux au monde….
Je répondis à sa place :
H- Vous.
M- Oui, mais après çà, je lui en ai toujours voulu, autant à Johnson qu’à ma mère.
Etonné, je lui demandai :
H- Pourquoi en vouliez-vous à votre mère ? ? C’est grâce à elle que vous êtes encore en vie, d’après ce que vous m’avez raconté.
Encore une fois, Mac eut un rire nerveux. Je pouvais comprendre qu’elle en voulait à Johnson, car c’était à cause de lui qu’elle s’était retrouvée entre la vie et la mort mais qu’elle en veuille à sa mère, celle qui l’a « sauvée »… Mac finit par me répondre :
M- C’est vrai mais c’est aussi à cause d’elle qu’il m’est arrivé ce qui m’est arrivé. Si elle n’avait pas trompé mon père, jamais on en serait arrivés là.
Je comprenais ce qu’elle voulait dire mais je lui expliquai :
H- Votre mère a voulu trouver du réconfort, quelqu’un qui l’écoute et qui la comprenne. Elle a voulu changer d’horizon. Elle avait peut-être envie de vivre une vraie relation amoureuse avec un homme.
M- Elle est tellement tombée amoureuse qu’elle va se marier avec lui ! !
Après avoir dit cette phrase, Mac laissa sa tête tomber en arrière, en fermant les yeux. Ce fut à ce moment précis, je ne sais pour quelle raison, que je remarquai qu’elle était magnifique, c’était comme si des étoiles étaient apparues tout autour d’elle, comme si elle brillait dans l’appartement, pourtant si sombre à cause de la nuit…
Revenant au présent, je lui demandai :
H- Qu’est ce qui se passe ? ?
M- Vous n’avez jamais été au courant de rien, pour leur mariage je veux dire. Ils veulent que çà se fasse dans la plus stricte intimité. Je ne vous ai rien dit, d’accord ? ?
H- Très bien, très bien. Je resterai muet comme une tombe, c’est promis. Mais, vous allez y aller à ce mariage, n’est ce pas ? ?
M- Certainement pas, non ! ! !
J’essayai de la convaincre en disant :
H- Mac, je crois qu’il est temps pour vous de faire la paix avec cette histoire. Pour votre mère, pour Johnson……………… pour vous………..
Elle tourna brusquement sa tête vers moi et, droit dans les yeux, elle me répondit :
M- Pardonner………… Je ne sais pas si j’y arriverais, je hais tellement Johnson ! !
Je lui coupai la parole, en continuant sa phrase :
H- Vous le haïssez tellement que vous n’en dormez plus, cela vous a fait perdre sérieusement l’appétit et vous êtes sans cesse sur les nerfs…
Apparemment étonnée, Mac me regarda en me demandant :
M- Comment savez-vous tout çà ? ?
H- Je l’ai remarqué, c’est tout.
Devant son regard interrogateur, je continuai :
H- Quand je vous voyais arriver le matin, votre premier geste était d’aller dans la cuisine vous prendre un bon café. Ensuite, pendant la journée, vous aviez toujours l’air débordée et pendant le déjeuner, vous ne mangiez qu’une maigre partie de votre salade favorite.
Devant ce « rapport » sur son comportement de ces dernières semaines, Mac ne put s’empêcher de sourire. Puis elle me dit :
M- C’est vrai, je……… je passais pas mal de nuits blanches, j’en faisais des cauchemars…… En parlant de cauchemar, comment expliquez-vous ces cauchemars à répétition qui vous « montraient » la vérité en quelque sorte ? ?
H- Je n’en sais rien, c’est venu comme çà, un jour et çà ne m’a plus quitté. Qui sait peut-être que j’ai aussi des dons de « visions » comme vous ! !
J’avais dis çà pour plaisanter et Mac me regardait en souriant. Une vague de chaleur parcouru alors tout mon corps et je posai ma main sur sa joue en disant, mon regard plongé dans le sien :
H- çà m’avait tellement manqué…
M- Quoi ? ?
H- Votre sourire.
Puis, tout en disant çà, je commençai à lui caresser la joue, complètement fasciné par son regard. Je ne pouvais m’en détaché, j’étais comme hypnotisé ! ! Mac le remarqua et plongea à son tour son regard dans le mien. La température de mon corps montait, encore et encore. Peut-être à cause de ce à quoi je pensais en cet instant précis. Je revoyais Mac dans les robes de soirées qu’elle avait mise pour différentes occasions, son teint éblouissant, ses yeux brillants et sa beauté qui était sans égal. Jamais je n’avais vu une femme aussi magnifique, et qui me fasse autant d’effet, même Diane n’était pas à la hauteur…… Si seulement je pouvais……… enlever tous ces habits et avoir enfin l’occasion d’admirer son corps…………… dans les moindres détails………… réaliser mon rêve le plus cher au monde………… faire l’amour avec elle………… même rien qu’un baiser réussirait à me transporter dans l’univers du bien-être…………… du désir…………… çà me semble une éternité que j’ai envie d’elle………… mais j’arrive si souvent à l’imaginer, là, nue……………
Une main sur ma peau me fit revenir au présent. Mac était en train de me caresser la joue avec le creux de sa main, en souriant. Puis elle me fit remarquer :
M- Ce regard, je ne l’ai vu qu’une seule fois, Harmon. Lors de ma soirée de fiançailles, chez l’Amiral……
Je ne savais pas trop quoi répondre. J’avais pu sentir son souffle lorsqu’elle avait dit ces paroles mais on aurait dit qu’à cet instant Mac prenait un malin plaisir à me torturer car, après avoir dit ces mots, elle alla s’asseoir dans le canapé. Pour me donner une constance, je ramassai les deux tasses de thés et les mis dans la cuisine, sur l’évier. Je me dirigeai vers le canapé et vis que Mac s’était endormie. Je regardai ma montre et je me dis que ce n’était pas étonnant, vu qu’il était 5h30 du matin et qu’elle avait du, en plus, ne pas passer de très bonnes nuits ces derniers temps. Si je la réveillais, elle se mettrait au volant de sa voiture dans cet état et risquait de s’endormir au volant, ce qui provoquerait certainement un accident. Donc je décidai de la laisser dormir et de faire de même, après l’avoir recouverte de ma couverture.

Appartement de Harm
Le lendemain matin
7h00 du matin

J’eus beaucoup de mal à me réveiller, la sonnerie stridente de mon réveil réussissant à peine à me réveiller. Puis je me rappelai que Mac avait dormi dans le canapé et décidai donc d’aller la réveiller, puisque, apparemment, il n’y avait aucun mouvement.
Je posai ma main sur son épaule et l’appelai doucement :
H- Sarah, réveillez-vous………… c’est l’heure, Sarah……
Après un ou deux gémissements, Mac ouvrit les yeux et s’assit sur le canapé. Puis elle dirigea vers moi un regard interrogateur. Je lui dis :
H- Vous vous êtes endormie hier soir et je n’ai pas eu le courage de vous réveiller. Je vous ai préparé un petit déjeuner dans la cuisine.
Elle se frotta les yeux puis elle se leva du canapé. Après 10 minutes de petit déjeuner, elle me prévint qu’elle devait y aller, si elle voulait être à l’heure au JAG ce matin. En fermant la porte, elle me fit un sourire et me lança :
M- Merci, Harm.
Puis elle « disparut ». 15 minutes plus tard, je vis Mattie débouler comme une fusée dans l’appartement et excitée comme une puce. Elle s’approcha de moi et me demanda :
M(attie)- Alors çà y est ? ? ! ! ! vous l’avez fait ! !
Etant encore un peu dans les vappes, je lui répondis :
H- De quoi tu parles ? ?
Elle me donna une petite tape sur l’épaule, puis elle me dit :
M(attie)- Je veux parler de toi et Mac, bien sûr ! ! Je l’ai vue sortir de chez toi tout à l’heure. Alors, vous avez………Hum vous avez couché ensemble, alors ! ! tu peux pas nier Harm, j’étais témoin ! ! Allez, me fais pas languir plus longtemps, dis moi comment c’était ! !
Toujours un peu dans le « brouillard » mais voyant quand même ou Mattie voulait en venir, je lui répondis :
H- Figures toi qu’il ne s’est rien passé entre nous deux…
Mattie me coupa la parole, en me grondant gentiment :
M(attie)- Harmm ! ! Je l’ai vue sortir de chez toi ! ! !
H- Ecoute Mattie, ton témoignage n’a aucune valeur puisque tu ne sais pas ce qui c’est passé ici.
Têtue comme une mule, Mattie persistait toujours :
M(attie)- Mais je vais te le dire ce qui c’est passé : vous vous êtes regardés droit dans les yeux, vous vous êtes embrassés puis vous avez fait l’amour.
H- Il n’y a qu’une seule chose de vraie…………… on s’est effectivement regardés droit dans les yeux mais il ne s’est rien passé ensuite, désolé de te décevoir.
Abandonnant la partie, Mattie me demanda :
M(attie)- C’est vrai alors ? ? vous n’avez pas couchés ensemble ? ?
H- Déçue ? ?
M(attie)- Ouai.
H- Mac s’est endormie dans le canapé hier soir et je n’ai pas voulu la réveiller.
M(attie)- Dommage.
H- Oui c’est vrai………
Mattie me regardait et me dit :
H- Plus amoureux que toi, çà existe pas ! ! !
Pour toute réponse, je lui fis un sourire puis je filai m’habiller pour aller au JAG.
Pendant toute la journée, je n’arrêtai pas de penser à hier soir. A ce qui aurait pu se passer si Elle ne s’était pas endormie…Mais ce que je voulais, c’était qu’elle soit en paix avec elle-même, qu’elle pardonne Johnson, quoique je n’étais pas sur moi-même de pouvoir lui pardonner ce qu’il lui avait fait. Quand Mac m’avait tout raconté, j’avais senti la colère monter en moi, comment avait-il pu lui faire subir çà ? ? ! ! J’aurais voulu lui en coller une si j’en avais eu l’occasion ! ! il avait fait du mal à ma Sarah, celle que j’aime, la femme de ma vie et je ne pouvais pas le supporter……. Je ne pouvais pas supporter que quelqu’un fasse du mal à Sarah…………
J’avais justement un rendez-vous à l’extérieur avec Johnson et je ne sais pas si je pourrais me passer de lui faire clairement comprendre mon point de vue sur cette histoire…………..

A suivre……………………
Partie 7

Après être arrivé au bureau et avoir pris connaissance de mes messages, je partis à l’extérieur pour être à l’heure pour mon rendez-vous avec Johnson. On avait convenu de se retrouver dans un parc. J’étais en train de l’attendre, en tapant du pied, et je sentis la colère monter. Je revoyais Mac qui me racontait son « accident », elle était si triste, si désemparée quand elle était venue sonner pour chercher le réconfort dont elle avait besoin hier soir. Jamais je n’avais ressenti une telle colère, sauf peut-être envers Brumby le jour ou il avait accusé Mac d’avoir tué son mari.
Une voix me sortit de mes pensées, c’était Johnson qui arrivait, essoufflé. Il me dit :
J(ohnson)- Désolé pour le retard, Capitaine. De quoi vouliez-vous me parler ? ?
Je décidai d’attaquer directement donc je lui répondis :
H- De ce que vous avez fait au colonel MacKenzie lorsqu’elle avait 10 ans.
Johnson bredouillait :
J(ohnson)- Je… enfin, je….
H- Comment avez vous pu lui faire subir çà ? ? ! ! ! ! c’est ignoble ! !
Johnson réussit quand même à placer une phrase :
J(ohnson)- Elle vous a tout raconté, c’est çà ? ?
H- Exactement ! ! et figurez-vous que je déteste quand elle est aussi mal en point ! ! tout çà est de VOTRE faute ! !
Tout en disant çà, je m’avançai dangereusement près de lui, le regard menaçant. Johnson reculait, la peur dans le regard et la gorge sèche, ne sachant pas trop quoi dire. J’étais furieux contre lui, la colère en moi avait atteint un sommet que je n’avais jamais ressenti. Je lui dis, en guise d’avertissement :
H- Vous allez le payer ! !
Mes poings se durcirent, mon visage se crispa, j’étais prêt à lui lancer une droite en pleine figure et j’en avais bien l’intention. Quant à Johnson, il essayait de me convaincre de ne pas le faire :
J(ohnson)- Je vous en prie Capitaine. Ecoutez, je…. Je suis désolé de lui avoir fait çà, je regrette…
H- C’est loin d’être convaincant, Lieutenant ! ! Vous êtes un monstre et vous le resterez toute votre vie ! ! !
J(ohnson)- Ecoutez, elle n’est pas restée paralysée, c’est au moins çà ! !
H- Heureusement pour vous, mais vous ne pouvez pas imaginer le supplice qu’elle a du endurer ! ! On aurait du vous mettre en prison, c’est votre place ! !
Mon poing était levé mais je fus stoppé net dans mon mouvement par Mac qui se mit à côté de moi et qui me dit :
M- Harm arrêtez, il n’en vaut pas la peine, il ne vaut pas la peine que vous risquiez votre carrière. Rappelez-vous ce que vous m’avez dit : il faut que je pardonne, et vous aviez raison c’est nécessaire pour que je continue à vivre, à vivre bien dans ma peau. Et j’ai besoin de vous pour çà, plus que vous ne le pensez ! !
Je décidai de baisser mon poing puis je clignai des yeux, n’ayant pas encore pris conscience que j’allais frapper un officier subalterne et que j’allais être jugé si je le faisais. Non je ne m’en rendis pas compte, car je n’avais ressenti que de la colère et n’avais pensé à rien d’autre, ce sentiment avait dominé. J’avais repassé dans ma tête le moment ou Mac se faisait renverser et çà avait suffit pour me faire oublier tout le reste : le règlement du JAG, les lois militaires…
Mac me fit asseoir sur un banc et vint à côté de moi. Rien que de sentir sa présence me rassurait. Mac dit à Johnson :
M- Vas t’en ! !
Puis elle me demanda :
M- Vous l’auriez vraiment frappé si je n’étais pas arrivée à temps ? ?
Je lui répondis, sans vraiment réfléchir à ce que je disais :
H- Oui. Peu importe que je brise ma carrière, ma vie, pourvu qu’il reçoive la correction qu’il mérite, après tout le mal qu’il vous a fait ! ! Comment vous avez su ou j’étais et ce que j’allais faire au fait ? ?
Mac posa sa main sur ma joue et me regarda dans les yeux en disant :
M- Qu’importe la manière dont je vous ai trouvé. Mais si je ne me trompe, ce n’est pas la première fois que vous oser tout quitter………… pour moi.
A ce moment là, j’eus un rire nerveux. Je supposai que Mac faisait allusion au Paraguay, quand elle avait été prise en otage par un terroriste, Saddik. Je ne pus m’empêcher de lui faire remarquer :
H- Si vous vous souvenez bien, c’était mon tour de vous sauver la vie…
M- çà n’incluait peut-être pas de démissionner…
H- Si c’était à refaire, je referais tout pareil ! ! Je déteste vous voir souffrir, et vous le savez bien.
Pour toute réponse, Mac me fit un sourire et me dit :
M- On ferait mieux de retourner au JAG sinon ils vont se demander ce qu’on fait ! !
Je lui répondis :
H- Oui, vaut mieux rentrer.
Mac et moi nous levâmes en même temps et nous nous dirigâmes en voiture vers le JAG. Une fois arrivés, nous retournâmes à nos activités respectives, sans trop se soucier de ce qu’il venait de se passer.

Appartement de Harm
20h00

J’étais rentré du JAG puis j’avais pris ma guitare et jouait un air plutôt triste. Je ne savais pas trop ce que j’avais pour jouer quelque chose d’aussi…… noir. Soudain Mattie déboula dans mon appartement, soucieuse et s’approcha de moi, puis, en me regardant droit dans les yeux, elle me dit :
M(attie)- Oula, qu’est ce qui t’arrive pour que tu sois comme çà ? ? C’est à cause de Mac ? ?
J’eus un petit rire puis je lui répondis :
H- Comment arrives tu à toujours savoir de quoi il s’agit ? ? Oui effectivement c’est à cause d’elle. Enfin, pas tout à fait…
M(attie)- Explique-toi.
Je mis ma guitare de côté et renversai ma tête en arrière. Je lui racontai «l’accident » de Mac et ma « dispute » avec Johnson. Je lui dis :
H- Tu comprends, j’ai envie que Mac pardonne à Johnson pour qu’elle soit en paix avec elle-même mais d’un autre côté j’en veux tellement à Johnson que je lui casserai la figure ! ! Je ne voudrais pas commencer quelque chose avec Mac tant qu’elle a çà dans la tête. Tu me conseilles quoi ? ?
M(attie)- Laisse faire les choses, çà se trouve, çà s’arrangeras tout seul. C’est çà l’amour ! !
Soudain, le téléphone portable de Mattie sonna, elle se leva précipitamment et me fis un au revoir de la main puis sortit de l’appartement, sans me laisser le temps de dire quoique ce soit. Le reste de la soirée se passa assez banalement et je m’endormis assez tard et rêvai pendant la nuit de ……………Mac…

Le lendemain
Appartement de Harm
6h50

La sonnerie de mon réveil interrompis mon rêve…… un rêve qui, franchement, ne valais pas le coup d’être stoppé……
Je me levai tant bien que mal et préparai le petit déjeuner. Puis je fis monter Mattie en voiture pour la conduire à son lycée. Sur le chemin, je lui demandai :
H- Qui c’était hier soir, au téléphone ? ?
M(attie)- Euh, ben, c’était.. Jenny, une copine.
Ce soudain manque d’assurance ne lui ressemblait pas, mais dès le lycée en vue, Mattie s’empressa de descendre et j’eus beau la titiller à propos de ce mystérieux appel, elle ne voulut rien dire et elle s’était dirigée vers ses copines.
J’arrivas au JAG 10 minutes plus tard et instinctivement je regardai en direction du bureau de Mac. Elle était plongée dans des dossiers mais semblait néanmoins fatiguée. J’aurais pu penser que le fait de m’avoir parlé, de m’avoir confié ce qui lui était arrivé lui aurait permis de passer de meilleures nuits, de la soulager…
Je continuai mon chemin et rentrai dans mon bureau. Tout comme Mac, je pris le dossier sur lequel je travaillais en ce moment et l’étudiai une fois de plus. Je devais affronter Mac dans un procès, elle représentait l’accusation et moi la défense. Je relisais une fois de plus ma plaidoirie, et réfléchissais si je pouvais ajouter un élément de plus en faveur de mon client.

3h00 plus tard
Quartier Général du JAG
Procès
La bataille fut longue et laborieuse mais je gagnai le procès. Mac et moi sortîmes ensemble de la salle de tribunal et elle en profita pour me dire, en soupirant :
M- Vous avez eu de la chance cette fois-ci, Harm.
Je lui répondis, en riant :
H- çà veut dire quoi ? ? que la prochaine fois, je vais perdre ? ?
M- Vous êtes perspicace, Harm ! !
Puis Harriet, nous voyant arriver, se précipita vers Mac en disant :
H(arriet)- Madame, il y a quelqu’un qui vous attend dans votre bureau, elle est là depuis un bon moment mais elle a insisté pour vous attendre.
M- Merci Harriet.
Puis Mac se dirigea vers son bureau pour rencontrer cette personne. Sarah lui dit :
M- Bonjour Madame.
P(ersonne)- Bonjour colonel, je suis la mère de Jonathan. Je voulais vous remercier de ce que vous avez fait.
M- Mais de rien. Comment va -t- il ? ?
M(ère)- Beaucoup mieux depuis que vous lui avez parlé, il a retrouvé le sourire………. Et de l’espoir aussi…. Il a commencé les séances de kinésithérapie hier, et le médecin dit qu’il s’en sort pas mal du tout. Je ne sais pas ce que vous lui avez dit mais vous avez réussi à le convaincre et je vous en remercie, du fond du cœur. Je ne sais pas quoi faire pour vous remercier.
M- Vous l’avez déjà fait…
Après avoir regardé sa montre, la mère de Jonathan dit à Mac :
M(ère)- Je suis désolée mais je dois y aller.
Elle serra la main de Mac et lui dit, en sortant :
M(ère)- Encore merci pour tout. Venez voir Jonathan quand vous voudrez.
M- D’accord, merci.
Puis la mère partit à grands pas vers l’ascenseur et rejoignit sa voiture. Je rejoignis mon bureau, comprenant que Jonathan était l’enfant que j’avais vu à l’hôpital, pendant que je parlais avec le Docteur Krugen.

1 semaine plus tard
Quartier Général du JAG

Mac avait passé un bout de temps dans le bureau de l’Amiral mais elle en était finalement sortie, avec un visage peu réjoui. En fait, depuis ce matin, elle était arrivée avec une petite mine.

Quartier Général du JAG
12h15

Mac et moi déjeunions ensemble et après avoir parlé de l’affaire que j’avais gagnée au tribunal une semaine avant, je lui demandai :
H- Qu’est ce qui se passe ? ? Vous n’avez pas l’air en forme aujourd’hui…
M- Ma mère et l’Amiral Brovo se marie ce soir, et je suis « conviée » à cette cérémonie mais le problème c’est que çà ne m’enchante pas trop d’y aller.
H- Ce serait peut-être l’occasion de……
Mac me coupa la parole et finit ma phrase :
M- De pardonner à Danny ? ? ! ! J’en sais rien.
H- Ayez confiance, moi je crois que vous êtes prête à le faire, il est temps…..
M- Peut être, je verrai le moment venu.
Puis Mac dévia la conversation vers un autre sujet. J’espérais qu’elle pourrait enfin retrouver la paix….

A suivre……………

Partie 8

Appartement de Harm
20h30
A ce moment même, Mac était, ou n’était pas, au mariage de sa mère et de l’Amiral Brovo. J’espérais, si elle était présente à la cérémonie, qu’elle pardonnerait au Lieutenant Johnson.
Je fus interrompu dans mes pensées par la sonnerie de mon téléphone. Je me levai et décrochai le combiné en disant :
H- Allô ? ?
Une voix familière me répondit :
V(oix)- Harm, il faut que vous m’aidiez, c’est urgent. J’ai besoin de vous.
C’était Mac, elle paraissait complètement affolée. J’essayai de la calmer mais ma voix trahissait mon sentiment d’inquiétude :
H- Calmez-vous et dites-moi ce qui ce passe.
M- Ma voiture a refusé de démarrer et le dépanneur ne sera là que dans une heure. Je vous en prie Harm, il faut que j’aille à ce mariage.
Soudain elle prit un ton beaucoup plus doux et continua :
M- Vous aviez raison Harm, il est temps que je lui pardonne. Il a assez souffert et moi aussi, il faut qu’on se réconcilie une bonne fois pour toute. Mais je ne peux rien faire si je ne suis pas cette cérémonie.
H- Ok, j’arrive tout de suite.
Et je raccrochai le combiné sur sa base. Puis je pris un manteau, ma clé de voiture et partis en direction de Georgetown.

15 minutes plus tard
Georgetown
Jamais je n’avais conduit aussi vite. Mais je comprenais l’importance de mon rôle : Mac pourrait enfin pardonner à Johnson et elle retrouverait enfin la paix. Mais il y avait autre chose qui me motivait : Si Mac pardonnait à Johnson, je pourrais peut-être lui avouer mes sentiments et commencer une histoire avec elle…… histoire, qui, j’espère, allait durer longtemps, même toute ma vie……
Pour l’instant, nous n’en étions pas là. Dès que Mac me vit arriver, elle se précipita et monta dans ma voiture. Je ne pus m’empêcher de remarquer qu’elle était incroyablement belle dans cette robe que je n’avais encore jamais vue. Elle était rouge avec quelques paillettes et elle descendait jusqu’au pieds. Le haut était composé de larges bretelles et d’un décolleté moyen, mais qui aurait pu tenter plus d’un homme……A commencer par moi……

10 minutes plus tard
Sur la route de l’église
La voix de Mac me sortit de mes songes, elle dit :
M- Qu’est ce que je vais bien pouvoir lui dire ? ? Un simple « excuse-moi » ne suffira certainement pas.
H- Laissez parler votre cœur et tout se passera bien, vous verrez.
M- Après toutes ces années ou je lui en ai terriblement voulu, vous croyez qu’il me pardonnera ? ?
H- N’est-ce pas ce qu’il cherchait désespérément à faire durant ces dernières semaines ? ? ! !
M- Oui, c’est vrai.
Nous arrivâmes à l’église et stoppai la voiture. Mac soupira une dernière fois et elle ouvrit la portière mais soudain elle s’arrêta dans son geste et se tourna vers moi. Elle approcha son visage du mien et me fit un doux baiser sur la joue puis elle me dit :
M- Merci Harm. Vous m’avez beaucoup aidée, plus que vous ne le pensez d’ailleurs.
H- Je ne pouvais pas vous laisser souffrir, seule.
Puis, pour détendre un peu l’atmosphère, je lui demandai :
H- Ce n’est pas ce qui s’appelle avoir une âme de boy-scout ? ?
Mac eut un petit rire et me répondit :
M- A vérifier…
Puis elle m’adressa un dernier sourire et sortit de la voiture. Elle ferma la portière et courrut jusqu’à l’église. J’attendis qu’elle soit entrée pour démarrer et retourner à mon appartement. J’avais, moi aussi quelque chose à faire, quelque chose d’important… Je rentrai donc chez moi, attrapai mon portefeuille et le posai sur la table basse du salon. Je l’ouvris lentement et vis dans une petite pochette transparente une photo de mon père. Je l’avais toujours gardée avec moi, pensant qu’elle pourrait me porter chance un jour…
Après avoir fixé sa photo pendant quelques minutes, j’eus l’impression d’avoir un éclair de lucidité. Je me levai précipitamment du canapé, emportai mon portefeuille avec moi et allai dans ma chambre. J’ouvris mon placard de vêtements et sortis de derrière une pile de mes caleçons une boite en carton. Je la posai sur le lit, à côté de mon portefeuille et l’ouvris. Elle contenait une seule photo, mais quelle photo ! ! Elle avait été prise lors d’une soirée à l’ambassade, juste avant que des terroristes ne la prenne en otage. La photo montrait Mac, en train de danser avec moi. C’était un ami photographe qui l’avait prise, et qui m’avait fait la surprise de venir me la remettre en main propre, chez moi, trouvant que nous formions un couple parfait… Et je ne pouvais pas dire qu’il avait tort, à l’époque. Je l’avais précieusement conservée et je voulait lui trouver un cadre mais je n’avais pas eu le temps ou bien j’avais oublié.
Je regardai à nouveau la photo de mon père et je compris que la chance qu’il m’avait donnée, c’était Elle… c’était d’avoir un jour rencontré Sarah MacKenzie et mon cœur avait fait le reste. J’en étais tombé amoureux et son image ne m’avait plus jamais quitté.
Je m’allongeai sur mon lit avec à ma droite mon porte feuille,la photo de mon père et à gauche la photo de moi et Mac en train de danser à l’ambassade.
Puis je sentis mes yeux devenir lourds et je m’endormis.

1h plus tard
Appartement de Harm
Je me réveillai à cause d’un bruit dehors et me retrouvai exactement dans la même position que lorsque j’avais plongé dans le royaume des songes. Je regardai à droite puis à gauche et me rappelai ce que je voulais faire depuis que j’étais revenu chez moi. Je me levai, pris mon portefeuille, ainsi que la fameuse photo de la soirée à l’ambassade, attrapai une veste et mes clés de voiture.

15 minutes plus tard
Je m’étais garé et me dirigeai maintenant vers le Mur. Je passai mon pouce sur le nom de mon père et sortis de la poche de ma veste mon portefeuille, puis je retirai de la pochette en plastique la photo de mon père. Tout à coup, une foule de souvenir remontèrent à la surface : mon père en train de m’expliquer les différentes commandes du tableau de bord d’un F14, mon père en train de me montrer comment fabriquer un avion en papier, mon père en train de me laisser admirer ses ailes, mon père en train de graver sur le tronc d’arbre du jardin « p & s f p l v », ce qui signifiait « Papa & Son Fils Pour La Vie ».
Je ne pus m’empêcher de verser quelques larmes. Une semaine après avoir gravé cette « inscription », il partait à la guerre du Viêtnam et nos « au revoir » larmoyants c’était transformé en adieux. Je me rappelais la famille unie que nous formions, l’amour de mon père pour ma père, malgré cette courte aventure avec une russe, mais qui avait suffi à me donner un demi-frère. Je n’arrivais pas à lui en vouloir. Tout à coup, je me remémorai une discussion que j’avais eue avec ma mère…
Je m’agenouillai, et regardai une dernière fois la photo de mon père. Je savais que çà allait être dur mais je m‘étais promis que je le ferai, que j’irai jusqu’au bout.
Soudain, j’entendis des pas qui s’approchaient à côté de moi et une main vint se poser sur mon épaule. Je tournai la tête et reconnus tout de suite la robe rouge de Mac. Elle s’agenouilla près de moi, prit ma main, et entrecroisa ses doigts avec les miens. Ce contact me redonnai un peu de chaleur mais néanmoins pas assez pour réchauffer mon cœur. Mac posa une main sur ma joue puis sur l’autre joue pour essuyer mes larmes. Elle comprit tout de suite ce que je voulais faire et elle me dit :
M- C’est un énorme sacrifice que vous faîtes là, Harm. Serez-vous capable de le supporter ? ? Moi je pense que non.
Le son de sa voix réussissait un peu à me réconforter et j’avais de plus en plus de mal à ne pas m’écarter de l’objectif que je m’étais fixé. Je lui expliquai :
H- Il est temps que je passe à autre chose, çà fait trop longtemps maintenant.
Pour toute réponse, Mac ramassa la photo de moi et elle à l’ambassade, qui était sûrement tombée de ma poche, mais étant trop submergé par mes souvenirs, je ne m’étais rendu compte de rien. Elle me montra la photo et me demanda :
M- Par « passer à autre chose », vous voulez dire passer à çà ? ?
Mac aurait du être surprise, ou même furieuse que je garde chez moi une photo comme celle-là, mais il n’en était rien. Sa voix était douce et calme, le ton qu’elle employait était compréhensif, compatissant, tout sauf agressif.
Mac me tira doucement par la main et me dit, simplement :
M- Venez.
Je ne me sentis pas la force de résister, donc je décidai de me laisser faire. Nos deux mains jointes ne s’étaient pas quittées et je ne souhaitais pour rien au monde qu’elles se séparent. Mac me fit asseoir sur un banc et elle vint se mettre à côté de moi. Puis je pris la parole, en désignant la photo :
H- Je ne lui avais jamais trouvé de cadre assez beau……Jusqu’à il y a peu de temps, aujourd’hui pour tout vous dire. Au fait, comment çà s’est passé avec Johnson ? ?
M- çà s’est bien déroulé mais on parlera de çà plus tard.
Elle ne le disait pas, mais je sentais bien que Mac voulait une suite à ce début d’histoire que je lui avait donné donc je continuai :
H- Un jour, quand j’avais 10 ans, je cherchais un livre sur les F14 dans la bibliothèque de mes parents lorsqu’un livre tomba par terre, juste à côté de moi. C’était un album de photos. Je l’ouvris et vis les photos de mariage de mon père et ma mère. Elle était magnifique dans sa robe de mariée et lui aussi dans son uniforme de cérémonie. Ma mère me vit en train de regarder ces photos et se mit à me raconter toute la cérémonie, comment çà c’était passé, le bonheur de mon père, et le sien aussi. Ils se sont mariés dans la même église que votre mère et l’Amiral Brovo.
Mac me regarda et me dit :
M- Je suis désolée, Harm, je…
Elle n’eut pas le temps d’en dire plus car je posai mon index sur ses lèvres et lui répondis :
H- Ce n’est pas votre faute, vous ne pouviez pas savoir. Et puis je n’y ais même pas pensé lorsque je vous ai déposée devant l’église.
Soudain, il y eut un courant d’air frais, ce qui fit frissonner Mac. Je lui conseillai :
H- Venez, vaut mieux rentrer, la fraîcheur du soir commence à se faire sentir.
Arrivés devant la voiture, Mac me dit :
M- Harm, je veux entendre la fin de votre histoire, j’y tiens.
Son intérêt pour mon « récit » me fit énormément plaisir et je lui répondis :
H- Vous l’aurez….

A suivre…………

Partie 9
J’étais près à monter en voiture lorsque Mac me rappela à l’ordre :
M- Hep Matelot, c’est moi qui conduis.
Surpris, je lui demandai :
H- Pourquoi çà ? ?
M- Parce que je veux nous éviter d’avoir un accident. Ce serait plus prudent si c’était moi qui conduisais, vu votre état.
Puis elle s’avança vers moi pour venir me prendre les clés des mains. Je lui dis :
H- Quel état ? ?
M- Montez en voiture, Capitaine. Pas de discussion.
Je montai sagement dans la voiture à la place du passager. Mac fit démarrer la voiture et nous partîmes en direction de mon appartement.

15 minutes plus tard
Appartement de Harm
J’ouvris la porte et invitai Mac à rentrer. Je retirai mon manteau et elle fit de même avec le sien. Je lui demandai :
H- La nuit va être longue, vous voulez un thé ? ?
M- Je veux bien, merci.
Je mis de l’eau dans une casserole et allumai le gaz pour la faire chauffer. Puis je me retournai vers Mac et je vis qu’elle regardait attentivement la « fameuse » photo de la soirée à l’ambassade. Je lui dis :
H- Un ami photographe est venu me la remettre en mains propres une semaine après cette soirée. Il l’avait prise à mon insu mais avait rétorqué que c’était un moment tellement romantique qu’il ne voulait pas passer à côté de çà.
Mac fixait toujours des yeux la photo puis elle me répondit:
M- Je ne vous demande pas un tel sacrifice, Harm. C’est une personne si importante à vos yeux que c’est impossible de l’oublier, de l’écarter de votre vie.
Je la repris en disant :
H- Mac…
Mais je n’eus pas le temps de continuer ma phrase car l’eau de la casserole commençait à passer par dessus bord. Je me dépêchai d’éteindre le gaz, puis je sortis deux tasses et versai l’eau dans chacune d’elles. Je conseillai à Mac, en lui tendant la sienne :
H- Ne buvez pas de tout de suite, vous allez vous brûler.
Puis on alla s’asseoir ensemble dans le canapé, et posa nos tasses sur la table basse. Mac me dit :
M- Vous vous rendez compte de l’énorme sacrifice que vous alliez faire ? ? Pourquoi voulez-vous passer à autre chose, Harm ? ?
Elle parlait sur un ton inquiet, presque triste. Elle ne m’obligea à aucune réponse mais je voyais bien qu’elle en avait besoin, elle avait besoin de savoir. Je lui répondis donc :
H- La question « pourquoi ? ? » c’est toujours la plus difficile à répondre ! ! Mais je ne sais pas si je devrais vous répondre, vous pourriez me prendre pour quelqu’un de monstrueux.
Stressé, mal à l’aise, je me levai et allai regarder par la fenêtre. Mac me suivit et vint se poster à côté de moi. Pour la première fois, je dis ce qui me passait par la tête, je me laissai aller à ce que je ressentais :
H- çà fait si longtemps que je me consacre à mon père, trop longtemps. Je veux m’occuper de moi, de mon avenir à présent. Mon père est mort, Mac, mais à chaque Noël je le fais revivre en moi, dans ma tête, dans mon esprit, dans mon cœur. Ce « rituel » rend Noël à chaque fois triste pour moi, et çà, je ne le veux plus. Il est temps de changer.
Je me dirigeai vers le canapé, m’assis et continuai :
H- Je veux pouvoir mettre d’autres photos à la place de celles de mon père.
M- Comme quoi par exemple ? ?
H- Celles de mes enfants, celles de la femme de ma vie, toutes celles qui représentent mon avenir et non plus celles qui représentent mon passé. J’ai envie d’avancer, de ne plus regarder en arrière et de me lamenter, c’est le passé et on ne peut rien y changer.
Puis je me levai et me dirigeai vers toutes les photos qui étaient posées sur mon étagère et commençai à les enlever de leurs cadres. Mac se précipita vers moi et me demanda :
M- Qu’est ce que vous faîtes ? ?
H- Je fais du tri.
Tout en parlant, je continuai à enlever les photos puis soudain Mac me stoppa net dans ma tâche. Elle me dit :
M- Qu’allez vous en faire de ces photos ? ?
H- Je ne sais pas, les brûler sans doute…
Mac poussait un cri de stupeur :
M- Quoi ? ? ! ! !
Elle reprit sur un ton plus doux :
M- Harm, oublier votre père est impossible. Vous pouvez le mettre de côté mais pas l’oublier. Il a toujours été votre idéal, celui à qui vous rêviez de ressembler. Conservez ces photos, Harm. Mettez les dans une boîte et quand vous en ressentirez le besoin, vous ouvrirez cette boîte et tous vos souvenirs remonteront. C’était votre père, et vous ne pouvez pas l’oublier comme çà, d’un coup. C’est trop brutal comme séparation. Mais pour l’instant, croyez moi, il faut les garder.
Je crois que Mac avait raison donc j’allai dans ma chambre chercher une boîte pour tout mettre dedans. Puis je pris un gros album et le posai avec précaution sur la table basse du salon. Il était plein de poussière, preuve que je ne l’avais pas regardé depuis longtemps. Curieuse, Mac vint s’asseoir dans le canapé, à côté de moi et j’ouvris l’album. En guise de première page, il y avait une grande photo de mon père en tenue de cérémonie et ma mère en mariée.
Soudain, je me rendis compte que je ne donnais pas le choix à Mac et je lui demandai, en la regardant les yeux :
H- Vous acceptez de le regarder avec moi ? ?
Mac me répondit sans aucune hésitation :
M- Oui, çà me ferait très plaisir.
Puis je tournai la page et Mac ne put s’empêcher de dire :
M- Ils sont magnifiques tous les deux. Votre père a l’air si fier ! ! c’est une caractéristique de la famille Rabb on dirait…
Je ris en même temps qu’elle puis Mac passa à une photo. J’avais tellement envie de tout partager avec Sarah, je me sentais prêt à tout lui dire, tout lui raconter, elle était ma moitié.
Je fus troublé par la voix de Mac qui s’exclamait :
M- Votre mère était magnifique dans cette robe de mariée. Son visage en dit long sur ce qu’elle ressent. Et vous avait hérité de son superbe sourire, en prime.
H- On me l’a souvent dit, c’est vrai.
Puis on continua à tourner les pages de l’album. Mac était très intéressée par la robe de mariée que ma mère portait ce jour là. Arrivé à la dernière page, je ne pus retenir une larme. Je l’essuyai aussi vite que je pus mais Mac le remarqua et me prit directement dans ses bras, en disant :
M- Je suis là…… çà va aller………
Je serrai Mac dans mes bras et j’avais du mal à contenir mes larmes. J’essayai de penser à autre chose mais rien n’y faisait. Je revoyais mon père partir à la guerre, me promettant de toujours penser à moi.
Mac desserra son étreinte et me regarda droit dans les yeux, en me rappelant :
M- Ne vous retenez jamais de pleurer devant moi, Harm. Vous m’avez compris ? ? Jamais ! ! çà prouve que vous êtes humain c’est tout. Alors, maintenant, pleurez.
H- Je vais salir votre robe si je fais çà.
M- Ce n’est que de l’eau Harm. Et puis, après tout, çà existe les machines à laver. A présent, pleurez capitaine, c’est un ordre.
Jamais je n’eus autant de plaisir à exécuter un ordre. Mac resserra à nouveau son étreinte et mes larmes coulèrent à flots. Toutes ces années ou je m’étais retenu de pleurer, pour quelques raisons que ce soit, rejaillissaient à cet instant précis. Toutes mes déceptions, les mauvaises nouvelles qu’on avait pu m’annoncer ressortaient maintenant. Malgré son corps si svelte, je reconnaissais que Mac était d’un soutien immense pour moi. C’était exactement la femme que je voulais pour partager ma vie, je m’en rendais compte maintenant.
Après une ou deux minutes de cette réconfortante étreinte, je me retirai de son étreinte et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis Mac qui pleurait à son tour. Inquiet, je lui demandai :
H- Mac, qu’est ce qu’il y a ? ? Pourquoi vous pleurez ? ?
En même temps, je lui essayai avec mon pouce ses larmes. Mac me répondit :
M- Je ne vous avais jamais vu comme çà avant. Tout est de ma faute ! !
Puis elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Je m’empressai de la suivre et lui dis :
H- Ce n’est pas votre faute, voyons. Pourquoi vous dîtes çà ? ?
Mac se retourna vers moi, me regarda droit dans les yeux en me répondant :
M- Je n’ai pas voulu voir…… Je veux dire, au Paraguay……… Je n’ai pas vu que vous aviez démissionné pour moi parce que je ne voulais pas le voir…… Pourtant vous m’aviez sauvé la vie ce jour là, mais j’étais trop obnubilée par la déclaration de……
Je continuai à sa place :
H- Webb.
Mac hocha la tête, puis elle se retourna vers la fenêtre, dos à moi. Elle se prit le visage entre les mains et son corps fut rythmé par des sanglots. Je l’obligeai à se retourner vers moi et je la pris dans mes bras, en lui disant :
H- Ce n’est pas votre faute…Chutt, c’est fini maintenant…
Mac me regarda dans les yeux, les bras toujours autour de mon dos et le visage si près du mien que je pouvais sentir son souffle sur mes joues. Elle me demanda :
M- Vous croyez qu’il est trop tard pour nous deux ? ? Parce que moi aussi j’aimerai me consacrer à mon avenir…
Je lui répondis, mon regard plongé dans ses magnifiques yeux marrons :
H- Non………… Il n’est pas trop tard…………
Puis je fus irrésistiblement attiré par ses lèvres, je m’approchai d’elle, nous n’étions plus qu’à un centimètre de l’autre lorsqu’un éclat de rire provenant du couloir brisa l’atmosphère féerique dans laquelle nous étions tous les deux.
Je me dirigeai vers la porte d’entrée et je l’ouvris discrètement. Je passai la tête à l’extérieur et Mac se pencha par dessus mon épaule. C’était Mattie, qui était au téléphone dans le couloir à 2h00 du matin. J’allai l’appeler pour lui demander une explication lorsque Mac me poussa à l’intérieur de l’appartement en mettant sa main sur ma bouche. Une fois la porte refermée, je lui demandai :
H- Pourquoi vous avez fait çà ? ? j’aimerai bien savoir ce qu’elle trafique au téléphone à 2h00 du matin et surtout avec qui elle parle.
M- Vous n’avez jamais eu 17 ans Harm ? ? ! !
Puis Mac alla s’asseoir dans le canapé lorsque je la bloquai avec mon bras en lui disant :
H- Vous, vous savez quelque chose.
M- Moi ? ? Non je ne sais rien.
H- Ne me mentez pas…

A suivre…………
Partie 10
Mac, comme je le prétendais, continuait de nier en disant :
M- Non je ne sais rien.
Je m’approchai encore plus près de son visage et je lui expliquai :
H- Pourtant vous vous voyez assez souvent ces temps-ci, vous et Mattie. Elle doit sûrement vous avoir confié quelque chose.
M- Pourquoi voulez-vous qu’elle m’ait forcément dit quelque chose ? ?
H- Parce que vous êtes une femme, le dialogue est plus facile à engager qu’avec moi.
M- Peut-être que si elle ne vous dit rien, c’est parce qu’elle a peur que vous réagissiez comme vous le faites maintenant.
H- Là, vous ne pouvez pas nier que vous savez quelque chose ! ! ! !
Puis, ignorant ma phrase, elle me fit un doux baiser sur les lèvres, ouvrit la porte et partit comme une fusée. Je restai quelques secondes complètement abasourdi par ce qu’elle avait fait puis je revins au présent en regardant dans le couloir pour voir si Mattie était rentrée dans sa chambre. Il était temps, à 2h30 du matin ! ! !
Je rentrai donc dans mon appartement et vis la photo de moi et Mac prise à l’ambassade qui était posée sur la table basse. Je la ramassai et la mis dans un cadre photo, qui était maintenant libre. Puis je pris l’ensemble et le posai sur ma table de chevet pour ensuite me préparer pour la nuit. Avant de m’endormir, je jetai un dernier coup d’œil à la photo, souris et fermai les yeux pour aller voyager au pays des rêves…

Le lendemain matin
Quartier Général du JAG
La porte de l’ascenseur s’ouvrit et je sortis pour me diriger vers mon bureau lorsque Harriet m’interpella, un grand sourire aux lèvres :
H(arriet)- Bonjour Capitaine.
Je lui répondis :
H- Bonjour Harriet. Comment va A.J aujourd’hui ? ?
H(arriet)- Très bien Capitaine, merci. J’ai vu Mattie ce matin.
H- Mattie ? ?
H(arriet)- Oui Monsieur, elle est avec le colonel MacKenzie depuis une bonne demi-heure déjà.
H- Pourquoi est ce que je ne suis pas surpris ! ! ! Ou sont-elles Harriet ? ?
H(arriet)- Dans la salle de réunion Capitaine.
H- Merci.
Je déposai ma sacoche dans mon bureau et montai au premier étage, à la salle de réunion. Je pouvais entendre de dehors les rires de Mattie et la voix qui semblait être celle de Mac. J’ouvris la porte et soudain les rires cessèrent, laissant place à une remarque de ma part, sur un ton ironique :
H- çà alors, vous deux ici ? ? ! ! ! Je suis très étonné ! !
Mattie voulut prendre la poudre d’escampette en disant :
M(attie)- je vous laisse vous expliquer tous les deux, moi j’y vais.
Mais je l’arrêtai en lui répondant :
H- Non non jeune fille, tu restes là.
Puis Mattie retourna à côté de Mac, et regarda ses pieds. Je demandai :
H- Est-ce que l’une de vous deux aurait l’amabilité de me dire ce qui se passe ? ?
Elles se regardèrent toutes les deux, relevèrent la tête mais le silence régnait toujours dans la pièce. Puis après quelques minutes à ce régime, Mac se décida à parler :
M- Il se passe que…
Mais elle n’eut pas le temps de dire la suite car Mattie lui donna un petit coup de coude dans le ventre en disant :
M(attie)- Tu m’avais promis de ne rien lui dire.
M- Ecoute, il faudra bien lui révéler un jour ou l’autre.
Je décidai de mettre mon grain de sel :
H- M’apprendre quoi ? ? Et puis, Mac a tenu sa promesse, Mattie, elle ne m’a encore rien dit.
M(attie)- Ouai mais c’était juste ! !
Soudain la porte de la salle s’ouvrit et Mattie en profita pour déguerpir en manquant de renverser Sturgis au passage, qui rentrait dans la salle. Nous voyant, il s’excusa :
S(turgis)- Oups, pardon.
Mac lui répondit :
M- C’est rien Sturgis, de toute façon, j’y vais moi aussi.
Je rattrapai Mac dans l’escalier en la rappelant à l’ordre :
H- Vous me devez une réponse.
M- Ecoutez Harm, je lui ai promis de ne rien lui dire.
H- Vous n’aurez qu’à lui dire que je vous ai……… torturée ! !
M- Je doute qu’elle le croit……
Puis Mac entra dans son bureau, ferma la porte, et en même temps toute discussion possible.
Tout le reste de la journée, je me cantonnai aux tâches habituelles d’un avocat du JAG, c’est-à-dire écrire une plaidoirie, trouver des indices et chercher la vérité…

Appartement de Harm
18h30
Je rentrai de ma journée, content de pouvoir prendre une bonne douche et de me détendre lorsque, quand j’entrai dans l’appartement, j’entendis deux voix qui venaient apparemment de la chambre. Je me dirigeai vers celle-ci et j’avais l’honneur d’assister……… à une bataille de polochons entre Mattie et Mac ! ! ce fut Mac qui me vit la première et cessa tout mouvement quand Mattie lui donna un coup d’oreiller dans le bras. Etonnée que Mac ne réplique pas, elle se tourna vers la direction du regard de Sarah et ce fut seulement à ce moment là qu’elle m’aperçut. Elle s’empressa de dire, me voyant, les bras croisés et l’air sévère :
M(attie)- Je……..J’avais invité Mac pour……. Pour que l’on cause un peu mais t’inquiète pas, on va refaire le lit ! !
En effet, au lieu d’un lit au carré comme je le faisais d’habitude, je retrouvai un lit avec des draps froissés, la couette à moitié débordée et des oreillers presque entièrement sortis de leurs taies ! !
Je répondis à Mattie :
H- Mais j’espère bien, je tiens à ce qu’il soit parfait quand je ressortirais de la douche, c’est compris Mattie ? ?
Mattie se défendit, en disant :
M(attie)- Ehh, y a Mac aussi, tu pourrais lui demander de participer ! !
H- Arrangez-vous toutes les deux mais si vous le voulez bien mesdames, j’aimerai me détendre en prenant une bonne douche…
Je pris quelques vêtements dans mon placard, commençai à déboutonner ma chemise et entrai dans la salle de bain. Je mis le jet en marche et lorsque l’eau chaude arriva sur mon torse, je fermai les yeux. La première image qui me vint à l’esprit fut le visage de Mac, puis son corps tout entier, dépourvu de vêtements, dans la douche avec moi. Elle s’avançait vers moi et m’embrassait fougueusement, son corps collé au mien……
Une soudaine sensation de brûlure me fit revenir à la réalité. L’eau chaude n’avait pas arrêtée de couler, ce qui avait fini par provoquer à ma peau un « trop-plein » de chaleur. Je me savonnai rapidement, me rinçai, et m’essuyai avec une serviette de bain. J’enfilai une simple chemise blanche, la boutonnai jusqu’au ¾, enfilai un caleçon et un pantalon puis je sortis de la douche. A mon grand soulagement, mon lit était parfaitement refait, les oreillers replacés dans leurs taies et la couette rebordée. Je relevai la tête et vit Mac, assise dans le canapé, seule. Je me dirigeai vers elle, en lui demandant :
H- Ou est Mattie ? ?
Elle se retourna vers moi, et je vis dans son regard quelque chose que je n’avais jamais remarqué auparavant. Elle me répondit :
M- Je………….Euh………… Je crois qu’elle est………..Euh……….. repartie dans son appartement mais elle a voulu que je reste là.
A ce moment, Mattie rentra dans l’appartement et se planta devant moi en me demandant :
M(attie)- Dis Harm, on pourrait pas inviter Mac au restaurant ce soir ? ? Ce serait sympa de manger tous les 3.
Surpris de sa demande, je lui répondis :
H- Ecoute, Mac a peut-être d’autres projets pour ce soir.
Mac disait :
M- Euh…. Non, je n’ai rien de prévu.
M(attie)- Allez Harm, dis oui ! ! ! S’il Te Plaît ! !
H- Bon d’accord.
Mattie me sauta littéralement au cou, en me répondant :
M(attie)- Merci, Merci merci ! ! ! !
H- Je suppose que tu as déjà choisi le restaurant….
M(attie)- Ouai, j’ai même réservé ! ! !
Mac demanda :
M- Faudrait peut être que j’aille me changer.
M(attie)- mais non tu es superbe ! ! Allez on y va ? ! ! !
Je pris mes clés de voiture, Mattie courrut devant et Mac prit son manteau. Je l’aidai à le mettre et ne pus m’empêcher de penser à la « vision » que j’avais eue sous la douche d’une Mac emplie de désir et de passion.
Revenu à la réalité, je suivis Mac qui descendait les marches. Mac s’installa à l’avant de la voiture, à côté de moi, et Mattie monta à l’arrière.

Restaurant « Chez Mary »
19h30
Pendant que j’allai demander notre table, je vis Mattie et Mac discuter toutes les deux et faire des messes basses. Je revins vers elles avec une serveuse qui allait nous placer. Une fois assis, Mac à côté de moi et Mattie en face, je leurs demandai :
H- De quoi discutiez-vous toute à l’heure ? ?
Mattie avala soudain de travers et Mac eut tout à coup les joues roses.
Ce fut Mattie qui répondit :
M(attie)- Euhh……… De rien de bien important…….

Restaurant « Chez Mary »
1h00 plus tard

Nous avions tous les trois fini notre plat de résistance lorsque Mattie se leva de table pour aller aux toilettes et demanda à Mac de venir avec elle. Mac lui dit :
M- Pourquoi ? ?
Mattie parut gênée mais elle répondit à Mac :
M(attie)- Pour un truc très spécial si tu vois ce que je veux dire, j’ai besoin d’un…….
Et le reste, elle lui dit dans l’oreille. Mac parut comprendre tout de suite ce qu’elle voulait dire et accompagna Mattie dans les toilettes.
Elle en revint une minute plus tard et je lui demandai :
H- Qu’est ce qu’elle voulait ? ?
M- Un truc de fille…….
Devant mon regard interrogateur, elle m’expliqua :
M- Harm, Mattie devient une femme et son corps est en train de changer, ses hormones aussi… Vous voyez ou je veux en venir ? ? ! ! !
H- Très bien, oui.

A suivre…………………..

Partie 11

Restaurant « Chez Mary »
20h30

Mattie revenait des toilettes et s’assit à table lorsque son téléphone portable sonna. Elle se leva pour aller répondre tandis que je dis à Mac :
H- Encore cette mystérieuse personne je parie.
Mac me répondit, sur un ton ironique :
M- Harm, elle a bien le droit d’être…
Puis elle s’arrêta net dans sa phrase, se rendant compte qu’elle allait trahir la promesse qu’elle avait faite à Mattie de se taire. Je la poussai à continuer en lui demandant :
H- D’être quoi ? ?
Mac regarda en direction de Mattie et me révéla :
M- D’être amoureuse…
H- Quoi ? ? ! ! ! Mais elle est bien trop jeune ! !
M- Et dire qu’elle se trouvait en retard…
H- Comment çà en retard ? ?
M- De nos jours les filles sortent avec des garçons dès le collège, Harm…. Attention la voilà. Et pas un mot sinon….
Mais elle n’eut pas le temps de finir car Mattie revint s’asseoir. Elle avait une mine complètement défaite. Pendant tout le reste du repas, elle ne parla pas un seul instant et lorsque je lui demandai si tout allait bien, j’avais droit à un « oui très bien » loin d’être convaincant. Une fois mon café avalé, j’allai payer l’addition pendant que Mac et Mattie prenaient leurs manteaux et sortaient dehors. Je les rejoignis une minute plus tard et nous décidâmes d’un commun accord d’aller faire un tour à pied pour digérer avant de rentrer. Mac et moi partîmes devant tandis que Mattie restait en arrière. Je demandai à Mac :
H- Qu’est ce qu’elle a à votre avis ? ?
M- Je n’en sais rien, mais vu sa tête çà n’a pas l’air d’être une bonne nouvelle. Mais ne vous inquiétez pas, elle est forte, elle s’en sortira.
A ce moment là, Mattie vint se placer à côté de moi et me dit :
M(attie)- Continuez sans moi, je vous attends ici…
J’allais lui demander ce qui se passait pour qu’elle fasse une tête pareille lorsque Mac me tira par le bras et m’entraîna loin de Mattie. Elle me conseilla :
M- Laissez-la tranquille pour ce soir, demain peut-être sera-t-elle plus ouverte au dialogue…
H- Mais si c’était important et que çà ne pouvait pas attendre.
Mac m’arrêta en posant sa main sur mon bras et me répondit :
M- Cessez de vous inquiéter et faites lui confiance. Mattie a vu bien pire que çà dans sa vie ! ! lorsqu’elle a du s’organiser après la mort de sa mère, lorsqu’elle a créé sa petite entreprise, elle a très bien su se débrouiller.
H- Bien sûr que j’ai confiance en elle mais elle ne me parle pas souvent. C’est facile pour vous, Mattie et même d’autres ados ou enfants, se confient à vous sans difficulté. D’ailleurs si vous pouviez me donner votre recette, çà m’arrangerait…
Mac eut un rire nerveux puis elle me dit :
M- Vous voulez mon année de fac en psycho ? ? ! ! Pas de problème je vous la donne volontiers ! ! ! ! !
Surpris, je lui demandai :
H- Vous avez fait des études de psychologie ? ?
M- Oui.
H- Et pourquoi ne pas avoir continué ? ? vous êtes très douée dans les relations avec les enfants et ados pourtant.
M- Si je commence à vous raconter çà maintenant, Mattie va geler sur place ! ! !
H- D’accord mais vous allez me le raconter, promis ? ?
M- Promis, même ce soir si vous voulez ! ! !
H- çà me va. On y va alors ? ? ! !
M- On y va.
Puis nous fîmes demi-tour et nous nous redirigeâmes vers Mattie. Nous voyant arriver, elle se leva,partit devant et nous attendit à la voiture. Le trajet du retour se déroula sans aucun bruit. Après 25 minutes de route, nous arrivâmes à l’appartement et Mattie se précipita dans sa chambre en fermant la porte au nez à Jennifer Coates, sa « colocataire » qui était aussi l’assistante de l’Amiral au JAG. Mac et moi rentrâmes dans mon appartement et Sarah retira son manteau. Je lui proposai un thé, qu’elle accepta puis elle vint s’asseoir au bar. J’ouvris la discussion en lui demandant :
H- Alors, pourquoi avoir arrêté vos études de psychologie ? ?
Mac eut un petit rire et elle me répondit :
M- A cause d’une mauvaise expérience. A la fin de mon année, il fallait trouver un stage dans un cabinet de psychologue. Je l'ai trouvé sans problème.
H- Mais…
M- Un jour mon maître de stage m’a emmenée a l’hôpital pour voir une jeune fille qui avait tenté de se suicider. L’entretien s’est bien passé et cette personne venait régulièrement au cabinet. J’avais l’impression qu’elle allait mieux de jour en jour. 6 mois après sa tentative de suicide….. elle……… s'est jetée du haut d’un pont et est morte sur le coup. J’ai appris la nouvelle dans le journal et quand je suis retournée le lendemain au cabinet, mon maître de stage a deviné que j’avais su ce qui s’était passé. Il m'a dit que parfois on ne pouvait pas sauver tout le monde. L’après-midi, j'ai vu avec lui une adolescente de 15 ans qui vivait dans l’angoisse permanente que ses parents ne l’abandonne, qu’elle ne se retrouve seule. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Je ne pouvais pas supporter de voir à longueur de journée toute cette souffrance vécue par les autres, les voir pleurer, les voir désespérés. C’était trop dur pour moi, mon maître de stage a essayé de me convaincre de rester mais ma décision était prise : je voulais tout arrêter. Et je suis soulagée de l’avoir fait même si, aujourd’hui, j’ai encore quelques restes qui me servent beaucoup. Tout peut basculer en un rien de temps et c’est ce que je redoutais lorsque j’étais dans ce cabinet.
Elle avait raconté tout çà avec une telle tristesse dans la voix que je ne savais pas trop quoi lui dire, si ce n’est :
H- Je suis désolé. Je ne pensais pas que…
Mac me coupa la parole en me répondant :
H- Ne dîtes rien, ce métier n’était pas fait pour moi, c’est tout.
Puis elle but une gorgée de son thé. Je m’approchai et vins m’asseoir à côté d’elle. Pour changer de sujet, je lui demandai :
H- Au fait, comment çà s’est passé le mariage de votre mère ? ?
M- En ce moment, ils doivent être en lune de miel à Hawaii ! ! Je les envie ! ! ! Bronzer au soleil, ne penser à rien, plonger dans la mer à 28°C ! ! qu’est ce que çà doit faire du bien…. Sinon, çà s’est plutôt bien passé. Danny et moi avons beaucoup discuté et il a accepté ma « demande de pardon ».
H- Et comment vous sentez-vous maintenant ? ?
M-……. Soulagée. Peut être plus légère aussi…….
H- Je suis content pour vous.
Mac me donna pour toute réponse un sourire et se leva pour regarder en direction de ma chambre. Son regard était fixé sur quelque chose alors je décidai de me lever pour voir ce qu’elle regardait. Je vins me poster à côté d’elle et compris tout de suite ce qu’elle fixait. Je lui dis :
H- Je lui ai trouvé un cadre……… parfait……
M- Et un emplacement parfait……
Puis nous nous regardâmes dans les yeux et nous fûmes à ce moment comme attirés l’un par l’autre, tels des aimants. Nous nous rapprochâmes et nos lèvres entrèrent en contact. Ce fut comme une douce caresse. Mac passa ses bras autour de mon cou et je fis dégringoler mes mains le long son dos. Elle poussa des soupirs de plaisir et colla son corps contre le mien. Puis nous nous séparâmes, étant complètement à bout de souffle. Mac me demanda, avec un magnifique sourire :
M- On le remplit ce tiroir de souvenir ? ? ! !
Je lui répondis :
H- Avec plaisir…
Puis un nouveau baiser vit le jour, beaucoup plus torride et impatient. Mac n’attendit pas plus longtemps et déboutonna ma chemise que je laissai tomber par terre. Le contact entre sa peau et la mienne fit augmenter mon désir. Je fis sauter les boutons du chemisier de Mac et embrassai toute cette peau nue. Puis j’entrepris de dégraffer son soutien-gorge et l’envoyai rejoindre ma chemise. Je fus tellement fasciné par cette poitrine si généreuse que j’en restai bouche bée. Reprenant mes esprits, j’entraînai Mac vers ma chambre et lorsque les 3 marches qui y menaient furent franchies, je m’attaquai à son pantalon puis elle fit de même avec le mien.
Nous passâmes une nuit torride, comme je n’en avais jamais vécue. Sarah se montra sans cesse…………entreprenante ! ! Nous finîmes par nous endormir dans les bras l’un de l’autre, morts de fatigue……

Appartement de Harm
Le lendemain matin
9h00

Je me réveillai, souris en me remémorant la nuit que nous avions passée, moi et Sarah. Elle était là dans mes bras, blottie contre mon torse et soudain je sentis qu’elle frissonnait. Je ramenai la couette sur elle et lui fis un baiser dans les cheveux. Sarah se retourna, me sourit et je me levai pour préparer un petit déjeuner à mon Amour. Je lui concoctai des cookies et pendant qu’ils cuisaient au four je fis bouillir de l’eau pour le thé. Heureusement, ce matin je pouvais prendre mon temps car c’était le week end et donc je n’avais pas à me lever tôt pour aller travailler.
Je revins au présent grâce à deux mains qui me caressaient le dos, les épaules…c’était une caresse si douce que je soupirai de plaisir. Puis je me retournai vers Sarah et lui dis, tout en mettant mes bras autour de sa taille :
H- Tu aurais du rester au lit, je t’aurais apporté le petit déjeuner là bas.
M- je n’ai pas pu résister à cette délicieuse odeur de cuisine…
Puis elle me fit un baiser sur les lèvres et partit regarder ce qui cuisait dans le four. Je ne pus m’empêcher de rire à ce que je voyais. Sarah me demanda :
M- Quoi ? ?
H- Je me disais simplement que ma chemise t’allait très bien et que j’adorais cette petite mine pas réveillée que tu as ! !
M- Admets qu’on a pas passé beaucoup de temps à dormir…
Tout en disant cela, elle s’approcha de moi, me bloqua contre l’évier de la cuisine et me révéla :
M- Et je dois dire que…………c’était loin d’être désagréable………
Puis elle m’embrassa tendrement. Ce moment de bonheur fut interrompu par l’arrivée de Mattie dans l’appartement. En nous voyant collés l’un à l’autre et la façon dont Mac était habillée, vêtue d’une simple chemise……qui m’appartenait, elle nous applaudit et partit dans un fou rire. Elle réussit à dire :
M(attie)- Je comprends mieux maintenant ces bruits « bizarres » que j’ai entendu hier soir…… Mais en tout cas, çà me fait super plaisir que vous ayez enfin sauté le pas tout les deux ! ! Je venais juste pour vous dire que mon copain m’avait largué hier soir, c’était pour çà que j’étais de mauvaise humeur, mais je dois dire qu’en vous voyant tous les deux enfin réunis, je dois avouer que je me fous royalement de ce mec ! ! ! !
Puis, Mattie prit Mac dans ses bras et elles s’étreignirent pendant un bon moment. Ce geste me touchait énormément et montrait l’incroyable complicité qui s’était instaurée entre ces deux « filles ». Cela marquait pour moi le début d’une nouvelle vie. J’avais enfin ce que j’avais désiré depuis tant d’années et rien n’aurait pu venir troubler mon bonheur. Je levai les yeux au ciel et remerciai intérieurement mon père de m’avoir fait rencontrer une femme aussi incroyable que Mac…

FIN
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Posté le: Mar 20 Nov - 19:49 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Ginie
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Posté le: Mar 5 Fév - 14:36 (2008)    Sujet du message: Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public] Répondre en citant

Je viens de la relire rien que du plaisir merci pour cette superbe fic



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Posté le: Mer 6 Fév - 16:17 (2008)    Sujet du message: Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public] Répondre en citant

elle était super
j'ai adoré la relire
 
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hemond
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Posté le: Jeu 7 Fév - 04:26 (2008)    Sujet du message: Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public] Répondre en citant

Je me suis fait un plaisir de la relire Marine

 
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Posté le: Aujourd’hui à 11:17 (2017)    Sujet du message: Ce n'était qu'un rêve [terminée] (tout public]

 
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