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Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée]
 
 
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sarahrabb
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Posté le: Jeu 22 Nov - 22:37 (2007)    Sujet du message: Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée] Répondre en citant

Auteur : Sarahrabb
genre : Drame/Romance
Rating : aucun
Perso : harm, mac

bonne lecture Mr. Green

Le coup de pouce du destin et ses conséquences

Remarques : j’utilise la 1ère personne « je » pour Harm.
Lundi 16 juin
Q.G du JAG

Comme chaque jour, j’arrivais à 8h00 au Quartier Général du JAG et m’installais à mon bureau. Je vérifiais une dernière fois ma plaidoirie, et me dirigeais vers le tribunal. J’étais plutôt de bonne humeur car j’avais passé un excellent week-end, en compagnie de Mattie. Petit à petit, je la considérais comme ma fille et un fort lien de complicité s’était établi entre nous.
Voilà Mac qui arrive, toujours aussi ponctuelle et toujours aussi……………………. belle. Mattie avait réussi à me le faire dire : oui, j’aimais Mac, mais comment lui avouer ? ? comment savoir que ce sera le bon moment ? ? Le bon moment arrivera t-il un jour ? ? Si seulement le destin pouvait me donner un petit coup de pouce….
En y regardant de plus près, Mac avait les traits tirés, des cernes sous les yeux. Çà n’avait pas l’air d’être la grande forme. Je plaidais justement contre elle ce matin. J’entrais dans la salle de tribunal et discutais avec mon client. Au bout de 10 minutes, Mac n’était toujours pas là et le juge, le capitaine Stangles, venait d’entrer dans la salle. Il me demanda :
S(tangles)- Capitaine, où est le colonel MacKenzie ? ?
Je lui répondis, en essayant de ne pas mettre Mac dans une position mal à l’aise, étant donné que je venais juste de la voir :
H- Je l’ignore, Monsieur
Le juge me dit, en guise de remarque :
S(tangles)- Je n’ai jamais vu le colonel arriver en retard à une audience.
Et sa remarque était tout à fait vraie. Pour que Mac soit en retard, il fallait vraiment qu‘il se passe quelque chose d’important. Est-ce que je devais m’inquiéter ? ? 5 minutes passèrent, le juge commençait à s’impatienter, quand Mac arriva, complètement essoufflée ! ! Ou était-elle allée pour arriver en courant comme çà ? ? je m’inquiétais peut être pour rien, mais j’avais toujours peur qu’il lui arrive quelque chose de grave et que je ne sois pas là pour la protéger. Mattie m’avait dit que je ne pouvais pas être sans cesse derrière Mac, tel un garde du corps. Mais moi je voulais la protéger, je voulais qu’elle aille bien.
La voix de Mac me sortis de mes pensées :
M- Je suis désolée Votre Honneur, j’ai eu une panne de réveil.
Le juge annonça :
S(tangles)- Bien, maintenant que les 2 parties sont présentes, nous allons pouvoir commencer.
Pendant toute l’audience, Mac semblait ailleurs. Elle n’objectait pas, elle ne pouvait pas se séparer de ses notes sinon elle était perdue, elle ne faisait pas de contre-interrogatoire. Lorsque l’audience prit fin, je me dirigeai vers le bureau de Mac. Je la vis, debout près de la fenêtre, les bras croisés, et plongée dans ses pensées. Comme elle ne m’avait pas entendu arriver, je frappai à la porte. Elle sursauta puis me dit d’entrer. Je lui demandai :
H- Est-ce que çà va, Mac ? ?
Elle me répondit sèchement :
M- Bien sur que çà va, pourquoi çà n’irai pas ? ?
Je ne me démontais pas, et continuai en disant :
H- Eh bien, tout à l’heure à l’audience, vous aviez l’air ailleurs.
Elle me dit, en insistant, et en me faisant un pale sourire :
M- Je vais bien, Harm. Autre chose ? ?
H- Non, rien. A part que je ne vois pas pourquoi vous êtes de si mauvaise humeur si tout va bien.
Sur ces mots, je sortis de son bureau et me dirigeai vers le mien pour passer plusieurs coups de fil, j’avais du travail aujourd’hui. L’amiral m’avait charger de la défense sur un dossier et Mac et Sturgis de l’accusation. Je me mis directement au travail, tandis que Mac et Sturgis se mirent d’accord pour s’y mettre vers la fin de matinée.

Lundi 16 juin
Q.G du JAG
12h30

Sturgis et moi mangions à la même table, dehors. Nous parlions de tout et de rien, quand Sturgis me dis :
S- Mac n’est pas de bonne humeur aujourd’hui. Elle était systématiquement contre tous mes arguments alors qu’elle les écoutait à peine.
Je n’aimais qu’on dise du mal de Mac alors je lançais un regard à Sturgis qui voulait dire « Ne la juge pas », qu’il a tout de suite compris, car il me dit :
S- Mac est très compétente, Harm, là n’est pas la question. Mais bon elle pourrait faire un effort pour m’écouter quand même.
Je lui répondis, un peu fâché qu’il ait dit çà :
H- Ecoute Sturgis, elle a sûrement des problèmes en ce moment, çà peut arriver à tout le monde.
S- Calme-toi, Harm. Je pensais juste qu’elle aurait pu faire abstraction de ses problèmes. Elle le fait , d’habitude, non ? ?
H- Oui c’est vrai.
S- Je vais retourner travailler. Ah toi, dès qu’on touche à « ta » Mac, çà te met en rogne.
Ignorant sa remarque, je lui dis :
H- Attends je viens avec toi.
On se leva et se dirigea vers l’ascenseur, pour arriver à « notre » étage. Il n’y avait personne, tout le monde était parti déjeuner. Tout le monde sauf Mac, elle était dans son bureau, en train de regarder une photo. Lorsque Mac vit Sturgis se diriger vers elle, elle se dépêcha de ranger la photo dans un tiroir de son bureau.
Quand à moi, je voulais me faire un petit café avant de reprendre le travail. Le comportement de Mac m’intriguait beaucoup. Ce qu’avait dit Sturgis était vrai : Mac essayait toujours de faire abstraction de ses problèmes pendant qu’elle travaillait, ou bien elle serait venue me parler. Elle savait que ma porte lui était toujours ouverte, que je serai toujours là pour l’écouter, mais j’avais toujours envie d’en faire plus.
Ma dernière goutte de café avalée, je me mis au travail. L’après-midi allait être longue.

Lundi 16 juin
Q.G du JAG
18h00

Sturgis n’en pouvait plus, non pas à cause la charge de travail mais à cause Mac. Je n’aimais pas dire çà mais au fur et à mesure que le temps passait, Mac était devenue agressive, méchante, et pas seulement envers Sturgis, mais aussi envers Harriet, Bud et tout le personnel du JAG en général. Harriet et Bud se demandaient ce qu’elle avait et s’empressèrent de venir me le demander, mais je ne leur apportais aucune réponse, ne sachant pas moi-même ce qui arrivait à Mac. J’avoue que je ne l’avais jamais vue dans un état pareil ! ! ! Elle qui d’habitude savait garder son sang-froid, prenait le temps d’écouter, de parler. Mais là, il n’y avait rien de tout çà. Mac était devenue froide, agressive, renfermée, sans aucune compassion.
Sturgis espérait que son comportement cesserait rapidement car sinon ce serait un vrai bras de fer entre Mac et Sturgis, tous deux n’ayant pas la même opinion sur la stratégie à suivre. J’espérais moi aussi que le comportement de Mac revienne à la normale, car nos échanges aujourd’hui s’étaient limités à un « Bonjour » et un « au revoir », sans même qu’elle me regarde. Je restais persuadé qu’elle avait une bonne raison d’être dans cet état, qu’elle devait avoir un problème sérieux. J’espérais qu’elle viendrait m’en parler.

Une semaine plus tard
Q.G du JAG

L e comportement de Mac n’avait pas changé pendant cette semaine, je dirais même qu’il s’était aggravé. Sturgis devenait fou, Harriet ne savait plus ou donner de la tête, personne ne savait plus comment s’y prendre avec elle.
Vers 11h00, Mac réprimanda Harriet d’une voix forte, si forte que l’Amiral l’entendit et sortit de son bureau en criant :
A- Colonel, dans mon bureau, IMMEDIATEMENT ! ! ! !
Mac serra les dents et s’exécuta. On pouvait entendre de l’extérieur la voix forte de l’amiral qui demandait des explications à Mac. Puis le calme revint sur le plateau du JAG, et je vis Mac sortir du bureau de l’Amiral, aussi démontée qu’avant que l’Amiral ne « l’appelle » ! ! !
Elle se dirigea vers son bureau, attrapa son sac et pris l’ascenseur. On entendait simplement le bruit de ses talons sur le carrelage. Tout le monde la regardait, ne sachant pas vraiment ce qui venait de se passer.
Je décidai d’aller demander à l’Amiral mes congés et de passer voir Mac chez elle, pour lui parler.
Je frappai à la porte du bureau de l’Amiral, et une voix me dit d’entrer. Il me dit :
A- Que puis-je faire pour vous capitaine ? ?
H- Je souhaiterais prendre des congés monsieur, sachant que ma dernière affaire est finie.
A- Je ne peux pas me passer de 2 de mes meilleurs avocats, capitaine. J’ai besoin de vous ici.
H- Vous voulez dire que le colonel…
Il ne me laissa pas finir :
A- Je lui ai vivement conseillé de prendre quelques vacances.
H- Amiral, je souhaiterais vraiment prendre mes congés, j’ai besoin d’aller voir ma mère.
Devant mon air suppliant, l’Amiral me dit :
A- Très bien, Sturgis et Bud seront ravis de prendre votre travail. Pour combien de temps partez-vous ? ?
H- Environ 2 semaines Monsieur
L’Amiral soupira et me dit :
A- Très bien, accordé. Rompez.
Je me mis au garde-à-vous et sortis du bureau, content d’avoir obtenu ce que je voulais. En fait, ce que je voulais vraiment c’était parler à Mac…

A suivre…


Partie 2

Le soir
Appartement de Harm
19h00

Ce soir, il était convenu que je mange avec Mattie. Elle avait absolument tenu à faire la cuisine elle-même. Je ne savais pas trop ce que çà allait donner, mais Mattie était si adorable et si généreuse que je n’avais pas eu le cœur de lui refuser. Pendant qu’elle mijotait le repas, je lui demandais :
H- çà va à l’école ? ?
J’avais toujours pensé qu’elle aimait bien que je m’inquiète pour elle, çà lui donnait au moins l’impression d’avoir un père, ou du moins quelqu’un qui veille sur elle. Elle me répondit :
M(attie)- Ouai, çà roule.
H- Vraiment ? ?
Apparemment elle n’aimait pas qu’on s’inquiète de trop pour elle non plus car elle me dit :
M(attie)- Oui vraiment. Ne t’inquiète pas, Harm, tout se passe bien à l’école.
H- Ok d’accord, c’est juste que je trouve que tu as l’air tracassée en ce moment. Tu sais que tu peux tout me dire, Mattie.
Mattie hésita un moment à parler. Elle mis le repas dans nos deux assiettes, alla les poser sur la table, s’assit sur une chaise et dit :
M(attie)- Il y a des choses qu’on se dit qu’entre filles, Harm. Ne le prend pas mal surtout, mais ce qui manque à notre bonheur c’est une femme. Non pas seulement pour toi, mais aussi pour moi, pour qu’on puisse parler de choses que je ne te dit pas à toi.
H- Je comprend ce que tu veux dire. Tu penses vraiment que tu serais plus épanouie et plus heureuse si il y avait une femme ici ? ?
M(attie)- Oui je penses que ce serait une très bonne chose……………… Mac est vraiment une femme très gentille. Elle est trop géniale en fait, je l’adore ! ! ! ! !
H- Je te vois venir ! ! ! ! Mais entre Mac et moi, c’est compliqué en ce moment. Elle ne va pas bien depuis quelques temps, elle est très tendue avec tout le monde, y compris moi.
Mattie me fit un sourire en coin, s’approcha de moi et fit comme si elle me disait un secret. Elle me dit :
M(attie)- Si tu veux un petit conseil, va la voir et parle-lui, Mac adore qu’on s’inquiète pour elle, mais ce qu’elle apprécie surtout c’est qu’on l’écoute et qu’on la réconforte. Et tu es le mieux placé pour le faire à mon avis ! ! !
H- Comment tu sais tout çà toi ? ?
M(attie)- C’est elle qui me l’a dis, et puis toutes les femmes sont comme çà ! ! la patience, la douceur, c’est ce qu’elles recherchent ! !
H- Figure-toi que j’avais déjà eu l’idée d’aller la voir et lui parler. Et puis çà fait 9 ans que Mac et moi on se connaît alors je sais qu’elle aime bien qu’on l’écoute et qu’on la réconforte. Eh oui ! ! !
Mattie me fit un grand sourire, ce qui me rassura car ce geste signifiai qu’elle ne m’en voulait pas.
Le dîner terminé, je fis des compliments à « ma petite cuisinière » car le repas avait été excellent. Puis je pris mon manteau et mes clés de voiture pour aller jusqu’à Georgetown, là ou habitait Mac. Pendant ce temps, Mattie retournai dans « son » appartement avec Jennifer.

Appartement de Mac
20h30

Je frappais à la porte et attendais. Mac m’ouvris et me dit d’entrer. Elle me demanda :
M- Que puis-je faire pour vous capitaine ? ?
La discussion s’annonçai difficile mais je n’allais pas abandonner si facilement la bataille ! ! Je lui répondis :
H- Il faut que je vous parle.
M- çà paraît important.
H- Effectivement, çà l’est.
Et le visage de Mac se transforma : du sérieux et renfermé passa à l’attention et à l’écoute. Elle me dis :
M- Vous voulez un café ? ?
Surpris par autant de gentillesse, je lui répondis :
H- Oui, merci.
Mac se dirigea vers la cuisine pour préparer le café quand j’entendis un « aie » puis un bruit de tasse qui se brise. Je sautais du canapé pour me diriger vers la cuisine et constater les dégâts. C’était un bien grand mot d’ailleurs car il y avait juste une tasse cassée et le doigt de Mac qui saignait. Je lui demanda :
H- çà va ? ?
M- Oui, c’est juste une petite coupure.
Mac se dirigea vers la salle de bain pour mettre un pansement pendant que moi je prenais une autre tasse pour verser du café dedans. Avec ce petit incident, je n’avais pas eu le temps de regarder autour de moi. Et ce que je vis fut assez inhabituel et bien révélateur que Mac avait un problème sérieux. Un tas de vaisselle était sur l’évier, plein de boites étaient sorties, deux placards étaient ouverts. C’était surprenant à voir pour une personne qui d’habitude est si ordonnée ! !
Je rejoins Mac dans le salon avec ma tasse et la posa sur la table basse. Je m’assit dans le canapé et dit :
H- Qu’est ce qui se passe Mac ? ?
Surprise par cette question, elle me dis :
M- Je croyais que vous étiez venu pour parler de vous.
H- Non, pas cette fois, Mac. Alors ? ? je vous repose ma question : qu’est ce qui se passe ? ? qu’est ce qu’il vous arrive ? ?
Mac soupira en disant :
M- Il ne se passe rien Harm. A part que je viens de me couper.
H- A d’autres, s’il vous plaît ! ! ! Votre cuisine est loin d ‘être ordonnée comme d’habitude, vous êtes de mauvaise humeur tous les jours depuis 1 semaine, Sturgis en a bavé avec vous, et je ne vous parle pas d’Harriet et Bud, ils ne savaient plus ou donner de la tête et je crois que si le petit A.J vous voyais comme çà, il s’enfuirai en courant ! ! !
Quand j’ai mentionné Harriet et Bud, Mac s’était levée pour aller jusqu’à la fenêtre. Quand je la rejoignis, je vis une larme couler le long de sa joue et je l’essuyais avec ma main. Mac me regarda dans les yeux un long moment et je vis dans son regard une grande tristesse et un grand désarroi. Jamais je ne l’avais vue comme çà, non JAMAIS. Et j’ai eu peur, peur de ce qui l’avait fait changé comme çà ! !
Mac s’assit sur une chaise et poussa un long soupir. J’avais l’impression de la voir agoniser tellement elle était désemparée ! ! je détestais la voir souffrir.
Sa voix me sortis de mes pensées. Elle me dit :
M- Je n’en peux plus, je craque Harm ! ! Je suis si fatiguée ! ! et pourquoi est ce çà revient maintenant, pourquoi ? ?
Des larmes coulaient le long de ses joues, ses yeux devenaient rouges. C’était si triste et en même temps insupportable de la voir ainsi. Je lui dit d’une voix douce :
H- Qu’est ce qui revient Sarah ? ?
Soudain elle se redressa de sa chaise, me regarda mais ne dit rien. Les larmes coulaient de plus belle. Entre 2 sanglots elle me dit :
M- Je ne peux pas vous le dire, je n’y arriverai pas ! ! ! mais je ne dors plus, je mange à peine, je fait sans arrêt des cauchemars. Je n’arrive plus à vivre, Harm ! ! ! !
Puis elle éclata en sanglots. Je ne pouvais plus résister, je la pris dans mes bras et la serra contre moi. Elle me dit au creux de mon épaule :
M- C’est si dur Harm ! ! !
Pour la réconforter, je lui murmurai à l’oreille :
H- Chuuut, çà va aller maintenant, je suis là. Tout va bien se passer, çà va aller, ne vous inquiétez pas.
Je sentis une pression des mains de Mac sur mes épaules, alors je la serrais un peu plus fort. Puis Mac se détacha de mon étreinte et passa une main sur ses larmes. Je l’aidais en effaçant les dernières qui coulaient et je lui proposais mon café, en lui disant :
H- Tenez, prenez-le, je m’en servir une autre tasse.
Je ne lui laissais pas le temps de répliquer et je me levais pour aller vers la cuisine pour prendre un autre mug. En regardant la vaisselle entassée sur l’évier, j’eus une idée pour détendre un peu l’atmosphère. Puisque Mac ne voulait pas me parler, autant essayer de lui faire retrouver un peu de son magnifique sourire.
Ne me voyant pas revenir, Mac me lança depuis la salle à manger :
M- Tout va bien Harm ? ?
A ce moment là, un saladier tomba par terre, ce qui attira l’attention de Mac. Je lui dis :
H- Tout va bien, ne vous inquiétez pas.
M- Mais qu’est ce que vous fabriquez ? ?
Je sursauta car je ne l’avait pas entendu arrivée. Elle était maintenant appuyée sur le chambranle de la porte de la cuisine. Je répondais à sa question le plus naturellement du monde :
H- Eh bien je fais la vaisselle ! !
Mac eut un sourire, ce qui était un bon début. Elle s’approcha de moi en disant :
M- Harm, vous êtes mon invité et les invités ne font pas la vaisselle alors laissez çà voyons ! !
Avec un regard malicieux, je lui dis :
H- Essayez toujours de m’en empêcher ! !
Et là, je lui envoyais une petite giclée d’eau sur le visage. Mac se jeta sur l’évier qui était plein d’eau et m’éclaboussa. Je récidivais en lui envoyant un paquet d’eau sur son tee-shirt. Et elle se mis à éclater de rire ! ! ! c’était si bon de la voir comme çà ! ! je la regardais, plongé dans mes pensées, quand je reçus l’équivalent de toute une bouteille d’eau sur ma chemise et mon pantalon. Mac était devant moi, toujours aussi amusée, et contente d’avoir réussi son coup ! ! ! ! Nous étions tous les deux trempés, mais tellement heureux d’avoir retrouvé un peu de bonheur dans nos vies respectives. Mac me regarda droit dans les yeux puis s’approcha de moi pour déposer un doux baiser sur mes lèvres. Sa réaction me surprit un peu mais ce contact avec ses lèvres avait été si doux et agréable que j’en oubliais mon étonnement. Me sentant surveillé, je repris mes esprits et vit Mac qui me regardait, un sourire au lèvres, attendant que je revienne au présent. Je lui demandait :
H- En quel honneur ? ?
Toujours aussi souriante, Mac me dit :
M- Pour vous remercier de m’avoir fait rire, de m’avoir détendue, même si ce n’était qu’un instant.
Ces mots me donnèrent une idée ! ! Mais oui, pourquoi pas ! ! ! ! Je m’empressait de lui demander :
H- Ce n’est qu’une proposition, vous pouvez accepter comme vous pouvez tout aussi bien refuser…
Mac me poussa à dire la suite en disant :
M- Mais oui, ne vous inquiétez pas. Alors c’est quoi votre idée ? ?
H- Eh bien pourquoi vous ne viendriez pas avec moi passer vos vacances chez ma mère ? ? Vous avez besoin de repos et autant que vous changiez d’air pour vos vacances, qu’en dites-vous ? ?

A suivre………….

Partie 3

Appartement de Mac
21h30

Ma proposition surprit tellement Mac qu’elle en resta bouche bée. Elle réussit quand même à bredouiller :
M- Je…Non, Harm, çà dérangerait votre mère, et puis c’est son fils qu’elle veut voir, pas moi ! ! Je ne veux pas m’incruster dans votre réunion de famille.
J’essayai de la convaincre en disant :
H- Ma mère va vous adorer, j’en suis sur. Et elle adore avoir de la compagnie, surtout pour discuter de trucs de filles. Çà la changerait de ces copines habituelles, de vraies concierges ! !
A ces mots, Mac eut un petit rire mais je sentais bien qu’elle hésitait encore alors pour finir de la persuader, je lui dis :
H- Allez, venez, que voulez-vous qu’il vous arrive pendant ces 2 semaines. Et puis çà me ferait plaisir de vous montrer là ou j’ai grandi et de vous présenter à ma mère.
Mac réfléchit encore pendant un moment et me dit, avec un sourire :
M- A quelle heure on part ? ?
Enfin, elle avait accepté ! ! ! çà y est, j’allais passer mes vacances avec la femme de mes rêves ! ! ! C’était l’occasion inespérée pour lui dire…….ce que je ressentais pour elle…………… peut-être pas non, pas aussi vite, elle était encore fragile, je ne voulais pas la bousculer. Je souhaitais d’abord que ce poids qu’elle supporte sur ces épaules soit moins pesant et qu’elle recommence à vivre comme avant. Après, on avisera……
Je sortis de mes pensées et lui répondis avec un grand sourire, si heureux qu’elle ait accepté :
H- Vous avez 2 heures pour faire votre sac, Marin’s ! ! ! à moins que vous ne préfériez partir demain matin…
Mac me coupa la parole en disant :
M- Non c’est très bien comme çà ! ! c’est pas parce que je viens avec vous qu’il faut commencer à changer tous vos plans.
H- D’accord, je retourne chez moi mettre des vêtements secs, prendre mon sac, prévenir ma mère et je reviens vous chercher vers 22h30, çà vous va ? ?
Comme, moi Mac avait aussi oublié qu’on était tous les deux trempés après notre bataille d’eau ! ! ! Elle me dit, en regardant ses vêtements :
M- Ah oui, c’est vrai, moi aussi je ferais bien de me changer ! ! c’est d’accord pour 22h30.
Je me dirigeai vers la porte, pris mon manteau et me retournai pour lui dire :
H- Bon ben à toute à l’heure.
M- Ok, à toute à l’heure.
J’avais la main sur la poignée de la porte quand Mac m’appela :
M- Harm
Je me retournai à nouveau et lui dis :
H- Oui ? ?
Elle se rapprocha de moi, me regarda droit dans les yeux, sourit, et me dit :
M- Merci.
Elle était si proche de moi que je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Mes pensées commencèrent à dévier vers une véranda………… une soirée de fiançailles………un soir tard……… juste Elle et moi……… seuls………un baiser si passionné……… si tendre………si merveilleux………
Mais la raison reprit le dessus. Et mes pensées revinrent à l’instant présent. L’embrasser maintenant serait comme commencer ces vacances avec déjà un sentiment de malaise, de gêne. Je ne voulais pas gâcher tout mes efforts pour la faire re-sourire, pour la faire revivre.
Je lui répondis avec un sourire :
H- De rien, Mac.
Et je sortis de l’appartement de Mac, essayant de me concentrer sur ce que j’avais à faire avant de partir. L’Amiral avait dit à Mac de rester en vacances tant qu’elle ne se sentirait pas mieux pour revenir travailler. Lorsque je fus arrivé à ma voiture, j’ouvris la portière, m’assis sur mon siège et fermai les yeux. Oui, il me suffisait simplement de fermer les yeux pour revivre toutes les sensations de ce baiser, à la soirée de fiançailles de Mac. C’était un moment si magique, si merveilleux ! ! ! toute ma vie je garderai en mémoire ce moment si intense, chargé d’émotion. Et ce n’était pas pour me déplaire : je voulais m’en souvenir………… pour toujours.
Quand j’ai repris mes esprits, je tournai la clé et démarrai ma voiture pour aller chez moi, finir de tout préparer.

Appartement de Mac
22h30

Je sonnai à la porte et attendit que Mac vienne m’ouvrir. Lorsqu’elle me fit signe d’entrer, je vis que son sac était à coté du portemanteau. En effet, Mac ne mettais jamais bien longtemps pour préparer son sac.
Elle me dit :
M- Je n’ai plus qu’à fermer les stores et mettre les rideaux et je suis prête ! ! !
Je lui répondis :
H- D’accord, prenez votre temps.
Quand elle eut fini, je lui proposai de prendre son sac jusqu’à la voiture et elle ferma son appartement. Je déposai les sacs dans mon coffre , songeant que c’était bien la première fois que je faisais çà, que je partais en vacances avec Mac. J’espérais que ce ne serait pas la dernière fois non plus……
Je fermai le coffre et montai en voiture. Mac mit sa ceinture et je fis de même.

Aéroport de Washington
23h00

Il n’y avait pas eu trop d’embouteillages sur la route donc nous étions arrivés en avance. Il nous restait 30 minutes avant d’embarquer et nous nous étions assis sur des chaises pour patienter. Quand je me tournai vers Mac,je vis qu’elle était ailleurs, plongée dans ses pensées, avec le même regard de tristesse et de désespoir que j’avais eu tant de mal à faire disparaître.
La voix de l’hôtesse annonçant qu’on pouvait se présenter à l’embarquement la fit sortir de son « univers ». J’avais oublié d’aller prendre le billet de Mac au guichet alors je me levai pour aller le chercher pendant que Mac m’attendait. Je revins avec le billet et nous avons embarquer. Je laissai Mac choisir le coté qu’elle désirait. Elle choisit le coté hublot. Après s’être installés, nous avons attaché nos ceintures et l’avion décolla. Le vol durait 5h et ma mère nous attendait à l’aéroport de San Diego pour ensuite nous conduire en voiture jusqu’à la maison. Je ne me faisais pas de soucis pour Mac et ma mère, je suis certain qu’elles s’entendront très bien. Lorsque je tournai la tête vers Mac pour lui demander si tout allait bien, je vis qu’elle s’était endormie. Son sommeil ne fut troublé par aucun cauchemar jusqu’à l’arrivée. Elle dormit pendant tout le voyage et je dus la réveiller pour lui dire qu’on allait atterrir et qu’elle devait par conséquent attacher sa ceinture.

Aéroport de San Diego

Avec le décalage horaire, il était 7h30 ici. Mac et moi prîmes nos bagages et nous nous dirigeâmes vers la sortie. Lorsque ma mère nous aperçut, elle se dirigea vers moi, les bras grands ouverts, et me serra contre elle en disant :
T(rish)- Te voilà, mon fils ! ! je suis si contente de te voir si tu savait ! !
H- Moi aussi maman ! ! !
Ma mère desserra son étreinte et regarda Mac en souriant, attendant que je fasse les présentations. Je lui dit :
H- Maman, voici Sarah MacKenzie. Mac, voici ma mère, Trish.
Mac parla la première en disant :
M- Bonjour madame Rabb.
Trish lui coupa la parole en disant :
T(rish)- Laissez tomber les « Madame Rabb », çà me vieillit ! ! Appelez-moi Trish.
Mac eut un sourire amusé et répondit :
M- D’accord Trish. Dans ce cas, eh ben, appelez-moi comme vous voulez.
Ma mère lui fit un sourire et dit :
T(rish)- Sarah me plaît bien.
M- Je vous remercie de bien vouloir m’accueillir à l’improviste comme çà.
Une fois de plus, Trish lui coupa la parole en disant :
T(rish)- Blablabla, laissez tomber les formalités Sarah, çà me fait très plaisir que vous soyez là ! !
Tout en parlant nous avons pris le chemin de le voiture, ma mère et Mac étant devant. Elles étaient toujours en train de discuter lorsqu’on arriva la voiture, je pris discrètement le sac de Mac pour le mettre dans le coffre. Mac me regarda et sourit, ce qui signifiait que je pouvais prendre son sac, contrairement à notre arrivée toute à l’heure, ou elle avait refuser que je le prenne.
Je laissai Mac monter devant pour pouvoir discuter avec ma mère. Avant de monter en voiture, Trish dit à Mac, avec un clin d’œil :
T- Je sens qu’on va bien s’entendre toutes les deux ! !

Maison des Rabb
8h00

Mac et Trish continuèrent de discuter pendant le trajet, cela me faisait plaisir de voir à nouveau Mac rire et s’amuser et surtout de voir qu’elle et ma mère s’entendaient à merveille ! ! !
On descendit tous de voiture, Mac partit devant, pendant que ma mère vint vers moi et me dit :
T- Mon pauvre Harm, je t’ai négligé pendant tout le trajet, mais Sarah est vraiment une femme très gentille mais aussi fascinante ! ! Viens tu vas voir, rien n’a changé depuis la dernière fois que tu est venu ! !
Nous nous dirigeâmes ensemble vers la maison. Mac regardait tout autour d’elle les nombreuses photos de mon père, moi et ma mère.
Trish arriva juste derrière elle et dit :
T- Je vais vous montrer vos chambres à tous les deux. Je suppose que vous prenez des chambres séparées ? ?
Il y avait un son malicieux dans sa voix. Mac répondit :
M- Oui c’est çà.
Ma mère me lança un regard et dit :
T- Très bien, suivez-moi alors. Harm je vais donner ta chambre à Sarah, çà te dérange ? ?
Mac n’eut pas le temps d’objecter car je répondis :
H- Non pas du tout.
T- C’est parfait. Donc voilà votre chambre, Mac et toi Harm tu vas prendre la chambre d’à côté. Voilà, maintenant je vous laisse, vous avez sûrement envie de vous reposer un peu, je vous réveillerai pour le repas de midi, si vous n’êtes pas déjà levés… Je suis dehors si vous avez besoin de quelque chose.
Mac prit la parole en disant :
M- D’accord, merci Trish.
T- De rien.
Puis ma mère tourna les talons et sortit dehors. Je sortais mes affaires et les rangeais dans la placard, heureux que ces vacances commencent bien ! ! ! j’avais décidé de me reposer un peu mais avant j’allais prendre un verre d’eau. Quand je passai devant la chambre de Mac, je vis qu’elle était déjà en train de dormir. Elle avait simplement retiré son manteau et ses chaussures. Elle dormait paisiblement.
Mon verre d’eau avalé j’allais à mon tour dormir un peu.

Maison des Rabb
11h00

Je fus réveillé par une porte qui se fermait doucement et en regardant l’heure, je me suis dit qu’il était temps de me lever. Je mis mes chaussons et descendis dans la cuisine pour me rafraîchir un peu. Je passai devant la chambre de Mac et vit qu’elle n ’était pas là. Je continuai mon chemin jusqu’à la cuisine et vit un bout de papier sur la table, sur lequel il était écrit : « Je suis partie faire des courses. Trish ».
Après avoir bu un verre d’eau, j’allais dehors, respirer un peu l’air frais.
Apparemment Mac avait fait connaissance avec les chevaux de ma mère, car je la vis se diriger vers les box. Nous avions fait construire une écurie, près de la maison. Aujourd’hui, ma mère possédait environ 5 chevaux et avait un grand champ ou elle y mettait à tour de rôle les chevaux.
Je me dirigeai vers les écuries et vis Mac qui parlait à un cheval, Gonzo. Elle prit une brosse et commença a le nettoyer. Ce qui m’étonnait c’était que Gonzo ne bronchait pas, d’habitude il n’aimait pas qu’on le panse, il essayait toujours de mordre. Et là, Mac le brossait bien tranquillement tout en lui parlant. Je m’approchai du box et dit :
H- Bonjour Mac. çà va ? ?
M- Bonjour. Çà va très bien. J’ai fait connaissance avec vos chevaux, ils sont tous très beaux ! ! !
H- Merci. Comment vous faites ? ?
M- Comment je fais quoi ? ?
H- Comment vous arrivez à brosser Gonzo sans qu’il ne bronche une seule fois ? ? D’habitude il est très difficile de le panser sans se faire mordre ! !
M- Vraiment ? ?
H- Oui , vraiment. J’en ai fais la très mauvaise expérience il y quelques années.
M- Eh bien, je lui parle, je le rassure. Il a besoin d’entendre une voix apaisante. C’est un bon moyen d’éviter le stress et puis il s’habitue à votre voix, et c’est comme çà qu’il hennira quand vous viendrez le voir, il reconnaîtra votre voix ! !
J’étais assez étonné et impressionné de toutes les connaissances de Mac. je lui dis :
H- Ou avez-vous appris tout çà ? ?
M- Chez ma grand-mère quand j’étais petite. Elle possédait un cheval mais n’arrivait pas à l’approcher. Un jour je me suis documentée sur une manière douce d’aborder un cheval à problème. Le lendemain, pour impressionner ma grand-mère, j’ai réussi à approcher ce cheval en 1h ! ! !L’important c’est de ne pas baisser les bras et d’y aller en douceur. Depuis çà m’a toujours intéressée.
Pendant qu’elle parlait, je vis que Mac avait retrouvé son sourire et un regard plus « heureux » que la dernière fois. Cela me faisait tellement plaisir qu’elle soit là et qu’elle se sente bien ! !
Je lui dit, en souriant :
H- Je crois que ma mère ne va pas en revenir ! ! ! cela fait des années qu’elle essaye de calmer Gonzo lors du pansage. Si vous lui dites que vous avez réussi à le faire en 10 petites minutes, elle n’en croira pas ses oreilles ! ! ! !………… Mac, je suis content que vous soyez là. Et puis vous voyez, vous vous entendez très bien avec ma mère, il ne fallait pas vous en faire.
Mac me sourit, et me dit :
M- C’est vous qui m’avez donné la possibilité de venir et jamais je ne vous remercierai assez, je sens déjà le changement ! ! ! Ici, on respire de l’air pur et non pas l’air pollué de Washington ! ! ! on est dans un endroit calme et loin de tout stress, c’est l’idéal ! ! ! Merci Harm
Je lui souris et à ce moment là ma mère arriva avec des courses plein les bras. Mac courrut dans sa direction, suivie par moi et nous l’avons aidée à porter les sacs de courses. Une fois tout les sacs posés dans la cuisine, Trish dit :
T- Merci mes enfants ! ! !Je n’y serais pas arrivée toute seule ! ! Au fait vous vous êtes bien reposés tout les deux ? ?
Mac répondit la première :
M- Oui très bien, je me suis endormie tout de suite.
Ensuite je dit à mon tour :
H- Moi aussi, très bien.
Mac proposa à Trish son aide pour la cuisine et après avoir insisté, Mac fut admise dans la cuisine.

A suivre….

Remarques : j’ai mis un décalage horaire et une durée de vol au hasard.


Partie 4

Maison des Rabb
Saint-Lucas
12h15

Ma mère m’appela pour venir manger, le déjeuner était prêt. Je descendis à la cuisine et je trouvais Mac habillée du tablier de Trish. Je leur dit :
H- On dirait que vous vous êtes disputées le tablier de cuisine ! !
Ma mère et Mac se regardèrent et sourirent ensemble. Trish me dit :
T- Sarah a absolument tenu à ce que ce soit elle qui fasse la cuisine.
Mac intervient en disant :
M- Faut bien que vous vous reposiez de temps en temps, et puis çà me fait plaisir.
Trish eut un rire ironique et elle dit :
T- çà a tourné à l’obsession vous voulez dire ! ! (se tournant vers moi) Elle ne voulait même pas que je touche un couteau de cuisine ! ! J’ai bien essayer de résister, mais j’ai fini par abandonner, avec une tête de mule pareil ! ! ! Je me demande comment tu fais, Harm ! ! !
Je lui répondis tout bas, en riant, dans le creux de l’oreille :
H- Je fais semblant d’être d’accord avec elle, et ensuite je change d’avis, çà la met en rogne ! !
Mac était affairée dans la cuisine, mais, sans se retourner, elle dit :
M- çà suffit les messes basses tout les deux ! ! A table le repas est prêt ! !
Et pour taquiner Mac, ma mère me dit :
T- C’est une excellente technique, mon Fils ! ! !
Mac sourit et apporta le plat de nourriture sur la table. Je ne pus m’empêcher de dire, pour plaisanter :
H- Quand Mac a faim, rien ne peut l’arrêter ! ! ! Pas même une bonne discussion sur son compte ! !
Trish se tourna vers elle et lui dit :
T- C’est vrai çà ? ? Comment faites-vous pour garder une silhouette de mannequin alors ? ?
Mac lui répondit :
M- Rien de spécial, sauf un jogging tout les matins d’une heure environ.
T- Vous avez bien de la chance Sarah ! ! ! moi j’ai beau faire des joggings tous les jours, mon ventre ne veut pas rétrécir ! !
Le reste du repas se passa dans une ambiance bon enfant, Mac riant et se régalant en même temps ! ! !
Quand nous avons fini de manger, ma mère décréta qu’elle avait besoin d’un peu de repos étant donné qu’elle s’était levée tôt pour venir nous chercher à l’aéroport. Elle allait donc dormir un peu dans la chambre pendant que Mac et moi, nous faisions la vaisselle. Moi j’essuyais et Mac nettoyais les assiettes et les couverts. Je lui dis, tout en essuyant les couverts :
H- Le repas était succulent, félicitations Mac ! !
Elle me répondit, avec un magnifique sourire :
M- Merci Harm. J’espère que votre mère a pensé la même chose que vous ! !
H- Elle n’est pas difficile, vous savez.
Mac me dit, toujours avec un sourire :
M- Vous avez de la chance de l’avoir, Harm. C’est une merveilleuse maman ! ! D’accord je ne la connais pas depuis longtemps, mais on sent bien que………
Mac fit une pause. Je l’encourageais à continuer en disant :
H- Que quoi, Mac ? ?
M- Qu’elle s’est bien occupée de vous, qu’elle a prit soin de vous après la mort de votre père, qu’elle a fait beaucoup pour que vous retrouviez le sourire, le goût de vivre. Quand je vous vois, vous et elle, si proches et si complices, j’en vient à me demander si ma mère à moi m’aimait vraiment.
Je me rapprochais d’elle et la regardais dans les yeux en disant :
H- Pourquoi parlez-vous au passé Mac ? ? Votre mère vous aime et vous aimera toujours. Dans son cœur vous êtes sa fille et rien ne peut venir remplacer çà.
M- Elle a une drôle de façon de me montrer qu’elle m’aime : elle ne dit rien.
H- Elle le pense mais elle a peut-être peur de vous le dire, peur de votre réaction. Elle ne sait pas comment vous le dire.
M- Elle a portant eu de longues années pour réfléchir à la manière de me le dire. Mais elle ne l’a jamais fait. Et ce dont j’ai vraiment peur, c’est que, inconsciemment, je sois comme elle avec mes futurs enfants, que je sois une mauvais mère.
Je conduisais Mac vers le canapé pour qu’elle s’assoit quand elle me regarda droit dans les yeux, les larmes coulaient sur ses joues, et me demanda :
M- Vous pensez que je serais une bonne mère ? ?
Je lui répondit :
H- Bien sur que oui, je n’ai aucun doute là-dessus.
Je l’attirai vers moi puis je la prenais dans mes bras. Elle se laissa faire et mit ses bras autour de mon cou. Les larmes ruisselaient toujours. C’est à ce moment là que je me suis rendus compte que, le fait d’avoir eu une enfance malheureuse faisait douter Mac, même si d’habitude elle était très sure d’elle. A cause de son enfance, Mac se rabaissait elle-même, pendant un instant elle n’avait plus confiance en elle.
Je reviens à mes esprit en sentant que Mac se dégageait de mon étreinte. Je la regardais dans les yeux, essuyais ses larmes avec ma main et lui dit :
H- çà va mieux ? ?
Elle poussa un soupir et me répondit :
M- Oui çà va mieux, merci.
Pour améliorer l’ambiance, je lui lançais :
H- Vous n’êtes pas loin de battre le record du plus grand nombre de « merci » que vous m’ayez dit depuis un an ! ! !
Mac sourit puis se leva du canapé pour se diriger vers la cuisine et continuer la vaisselle. Je me levais à mon tour pour lui dire :
H- Laissez, on finira çà plus tard. Çà vous dit une petite balade à l’air pur ? ?
M- Pourquoi pas.
Et 5 minutes plus tard, nous avions fermé doucement la porte derrière nous , laissant un mot à ma mère pour lui dire ou nous étions.

Balade
14h30

Mac était devant et marchait d’un bon train. Je décidais de prendre un raccourci et de passer devant car la pente allait devenir raide. Je tendais ma main à Mac pour l’aider à monter et nous étions arrivés sur petit plateau, d’ou la vue était magnifique. Mac s’assit dans l’herbe haute et admira la vue. On pouvait voir le village qui était après Saint-Lucas, Mariona. Je m’assit à mon tour dans l’herbe et Mac se tourna vers moi en me demanda :
M- Comment s’appelle ce village qu’on voit d’ici ? ?
H- C’est Mariona.
M- C’est superbe en tout cas ! ! Toute cette verdure, on reconnaît bien la campagne ! !
Je répliquais en disant :
H- Pourtant on est pas si loin de la ville ! !
Mac me donna une tape sur l’épaule et me dit, en riant :
M- Taisez-vous ! !
Elle s’allongeais dans l’herbe et ferma les yeux. Je fis de même en m’allongeant sur le dos. Le silence s’installa pendant 3 ou 4 minutes puis Mac me demanda, en se relevant et en se massant le cou :
M- Vous avez l’air de bien connaître cet endroit.
Voyant que Mac avait apparemment mal au cou je me relevais et m’installais sans bruit derrière elle puis je commençais à la masser, tout en lui répondant :
H- Oui c’est vrai. Après la mort de mon père je venais souvent ici, à l’insu de ma mère. Je regardais le paysage et je me mettais à penser.
Mac avait tout d’abord eu un sursaut quand j’avais poser mes mains dans son coup pour la masser, mais par la suite, elle s’était détendue petit à petit. Çà n’avait pas l’air de lui déplaire en tout cas car elle me lança :
M- Pour faire un si bon massage vous avez du faire des études de masseur ou de kiné, c’est pas possible ! !
Je lui répondis, en riant :
H- Vous ne croyez pas si bien dire Mac ! ! J’ai fait un an d’études pour être kiné ! !
D’un coup, Mac se retourna vers moi, en se retenant de rire et dit :
M- Vous plaisantez ? ?
H- Non, c’est la vérité je vous assure ! !
Et à cet instant, je fus pris d’un énorme fou rire. Mac me suivit quelques secondes plus tard. On continua comme çà pendant une bonne minute. Et Mac essaya de s’arrêter pour me dire quelque chose mais elle n’y arriva pas. Au bout d’une seconde tentative, elle réussi à me dire :
M- C’est sur qu’il y a une sacré différence entre voler et masser ! ! ! !
Mon fou rire s’estompa et je lui dit :
H- C’est bien pour çà que j’ai arrêter ! !
Je fis signe à Mac de se retourner et pendant ce temps j’essayai de retrouver un peu de mon sérieux. Quand Mac fut dos à moi, je repris le massage et continuai à parler en disant :
H- C’est ma mère qui voulait que je fasse ces études. Quand je lui ait dit que j’arrêtais elle était déçue mais savait, au fond, que je voulais suivre les traces de mon père alors elle m’a laissée faire.
Mac se retourna à nouveau et me dit :
M- Elle ne voulait pas que vous deveniez pilote comme votre père, c’est çà ? ?
H- Tout juste, elle ne voulait pas me perdre comme elle avait perdu mon père.
M- Qu’a-t-elle dit quand vous avez eu vos 2 crashs ? ?
H- Elle était très inquiète et me suppliait d’être plus prudent la prochaine fois. Elle aurait pu me demander d’arrêter mais elle savait bien que j’aurais refuser, étant donné que c’est toujours ce que j’ai voulu faire. Et puis qu’aurais-je fais d’autre si j’avais arrêter ? ?
M- Masseur ! !
H- Sans aucun diplôme, et avec seulement une petite année d’études ! ! je ne crois pas que çà aurais marché.
M- Vous auriez fait des miracles en tout cas ! ! !
H- çà c’est vous qui le dites, vous êtes ma seule cliente ! !
Tout en riant, Mac me dit :
M- Et fière de l’être ! ! !
Je lui souris, mais je me rendais compte que ma phrase et la réponse de Mac était …………… ambiguë : Mac voulait-elle dire simplement fière d’être la première cliente ou bien fière d’être la seule femme que je masse ? ? Bref dans tous les cas, cela voulait dire que Mac avait retrouvé sa joie et sa bonne humeur, et çà me faisait tellement plaisir ! ! ! !
Nous avions décider avec Mac qu’il était temps de rentrer. J’aidais Mac à se relever et nous nous étions remis en marche pour le retour.

Maison des Rabb
Saint-Lucas
17h30
Ma mère était en train de faire du ménage quand nous sommes revenus. Mac et moi dirent en même temps :
M- Vous avez bien dormi, Trish ? ?
H- Tu as bien dormi maman ? ?
Trish s’amusa de cet « ensemble » en disant :
T- On ne peut pas dire que vous ne soyez pas sur la même longueur d’ondes tous les deux ! ! mais pour vous répondre : oui j’ai très bien dormi, merci.
Et elle ajouta d’un regard malicieux :
T- Vous n’avez pas fait trop de bêtises tous les deux ? ?
Je répondit aussitôt :
H- Maman, on est des grandes personnes tu sais.
Mac et moi, on commençais à se diriger vers l’escalier pour monter dans nos chambres, quand ma mère nous lança avec un sourire, en guise de réponse :
T- C’est bien ce qui m’effraies ! !
J’ignorais sa remarque et allais dans ma chambre m’allonger un peu.
Les jour suivants se déroulèrent à merveille. Mac s’occupait des chevaux, mais d’un en plus particulier. C’était un grand cheval, Black, noir comme l’ébène, qui venait du désert. Il était très sauvage et n’acceptait pas de se faire approcher.

Samedi (de la 1ère semaine)
Maison des Rabb
9h30

Comme chaque jour, Mac descendais à la cuisine prendre son petit déjeuner. Ma mère et moi étions en train de discuter quand Mac arriva dans la cuisine en disant :
M- Bonjour tout le monde ! !
Je répondais le premier :
H- Bonjour Mac. Bien dormi ? ?
M- Comme un bébé ! ! je peux vous demander quelque chose, Trish ? ?
T- Bien sur, allez-y ! !
M- Depuis combien de temps avez-vous Black ? ?
T- Depuis 5 ans je dirais.
M- Est-ce que vous accepteriez, vous et Harm, que je m’occupe de lui ? ?
Je répondis le premier, inquiet :
H- Mac, c’est un cheval très dangereux, il pourrait vous faire du mal.
M- Je sais, Harm, mais j’ai quand même envie de tenter quelque chose, et je vous promets que si çà ne marche pas, je me retire. Çà vous va ? ?
H- Très bien.
T- A moi aussi, çà me va. Vous voulez commencer quand ? ?
M- Dans 10 minutes. J’avale mon petit déjeuner et je m’y met. Je vais avoir besoin de toute la matinée. Vous auriez une corde à me prêter, S’il Vous Plaît ? ?
T- Je vais vous chercher çà.
M- Merci. Au fait, je préférerai, si vous voulez regarder, que vous restiez ici. Si Black se sent observé il pourrait devenir nerveux.
T- D’accord.
5 minutes plus tard, Mac redescendait les escaliers, habillée d’un jean et d’un simple chemisier. Trish lui donnais le lasso et je ne pus m’empêcher de dire à Mac :
H- Mac, soyez prudente.
Elle se retourna, me fit un sourire et me dit, sur un ton calme :
M- Ne vous inquiétez pas, Harm, tout se passera bien.

10 minutes plus tard

Mac était entrée dans l’enclos et déjà Black lui montrait sa force : il se cabrait, faisait mine de mordre. Mais Mac ne paraissait pas avoir peur, elle lui faisait face à chaque fois. Elle lui parlait car je voyais ses lèvres bouger mais çà ne donnait rien, Black était toujours aussi nerveux.
Soudain, 5 minutes après, Black s’arrêta et pointa les oreilles en avant, vers Mac. Elle lui faisait signe de venir vers elle et black avançait à petit pas jusqu’à ce qu’il stoppe. Mac s’accroupit et lui parlais toujours. Soudain, mon cœur fit un bond en voyant Black se cabrer, Mac étant sous lui. Mais elle restait accroupie sans rien faire et le regardait, tout en continuant de lui parler. J’étais près à sortir de la maison pour aller la sortir de là quand ma mère me rattrapa par le bras et me dis que tout allait bien, que Mac savait ce qu’elle faisait. Puis, après 2 minutes, Black cessa et redevint calme. Pendant 3 ou 4 minutes, le cheval ne bougeait pas et Mac était toujours dans la même position.
Mac se leva, tourna le dos à Black et alla chercher la corde, qui étais posée par terre. Le cheval bondit sur Mac, elle eut juste le temps de le faire fuir en lâchant la corde sur lui. Mac le fit galoper en cercle et jugea qu’elle en avait fait assez pour aujourd’hui. Elle sortit de l’enclos et se dirigea vers la maison.
Je me précipitais vers elle et lui demandait :
H- Est ce que çà va ? ? Vous n’êtes pas blessée ? ?
Mac mit une main sur mon épaule et me dit :
M- Je vais très bien, Harm.
A ce moment le téléphone sonna et je répondait, pendant que Mac et ma mère parlaient ensemble. Je passais le combiné à ma mère car c’était une de ses amies.
Mac me dit :
M- Je continuerais demain matin. Si tout se passe comme prévu Black me fera confiance demain matin à la fin de la séance, et à partir de là vous n’aurez plus à vous inquiéter.
H- Mac, ce cheval est imprévisible ! ! ! et dangereux ! !
M- Quand on lui accorde sa confiance, il n’est plus dangereux, et c’est ce que je viens de faire aujourd’hui.

Les « séances » suivantes de Black se déroulèrent bien et Mac envisageait même de lui montrer la selle et le filet.

Mercredi
Maison des Rabb
14h00

Mac avait réussi à faire accepter à Black la selle et le filet, et elle pouvait donc le monter. Cette après-midi Mac avait décidé de monter Black et de le sortir, malgré mes avertissements. Elle pensait rentrer tard donc elle nous avait prévenu de ne pas nous inquiéter si elle on la voyait pas rentrer.
Ma mère et moi la regardèrent partir, Mac étant équipée des protections essentielles pour une cavalière : Gilet protège-dos et Bombe.

Maison des Rabb
20h00

Mac n ‘était toujours pas revenu de sa ballade avec Black. J’avais un mauvais pressentiment. Il était arrivé quelque chose à Mac, je ne pouvais pas rester les bras croisés sans rien faire. Mac est……………………Mac est toute ma vie, je ne veux pas la perdre. Si jamais……………. Si jamais je la perdais, je ne le supporterais pas, non je ne pourrais pas, ce serait comme si on m’enlevait mon cœur………………mon âme………………ma raison de vivre. Sarah…………Avec elle je me sentait capable de tout faire, de tout supporter, de dépasser mes peurs, mes limites…………………Avec cette femme, je me sentait capable de m’engager, de fonder une famille et d’être un père pour mes enfants…………… Sarah avait toujours était là pour moi……………mes crashs……… Diane………… Mattie……………la recherche de mon père en Russie……………Elle était toujours là pour moi lors des moments importants de ma vie. Mais maintenant, je me sentais prêt…………à lui avouer mes sentiments………… je me sentais prêt à faire avancer notre relation et à faire ma vie avec elle………………
Si seulement je savais ou elle était…

A suivre………

Partie 5

Maison des Rabb
21h00

Je ne pouvais plus tenir en place. Mac n’était toujours pas là et je m’inquiétais de plus en plus. Ma mère essayait de me rassurer mais sans succès car elle aussi était persuadée qu’il était arrivé quelque chose.
Je décidais de seller un cheval et de partir à la recherche de Mac quand soudain j’entendis un bruit. C’était le galop d’un cheval ! ! je l’entendis hennir et je reconnus tout de suite Black. Quand je le vis arriver, hélas Mac n’était pas dessus. Cela m’angoissais encore plus et j’accélérais la préparation de mon cheval. Ma mère, elle aussi, avait entendu les hennissements de Black et était sortie voir ce qui se passait. Lorsque je la vis, je lui lançais un regard qui voulait dire « tu ne peux pas m’en empêcher, je veux aller la chercher ». Ma mère compris que je ne renoncerais pas et elle me dit :
T- Fait attention, Harm, un orage se prépare. Comment vas-tu la retrouver ? ?
Je lui répondis, sur de moi :
H- Je pense que Black veut me montrer ou est Mac alors je vais le suivre avec Gonzo.
Ma mère, bien qu’inquiète pour moi, m’aida à monter à cheval et me dit :
T- Ramène-la, Harm. Revenez tous les deux.
J e lui souris et partit au grand galop derrière Black. Je traversais le chemin que j’avais pris avec Mac le premier jour et Black emprunta un raccourci, le même que celui que j’avais montrer à Mac. Gonzo glissais et avait du mal à monter le talus ? je descendis de cheval, le pris par la bride et le tirais. Enfin, Gonzo réussi à aller jusqu’en haut puis je remontais et suivait Black. Manifestement, Mac était allée plus haut encore. Après 5 minutes de galopade effrénée Black s’arrêta et j’aperçut Mac, qui était allongée sur le sol, inconsciente. La pluie se mit à tomber et des éclairs zébraient le ciel. Je regardais tout autour de moi, à la recherche d’un abri, quand j’aperçut une grange abandonnée. Je pris Mac dans mes bras et couru en direction de cette grange, tandis que Gonzo me suivait.
Quand nous arrivèrent à cette grange, j’allongeais Mac par terre et examinais sa blessure. Tout à coup, j’entendis un hennissement. C’était Gonzo qui était sous la pluie. Je le fit rentrer dans la grange, non sans mal, et l’emmenais loin de Mac, pour éviter qu’il la blesse. Je le fis rentrer dans un box. J’enlevais sa selle et son filet puis je retournais au chevet de Mac. Elle avait une bosse sur le front mais ne paraissais pas blessée ailleurs. Après 2 minutes, Mac se mit à avoir de la fièvre et elle commença à marmonner quelque chose. Le choc la faisait sûrement délirer. Hélas, il n’y avait rien ici pour faire baisser sa température alors je m’assit auprès d’elle et lui pris la main. Je ne pouvais rien faire d’autre et cela me mettait hors de moi. Dehors l’orage grondait et la pluie tombait à torrent, il était hors de question de transporter Mac jusqu’à la maison. Il fallait attendre que l’orage cesse. Attendre, toujours attendre, c’était insupportable ! ! Soudain, j’entendis Mac qui parlait, la température n’avait toujours pas baissée, signe qu’elle délirait toujours. Elle disait :
M- Non………… Papa, s’il te plaît, ne fais pas çà, je t’en prie…………Non…………… non arrête je t’en supplie…………… Je sais c’est de ma faute………… Aie……… arrête papa, non………
Lorsqu’elle cessa de parler, j’avais les larmes aux yeux. Comment un père pouvait-il être capable de faire çà à sa propre enfant ? ! ! Comment pouvait-on être aussi odieux avec sa fille ? ! ! Mais Mac s’en était sortie, oui elle avait été courageuse et elle s’en sortait toujours. Elle n’arrêtait pas de subir les coups, elle n’avait pas le choix. Déjà toute petite, son père la battait. Elle aurait été incapable de se défendre contre un adulte, son père. Une larme coulait sur ma joue. Sarah mérite le bonheur après tout ce qu’elle avait du endurer, sans jamais pouvoir se défendre. Oh oui, elle le méritait tellement ce bonheur.
La voix de Mac me sortit de mes pensées. Elle délirait encore mais j’écoutais quand même. Elle disait :
M- Arrête………… Comment as tu pu me faire çà Mic…………Pourquoi est ce que tu as fais çà……………. Tu était sensé m’aimer………………Non je t’ai trop écouté, j’en ai assez………………………Vas-t’en et ne reviens jamais.
Mon Dieu, qu’est ce qui avait bien pu se passer ? ? Depuis que j’avais vu Brumby tourner autour de Mac, j’avais eu une drôle d’impression à son sujet. Je ne voulais pas lui faire confiance, il avait quelque chose de méchant, de malsain dans son regard. Ou peut-être était-ce tout simplement de la jalousie. Brumby arrive au JAG et déjà il tournait autour de Mac, il l’avait eue au bout de quelques semaines seulement. Quelques semaines de drague ridicule, de dîners au restaurant, et peut-être un peu d’écoute, quoique j’en doute avec un débile pareil ! ! ! et çà y est il tenait Mac ! ! Pourquoi avait-elle adhérer à son jeu stupide ? ?
La pression de ma main me sortir de mes pensées. Je me tournais vers Mac et je vis qu’elle avait ouvert les yeux et qu’elle essayais de se redresser. Je la repoussais doucement vers le sol en lui disant :
H- Ne vous levait pas, pas encore. Restez allongée un peu.
Elle me répondit, avec une main sur sa bosse :
M- Ma tête ! ! Bon sang, çà fait mal ! ! !
H- Essayez de dormir encore un peu.
M- C’est ce que je viens de faire ces dernières heures ! ! !
Toujours aussi têtue, Mac se redressa puis se leva complètement. Pendant un instant elle perdu l’équilibre et je la rattrapais par le bras. J’essayais de la convaincre d’aller se reposer encore un peu en disant :
H- Mac, ce n’est pas raisonnable, allez vous allonger.
Elle ignora carrément mon conseil et alla s’asseoir sur le rebord d’une fenêtre. Je m’assit en face d’elle et me demanda si je devais lui dire qu’elle avait parler pendant qu’elle dormait. Je me disais que ce serait un bon moyen d’éclaircir les choses alors je me lançait en disant :
H- Vous savez, vous avez parler pendant votre sommeil.
Mac eut un petit rire et me demandait :
M- Ah oui et qu’est ce que j’ai dit ? ?
H- Eh bien, vous avez dit «Non………… Papa, s’il te plaît, ne fais pas çà, je t’en prie………… » et autre chose dans le même style.
Mac ravala son sourire et regarda par la fenêtre en soupirant. Je lui dit, dans les yeux :
H- Vous dit autre chose aussi. Vous avez parler de Brumby, vous avez dit « Comment as tu pu me faire çà Mic, Tu était sensé m’aimer, Vas-t’en et ne reviens jamais. »
J’aurais bien voulu savoir ce que cela voulait dire mais Mac s’était levée et était allée en direction de Gonzo. Elle le caressait sur tout le corps et le cheval ne bronchait pas. Je décidais de ne pas aller plus loin dans cette discussion, je préférais ne pas la brusquer. Je voulais qu’elle vienne elle-même me parler.
Soudain, Mac s’approcha de moi et me demanda :
M- Cet orage va durer combien de temps à votre avis ? ?
H- Toute la nuit. Il est hors de question de sortir par un temps pareil, c’est trop dangereux ! ! ! On dormira ici et demain matin on pourra prendre le chemin du retour.
Mac s’écarta de moi, visiblement pas ravie de ma réponse, et allait se poster près de la fenêtre.

00h30
dans la grange

Depuis 5 minutes, j’essayai de convaincre Mac de venir se coucher. Elle voulait rester debout, elle prétendait qu’elle tiendrait jusqu’au petit matin. Mais ses yeux se firent lourds et elle consentit à venir se coucher dans le peu de paille que j’avais réussi à trouver. Elle s’allongea et se mit dos à moi. Visiblement, elle m’en voulait d’avoir parlé de ses « rêves ». Je décidais de dormir un peu et de voir tout çà demain matin, enfin si Mac voulait bien en parler.

6h00
dans la grange

Un hurlement me sortit brutalement de mon sommeil. C’était Mac, elle s’était levée précipitamment. Je lui demandais :
H- Qu’est ce qui se passe Mac ? ?
M- Rien, c’était………………… c’était un cauchemar. L’orage est terminé il faut y aller maintenant sinon votre mère va vraiment beaucoup s’inquiéter.
Et elle se dirigea vers Gonzo qu’elle sella immédiatement, me laissant juste le temps d’ouvrir les yeux. Je voulais lui parler avant qu’on parte mais elle sortit pour appeler Black. Toute discussion s’annonçait impossible apparemment. Je sortis Gonzo de la grange pendant que Mac montait sur Black, et nous partirent au grand galop en direction de la maison.

6h30
Maison des Rabb

Lorsque nous sommes arrivés ma mère nous sauta littéralement dessus, si heureuse de nous revoir sain et sauf. Elle n’avait pas pu dormir, trop inquiète pour Mac et moi.
Mac emmena Black dans son box pendant que je dessellais Gonzo, toujours sans un mot. Puis Mac monta dans sa chambre et ferma la porte.
Trish avait remarqué le comportement anormal de la jeune femme et me demanda :
T- Qu’est ce qu’elle a ? ?
H- Je n’en sais rien. Elle est comme çà depuis ce matin dans la grange. Impossible de lui parler.
T- Elle va bien a part çà ? ?
H- Oui çà va elle a juste une bosse sur le front, rien de bien méchant à mon avis.
T- Tant mieux.

12h30
Maison des Rabb

Ma mère m’appela, ainsi que Mac, pour venir manger. Depuis hier midi je n’avais rien avalé et mon estomac criait sérieusement famine ! ! Mais au bout de 5 minutes Mac n’était toujours pas descendue. Trish et moi se levèrent d’un même bond et allèrent frapper à la chambre de Mac.
Je lui dit :
H- Mac, tout va bien ? ? Vous pouvez venir descendre manger c’est prêt.
On entendait à peine sa voix, mais elle disait :
M- Je n’ai pas faim, mangez sans moi.
Ma mère intervient en disant :
T- Vous ne voulez pas que je vous apporte un plateau ? ?
M- Non merci Trish je ne suis pas malade, je n’ai pas faim c’est tout.
Je fis signe à ma mère de faire ce qu’elle disait et de retourner dans la cuisine sans l’attendre pour manger.
Mac ne daigna pas sortir de sa chambre jusqu’à 18h00 ou elle alla voir Black. 10 minutes plus tard elle remontais dans sa chambre.

20h00
Maison des Rabb

Mac descendis enfin pour le dîner, elle devais avoir trop faim pour rester dans sa chambre. Le repas se fit dans le silence, troublé par des blagues de ma mère pour détendre un peu l’atmosphère mais çà n’y faisait rien. Au fromage, Mac quitta la table en disant « désolée je n’ai pas faim aujourd’hui » et monta dans sa chambre. Ma mère me dit :
T- Tu crois qu’elle n’a pas aimé ce que j’ai fais ? ?
H- Ne t’en fais pas maman, je pense que c’est un problème beaucoup plus grave.
T- Quel problème ? ?
H- C’est ce que j’aimerai bien savoir.
J’avais remarqué que le regard de Mac était redevenu comme avant : triste, désemparé. Je voulais aller lui parler mais comment faire pour qu’elle accepte de me parler ? ? je verrais çà demain, je lui laisse la nuit pour réfléchir.

22h00
maison des Rabb

Malgré les efforts de la nuit dernière je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Le comportement de Mac m’intriguait, il avait complètement changé en une seconde, au moment ou j’avais évoqué Brumby. C’était peut-être lui la source du problème de Mac, mais qu’est ce qu’il avait bien pu lui faire ? ?
Mes pensées furent interrompues par un discret « toc toc » puis je vis la tête de Mac dans l’embrasure de la porte, elle était en robe de chambre. Elle me dit d’une toute petite voix :
M- Je peux vous parler ? ?
H- Bien sur, entrez.
Mac s’approcha de mon lit et dans un pâle sourire elle me demanda, en désignant le lit :
M- Permission de monter à bord capitaine ? ?
H- Permission accordée.
Mac vient s’asseoir sur le lit et replia ses genoux vers elle. Sarah me dit :
M- Je suis désolée pour aujourd’hui, j’avais vraiment pas faim vous savez.
H- A d’autres Mac. Vos n’aviez rien avalé depuis hier midi alors çà m’étonnerait que vous n’ayez pas faim.
Mac mit ses bras autour de ses genoux et dit dans un soupir :
M- çà fait si longtemps que çà me pèse ! !
H- Ce qui s’est passé avec Brumby ? ?
M- Oui.
Mac hésita un moment, respira un bon coup et se lança dans son histoire :
M- Un jour, j’étais rentrée du JAG très fatiguée et Mic m’avait préparé un dîner au chandelle : bougies, roses sur la table etc… c’était si adorable que je n’eus pas le cœur de lui refuser. Le repas terminé, Mic voulait…………… prolonger la soirée si vous voyez ce que je veux dire et je lui ai dit que j’étais fatiguée, que je n’avais pas envie, pas ce soir. Je pensais qu’il comprendrait, qu’il l’accepterait……………… j’ai été naïve de le croire……………… Je suis allée prendre ma douche, j’avais besoin de me détendre……
Mac s’arrêta un instant, ne s’occupant pas des larmes qui coulaient sur ses joues. Alors je passait ma main sur ses joues pour les essuyer. J’avais peur de ce qu’elle allait me dire, de ce que Mic avait du lui faire subir, de ce qu’elle avait du endurer, seule. Elle me fit un sourire et continua :
M- J’éteignais le robinet lorsque je l’entendis arriver derrière moi…………… je me rappelle encore du bruit de ses pieds au contact de l’eau lorsqu’il est entré. Je me suis retournée et j’ai vu dans son regard quelque chose de méchant. J’ai commencé à avoir peur, j’avais compris ce qu’il voulait faire. Depuis quelque temps je m’éloignais de lui, je ne voulais plus qu’il me touche mais je ne savais pas pourquoi. Mic voulait une famille, je lui avait promis, il n’arrêtait pas de me le répéter.
J’ai voulu sortir de la douche mais il m’a rattrapé par le poignet et……………………….il m’a maintenu contre la paroi de la douche……………………. Il me disait « je veux une famille, on veut une famille alors pourquoi tu veux pas, c’est vexant à la fin ». Et ensuite il …………………………..m’a……………………………… violée.
Les larmes coulaient à flot sur ses joues et je la pris dans mes bras. Je ne savais pas trop quoi dire mais j’espérais que ma présence à elle seule était déjà un réconfort. Mac ne pouvait plus s’arrêter de pleurer, elle avait niché son visage dans le creux de mon épaule et elle pleurait, silencieusement. J’étais si triste pour elle mais en même temps tellement en colère contre Brumby ! ! ! Si il s’avisait de revenir il aurait affaire à moi ce sale type ! ! ! Quand Mac se détacha de moi elle du le voir dans mon regard car elle me dit :
M- Il ne reviendra pas Harm.
H- Qu’il essaye de revenir celui là, et je lui refais son portrait à ma façon, style écrasé de partout et coquards à volonté ! ! !
Mac eut un rire amusé, elle me dit :
M- Et si vous vous prenez quelques coups ? ?
H- Tant pis. Il ne vous pas demander pardon ? ?
M- Non. Je me suis pas rendue compte de ce qui venait de se passer avant que je le foute dehors. Quand il a claqué la porte, je me suis laissée glissée contre elle et j’ai pleurée. Puis je me suis relevée, je suis allée dans la cuisine pour faire à manger, bref reprendre une vie normale mais je me suis mise à trembler. J’ai couru dans ma chambre et j’ai versé toutes les larmes de mon corps. Pendant 3 semaines je me suis refusée à aller voir un psychologue, je me disais que je n’étais pas folle, mais quand au bureau on me demandait sans arrêt si çà allait bien je me suis dis que je ne devais pas être dans mon état habituel et çà j’ai eu du mal à l’accepter.
Mac s’allongea de tous son long sur le lit et regardais le plafond. Elle était plus détendue, plus à l’aise. çà faisait plaisir à voir. A mon tour je m’allongeai de tout mon long sur le lit et Mac me dit :
M- Merci de m’avoir écoutée Harm, je me sens déjà mieux. Je suis désolée de…
Je lui mis un doigt sur la bouche pour qu’elle se taise, lui sourit et je lui dit :
H- Ne vous excusez pas, Mac.
M- Vous ne saviez même pas ce que j’allais dire.
H- Peu importe, vous n’aviez pas à vous excuser.
Mac allait prendre la parole quand je lui posais à nouveau mon index sur la bouche pour la faire taire. Puis je caressais son visage avec ma main tout en disant :
H- Sarah, j’ai voulu vous écouter jusqu’au bout alors ne vous excusez pas de m’avoir dérangé ou de m’avoir empêché de dormir. Et puis, vous êtes si précieuse à mes yeux que je n’allais pas vous laisser toute seule, malheureuse et triste. Vous comptez tellement pour moi.
Mac me fit un de ses plus beaux sourires puis me demandait :
M- Est ce que vous vous êtes senti obligé de m’écouter ? ?
H- Maaaaacccc ! ! ! ! Je suis curieux de nature et quand vous me parlez de vous, çà m’intéresse, j’ai envie de savoir ce que vous avais ressentis, ce que vous avait fait, çà me permet de mieux vous connaître, de mieux vous comprendre.
Mac fut étonnée de ce que je disais car elle me dit, tout en tournant sa tête vers moi :
M- Vraiment ? ? ? ?
H- Oui vraiment.
Mac posa sa tête sur l’oreiller et continuais à me regarder, sans rien dire. J’ignorais ce que cela voulait dire mais pour une fois je décidais de ne pas réfléchir et de me laisser aller, de laisser aller mes sentiments. Je regardais Mac sans rien dire non plus, c’était comme un jeu, le premier qui quittait le regard de l’autre avait perdu. Je laisser mes pensées vagabonder, je me remémorais la rencontre de moi et Mac dans la roseraie, les débuts difficiles que nous avons eu, les moments de solidarité que nous avons eu l’un pour l’autre, les moments d’intimité que nous avons partagés…… Et inévitablement mes pensées s’arrêtèrent sur cette fameuse soirée de fiançailles chez l’Amiral. Les longs moments qu’on a passés à se rappeler de nos début ensemble, cette fameuse question qui m’avait fait réfléchir « Pourquoi la volte-face ? ? », les moments ou on s’étaient sauver la vie chacun notre tour, ce fameux regard que j’avais soi-disant eu, oui à cette instant précis sous cette véranda je la désirais plus que tout au monde, j’avais conscience que j’allais la perdre malgré qu’elle me disait le contraire, et puis ………ce baiser, je m’en rappelle si bien, ses lèvres si fines et si douces, le plaisir qui l’avait fait trembler de la tête aux pieds, ses mains qui s’agrippais à mon col. Tout le désir que j’avais de Sarah jusqu’à ce moment et que j’avais si longtemps dissimulé était dans ce baiser, j’y avais mis toute ma tendresse et tout mon cœur…Puis elle s’était éloignée, consciente que ce qu’elle venait de faire était une erreur pour son mariage…
Une caresse me fit revenir à la réalité. C’était Sarah, elle me regardait toujours aussi intensément et elle s’était rapprochée un peu plus de mon visage. Elle me dit :
M- Je sais ou vous étiez Harm.
H- Comment çà ? ?
M- Je sais à quoi vous étiez en train de penser.
H- J’en doute, voyez-vous.
M- Votre regard a parlé pour vous Harm.
Et là j’ai compris qu’elle savait effectivement à quoi j’étais en train de songer. C’est à ce moment là qu’elle rapprocha son visage encore plus près du mien et qu’elle posa délicatement ses lèvres sur les miennes. Je fermais les yeux et me laissais complètement aller. Des milliers de petites étoiles éclatèrent au dessus de ma tête lorsque je sentis que Sarah approfondissais ce baiser, toujours avec la plus grande et magnifique douceur. Je me laissais porter par la vague et caressait tendrement la joue de Sarah, sa peau était si douce. Puis tout doucement Sarah retira ses lèvres et me regarda avec un magnifique sourire. Il me fallut quelque secondes pour reprendre mes esprits et m’apercevoir que Sarah que m’observais. Quand je lui souris, elle sut que j’étais revenu à la réalité et elle ferma les yeux. Je lui caressais le visage si tendrement qu’elle me fit un sourire puis elle prit ma main et mit ses doigts entre les miens et rapprocha nos deux mains sur le matelas, entre nos deux visages. Je l’admirais encore un moment puis mes yeux tombèrent de fatigue mais je m’endormit comblé et satisfait de ce moment de pur bonheur.

A suivre…………………

Partie 6

Maison des Rabb
Lendemain matin
9h30

J’ouvrais les yeux doucement, et je vis le visage de Mac près du mien. Elle dormait encore, son visage était détendu et nos deux mains n’avaient pas changé de position depuis la nuit dernière. Pendant la nuit, Mac avait allongé son bras et elle avait posé sa main sur mon torse. Jamais je n’avais ressenti une telle satisfaction, un tel bien-être intérieur. Je me sentais si bien avec Mac que j’aurais voulu rester comme ça toute ma vie ! !
Je revenais au présent et souris à ce visage si joli et encore endormi et lui caressais la joue tout doucement. Un sourire se dessina sur les lèvres de Mac et elle ouvrit lentement les yeux. J’étais toujours aussi détendu et cela me surprenait, jamais je ne m’étais laissé aller à un tel point, et j’étais si heureux avec elle que je ne voulais pas que ça s’arrête. J’envoyais au diable toutes les raisons qui auraient pu me faire revenir à un état « normal » et je dis à Mac avec le plus beau sourire que je pouvais lui faire :
H- Bonjour. Bien dormi ? ?
Mac me répondit, avec un sourire comme jamais elle ne m’en avait fait :
M- Comme un bébé ! ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé une nuit complète, sans cauchemars.
H- Content d’avoir pu contribuer à votre bonne nuit ! !
M- Vous y êtes pour beaucoup, je dirais même que c’est complètement grâce à vous que j’ai fait une bonne nuit ! !
Soudain, un bruit nous sortit tous les deux de notre petite bulle. Nous nous levâmes en même temps, nos deux mains se détachèrent, presque à regret, et je fonçais voir ce qui se passait, suivit de près par Mac.
Quand je vis ma mère par terre, les courses éparpillées dans la cuisine, je me précipitais vers elle, en disant :
H- Maman, tu vas bien ? ? On a entendu un bruit et on est descendu voir ce qui se passait.
Sans le vouloir, j’avais utilisé le pronom « on », ce qui n’échappa pas à Trish. Elle me lança un regard, que j’ignorais, et l’aidais à se relever pour qu’elle aille s’asseoir sur le canapé. Mac était partie dans la cuisine et revient avec un verre de lait, qu’elle tendit à ma mère en disant :
M- Tenez, buvez ça.
T- Merci Mac.
Sarah et moi n’avions pas arrêté de nous regarder et ma mère le remarquait et nous demandait :
T- Est ce que j’aurais interrompu quelque chose, par hasard ? ?
Mac répondit la première en disant :
M- Non, ne vous inquiétez pas, ce n’était pas……… important.
T- Sarah, je connais mon fils, et je vois bien que c’était important.
Cette fois-ci, je fus plus rapide que Mac à répondre et je dis à ma mère :
H- Ne t’inquiète pas, on aura sûrement une autre occasion.
T- Comme ce soir par exemple.
M- Ce soir ? ? Qu’est ce qu’il y a ce soir ? ?
H- Avec tout ce qui c’est passé j’ai complètement oublié de vous prévenir : ce soir, il y a une fête à la salle de la ville. Tous les habitants seront là.
M- Et qu’est ce que vous fêtez ? ?
T- Rien de particulier en fait. On s’était dit que c’était l’occasion de faire connaissance avec des gens de la ville qu’on ne connaissait pas. Et depuis c’est une tradition, tous les ans à cette date, on fait la fête. Alors vous acceptez de venir ? ? Vous ne pourrez pas rester là toute seule, ce serait ridicule. Et puis, mes amies meurent d’impatience de vous connaître ! !
H- Tes copines concierges tu veux dire ! ! !
Mac dit en rigolant :
M- Donc je suis connue dans toute la ville, c’est ça ? ?
T- Au moins dans les 5 km à la ronde ! !
Mac me regardait puis me fit un sourire en disant :
M- D’accord, j’accepte mais il reste un problème, et de taille ! ! ! Je n’ai rien à me mettre ! !
Mac se mit à bâiller. Par politesse, elle mit sa main devant la bouche mais Trish et moi l’avions remarqué et je dit à Mac :
H- Pendant que vous vous reposez, j’irai vous acheter une robe.
Mac allait objecter quand je lui dis :
H- Pas d’objection, Mac. Allez vous reposer, vous êtes encore fatiguée. Et ça vaut aussi pour toi maman.
T- Je vais t’aider à ramasser.
M- Hors de question, je vais aider Harm et vous, vous allez vous reposer.
T- Très bien, vous êtes de vrais tyrans tous les deux ! ! !
Et ma mère monta les escaliers qui menaient à sa chambre, et s’allongea. Une fois les courses ramassées, Mac monta se reposer mais elle me promit qu’elle serait là pour faire la cuisine, au cas où je serais débordé.
J’avais toute la matinée pour trouver la robe parfaite pour Mac. Je fis plusieurs magasins avant d’avoir trouvé ce que je cherchais. Je demandais à la vendeuse un petit assortiment en plus et la robe serait prête pour cette après-midi. Content de moi, je décidais de marcher un peu avant de rentrer. Je pensais à Mac et à ce qui allait se passer ce soir. Nous étions devenus si proches après le récit de Mac, je voulais qu’elle reste avec moi pour toute la vie. Jamais je n’avais ressenti ça avec une autre femme, pas même avec Diane. Mac était ma vie et je m’en rendais compte, maintenant. Elle était tout ce que j’avais de plus cher, de plus précieux. Et il fallait que je fasse tout ce soir pour le lui faire comprendre. Oui, il le fallait ! !
En regardant ma montre, je me disais qu’il serait peut-être temps de rentrer à la maison, pour préparer le repas.

Maison des Rabb
11h30

Quand je rentrais dans la maison, je vis Mac, habillée, qui descendait les escaliers. Elle me dit :
M- Votre mère dort encore. Mais moi je suis là comme promis.
H- Vous n’avez quand même pas mis le réveil exprès pour être là, pile à l’heure ? ?
M- Non, je vous rassure, j’étais déjà réveillée depuis une heure. Alors qu’est ce que vous allez nous préparer de bon ? ?
H- Vous allez bien voir…C’est une spécialité de la famille à toute époque de l’année ! ! Vous voulez m’aider ? ?
M- Dites-moi ce que je dois faire.
Je donnais les instructions à Mac et je mijotais de mon coté les légumes. La préparation du repas se passa dans la bonne humeur, Mac était heureuse, elle semblait revivre ! ! Elle me demanda :
M- Vous n’avez pas remarqué que votre mère semblait toute excitée d’aller à cette fête ? ?
H- Non, je ne l’avais pas remarqué, mais que voulez-vous dire par là ? ?
M- Eh bien, je me trompe peut être mais si elle avait un amant ? ? Elle le retrouverait à la fête.
H- Quoi ? ? ? Qu’est ce qui vous fait pencher pour cette hypothèse ? ?
M- Imaginons que je sois à sa place : moi je ne serais pas super emballée d’aller à cette fête si ce n’est pour voir mes copines. Et puis elle ne m’aurait pas demandé si sa robe lui allait bien alors qu’elle va à cette fête pour voir ses copines.
H- Elle vous a demandé ça ? ?
M- Exactement. Les femmes s’inquiètent autant de leur apparence que quand elles ont un rendez-vous galant, ou, que quand elles veulent séduire. Sinon on choisit une tenue et hop, on n’y passe pas des heures, vu que ce n’est pas très important.
H- Vous êtes très observatrice dites-moi ! ! Mais c’est vrai qu’un homme lui ferait du bien, ça lui redonnerait un peu de gaieté dans sa vie. Depuis la mort de mon père, elle n’a plus cette petite étincelle dans son regard.
M- Elle a perdu l’homme qu’elle aimait, c’est « normal » qu’elle ne soit plus la même. Je serais quand même curieuse de savoir qui est cette mystérieuse personne, pas vous ? ?
H- Si, moi aussi j’ai envie de savoir ! ! Bon je crois que c’est près.
Ma mère descendit à ce moment là et elle insista pour mettre le couvert.

Maison des Rabb
13h30

Le repas s’était très bien passé, toujours dans une aussi bonne humeur. Trish s’était proposée pour la vaisselle et j’en avais profité pour emmener promener Mac. En fait je voulais l’emmener dans un endroit un peu spécial. Mac avait dû deviner que je voulais lui faire une surprise car elle me dit :
M- Harm, où est ce qu’on va ? ?
H- Vous allez bien voir.
M- Pourquoi est ce que vous avez pris un sac, on n’en a pas besoin ! !
H- Vous me faîtes confiance, Mac ? ?
M- Oui, bien sûr.
H- Alors suivez-moi et ne posez pas de questions, vous croyez que vous allez y arriver ? ?
Mac me donna un petit coup sur le bras, en me répondant :
M- Je crois que je vais y arriver.
Sarah continuait donc de me suivre, je pris un petit chemin étroit et nous débouchâmes sur une petite crique de sable fin. On entendait les clapotis des vagues et la mer était d’un bleu magnifique. Mac n’en revenait pas, elle me dit :
M- C’est magnifique, ici ! ! La mer est d’un bleu……… on dirait le paradis ! ! !
H- N’est ce pas ! ! Ça valait bien la peine d’attendre un peu. Vous venez vous baigner ? ?
M- Mais je n’ai pas de maillot de bain ! !
H- Moi non plus, mais bon vous avez bien quelque chose sous votre tee-shirt et votre pantalon ? ?
M- Vous connaissez la réponse, tout aussi bien que moi ! ! !
H- Alors, qu’est ce qui vous retient ? ? C’est désert ici, il n’y a personne ! ! Et puis vous ne pouvez pas avoir de complexe avec un corps si parfait ! ! Allez Mac laissez-vous tenter ! ! !
M- D’accord. Le dernier arrivé est une poule mouillée ! !
Elle avait à peine fini sa phrase qu’elle avait déjà enlevée sa jupe et commençait à enlever son tee-shirt. On courrait tous les deux côte à côte comme des fous mais heureusement la mer n’était pas très loin. Mac entra dans l’eau la première et je la suivais de près. Elle éclata de rire, en disant :
M- Je vous ai bien eu ! ! ! ! En plus vous vous êtes fait battre par une femme ! ! !
H- Vous avez triché, aussi ! ! ! Normal que j’aie perdu ! ! ! ! Mais je me vengerai, vous allez voir ! !
M- Vous voulez une revanche ? ? ! ! ! Très bien, alors le premier qui arrive au rocher, là bas, a gagné.
H- JE fais le départ, je ne vais pas me faire avoir 2 fois de suite ! !
M- D’accord, à « partez » on y va.
H- Ok, à vos marques…………… Partez ! ! ! !
Et je partis aussi vite que je pouvais ! ! Evidemment j’arrivais le premier et Mac me rejoignit une bonne minute plus tard. J’en profitais pour la taquiner, en disant :
H- Alors Mac, on a du mal à suivre ? ?
Pour réponse, elle m’envoya une giclée d’eau au visage et elle me dit, encore essoufflée :
M- Vous avez loupé une étape ! ! Et le « Prêt ? » vous l’avez oublié ! ! !
H- Comme ça on est à égalité ! ! Je vous avais bien dit que je prendrais ma revanche ! !
M- Vous n’avez pas traîné au moins ! ! !
H- Une belle occasion s’est présentée alors voilà ! !
Nous sommes restés encore une bonne demi-heure dans l’eau à s’amuser. Mac riait aux éclats, autant qu’elle pouvait ! ! Elle était si radieuse, si pleine de vie comme ça ! ! ! Cela faisait si longtemps qu’on ne s’était pas amusés autant tout les deux. Mac sortit de l’eau car elle voulait bronzer un peu avant de repartir. En effet, il fallait se préparer pour aller à la fête de ce soir.
Je sortis une serviette de bain pour Mac et une autre pour moi. Je lui donnais le tube de crème solaire et elle prit une noisette sur sa main et se l’appliqua sur tout le corps. Pendant ce temps, j’étalais ma serviette sur le sable et je m’apprêtais à m’allonger quand la main de Mac m’attrapa par le bras. Elle me montra la crème et elle me dit :
M- Avant de prendre une position bien confortable sur votre serviette, vous pourriez m’en mettre sur le dos, c’est une zone plutôt inaccessible pour moi ! ! Et puis sachant que vous avez un don inné pour les massages….
Tout en prenant le tube, je lui dis, en riant :
H- Je sens que ça va me poursuivre pendant longtemps cette année d’étude de kiné ! ! !
Mac s’allongea à plat ventre sur sa serviette, réunis ses deux mains sous son menton et posa sa tête de coté. Je m’installais au-dessus d’elle et commençais le massage. Lorsque mes mains entrèrent en contact avec sa peau des petites étoiles scintillaient au dessus de ma tête : j’étais en train de masser le dos à la femme de mes rêves et j’arrivais à peine à m’en rendre compte. J’étais dans mon petit monde merveilleux, sur un nuage mais revenir à la réalité m’était très difficile. De toute façon, pourquoi revenir au présent, je pouvais bien rêver après tout. Je continuais donc, sans descendre de mon petit nuage, de la masser quand je « rencontra » un « obstacle ». Je fus bien obliger de revenir à la réalité, avec regret. Mac me demanda :
M- Qu’est ce qui se passe Harm ? ?
H- Il faudrait que vous dégrafiez votre soutien-gorge, ce serait plus pratique.
Mac se retourna vers moi, puis en riant elle me dit :
M- Pourquoi est ce que je vous faciliterais la tâche ? ?
H- Parce que sinon ça sera moins agréable.
M- D’accord, d’accord. Allez-y, enlevez-le.
J’hésitais un moment, puis je sentis une vague de chaleur dans tous mon corps. C’était la première fois que je faisais ça avec Mac et il y avait de quoi rougir ! ! Elle dut sentir que j’hésitais et elle me dit d’une voix rassurante :
M- Allez-y Harm, je vous ai donné la permission.
Mes joues sont devenues roses quand, délicatement je détachai les agrafes de son sous-vêtement. J’avais remarqué qu’à ce moment là Sarah avait fermé les yeux et elle avait poussé un petit soupir. Apparemment cela lui plaisait, tout comme moi d’ailleurs ! !
Puis je recommençais le massage sur tout le dos cette fois-ci. Sa peau était si douce que je ne me lassais pas de ce que je faisais. Hélas, je fus forcé d’admettre que le massage touchait à sa fin et je dis à Mac :
H- C’est fini. Vous pouvez bronzer en toute sécurité maintenant ! ! !
Mac tourna la tête vers moi et me gratifia d’un sourire en disant :
M- Merci Harm.
Je répondis, également avec un sourire :
H- Mais de rien, Sarah.
Et elle remit son soutien-gorge et resta sur le ventre. De mon coté, je m’allongeais sur ma serviette dans la position inverse de Mac. Je fermais les yeux pour me protéger du soleil en poussant un soupir. J’étais bien et pour rien au monde je n’aurais donné ma place à quelqu’un d’autre.
Ayant entendu mon soupir, Mac me dit d’une voix discrète :
M- Ne vous inquiétez pas, vous aurez l’occasion de le refaire.
Surpris, je tournais la tête vers elle mais Sarah avait fermé les yeux, sa tête étant toujours tourné vers moi. Il subsistait encore sur son visage un sourire…
Puis Mac se tourna et se mit sur le dos, toujours un sourire accroché sur ses lèvres. De mon coté, je ne tenais plus en place, il fallait que je sache si Mac avait dit ça pour plaisanter ou bien si c’était sérieux. Je rapprochais sans bruit ma serviette près de la sienne et m’assit. Je restais une minute comme ça et j’interrogea Mac :
H- Vous allez peut-être m’en vouloir de vous demander ça mais vous avez dit ça pour plaisanter ou bien c’était sérieux ?
Mac revint en position assise et se mit face à moi. Elle me répondit :
M- Je ne vous en veux pas. C’est vrai que parfois on ne sait pas dans quel sens prendre mes paroles. C’est cet air pur, je crois que ça me donne des ailes, et puis ici je me sens vraiment bien. Mais je ne regrette rien de ce que je vous ai dit, je n’ai plus envie de jouer, Harm, ce n’est plus de mon âge.
H- Moi aussi je me sens particulièrement bien ici, cet air de vacances me rend plus « léger ». Vous avez raison, ce n’est plus le moment de jouer.
M- J’ai simplement voulu pousser les choses, faire le premier pas, mais maintenant si j’ai mal fait, dites-le moi et on repart de zéro comme si rien ne s’était passé et on finit nos vacances dans la bonne humeur.
H- Ne dites pas de bêtises. Repartir de zéro serait une pure folie ! ! Sarah, pour rien au monde je ne changerais ce qui c’est passé. Pour RIEN ! ! Vous êtes plus détendue ici et ça me plaît. Bien sûr vos petits défauts sont toujours là mais…
Je n’ai pas eu le temps de continuer car Sarah me donna un petit coup sur le torse, puis un autre et encore un autre. Je lui attrapais la main et lui dis en plaisantant :
H- Doucement, je ne suis pas votre punching-ball ! !
Sarah me dit, avec un regard malicieux :
M- Pourtant vous avez certainement les abdominaux pour ! !
H- Je ne vous conseille pas d’essayer sinon je vous remets à la mer ! !
Mac ravala son sourire et me dit :
M- Très bien, d’accord. Je veux bien admettre que pendant vos vacances, vous voulez vous reposer.
Et avant que je n’aie pu réagir, Sarah me donna un petit coup dans les abdominaux et se leva d’une traite puis se mit à courir pour m’échapper. En quelques enjambées, je la rattrapais et la portais, comme une mariée, jusqu’à la mer. Mac n’arrêtait pas de me dire, entre deux éclats de rire :
M- Harm, je vous en supplie ! ! Non, arrêtez ! ! !
H- Chose promise, chose due, fallait pas me taquiner ! !
Et je la « lançais » dans l’eau ! ! Maintenant c’était moi qui riais aux éclats ! ! Mac était à nouveau toute trempée et elle se dirigeait vers moi avec un regard ironique. Et avant que je ne puisse réagir elle me fit plonger dans l’eau à mon tour ! ! ! Elle me dit :
M- Je ne voulais pas repartir sans avoir pris ma revanche ! !
Et elle sortit de l’eau et alla s’asseoir dans le sable sec, en regardant la mer. Je venais m’asseoir à coté d’elle et Sarah me dit :
M- Dommage qu’on ait pas ça à Washington.
H- Mac, nos vacances ne sont pas encore finies et puis vous pourrez revenir. Ma mère vous accueillera les bras grands ouverts, ça vous pouvez en être sûre ! !
Puis je mis un bras autour de ses épaules et Mac soupira. Je regardais ma montre et décidais qu’il était grand temps de y aller, si on voulait avoir du temps pour aller chercher la robe de Mac et se préparer. Sur le chemin, elle se retourna pour regarder une dernière fois la plage et reprit la marche du retour.

Maison des Rabb
16 h 30

Mac et moi étions rentrés de la plage et Trish me dit tout bas :
T- Ne vous voyant pas arriver, je suis allée chercher la robe de Mac.
H- Comment as-tu fait pour trouver le magasin ? ?
T- Je les ai tous fait, à chaque fois je demandais s’il y avait un paquet au nom de RABB. Dis-moi, Mon Fils, vous n’avez pas fait trop de bêtises dans la crique ? ?
H- Mais non ne t’inquiète pas. Pour tout te dire il ne s’est rien passé de particulier entre nous.
T- Dommage……… Va montrer à Mac son paquet, donne-moi ton sac je vais m’en arranger.
Et je montais avec Mac dans sa chambre pour qu’elle ouvre le paquet. Elle défit le nœud, enleva le couvercle et ne put s’empêcher de dire avec un sourire, en voyant la robe et les petites pétales de rose blanche éparpillées sur celle-ci :
M- Oh Harm, c’est tellement mignon.
La robe était d’un rouge discret, il y avait une fente sur le côté qui allait jusqu’au genou. Le haut était composé de deux fines bretelles sur les épaules et d’un décolleté en V, très simple.
Tout en dépliant la robe, Mac me demanda :
M- Vous saviez pour les roses blanches ou c’était complètement involontaire ? ?
Je ne voyais pas de quoi elle parlait alors je lui dis :
H- De quoi est ce que vous voulez parler ? ?
Mac eut un petit rire et se rapprocha de moi, s’assit sur le lit et me répondit, en déposant délicatement la robe dans son emballage :
M- Donc vous ne saviez pas, mais on peut dire que vous avez eu de la chance : les roses blanches sont mes fleurs préférées.
H- Eh bien, en effet j’ai eu la main chanceuse ! ! Sinon elle vous plaît la robe ? ?
M- Faudrait vraiment que je sois difficile pour qu’elle ne me plaise pas ! ! Elle est magnifique ! ! Merci Harm.
Mac se rapprocha de moi et me fit un baiser sur la joue. Alors qu’elle s’éloignait de mon visage, je la retenais doucement par le cou et je déposais un doux baiser sur ses lèvres. Je lui souris puis je la laissais se préparer pendant que de mon coté je faisais de même.

A suivre……………………


Partie 7

Maison des Rabb
19h00

C’était l’effervescence à la maison : ma mère était déjà prête alors que la fête était dans une heure. Je commençais sérieusement à croire ce que m’avait dit Mac : ma mère avait sûrement un amant pour être aussi excitée ! ! ! Au bout d’un quart d’heure je descendis dans la cuisine, pour rejoindre ma mère et attendre Mac. En effet, c’était elle la dernière, pour une fois ! ! Après 10 minutes, Mac descendit les escaliers en se dépêchant. Jamais je ne l’avais vue aussi belle ! ! je ne pouvais détacher mon regard de sa robe et de son décolleté, elle était tellement magnifique ! ! Trish était déjà partie dehors, pour démarrer la voiture. Pendant ce temps, j’admirais toujours Mac, qui vint se planter devant moi, en attendant que je sorte de ma bulle. Ce fut très difficile mais je clignai des yeux et j’étais revenu à la réalité. Mac me souriait, et elle me dit :
M- Vous me feriez plaisir, là, tout de suite ? ?
H- Dites toujours.
M- Enlevez-moi cette cravate ! !
H- Quoi ? ?
M- Si c’est une soirée ou on s’amuse, ou on se détend, la cravate est loin d’être obligatoire ! ! Ce n’est pas la fête du président, c’est la fête de la ville ! ! Et puis je vous préfère en look décontracté.
Je m’exécutai et j’enlevai ma cravate. Je la posai sur le canapé et Mac se rapprocha encore plus près de moi et enleva 2 boutons de ma chemise. A ce moment Mac releva la tête et me regarda droit dans les yeux, puis me sourit. Nous pensions tous les deux à la même chose ! ! Dans un rire, Sarah me dit :
M- J’arrête là pour ce soir.
Et Mac me donna un doux baiser sur les lèvres, mais, dans un moment de désir, je continuai ce baiser. Sarah se laissa porter et mit ses bras autour de mon cou. A ce moment précis, j’aurais bien voulu rester ici avec elle et ne pas aller à la fête, pour faire avec elle ce que mes rêves les plus fous avaient imaginé des millions de fois… Mais Mac mit fin, tout doucement, à ce baiser qui était devenu passionné, torride. Elle me dit dans un sourire :
M- Mais j’ai toujours un faible pour les uniformes blancs… Et puis vous ne voudriez pas manquer cette fête, n’est ce pas ? ?
H- Vous connaissez parfaitement la réponse…
M- çà vous aurait fait acheter cette robe pour rien.
H- Tant pis, çà aurait fait office de souvenir de ces vacances.
Soudain, ma mère, que je n’avais pas entendue arriver, nous dit :
T- Vous venez, les deux tourtereaux, on va être en retard ! !
Quelque chose me disait qu’elle était là, à nous observer, depuis longtemps………

Fête
Saint-Lucas
19h45

Malgré la « discussion » entre moi et Mac, nous étions arrivés bien à l’heure. Trish était toujours aussi excitée. Je la laissai partir devant et je dis à Mac :
H- Je crois que je vous avez raison, ma mère doit avoir un amant.
M- Qu’est ce qui vous a mis sur la piste ? ?
H- Je ne l’avais jamais vue aussi « électrique » ! ! !
On approchait de la porte d’entrée de la salle quand Mac me dit :
M- Vous allez en avoir le cœur net ! !
Et Mac ouvrit la porte et entra dans la salle. Il y avait peu de personnes qui étaient arrivées et le soi-disant amant de Trish n’était pas encore présent. Pendant que je surveillais ma mère, Mac me tira par la manche et me dit, en désignant un homme :
M- Vous voyez Harm, vous n’êtes pas le seul à ne pas avoir de cravate.
H- Me voilà rassuré…………… Euh, en fait, non.
Et à mon tour j’attirai l’attention de Mac de mon coté. Elle me dit :
M- Quoi ? ?
H- Regardez par vous-même.
L’homme que Mac avait vu se diriger vers ma mère, d’un pas pressé, et tenait deux coupes de champagne à la main. Mac me dit :
M- C’est un bon candidat, mais les femmes n’aiment pas les hommes en retard ! !
H- Et les hommes n’aiment pas les femmes en retard ! !
M- On dirait bien que c’est lui Harm.
Ma mère et lui s’étreignirent pendant un moment elle lui fit un bisou sur la joue. Je dis à Mac, sur un ton ironique :
H- Oui, c’est lui, y a pas de doute ! !
M- Vous le connaissez ? ?
H- Non, mais je sens que les présentations vont bientôt arriver ! !
J’étais très protecteur, surtout quand il s’agissait de ma mère, je ne voulais pas qu’on lui fasse du mal, elle avait déjà assez souffert avec la mort de mon père, même si çà remonte à longtemps maintenant.
Mac me dit :
M- Du calme, Harm ! ! Laissez-la passer une bonne soirée et vous pourrez en discuter demain, c’est une grande fille vous savez ! !
Entre temps la salle s’était bien remplie, Mac semblait à l’aise, même si elle ne connaissait que peu de monde. Nous étions tous les deux au buffet pour prendre un verre, quand Mac se retourna et vit Trish qui se précipitait vers 4 femmes, à peu près du même âge qu’elle. Mac me demanda :
M- Ce sont elles les concierges ? ?
Je lui fis un sourire et lui répondis :
H- Exact. Elles vont sûrement venir vous voir. Qu’est ce que je disais…
En effet, ma mère et ses 4 copines s’avançaient vers nous. Je dis tout bas à Mac « bonne chance » quand elle me retient par la main. Je lui dis :
H- Voyons Mac, vous avez affronté bien pire comme situation ! !
M- Je crois que non justement, alors restez. Ne me laissez pas seule dans la fosse aux lions avec ses… ses ……
H- Ses ……vampires, qui absorbent tout les secrets ! !
M- Arrêtez, je sens que je vais défaillir ! !
Puis Mac me tint par l’index et fit un grand sourire vers les 4 copines de Trish qui se précipitèrent sur Sarah. Une des femmes pris la parole :
F(emme 1)- Bonjour, alors comme çà vous travaillez avec Harm ? ?
M- Oui c’est çà.
A ce moment, Trish « quitta le navire » pour aller rejoindre son amant. Les questions fusaient de partout, une autre femme a même demandé si les uniformes blancs étaient les meilleurs au lit. A cette demande, Mac avala de travers son jus d’orange, et répondit :
M- Je n’ai pas encore testé. Mais je suis sure que si vous faisiez un petit stage auprès des marine’s, vous pourriez comparer ! ! Si vous voulez, j’appelle quelqu’un qui vous expliquera en quoi consiste les exercices de la journée, comme par exemple 100 pompes le matin, une marche de 6h en courant l’après-midi.
Les 4 femmes bredouillèrent un « non merci » et s’en allèrent. Mac avala une gorgée de jus d’orange et poussa un soupir. Elle me dit :
M- Elles sont coriaces ces vieilles peaux ! ! !
H- Vous les avez bien eues en tout cas ! !
Çà faisait longtemps que je n’avait pas entendu Mac parler comme çà et un petit rire s’échappa de mes lèvres. Mac s’en aperçut et me dit, avec un sourire :
M- Ne vous moquez pas ! ! !
A ce moment, un grésillement se fit entendre dans toute la salle. C’était le maire qui mettait le micro en marche. Tout le monde se pressa devant l’estrade et Mac et moi, nous restâmes un peu en arrière. Mac se plaça un peu en avant de moi pour écouter le discours et je vins me mettre a côté d’elle un peu en retrait. J’essayai de mon concentrer sur le discours quand, involontairement, la main de Mac effleura la mienne. Cela suffit pour ne plus faire attention au discours et je continuai à caresser doucement la main de Sarah. Le désir que j’avais de cette femme me montait à la tête. Je me rapprochai un peu plus près d’elle et je vis que Mac, elle aussi, avait complètement oublier le discours. Doucement, j’entrecroisai nos doigts et Mac se laissa faire, puis elle exerçai une pression sur ma main, à l’aide de ces doigts croisés avec les miens. De mon coté, je caressai avec mon pouce le dessus de sa main et elle avait l’air d’apprécier puisqu’elle souriait ! ! Et je continuai ainsi jusqu’à la fin du discours. Quand il fut fini, nous nous dirigeâmes vers les tables pour aller dîner. Mac et moi avions été placés l’un en face de l’autre, donc nos deux mains, à regret, avaient du se séparer. Lorsque je fus assis, Mac me regarda et me dit tout bas :
M- Dites-moi que ces 4 vautours ne sont pas à notre table ! ! !
H- J’ai bien peur que si, regardez.
Et je lui fis un signe de tête vers les copines de ma mère et Trish qui les accompagnait. L’une d’elle vint s’asseoir à sa droite et Trish était à sa gauche. La copine de Trish engagea la conversation en disant, étrangement calme :
F(emme 2)- Moi c’est Claudia.
Mac lui fit un petit sourire en disant :
M- Enchantée. Je suppose que vous connaissez mon nom.
C(laudia)- Effectivement. Alors, puisque vous êtes dans les marine’s avez-vous déjà tester ces hommes ? ?
Mac, très poliment, lui répondit :
M- Les relations sont interdites entre un supérieur et un subordonné, c’est le règlement.
C(laudia)- Encore une règle débile ! ! Dites-moi au moins une chose de bien dans l’armée.
Je remarquai que Mac bouillonnait, elle commençait à s’énerver ! ! Mais elle reprit son calme, se plaça en face du visage de Claudia et lui dit :
M- Ce qu’il y a de bien dans l’armée, c’est qu’on peut facilement mettre au cachot quelqu’un qui parle à tort et à travers ! ! !
Mac avait réussi à lui clouer le bec, ce qui était plutôt un exploit ! ! ! Claudia se tut pendant tout le reste du dîner.

Fête
Saint-Lucas
23 h 00

Le dîner était terminé et il laissait maintenant place à la musique et à la danse. Toutes les personnes de notre table étaient parties sur la piste de danse, donc je vins m’asseoir à côté de Mac. Nous regardions tous les deux Claudia danser. Je demandai à Mac :
H- Est ce que çà va ? ?
M- Oui çà va. Un peu….
H- Sur les nerfs ? ?
M- Exactement, cette Claudia c’est pire qu’un petit lieutenant qui nous accuse d’avoir mal fait notre travail tout çà parce qu’il a perdu son solde du mois ! !
H- Feu rouge Mac ! ! On ne parle pas boulot pendant les vacances ! !
A ce moment, Trish vint vers nous et nous dit :
T- Vous ne dansez pas mes tourtereaux ? ? Allez çà ne peut pas vous faire de mal ! !
Et elle repartit sur la piste de danse. Je me tournai vers Mac mais avant que je n’ai pu prononcer un mot elle me dit :
M- Vous savez très bien que je danse horriblement mal ! !
H- Je n’ai pas ce souvenir Mac ! ! ! Et puis c’est une bonne occasion de bluffer Claudia.
Mac se leva de sa chaise et à ce moment, la musique changea et on entendit le début d’un slow. Mac et moi commençâmes à danser et elle me dit :
M- N’allez pas vous plaindre si je vous marche sur les pieds ! !
H- Le cordonnier pourra toujours me réparer mes chaussures ! !
Mac me fit un sourire et, à ma grande surprise, se rapprocha de moi et mis sa tête sur mon épaule et disposa ses bras autour de mon cou. Nos deux corps se rapprochèrent et se touchèrent. Ce qui n'était au début qu’une « simple » danse devint un slow langoureux et tendre. Lorsque Mac redressa sa tête et me regarda dans les yeux, elle me fit un magnifique sourire et me dit :
M- Votre regard vous trahit encore Harm ! !
Et c’était vrai j’étais à mille lieues d’ici, je me voyais en train de faire l’amour avec Mac sur une plage déserte, je la regardais intensément, je la désirais…………. Et c’est ce regard que Mac avait reconnu.
Je lui dis :
H- Vous y êtes pour beaucoup ! ! !
Elle prenait un malin plaisir à pousser les choses, à me pousser moi, hors de mes limites.
Mac prit un air déçu et elle me demanda :
M- Vous voulez que j’arrête ? ?
Je lui répondis, sans réfléchir :
H- Non, surtout pas ! !
Mac s’amusa de ma réaction et dit :
M- Bon ben je continue alors…
Le slow se termina au bout de 1 minute mais Mac et moi, nous eûmes bien du mal à nous séparer.
Nous nous dirigions vers notre table pour revenir nous asseoir quand Mac me dit :
M- Je vais prendre un peu l’air.
Surpris par sa réaction, je lui demandai avec un air inquiet :
H- J’ai dis ou fait quelque chose que……..
Sarah me coupa la parole en souriant et me dit :
M- Non vous n’avez rien fait de mal, ne vous inquiétez pas. J’ai juste besoin de prendre un peu l’air, d’aller dehors.
H- Très bien, allez-y.
Ce fut au tour de Mac de s’inquiéter en me demandant :
M- Vous n’êtes pas vexé ?
H- Pas le moins du monde.
Et elle me fit un sourire et partit dehors.

Fête
Saint-Lucas
00h30

Mac était dehors depuis une heure et je décidai d’aller la voir, car cela m’inquiétait qu’elle ne rentre pas. Mais surtout il fallait que je lui parle, c’était très important.
A côté de la salle, il y avait une petite plage et j’aperçus Mac qui étais assise sur un rocher. Je me dirigeai vers elle et Mac me dit :
M- C’est les concierges ou l’amant de votre mère que vous ne supportez plus ? ?
H- Les deux ! !
Je remarquai que Mac avait mis sa main dans son cou et je décidai de la soulager, puisque je savais bien le faire. Je lui demandai gentiment :
H- Vous pouvez descendre de votre rocher S’il Vous Plaît ? ?
Mac s’exécuta, se demandant ce que j’allais faire. Je montai et m’assis sur le rocher puis je fis signe à Mac de monter et de s’asseoir devant moi, dos vers moi. Je posai mes mains dans son cou et commençai tout doucement le massage. Mac me dit, avec un sourire :
M- C’est ce qu’il me fallait. Les grands esprits se rencontrent, dites-moi ! ! !
H- Exactement ! !
Puis Mac se mit en tailleur, et je continuai à la masser quand je lui dis :
H- Vous avez perdu vos chaussures ? ?
M- Elles me faisaient horriblement mal alors je les ai laissées en compagnie du sable fin ! !
H- çà ce sont bien les femmes ! ! ! Vous mettez des chaussures qui vous font souffrir sachant que vous allez dans une soirée qui durera plus ou moins longtemps.
M- Oui mais c’est pour faire chic qu’on fait çà ! ! ! Remarquez je vous vois mal avec des talons aiguilles ! !
H- Moi aussi, je ne m’y vois pas du tout ! ! !
Je cessai le massage et nous rigolâmes de bon cœur. Ensuite je fis descendre Mac de « son » rocher et nous marchâmes dans le sable. Au bout de deux minutes, je lui pris la main et l’attirai vers moi. Je mis une main sur sa joue, je la caressai, je lui remis une mèche en place, je passaisune main dans ses cheveux et je la fis s’asseoir dans le sable. Je m’assis à mon tour et lui dis, toujours en lui caressant la joue :
H- J’ai toujours eu si peur de vous perdre, ou qu’il vous arrive quelque chose et que je sois incapable de vous venir en aide. Quand vous étiez au Paraguay et que j’ai su que vous étiez en danger, je n’ai pas hésité un seul instant, j’ai démissionné. Je voulais vous sauver et rien ni personne n’aurait pu m’en empêcher. Quand j’ai vu qu’ils étaient prêts à vous torturer, j’aurais voulu tous les tuer, je voulais qu’ils payent pour ce qu’ils étaient prêts à vous faire et pour ce qu’ils vous avaient déjà fait. Je ferai n’importe quoi pour vous, Sarah. Pendant ces vacances, je vous ai vue différente. Et cela m’a fait chaud au cœur, cela m’a fait comprendre que vous étiez la femme la plus importante dans ma vie. Je tiens à vous comme à ma propre vie, vous êtes ma moitié, je ne peux rien faire sans vous. J’y ai souvent réfléchi : si vous étiez partie, qu’est ce que je ferais ? ? J’en arrive toujours à la même conclusion : rien, je ne ferais rien, je ne serais plus rien ! ! ! Vous êtes ma confidente, vous avez toujours su m’écouter, me rassurer, et me comprendre. Mais maintenant je ne veux plus perdre de temps, je vais vous poser une question. Vous pouvez y réfléchir un peu ou bien répondre maintenant.
Sarah MacKenzie, est ce que vous acceptez de bien vouloir faire un bout de chemin de la vie avec moi ? ?
Mac ne répondit pas tout de suite. Elle fit semblant de réfléchir, s’avança vers moi et me fit tout d’abord un petit baiser sur les lèvres et puis elle mit ses bras autour de mon cou et me força à m’allonger dans le sable en se mettant carrément sur moi. Puis elle m’embrassa langoureusement et passionnément. Elle cessa ce baiser torride et passa sa main dans mes cheveux, et me dit, d’un faux air de sérieux :
M- Je crois que tu peux légitimement supposer que ce baiser veut dire oui ! ! !
H- Oui ? ? ! ! ! ! ELLE A DIT OUI ! ! ! ! ! Wouh ! ! ! !
M- S'ils sortent tous ils vont croire qu’on se marie ! !
H- Ne t’inquiète pas çà va venir ! ! Tu veux y retourner ou tu veux rentrer ? ?
Le « tu » m’était venu naturellement, j’étais si heureux qu’elle ait accepté. Enfin nous étions réunis, tous les deux ! !
Mac se tourna vers moi et me répondit :
M- Je veux rentrer.
H- Très bien madame, allons récupérer tes chaussures et on y va ! ! !
Ma mère sortit à ce moment là et quand je passai auprès d’elle, elle me dit :
T- Prends la voiture, tiens voilà les clés, moi je prendrai un taxi.
H&M- Merci.

Maison des Rabb
2h00

Nous étions arrivés, j’ouvris la porte d’entrée et laissai passer Mac devant. Elle fila sur le canapé enlever ses chaussures pendant que je fermais la porte derrière moi. Ensuite Mac mis un peu de musique et me pris la main et commença à danser. Comme à la fête, elle logea sa tête sur mon épaule et je lui dis :
H- Toujours le même parfum. Mi-chocolat, mi-vanille, c’est très doux comme odeur ! !
M- Depuis quand est ce que tu connais mon parfum ? ?
H- Depuis la première fois que je t’ai embrassée, chez l’Amiral. Et je dois te dire que ton parfum commence doucement à me monter à la tête.
Mac se mit en face de moi et me dit dans un sourire :
M- Eh bien tu n’as qu’à te laisser aller…
Je passai ma main dans ses cheveux et l’embrassai, au début doucement et tendrement. Ce baiser devint ensuite torride, intense et passionné. Je la pris dans mes bras ce qui la surprit et je l’emmenai dans ma chambre, enfin celle que Mac occupait actuellement. Je la posai par terre et recommençai à l’embrasser. Je ne pouvais plus me passer de ces baisers, le désir que j’avais d’elle montait dans mon corps tout entier. Sarah, de son coté, m’enlevait ma veste tout en m’embrassant. A mon tour je fis descendre la fermeture de sa robe, écartai les fines bretelles de ses épaules et la robe tomba par terre. Sarah enleva ensuite chaque bouton de ma chemise et la fit rejoindre le sol. Elle déposa des baisers brûlants sur mon torse et le contact de sa bouche avec ma peau fit atteindre à mon désir un sommet que je n’aurais jamais imaginé. Après ce fut à mon tour de l’embrasser et de sentir son désir s’accroître. Son soutien-gorge partit vite rejoindre la chemise sur le sol et je lui fis des baisers sur sa poitrine, allant même jusqu’à m’attarder sur un téton. La petite culotte prit le même chemin que le soutien-gorge, ainsi que mon pantalon et mon caleçon que Mac avait enlevé avec une ardeur extrême.
Ce fut une nuit comme jamais je n’en avais eu : torride, passionnée, nos corps ne pouvaient plus se quitter. A chaque fois le plaisir était plus fort et s’arrêter fut très difficile! ! Nous étions si épuisés que nous nous endormîmes tout de suite, l’un contre l’autre, tendrement. Quand Mac s’endormit, je lui murmurai à l’oreille un « je t’aime » et tout aussi fatigué qu’elle, je m’endormis la seconde qui suivit.

Le lendemain matin
Maison des Rabb
10h30

J’ouvris les yeux et j'eus une si agréable sensation : j’étais définitivement heureux. Puis je regardai Mac un instant et je vis ses lèvres bouger, elle disait :
M- Alors, comme çà on m’observe ? ?
Sarah ouvrit les yeux et me fit un sourire. Je répondis à son sourire et lui répondis :
H- Je t’admire, en fait. Comment est ce que j’ai pu résister à ce corps si magnifique ? ?
M- Eh bien tu n’as pas résisté, mais c’est loin d’être un problème ! ! ! Harm, j’ai pensé des millions de fois à comment serait notre première nuit ensemble mais jamais je n’aurais pu imaginé que ce serait aussi bien ! !

Nous avions encore un peu de temps avant de repartir, l’avion était à 14h00, alors je décidai d’emmener Mac faire un tour à la petit crique. Mac et moi nous baignâmes, nous amusâmes et quand nous sortîmes de l’eau nous fîmes l’amour comme 2 fous ! ! je ne me lasserais jamais d’elle, oh que non, JAMAIS ! ! ! !
L’après-midi, les au revoir furent déchirants pour Mac et ma mère, elles s’adoraient et Trish voulait qu’elle revienne quand elle le voulait. Ma mère me prit a part juste avant de partir et me dit :
T- Préviens-moi quand l’heureux événement sera là.
H- Comment sais-tu que….
T- Il n’y a qu’à vous regarder tous les deux ! ! ! regardes Sarah, Harm, tu ne trouves pas qu’il y a quelque chose de changé chez elle ? ?
H- Si…… son regard……
T- Quand une femme est heureuse elle n’hésite pas à le montrer.
Puis je dis à mon tour au revoir à ma mère, qui me chargea de veiller sur Mac.

De retour à Washington, Mac et moi partîmes chacun de notre coté pour nous reposer mais il ne me fallut pas bien longtemps pour lui demander de venir vivre avec moi, ce qu’elle accepta immédiatement. Il y avait aussi une autre personne aux anges : Mattie. Elle qui voulait une femme dans ma vie elle était servie ! ! et c’était la femme qu’elle voulait en plus ! !
2 mois plus tard, nous avions chacun une bonne nouvelle à annoncer à l’autre. Mac commença en m’annonçant qu’elle était enceinte. Je la serrai aussi fort que je pouvais et je l’embrassai tendrement sur la bouche. Quant à ma bonne nouvelle à moi, c’était que j’avais trouver une maison pour nous 4 : Mattie, Sarah, moi et le bébé bien sur. Quand j’annonçai à ma mère non seulement la nouvelle du bébé et du déménagement, elle prit un avion pour venir nous aider et venir voir Mac et le bébé ! ! Le déménagement se passa très bien, j’avais supplié Sarah de ne pas trop se fatiguer à cause du bébé.
Le bébé naquit 7 mois plus tard, sans aucun problème. C’était une fille et on décida de l’appeler Héléna.
Une autre surprise attendait Sarah à la maison : quelques mois après son retour chez nous je la demandai en mariage, ce qui la fit sauter de joie et même bondir sur moi ! ! !
La cérémonie se déroula très bien et notre petite Héléna vint nous apporter les alliances à l’hôtel. Elle nous combla de bonheur pendant 1 an jusqu’à ce qu’un autre bébé fasse son apparition : cette fois-ci ce fut un garçon et on le prénomma David. Malgré les fréquentes disputes entre le frère et la sœur, ils nous inondèrent de bonheur, ainsi que tout notre entourage, satisfait de nous voir enfin ensemble Mac et moi.

The End ! ! !
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Posté le: Jeu 22 Nov - 22:37 (2007)    Sujet du message: Publicité

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sedb
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Posté le: Ven 23 Nov - 09:19 (2007)    Sujet du message: Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée] Répondre en citant

Trop bien.... 
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Cam
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Posté le: Ven 23 Nov - 19:57 (2007)    Sujet du message: Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée] Répondre en citant

 
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Ginie
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Posté le: Jeu 6 Déc - 15:47 (2007)    Sujet du message: Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée] Répondre en citant

j'adore trop cette fic....
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Posté le: Aujourd’hui à 20:09 (2017)    Sujet du message: Le coup du pouce destin et ses conséquences [terminée]

 
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