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hg David James Elliott, de sa vie à sa carrière, enfin la vie de cet homme !
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Voyage et Destin [terminée] [tout public]
 
 
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sarahrabb
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Inscrit le: 17 Nov 2007
Messages: 2 601
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Féminin 馬 Cheval

Posté le: Lun 3 Déc - 21:39 (2007)    Sujet du message: Voyage et Destin [terminée] [tout public] Répondre en citant

Auteur : Sarahrabb
Genre : Drame Romance
Rating : Aucun
Résumé : lisez!!! Mort de Rire

Voyage et Destin

Remarques : j’utilise le « je » pour Mac

Vendredi 20 décembre
Quartier général du JAG
16h00

Aujourd’hui, nous avions peu de travail au JAG, la période de Noël était toujours creuse. Les militaires, trop heureux de pouvoir aller voir leurs familles, ne commettaient pas de délits, de peur de ne pas être avec leur famille pour Noël. Et on ne pouvait pas leur en vouloir. C’était aussi le dernier jour de travail pour nous. Je rédigeais de la paperasse que j’avais laissé s’entasser sur mon bureau, quand je vis une femme blonde, très jolie, qui demandait à Harriet ou se trouvait le bureau du capitaine Rabb. En ce moment, les relations entre Harm et moi se limitaient strictement au travail, je ne savais pas trop pourquoi d’ailleurs, il y avait une tension entre nous mais je ne savais pas de quoi il s’agissait. Harriet mena la femme au bureau de Harm, elle ferma la porte et après quelques mots, elle lui sauta littéralement au cou. Soudain, je sentis une violente colère monter en moi, je sortis de mon bureau, claqua la porte et manqua de renverser un premier-maître. Je me dirigeais vers Harriet et lui demandais, tout en regardant la femme et Harm discuter en rigolant :
M- Qui est ce ? ?
H(arriet)- Je ne sais pas Madame, j’ai juste entendu le capitaine l’appeler Héléna. Mais cette femme m’a simplement dit qu’elle voulait voir le capitaine Rabb.
Je serrai les poings de plus en plus forts, en allant même jusqu’à couper la circulation du sang. Quand je vis cette Héléna toucher le visage de Harm avec sa main, cela fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. J’allais dans la cuisine à grands pas, en espérant qu’il n’y avait personne, pour prendre une grande tasse de café bien fort. Je ne savais pas ce qui se passait en moi mais je bouillonnais intérieurement. Heureusement pour moi, ni Sturgis, ni l’Amiral, ni qui que ce soit d’autre était là donc je pris ma tasse et versai dedans le précieux mélange de caféine. J’essayais de me calmer, de retrouver mon sang-froid mais cette fois-ci je n’y arrivais pas. Je revoyais dans ma tête cette femme qui caressait le visage de Harm, et Harm qui se laissait faire. Ce moment n’avait duré que quelques secondes mais il repassait en boucle dans ma tête, j’aurais voulu que çà s’arrête mais je n’arrivais plus à me contrôler, çà repassait encore et toujours, puis soudain je revis mon père qui était en train de frapper ma mère et qui montait pour venir me battre moi aussi. C’en était trop pour moi, je bus la dernière goutte de café qui restait dans ma tasse et je cassai ma tasse en la tapant sur la paillasse. J’avais mis dans mon geste toute ma rage, toute ma colère, et je ne ressentis même pas la douleur d’un petit bout de la tasse qui s’était enfoncé dans ma peau. Ma main saignait un peu mais je m’en contrefichais. Lorsqu’elle avait entendu le bruit, Harriet s’était précipitée avec Bud dans la cuisine. Heureusement, il ne restait plus que moi, Harm, et les Roberts à notre étage, ainsi que l’Amiral, qui était dans son bureau.
En voyant ce qui restait de ma tasse, Harriet se dépêcha de me demander :
H(arriet)- Tout va bien, Madame ? ?
Je lui répondis en la rassurant :
M- Oui tout va bien, ne vous faites pas de soucis. C’est simplement ma tasse qui m’a échappée des mains.
C’est à ce moment qu’Harriet aperçut du sang et vit sur ma paume qu’il y avait une petite entaille. Elle me dit, inquiète :
H(arriet)- Vous devriez aller voir un médecin, c’est peut-être grave.
M- Allez me chercher la trousse de secours, je vais m’en arranger. Bud, pourriez-vous réserver un billet d’avion pour ce soir direction San Diego, S’il Vous Plaît ? ?
B(ud)- Oui madame, mais…… vous allez manquer notre fête de Noël chez nous ? ?
M- Je suis désolée Bud mais j’ai un contretemps. Je vous donnerai le cadeau d’AJ à mon retour, vous n’aurez qu’à lui dire que le père Noël est passé en retard chez sa marraine.
Bud sembla insister en disant :
B(ud)- Mais madame, vous n’avez jamais manqué une seule fête de Noël chez nous. Et qu’est ce que nous allons dire aux autres quand ils verront que vous n’êtes pas présente ? ?
Je lui répondis :
M- Vous leur direz que j’ai eu………………………une urgence et que je n’ai pas pu venir. Mais maintenant Bud allez me faire cette réservation S’il Vous Plaît, je veux partir ce soir à n’importe quelle heure.
Bud s’exécuta en disant :
B- Très bien Colonel, j’y vais.
Harriet partit de la cuisine avec Bud et je restais pour me faire un pansement sommaire. Tout ce que j’espérais c’était que le bout de verre ne s’était pas enfoncé trop loin dans ma peau sinon je risquais de rester ici, ce que je ne voulais en aucun cas. J’avais besoin de partir, de mettre les choses au point, de me retrouver seule. C’est vrai que çà me faisait mal de ne pas assister au dîner chez Harriet et Bud mais j’avais vraiment besoin de ce changement d’air. Quand j’eus enlevé le bout de verre de ma main, je fis un bandage et me dirigeai à toute vitesse vers mon bureau pour prendre mon manteau et partir, sans regarder vers le bureau de Harm. Bud m’accosta pour me dire :
B- Madame, votre réservation est faite. Votre avion décolle dans 2 heures.
M- Merci Bud, passez de bonnes vacances et je vous souhaite un joyeux Noël d’avance.
B- Merci Madame, passez un bon Noël vous aussi.
M- Merci Lieutenant.
Et je partis sans me retourner pour me diriger vers ma voiture et partir jusque chez moi pour faire mon sac, j’avais tout juste le temps.

Appartement de Mac
Georgetown
16h45

Je faisais mon sac, en prenant tout ce qu’il me fallait pour ces vacances et peut-être même plus. Effectivement j’avais décidé que s'il le fallait je prolongerais mes vacances en prenant un congé, même si l’Amiral avait besoin de moi au JAG. Ce qui s’était passé au JAG, je savais ce que c’était : de la jalousie. J’étais jalouse de cette femme qui caressait Harm comme si……… comme si………ils sortaient ensemble mais cette fois j’en avais assez, il fallait que je prenne une décision, je ne pouvais pas continuer comme çà. Je m’étais promis une famille, des enfants, et même un mariage mais çà ce n’était pas aussi important que le reste pour moi.
Tout d’un coup, le téléphone sonna et je décrochai, c’était Mattie. Quand Harm nous avez présentées, Mattie m’avait tout de suite appréciée et c’était réciproque. Depuis on se parlait beaucoup, surtout quand Harm n’était pas là et elle me racontait ses secrets qu’elle ne disait même pas à son père adoptif. Un peu comme une mère et sa fille………
Je revins au présent et parlai dans le combiné que j’avais décroché. Je dis :
M- Salut Mattie, alors comment çà va ? ?
Elle me répondit, tout bas :
M(attie)- Je vais bien merci.
M- Pourquoi est ce que tu parles tout bas ? ?
M(attie)- Parce que j’ai un truc à te demander.
J’avais toujours été très attentive lorsque Mattie me parlait et je pense qu’elle appréciait cette écoute « féminine ».
M- Je t’écoute.
M(attie)- Est ce que tu crois que çà plaira à Harm comme cadeau un livre sur les F14 ? ?
M- Bien sûr que çà lui plaira. Çà c’est toujours un sujet qui lui plaît ! !
M(attie)- Oui c’est vrai. Merci du tuyau et quant à ton cadeau à toi eh ben tu le verras chez les Roberts le 24 décembre.
J’avais déjà trouvé çà si gentil qu’elle ait pensé à me faire un cadeau, j’avais peur qu’elle m’en veuille si je n’étais pas là cette année pour Noël, surtout que c’était son premier Noël avec moi et Harm. Ne m’entendant plus parler, Mattie me dit :
M(attie)- Mac, tu es toujours là ? ? Il y a un problème ? ?
Je ne savais pas comment lui dire sans qu’elle soit vexée mais je me jetais quand même à l’eau en lui disant :
M- écoute Mattie, je………… j’apprécie le fait que tu ait songé à dépenser ton argent pour me faire un cadeau mais……
On sentait dans le ton de sa voix qu’elle était sur la défensive, elle me demanda :
M(attie)- Mais quoi ? ?
M- Je ne serai pas là pour Noël cette année.
Mattie soupira, déçue, et me dit :
M(attie)- Mais pourquoi ? ? Tu pars où ? ?
Je m’empressai d’ajouter :
M- Tu pourras toujours m’offrir ton cadeau quand je rentrerai. J’ai besoin de réfléchir et de me changer les idées.
M(attie)- Et c’est au moment de Noël que tu as besoin de réfléchir ! ! Justement tes amis sont là pour t’empêcher de passer un Noël seule, mais je suppose que ta décision est prise et que je ne te ferai pas changer d’avis.
M- Effectivement, je……. Je suis désolée Mattie.
M(attie)- C’est facile de le dire.
Et elle raccrocha. Elle était visiblement en colère et déçue que je ne sois pas présente. Mais je devais quand même partir.
Je savais parfaitement ce que je faisais et je ne partais pas à l’aventure : je passais dire un petit bonjour à une amie et ensuite je partais direction le Wyoming, ses grands espaces, ses chevaux sauvages ……………et ses souvenirs………
Bref il fallait que je finisse mon sac vite fait si je ne voulais pas rater mon avion.

Aéroport de Washington
18h30

La route n’avait pas été trop encombrée, le trafic était calme pour le premier jour des vacances de Noël. J’étais arrivée à l’aéroport à l’heure, comme toujours d’ailleurs. J’étais allée au guichet pour prendre mon billet et attendre la voix de l’hôtesse nous demandant de nous présenter à l’embarquement.
15 minutes plus tard, cette voix se fit entendre et je me levai de mon siège pour donner mon billet et prendre ma place dans l’avion.
Une fois installée à ma place, je regardai par le hublot et songeai à ce que j’allais manquer cette année, à qui j’allais manquer… Le petit A.J, il allait se demander ou était sa tata………Mattie, qui était déçue que je ne sois pas là……… Harriet et Bud, qui essayaient de comprendre ce qui s’était passé………
Mais il fallait absolument que je réfléchisse, il s’agissait de mon avenir, le hasard avait voulu que cela tombe dans la période de Noël.
Je sortis de mes pensées en entendant la voix d’une hôtesse qui nous demandait d’attacher nos ceintures pour le décollage. Je penchai ma tête en arrière et m’endormit.
J’étais dans le cimetière d’Arlington. L’Amiral Chegwidden, Harriet, Bud et leurs 2 enfants, Sturgis, Jennifer, Mattie, Harm et une petite fille qu’il tenait par la main était présents. Ils avaient tous revêtu l’uniforme pour un enterrement et étaient tous triste mais ne pleuraient pas. Sauf Harm, Mattie et la petite fille qui étaient penché sur un cercueil. J’approchai de Harm mais lui, ni personne d’autre ne semblait me voir. Sur le cercueil était écrit le nom de la défunte : ……… Sarah MacKenzie. Je tapai sur l’épaule de Harm pour lui dire que j’étais là, que je n’étais pas morte, mais il ne bougeait pas. J’étais devenue invisible pour tout le monde…… la petite fille auprès de Harm lui disait :
P(etite)F(ille)- Dis papa, pourquoi est ce qu’elle est partie maman ? ?
Harm lui répondit, avec un air si triste et si désemparé :
H- Je ne sais pas ma chérie. Allez maintenant, il faut que tu lui dise au revoir.
Et la petite fille mis une rose sur le cercueil, Harm la suivit, il avait le teint très pale, il semblait si abattu… Puis toute l’assemblée fit de même et vint présenter leurs condoléances à Harm et à sa fille.
Quand tout le monde fut parti, je restai devant le cercueil et tout d’un coup une main vient se poser sur mon épaule et une voix me dit :
V(oix)- Madame.
Je me réveillai en sursaut, Dieu soit loué tout cela n’avait été qu’un cauchemar ! ! En revanche, ce qui était bien réel, c’était la voix de l’hôtesse qui me demandait d’attacher ma ceinture car nous allions atterrir a San Diego.

A suivre………..

Partie 2

Aéroport de San Diego
22h00

Je pris mon sac à l’arrivée et sortis de l’aéroport. Je décidai de faire une surprise à une amie d’enfance, que je n’avais pas vue depuis une éternité. Donc je pris un taxi et me dirigeai vers Little Rock, là ou habitait mon amie, Sandra. Je frappai chez elle et fis mine d’être un représentant, qui venait vendre son produit. Je lui dis :
M- Bonjour Mademoiselle, je vends des photos de classe de terminale…
Je n’eus pas le temps de finir que déjà elle me sautait au cou, heureuse de me revoir après tant d’années. Elle me dit, après m’avoir fait entrer dans sa maison :
S(andra)- Bon sang, çà fait si longtemps qu’on s’est pas vu ! ! ! ! combien ? ? 15 ans ? ?
M- Au moins ! ! ! En tout cas c’était le bon vieux temps ! !
S- Alors, qu’est ce que tu deviens ? ? tu es mariée ? ?
M- Je suis avocate dans l’armée. Et non je ne suis pas mariée ! !
Sandra me dit d’un air malicieux :
S- Bizarre, je pensais que les hommes se bousculaient à ta porte ! ! ! En tout cas au lycée, c’était comme çà ! !
M- Oh oui, je m’en rappelle bien ! !
S- Tu te rappelle la fois ou tu avais trouvé une rose dans ton casier ? ? ! ! ! ! Et après les lettres d’amour ! ! ! !
M- J’étais sous le charme ! ! Et je l’ai été encore plus quand j’ai découvert que l’auteur de ces lettres, c’était Marc, le mec le plus beau du lycée ! ! !
S- Tu veux dire quand NOUS l’avons découvert ! ! j’ai toujours été de ton coté je te rappelle, et je t’ai souvent aidée pour qu’un mec te regarde ! ! ! !
M- Je sais bien, je t’en suis éternellement reconnaissante ! ! ! Ce que je ne t’ai jamais dit c’est que marc était un débile de première ! ! !
S- Oh si tu me l’as dit, au moins 100 fois dans les toilettes quand tu l’as su ! ! !
M- J’ai la mémoire courte alors ! ! Et toi alors, tu es mariée ? ?
S- Disons que je suis sur un coup en ce moment……… et un bon coup çà c’est moi qui te le dis ! !
M- Raconte ! ! !
Et pendant encore une bonne partie de la nuit nous avons discuté. On s’est remémoré les souvenirs du lycée, nos petits copains de l’époque, ce qu’on avait fait après comme études, les « aventures » qu’on avaient vécues…
Vers 2h00 du matin, Sandra me proposa l’hospitalité pour cette nuit, et je lui dis que je ne pouvais pas rester longtemps car je devais aller dans le Wyoming. Elle me proposa de faire la réservation de mon billet le lendemain et de rester chez elle en attendant. J’acceptai volontiers et elle me montra ma chambre. Elle me souhaita une bonne nuit et partit se coucher.
Je m’endormis tout de suite car le voyage m’avais fatiguée. Ma nuit fut peuplée de rêves qui concernait Mattie, Harm, le petit A.J, Harriet, Bud, l’Amiral, comme si mon inconscient voulait me faire regretter d’être partie.

Le lendemain
Maison de Sandra
10h00

Je me levai pour me diriger vers la cuisine et préparer du café. Sandra se leva 5 minutes après moi, elle appréciait que j’avais déjà préparé sa tasse et que j’avais versé du café dedans.
Une heure après, nous étions toutes les deux prêtes pour aller réserver mon billet, Sandra ayant tenu à m’accompagner absolument. Par chance il y avait un vol cette après-midi et il restait plusieurs places. J’en retins une et Sandra m’emmena ensuite faire les boutiques. Elle avait un cadeau à trouver pour son petit ami car c’était son anniversaire aujourd’hui. Après 2 heures d’intense shopping, elle dénicha la perle rare dans une paire de boutons de manchette. Une fois rentrées, elle m’expliqua ensuite son plan : elle allait les mettre dans un petit écrin et son petit ami croira à une demande en mariage, il la tannait depuis longtemps avec çà. Sandra aimait manipuler gentiment les hommes, et surtout leur faire croire des choses qui n’existent pas. Je lui demandai :
M- Comment sais-tu que c’est le bon cette fois-ci ? ? que tu ne fais pas çà pour t’amuser ? ?
S- J’en sais rien, je le sais c’est tout. Je le sens, c’est lui ! ! je veux devenir « sérieuse » maintenant.
Je ne pus m’empêcher d’ajouter :
M- Eh ben, y a du boulot ! ! !
S- Peut-être mais je vais y arriver ! ! ! Dis donc toi, tu serais pas amoureuse par hasard ? ? ! ! !
Surprise de sa question, je lui répondis, sûre de moi :
M- Non, qu’est ce que tu vas chercher ! ! Et puis qu’est ce qui te fait dire çà ? ?
S- J’ai toujours eu le nez pour çà ! ! ! je me suis jamais trompée sur ce sujet au lycée, je pouvais dire de quel mec tu étais amoureuse. Allez, sérieusement Sarah, je suis sûre qu’il y a quelqu’un et çà depuis longtemps, je me trompe ? ?
Je soupirai, je savais qu’elle avait raison mais j’étais venue pour prendre une décision et je ne repartirai pas avant de l’avoir prise. Je lui répondis :
M- Oui c’est vrai, et c’est pour çà que je fais un break, j’ai besoin de faire le point.
S- C’est si compliqué que çà ? ?
M- Oh oui ! ! ! c’est une longue histoire mais je n’ai pas le temps de te la raconter. Il faut aller manger car je ne veux pas rater mon avion de cette après-midi.
S- Dommage, çà avait l’air intéressant pourtant, mais bon je n’en dis pas plus. Je m’en vais te faire un bon petit plat dont tu me diras des nouvelles.

Maison de Sandra
12h30

Effectivement, le repas fut succulent. Sandra avait toujours eu le don de savoir faire de la bonne cuisine. Lorsque la vaisselle fut finie, je demandai à Sandra de me montrer une photo de son petit ami, Franck. Lorsque je vis la photo, je lui dis :
M- Waouhh, c’est le sosie de Tom Cruise en personne ! ! ! Je comprends que tu sois sur un si beau coup ! ! !
S- Moi je pencherais plutôt pour le sosie de Leonardo Di Caprio ! ! ! Il est sexy, n’est ce pas ? ?
M- Tu veux dire, il est hyper sexy ! ! ! il fait quoi comme métier ? ? Mannequin ? ?
S- Il est directeur d’une maison d’édition. Mais on lui a déjà proposé de faire des photos de mode ! !
Et nous éclatâmes de rire ! ! Sandra était toujours en première ligne dès qu’il s’agissait de faire la pitre ! !
Aéroport de San Diego
14h30

Sandra avait été si contente de me voir que nos adieux furent déchirants ! ! L’hôtesse annonçait que les derniers passagers devaient embarquer maintenant, alors je serrai Sandra dans mes bras et me présentai à l’embarquement. Je m’installai et l’avion décolla 10 minutes plus tard. Le vol se passa sans aucun problème, étant habituée à voyager dans des avions militaires beaucoup moins confortables.

Aéroport de Little Creek
Wyoming
18h30

J’avais prévenu un ami que j’arrivais aujourd’hui. Il vint me chercher et il me conduisit à « ma » maison. Il me souhaita un bon séjour et repartit, me disant qu’il était pressé et qu’on aurait sûrement l’occasion de parler un autre jour. Il s’appelait Daniel et il habitait à 1 km de chez moi, c’était mon plus proche voisin mais aussi un grand ami, qui aimait et appréciait, comme moi, la nature et les chevaux sauvages qui broutaient tranquillement dans les plaines. Il avait perdu sa femme il y a quelques années déjà et je l’avait aidé à remonter la pente. Sa sœur, Judith avait pris soin de lui après moi.
Je fus sortie de mes pensées par un oiseau qui chantait. J’entrai dans la maison et allai déposer mon sac dans la chambre. Puis je ressortis pour aller voir mes chevaux. En mon absence, c’est Daniel qui s’en occupait, en gage de remerciement pour l’avoir aidé après la mort de sa femme. Je sellai un cheval et partis au grand galop à travers les plaines, je connaissais par cœur les alentours, l’emplacement des chevaux sauvages. Je me dirigeai vers l’un de ses endroits et vis le troupeau. Ils broutaient l’herbe et cela me donna une idée…. ……………… j’allais reprendre une vieille passion.
Mon cheval leva soudain les oreilles car il avait vu un cavalier se diriger vers moi. C’était Daniel. Il se mit à coté de moi et me dit :
D(aniel)- C’est beau, hein ? ?
M- Oui j’avais oublié que çà pouvait être aussi magnifique. C’est toujours toi qui déplace les troupeaux ? ?
D- Oui avec l’aide de Jack. Le nombre de chevaux sauvages n’arrêtent pas de diminuer.
M- A cause de Ricks ? ?
D- Oui, il continue toujours de voler certains chevaux sauvages.
John Ricks était un de mes voisins lointain. Depuis longtemps, il capture des chevaux sauvages et les dresse avec la manière forte. Ce personnage m’avait toujours répugné, ainsi que Daniel ! ! Quand à Jack, c’était un ami de Daniel, ils avaient fait connaissance lorsque Daniel et sa femme étaient venus s’installer ici. C’est Jack qui lui avait tout appris, autant sur les chevaux que sur le paysage, par exemple, comment repérer un troupeau de chevaux sauvages. Daniel, qui venait de la ville, mis un certain temps à s’habituer mais s’en accommoda très bien, il était avec sa femme et c’était le principal. Lorsqu’elle est morte, ce fut le drame : Daniel voulait retourner vivre en ville, et on ne fut pas trop de deux, Jack et moi, pour le convaincre de rester. Souvent je passais la nuit à consoler Daniel, et à le rassurer, il était vraiment au bout du rouleau à cette époque. C’était il y a 5 ans, aujourd’hui il avait repris sa vie en main et surveillait mes terres et les chevaux sauvages.
Le hennissement d’un cheval me sortit de mes pensées : l’étalon du troupeau nous avait vus et les chevaux fuyaient, laissant derrière eux une traînée de poussière.
Nous rentrèrent tout les deux et je dit à Daniel, une fois arrivé devant chez moi :
M- Si tu as envie de parler…. De parler de n’importe quoi, ma porte est toujours ouverte.
Il me fit un sourire et me dit :
D- Je te remercie, mais ça ne serait pas plutôt toi qui aurait besoin de parler ? ? ! ! !
M- Non, qu’est qui te fait dire çà ? ?
D- Tu viens souvent ici pour le plaisir, pour tes vacances, mais tu ne viens jamais à l’improviste comme çà. Qu’est ce qui t’arrive ? ?……………… Laisse-moi deviner………… tu es amoureuse, c’est çà ? ?
M- Qu’est ce que vous avez tous à me dire çà ? ? Non, je ne suis pas amoureuse ! !
Et je me dirigeais vers l’écurie pour desseller mon cheval, en tournant le dos à Daniel. Il me dit :
D- Si tu réagis comme çà, c’est que tu es amoureuse ! ! Bonne soirée
Et je rentrais dans la maison, furieuse ! !
A suivre............
les noms des villes sont imaginaires


Partie 3

Dimanche 22 décembre
Maison de Mac
Wyoming

Je me levai le matin à 10h15 et descendis dans la cuisine préparer mon petit déjeuner. Je sortis dehors respirer l’air frais en buvant une tasse de café. Et ce que je vis m’émerveillait. Le paysage était magnifique, la nature était respectée ici, pas comme à Washington ou les pots d’échappements polluent l’air. Je m’étais souvent surprise à penser, quand je venais ici, que c’était un petit coin de paradis. Mon petit déjeuner fini, je m’habillai et allai au grenier pour vérifier que mon appareil photo était toujours en état de marche. Effectivement quand je venais ici, j’exerçais un de mes talents : la photographie. J’avais découvert cette passion il y a seulement quelques années et le paysage, ainsi que les chevaux sauvages, étaient un cadre parfait. Malheureusement mes talents de photographe je ne pouvais les exercer qu’ici car je ne connaissais pas d’autres endroits avec un cadre aussi splendide.
Je mis le précieux appareil en bandoulière autour de mon cou et partis vers l’écurie pour seller un cheval, Satire. Je montai dessus et partis en direction d’un troupeau de chevaux sauvages que Daniel et Jack allaient déplacer ce matin. C’était le moment le plus intense que je pouvais photographier ici. Les deux hommes arrivèrent derrière moi et Daniel me dit :
D- Ne t’approches pas trop près, çà peut devenir dangereux.
Il avait manifestement oublié que ce n’était pas la première fois que je faisais çà, je lui dis :
M- Je sais bien Daniel, ce n’est pas la première fois que je vous accompagne munie de mon appareil photo. Ou bien c’est que tu as la mémoire courte.
D- Ok d’accord. On y va et toi Mac, restes un peu à l’écart, on ne sait jamais.
Je descendis de cheval, me mis en place et réglai mon appareil. Une minute après, Jack et Daniel poussaient les chevaux vers d’autres plaines. Pour ceux qui s’y connaissaient le spectacle était splendide, à couper le souffle mais pour les amateurs ce n’était rien d’autre que de la poussière et des chevaux qui galopent. Une fois que j’eus fini, je remontai à cheval et suivis le troupeau du haut de la colline ou je me trouvais. Puis Jack et Daniel, ayant fini leur travail, se dirigèrent vers moi. Jack me demanda :
J- Tu as fait de belles photos ? ?
M- On verra quand elles seront tirées mais oui je pense qu’il y en a des pas mal ! !
Daniel intervint en disant à Jack :
D- Elle est toujours aussi modeste tu sais ! ! !
J- Je vois çà ! ! !
Et nous galopâmes jusque chez moi puis Jack et Daniel rentrèrent respectivement chez eux.

Maison de Mac
12h30

Sans en avoir l’air nous avions quand même passé 2 heures à rassembler les chevaux et à revenir chez moi. Mais cela avait été un véritable plaisir pour moi de photographier ces chevaux sauvages. Je décidai donc de manger et après de développer les photos que j’avais faites.
Maison de Mac
13h30

Le repas fini, je me mis au travail. Je traversai la maison d’un bout à l’autre, et entrai dans une pièce spécialement crée pour le développement de photos. Je retrouvai ici de vieux souvenirs car cette pièce servait de cave avant, et avec l’aide de Daniel je l’avais aménagée en ce qu’elle était maintenant.
1 h 30 plus tard, j’avais fini et j’amenai toutes les photos sur la table basse du petit salon. Je les regardai les unes après les autres et souriai au frisson que chaque photo provoquait.
Les jour suivants se passèrent de la même façon, je photographiais autant que je pouvais et je développais. Et j’en donnais une ou deux à Daniel et à sa sœur, Judith pour les remercier de s’occuper du domaine en mon absence. Le plus souvent, Judith trouvait mes photos magnifiques, elle les encadrait et les accrochait au mur. Çà lui faisait une belle collection et plusieurs fois, on m’avait même proposé de travailler pour une galerie. A chaque fois j’avais refusé, sachant très bien que le JAG était mon « chez-moi » et que je ne referais pas 2 fois la même erreur en démissionnant à nouveau.
Les jours passaient et je me sentais bien. Daniel, Judith et Jack m’avaient invitée pour Noël et nous avions passé une excellente soirée.

Mercredi 25 décembre
Maison de Mac
11h00

Nous avions fait la fête jusque tôt le matin et j’étais un peu dans les vappes en me levant. Les photos de la veille étaient encore sur la table et me dirigeai vers la cuisine pour me faire un café bien fort pour me réveiller. Une fois le précieux mélange versé dans ma tasse, je pris quelques photos dans ma main pour les admirer et m’assis dans le canapé.
Soudain, j’entendis le bruit d’un moteur de voiture qui venait dans ma direction. J’ouvris la porte d’entrée tout en regardant mes photos, sachant que la seule personne qui venait en voiture par ici, c’était le shérif. Je dis, sans relever la tête :
M- Salut shérif, vous voulez me dire quelque chose ? ?
S(hérif)- Pas moi.
Je levai soudain la tête vers lui et quelle ne fut pas ma surprise de voir Harm qui descendait de la voiture. Le shérif me dit :
S- Il a remué ciel et terre pour te retrouver, et encore c’est un doux euphémisme. J’ai reçu l’ordre de faire tout ce qu’il me demandait.
Je soupirai en lui disant, sachant ou Harm voulait en venir :
M- Ok, merci shérif.
S- Si il y a le moindre problème, appelle moi.
M- Ok merci.
Et le shérif se dirigea vers Harm et lui dit :
S- La place est à vous.
Et Harm s’avança vers moi et me regarda. Je décidai de ne pas le ménager et d’attaquer immédiatement en disant :
M- Quoi ? ? ! ! Mon pyjama vous déplaît ? ?
Harm me répondit :
H- Non pas du tout, c’est juste que je ne vous ai encore jamais vue en pyjama aussi tard.
M- Et alors, les vacances c’est fait pour traîner et faire la grasse matinée, non ? ?
H- Exact.
Nous étions encore dehors et le ciel s’assombrit d’un coup. Une grosse pluie m’obligea à faire rentrer Harm dans la maison. Il vit les photos que j’avais faites la veille et me demandait :
H- C’est vous qui avez fait çà ? ? C’est superbe en tout cas ! !
Je hochai la tête en guise de réponse et lui dis :
M- Qu’est ce que vous voulez ?
H- Mattie était déçue de ne pas vous voir chez les Roberts, ainsi que l’Amiral, Sturgis, le petit A.J aussi. Pourquoi êtes-vous partie si vite Mac, sans prévenir personne ? ?
Je m’emportai en lui répondant :
M- Je voulais être seule, je ne voulais pas qu’on me pose de questions, j’ai droit à ma vie, à mes rêves, à mes espérances, non ? ?
H- Oui bien sûr.
Sur un ton plus doux je lui dis :
M- Alors retournez avec « votre » Héléna et laissez-moi vivre.
H- C’est à cause d’elle que vous êtes partie, Mac ? ?
Je lui tournai le dos et m’approchai de la porte d’entrée en croisant les bras. Je lui dis avec un soupir :
M- Quand cesserez-vous de jouer, Harm ? ?
Harm s’approcha de moi et me dit :
H- Je ne joue pas Mac.
Je me retournai vers lui et plantai mon regard dans le sien, furieuse, et lui dis :
M- Vraiment ? ? c’est pas l’impression que j’ai Harm. Je suppose que vous avez passé Noël avec elle et d’après le peu que j’ai vu çà a du être « sportif » comme soirée ! ! Vous vous pavanez avec elle sous mon nez et vous croyez que je n‘allais pas réagir ? ? ! ! ! ! Contrairement à vous Harm, moi j’ai des sentiments et ce qui c’est passé, ce que j’ai vu m’a fait mal. Et après vous me dites que vous ne jouez pas avec mes sentiments ? ? ! ! c’est vraiment se foutre de moi ! !
H- Non Mac, je ne me fous pas de vous…
Je lui coupai la parole en lui disant :
M- Je ne vous crois pas. Je ne veux plus vous voir, et puis d’ailleurs vous ignorez ce que représente cette maison, ces terres pour moi.
H- Il suffirait que vous me l’expliquiez, je pourrais essayer de comprendre.
M- En effet, vous pourriez me comprendre, mais là je n’ai pas envie de vous parler, voyez-vous.
Soudain, j’aperçus Daniel qui était à la porte et sous la pluie. Je me précipitai pour lui ouvrir et vis qu’il avait dans ses bras sa sœur, Judith. Il me dit :
D- Désolé de débarquer comme çà, mais Judith était coincée sous la pluie et j’ai du aller la chercher. Elle a du recevoir une grosse branche sur le front. J’ai appelé le médecin et je lui ai dit que je serais ici car c’est plus près que d’aller jusque chez moi.
M- Ok, tu peux aller la mettre dans ma chambre.
Et voyant que Daniel regardait Harm, je lui dis :
M- Daniel, voici le capitaine Rabb, il travaille avec moi. Capitaine, voici Daniel, mon voisin le plus proche et aussi mon ami. Bon Daniel dépêche toi d’aller la mettre dans ma chambre, enlève lui ses vêtements mouillés et mets la sous les couvertures. Elle ne doit pas enlever ses couvertures même si elle a trop chaud, d’accord ? ?
D- Ok.
Daniel et moi veillâmes à tour de rôle au chevet de Judith. Quant à Harm, il était assis sur le canapé du salon, à réfléchir. Lorsque je descendis dans le salon, Harm se leva vers moi et me demanda :
H- Comment va-t-elle ? ?
M- Elle s’est endormie.
Harm regardait une photo d’un homme faisant du rodéo qui étais posée sur une petite étagère et me dit :
H- C’est vous qui avez pris cette photo ? ? C’est très impressionnant vu sous cet angle ! !
M- Oui, c’était en 1999.
Puis l’émotion me gagna et de vieux souvenirs remontèrent à la surface……… de tristes souvenirs………
Une larme coula sur ma joue et Harm me dit, tout en l’essuyant avec son pouce :
H- Désolé, je ne pensais toucher à un sujet sensible.

A suivre……………………………………

Partie 4

Mercredi 25 Décembre
Maison de Mac
2h30

Je m’assis sur le canapé, tandis que Harm était monté voir Daniel. Au moment ou mes yeux commençaient à devenir lourds, le médecin arriva et je lui montrai la chambre ou était Judith. Puis il nous demanda à tous de sortir et nous descendîmes donc tous au salon. Daniel s’assit dans le fauteuil tandis que moi et Harm nous nous assîmes dans le canapé. Daniel s’était endormi de fatigue tandis que moi je me levai pour aller regarder par la porte d’entrée. Je me demandais jusqu’à quand allait durer cette tempête. Tant que cette pluie mêlée de vent ne cesserait pas, Judith ne pourrait pas être transportée à l’hôpital.
Harm s’approcha de moi et commença à me dire :
H- Mac, je………
Je me retournai vers lui et posai un doigt sur ses lèvres pour qu’il se taise. Je lui dis :
M- Pas maintenant Harm, je suis trop fatiguée. Vous pouvez prendre l’autre chambre pour dormir, moi je prendrai le canapé.
Harm objecta en disant :
H- Certainement pas ! !……
M- Pas de discussion Harm, je n’ai plus de forces, j’ai envie de dormir. Venez je vais vous montrer la chambre.
H- D’accord.
Et Harm me suivit en direction de « sa » chambre. Une fois installé, je lui indiquai qu’il y avait des couvertures en plus dans le placard et je redescendis dans le salon. Je m’allongeai sur le canapé et remontai la couverture jusqu’à mes épaules. J’avais beau être fatiguée, je ne pouvais m’empêcher de réfléchir à la décision que je devais prendre en ce qui nous concernait moi et Harm. Comment savoir que c’était la bonne décision ? Je me levai du canapé, me dirigeai sans bruit vers la chambre de Harm, et m’adossai au chambranle de la porte. Il se tournait et retournait, preuve qu’il y avait quelque chose qui le tracassait. Cette chambre était un endroit très important mais il n’y avait que moi qui le savait. Elle était pleine de souvenirs pour moi, de bons souvenirs……
Soudain j’eus une idée. Je descendis dans la salon chercher une feuille de papier et un crayon, puis discrètement j’amenai une chaise faite de corde dans la chambre de Harm. Ensuite je me mis au travail et je dessinai l’oreiller, son visage, son torse habillé d’un tee shirt, j’eus un petit rire lorsque je dessinai le bas de son ventre, et enfin les couvertures. Je m’appliquais surtout à faire le visage de Harm, ses contours, ses joues, ses yeux…
Puis, petit à petit, je m’endormis, tout mes muscles se détendaient, le crayon étant encore dans ma main et le dessin tombai par terre.

Jeudi 26 Décembre
Maison de Mac
10h30

Je me réveillai en sursaut, non seulement à cause du plancher qui craquait mais aussi à cause du rêve que je venais de faire. Je me demandais ce que je faisais ici mais je retrouvais vite la mémoire en voyant le dessin ainsi que le crayon posés sur le lit. Harm rentra dans la chambre et me demanda :
H- Bien dormi, Mac ? ?
Je lui répondis, encore surprise d’avoir eu l’audace de faire ce que j’avait fait cette nuit :
M- Oui très bien.
Harm s’assit sur le lit, se mit en face de moi et me dit :
H- Vraiment ? ?
M- Oui, pourquoi ? ?
H- Parce que vous avez parlé dans votre sommeil, et c’était loin d’être un rêve agréable d’après ce que j’ai entendu.
Je savais très bien de quoi il parlait, je me rappelais avoir fait ce rêve dès que je m’était réveillée. Harm me regardait, sans rien dire, mais j’avais l’impression qu’il attendait que je parle, que je me confie à lui, mais je lui dis :
M- Je n’ai pas envie d’en parler, Harm.
Et je sortis de la chambre, en baillant, pour me diriger vers la cuisine et me préparer un bon café bien fort pour me réveiller. Harm me suivit et il me dit, en s’asseyant sur une des chaises autour de la table :
H- Judith et Daniel sont partis ce matin à l’hôpital. Il appellera quand il aura plus de nouvelles sur l’état de sa sœur, mais pas avant cette après-midi, c’est ce qu’a dit le médecin.
Je lui répondis avec un léger sourire :
M- Merci de m’avoir prévenue.
H- De rien.
Puis Harm se précipita dans sa chambre et ramena le dessin, qu’il posa sur la table. Il me dit :
H- Je ne savais pas que vous aviez autant de talents cachés.
M- C’est parce que je le dissimule très bien ! !
Et pour la première fois depuis que Harm était arrivé ici je me laissai aller à rire de bon cœur. Harm en fut tout aussi étonné que moi et il me dit :
H- Je n’ai jamais vu de dessin ni de photos de ce même type chez vous, je me trompe ? ?
M- Non, c’est vrai. Je dessine et ne photographie qu’ici car c’est un endroit…………… particulier, une ambiance particulière. La nature est omniprésente ici et c’est dans un cadre comme celui là que vous vient l’inspiration.
Harm sourit et me dit :
H- Je ne vous ai jamais vue aussi……… philosophe ! !
M- Vous savez monter à cheval, Harm ? ?
H- Oui, pourquoi ? ?
M- Alors vous allez bientôt pouvoir comprendre. Je m’habille et j’arrive, j’en ai pour 10 minutes.
Harm me dit d’un air malicieux :
H- Je croyais que c’était 5 minutes d’habitude ? ?
Je lui répondis, en riant :
M- Je suis en vacances Harm ! !

10 minutes plus tard
Maison de Mac

Comme promis, je redescendis 10 minutes plus tard, fin prête pour emmener Harm faire un petit tour. Je ne lui avais pas complètement pardonné, la discussion que nous avions commencé à avoir n’était pas finie, loin de là.
Je pris mon appareil photo en bandoulière, que j’emmenai partout et me dirigeai vers l’écurie, en disant à Harm :
M- Venez, je vous emmène faire un tour.
Harm sortit de la maison et je fermai à clé. Au bout de 15 minutes, les 2 chevaux étaient sellés et je les sortis dehors en les tenant par la bride. Je montai sur mon cheval sans problème lorsque Harm s’approcha du sien un peu vite et le cheval fit un écart. Je ne pus m’empêcher de rire, contente que mon petit stratagème ait marché. Harm me regarda par dessus l’encolure de son cheval, California et me dit :
H- Vous n’auriez pas oublié de me dire quelque chose à propos de ce cheval ? ?
Je lui répondis, toujours en riant :
M- Il est un peu chatouilleux c’est tout. Ne faites pas de mouvements brusques et il ne vous arrivera rien.
Puis lorsque Harm fut en selle je partis tout droit au galop. Puis je repassai au pas, faisant mine de ne pas attendre Harm. Quand il arriva à ma hauteur, il me dit :
H- Vous en avez d’autres comme çà ? ? Parce que si vous voulez me faire tomber je vous préviens je tiens très bien en selle.
Je lui répondis, sur le ton de la plaisanterie :
M- Je voulais juste vous laisser le temps de vous habituer à votre monture, et voir si vous teniez le coup.
H- C’est plutôt rapide comme adaptation, mais votre plan a échoué Mac ! !
M- On a encore du chemin à faire. Et rappelez-vous, ne vous crispez pas sinon votre cheval va le sentir et va devenir nerveux à son tour.
H- C’est vous qui me crispez avec vos tentatives pour me faire tomber ! !
M- Bon d’accord, j’arrête.
Et nous partîmes tout les deux au galop dans une ambiance décontractée.

Jeudi 26 Décembre
1h plus tard

Nous nous étions arrêtés sur une colline ou, en contrebas, broutaient des chevaux sauvages. Harm me dit :
H- Ils ont l’air si………libres.
M- Et pourtant, ils doivent faire un choix. Retourner vers les hommes qui les ont souvent aidés à se nourrir, à survivre, ou bien rester libre comme l’air. C’est cette joie de liberté que je veux faire passer avec mes photos. On a observé dans plusieurs cas que si on lui donne la possibilité de retrouver sa liberté, un cheval sauvage qui a été dressé sans violence, sans gestes brusques, revient vers son dresseur. Il fait un choix.
Puis j’enlevai mon appareil photo d’autour de mon cou pour le poser à coté de moi, je m’allongeai dans l’herbe et regardai le ciel bleu. Harm vint s’allonger à coté de moi et me dit :
H- Vous aviez raison, je comprends mieux maintenant le ton de philosophie dans votre voix.
M- C’est le cadre qui fait tout. Regardez à Washington, tout le monde stresse, les voitures, les agressions, alors qu’ici on est détendu, on est calme, c’est la nature qui domine et non pas les gaz d’échappements ! !
Harm eut un petit rire et il me dit :
H- Oui c’est vrai, c’est un endroit idéal pour des vacances……………… Mac je dois vous dire quelque chose.
M- Je vous écoute, Harm quoique je crois savoir déjà de quoi il s’agit.
H- Héléna, elle……
Je lui coupais la parole en disant :
M- Dans le mile, j’en étais sure ! !
Harm se mit sur le coté et s’appuya sur son coude, puis je fis de même, en arrachant les brins d’herbes qu’il y avait devant moi, sans lever mon regard vers Harm . Il me dit :
H- C’est une copine de lycée, elle était dans ma classe en seconde. Elle m’avait proposer à l’époque de sortir avec elle et j’avais accepté. Tous les garçons du lycée se l’arrachaient ! !
Je lui coupai à nouveau la parole, sans relever la tête, en disant :
M- Vous aviez accepté car vous vouliez épater tout ces garçons.
H- Exact. Çà n’a durer que 2 mois entre nous et je l’ai quittée. Elle l’a mal pris et m’en a toujours voulu. C’était le genre de fille qui avait toujours ce qu’elle voulait. Quand elle est venue me voir au JAG, je n’ai rien compris à tout son petit manège. Quand elle m’a dit le pourquoi de sa visite, j’ai compris : elle était venue pour me relancer après toutes ces années.
Je ne pus m’empêcher de dire :
M- Eh ben, elle ne manque pas de culot ! !
H- C’est le moins qu’on puisse dire. Quand elle m’a demandé clairement si j’étais libre pour Noël…
Je répondis pour Harm en disant :
M- Vous avez dit « oui ».
H- J’ai dit « non ».
Surprise, je relevai la tête et nos deux regards se rencontrèrent. Et Harm dit, sans quitter mon regard :
H- Je lui ai dit que mon cœur était déjà pris.
Cette remarque me fit baisser les armes et nos deux visages se rapprochèrent doucement lorsque le hennissement d’un cheval me fit descendre de mon nuage. Je me levai d’un bond, ramassai mon appareil et montai sur mon cheval. J’étais furieuse, furieuse contre moi-même d’avoir eu cet instant de faiblesse et de m’être laissée aller.
Harm se leva à son tour et me dit :
H- Mac, qu’est ce que vous faîtes ? ?
M- Montez à cheval, on rentre. Ou vous préférez que je vous abandonne ici ? ?
Harm n’eut pas d’autre choix que de monter sur son cheval et de me suivre.

A suivre…………………..

Partie 5

Jeudi 26 Décembre
Maison de Mac

Le retour un peu précipité de notre ballade se passa sans un mot, moi en tête et Harm derrière moi. Lorsque nous fûmes arrivés, je descendis de cheval et me dirigeai vers la maison, ouvrai la porte d’entrée et me précipitai dans la salle de bain. J’eus juste le temps d’entendre Harm qui me disait :
H- Mac, dites-moi………
Il fut interrompu sur sa lancée par la porte qui claqua. Je pris une douche pour me calmer et passa un peu d’eau fraîche sur mon visage. Je sortis de la salle de bain en enfilant une serviette et passai en coup de vent devant la porte ouverte de la chambre de Harm pour aller chercher des vêtements propres. Lorsque j’eus fini, je passai la tête par la chambre de Harm pour lui dire :
M- Vous pouvez y aller, la salle de bain est libre. Pendant que j’y pense, ne m’attendez pas pour manger.
J’allais repartir quand Harm m’attrapa le poignet et me dit :
H- Ou allez-vous, Mac ? ?
M- Là ou vous ne me retrouverez pas.
Harm monta le ton et me dit :
H- Je crois que j’en ai assez supporté. Vous avez gagné, je repars demain matin par le premier avion et je vous laisse tranquille. J’en ai assez de ne pas pouvoir vous parler. Rassurez-vous je serai parti demain dès l’aube comme çà vous n’aurez pas à voir ma tête au petit déjeuner.
Et Harm fonça dans la salle de bain et claqua la porte à son tour. Je ne l’avais jamais vu comme çà, si énervé mais aussi si déterminé. Il allait partir demain, il le ferait, même si çà lui brise le cœur. Je pense que la colère primerait sur la tristesse.
Je décidai quand même d’aller là ou j’avais prévu d’aller. Je sellai un cheval et partis au galop à travers les plaines. La réplique de Harm m’avait choquée, non seulement parce que je ne l’avais jamais vu aussi énervé, mais aussi à cause de ses propos. Je n’arrêtais pas de revoir son regard si……… sec, si…………éteint. Je m’arrêtai non loin d’un troupeau de chevaux sauvages et descendis de ma monture. Pendant quelques heures, je les regardai puis je décidai de les dessiner. Heureusement, j’avais toujours sur moi du papier et un crayon, au cas ou l’envie me prendrait… Justement, je pris un malin plaisir à dessiner ses chevaux sur une feuille de papier, en essayant de faire mieux qu’une photo. Bien sur, les couleurs et la netteté des traits ne seraient pas aussi bonnes que celles d’une photo mais je voulais voir si j’étais capable de faire ressortir cette liberté des chevaux sauvages comme sur mes photos.

1 heure plus tard
Plaine

J’avais fini mon dessin et j’étais fière de mon « œuvre ». Je me demandais ce qu’allais en penser Jack et Daniel. Après quelques minutes de réflexion, je retournai la feuille et dessina rapidement le visage de Harm, uniquement sur les souvenirs que j’avais, puis ensuite j’allais écrire quelques lignes quand je me ravisai et m’allongeai sur le dos, dans l’herbe. Et si Harm voyait ce que j’avais écris ? ? Qu’en penserait t-il ? ? Serait-il déçu ? ? Pourquoi me poser toutes ces questions. Je regardai un point fixe dans le ciel lorsque je me dis qu’il fallait que je prenne mon courage à deux main. Je me redressai et écrivis ses quelques mots :
« Harm, pourquoi est-ce si compliqué entre nous ? ? Tout pourrait être si merveilleux si vous vous laissiez aller et si je ne compliquais pas tout. Pourquoi n’aurions nous pas, nous aussi, droit à notre bonheur ? ? Me résigner à oublier les sentiments que j’éprouve pour vous me paraît impossible. Vous avez toujours été là pour moi et ne plus vous voir chaque jour à cause de mon entêtement serait insurmontable. L’amour fait faire des choses incroyables mais sans votre regard et votre sourire, je ne suis plus rien. Réussirez-vous à me pardonnez ? ? » Toutes ces phrases étaient venues du cœur. Mais je ne pouvais m’empêcher de soupirer, j’avais tout gâché entre lui et moi, notre amitié s’en relèverait-elle ? ? Réussira t-il à m’aimer encore, après çà ? ? Je décidai d’aller chercher un semblant de réponse à 3 km au Nord. J’arrivai à l’endroit voulu, c’est-à-dire à un petit cimetière. J’étais venu tout d’abord prier mais aussi pour demander conseil à James. Il avait toujours su m’aider et lorsqu’il était mort j’avais ressenti un profond vide. Mais je n’avais jamais dit à personne qu’il existait et après qu’il soit « parti » je m’étais sentie coupable de ne pas l’avoir fait.
Je m’assis devant la stèle, effleura la pierre de la main et dit :
M- Salut Grand Frère. J’admets que je ne suis pas venue te voir très souvent ses derniers temps et je le regrette. Pourtant je suis arrivée ici le 21 décembre, je sais je n’ai aucune excuse, mais…………….je suis tracassée. A cause d’un homme tu dois bien t’en douter ! ! ! En fait, je ne sais pas ou j’en suis avec lui et j’étais venue ici pour prendre une décision car cet homme n’arrive pas à se décider. Je veux fonder une famille et cet homme… eh bien…… je voudrais que ce soit lui le père de mes enfants. Mais il n’arrive pas à faire le premier pas ou bien s'il le fait, le lendemain il fait comme si rien ne s’était passé. Si tu savais combien c’est compliqué, Grand Frère. D’ailleurs, tu me l’avais souvent dit, JE suis compliquée. Et tu avais bien raison.
Chose que je n’avais jamais faîte, je m’allongeai devant la tombe et dit tout bas :
M- Aide-moi, James. Je t’en prie.
Et mes yeux se fermèrent petit à petit, je sombrais dans un sommeil profond.
J’étais au milieu d’une plaine, allongée sur le dos, regardant les étoiles briller. Puis j’entendis un grondement sourd, c’était un troupeau de chevaux sauvages qui fuyaient, effrayés. Quand je vis le troupeau arriver droit sur moi, j’essayai de me lever et de m’en aller mais mon pied était pris dans quelque chose, un piège à ours ou un animal dans le genre. Mon cœur s’emballa, je voyais les chevaux qui m’arrivaient dessus, et moi qui ne pouvait pas bouger. J’eus le réflexe de me mettre en boule et d’attendre que çà se passe. Les chevaux me piétinaient, d’autres sautaient mais leurs antérieurs me touchais à chaque fois. Je ressentis une douleur interminable puis tout redevint calme. Je me retrouvai dans un endroit ou tout brillait et moi j’étais vêtue de blanc. Soudain mon ventre s’arrondit et mes vêtements se transformèrent en robe de mariée. J’étais arrivée dans une église pleine de monde surtout des militaires, et tout le monde me regardait. Au bout de l’allée m’attendait en uniforme blanc Harm. Il souriait mais fut interrompu dans ses pensées par une petite voix :
V(oix)- Dis papa, pourquoi est ce que maman elle a un gros ventre ? ?
Je ne pus m’empêcher de rire, ainsi que Harm et pratiquement toute la salle. Mais lorsque j’allais mettre ma main dans celle de Harm, un cheval très grand entra dans l’église et se cabra.
Je me réveillai soudainement et m’aperçus qu’il y avait un cheval devant moi, qui me regardait. Je sursautai, n’étant pas encore totalement revenue à moi. Je faisais vraiment des rêves bizarre : dans l’avion pour venir ici, j’avais rêvé que j’étais morte et que je laissais Harm et ma fille. Maintenant j’ai rêvé que je me mariais avec Harm, que j’étais enceinte et que j’avais déjà une fille. Une voix masculine me sortit de mes pensées, c’était Daniel, il me demandait :
D- çà va ? ?
Je répondis, en revenant en position assise :
M- Oui, çà va. Enfin, je crois. Mais qu’est ce que tu fais là au fait ? ?
D- Quelqu’un s’inquiétait pour toi, voyant que tu ne revenais pas et que la nuit tombait.
Effectivement il faisait maintenant nuit, il y avait énormément d’étoiles dans le ciel, elles scintillaient beaucoup.
Je dis à Daniel :
M- Harm.
D- Oui, exact. J’étais venu pour te demander si tu voulais bien faire les photos du mariage de Jack mais Harm m’a dit que tu n’étais pas là, que tu étais partie faire un tour mais il ne savait pas ou. Alors il m’a supplié de te retrouver avant qu’il ne t’arrive malheur.
M- J’ignorais que Jack avait une fiancée.
D- Ils se connaissent depuis 6 mois et ils veulent déjà se marier.
M- C’est vrai que c’est un peu tôt. Quand est ce que c’est la cérémonie ? ?
D- Le 28, après demain en fait.
M- Ok, je le ferais mais je ne suis pas une professionnelle pour ce genre de cérémonie, il faudrait que tu lui dises.
D- Jack le sait. Vaudrait mieux rentrer, tu es gelée.
M- Oui tu as raison.
Puis Daniel me raccompagna jusque chez moi et me souhaita une bonne nuit. Je descendis de cheval et me dirigeai vers l’écurie. Je dessellai ma monture, rangeai le matériel et allai vers la maison. A travers la vitre de la porte d’entrée, je vis Harm qui étais en train de dormir sur le canapé. J’ouvris le plus discrètement possible la porte et allai vers la salle de bain pour changer de vêtements et mettre un peignoir. Daniel avait raison, j’avais très froid, je grelottais. Je sortis de la salle de bain et allai me dirigeai vers la cuisine pour me faire un thé bien chaud. Je sortis une tasse, un sachet de thé et mis de l’eau à bouillir. L’eau que je versais dans la casserole faisait un peu de bruit mais rien qui pouvait réveiller un homme.
Le dessin, et surtout les quelques phrases que j’avais écrites au dos de la feuille, était posé sur la table basse du salon. Je m’assis à coté et regardai Harm dormir. J’allai chercher discrètement dans sa chambre une couverture et la posai sur lui. Puis je me remémorais les quelques jours que nous avions passés ensemble… çà n’avait pas du être facile pour lui, même pas facile du tout. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que je lui avais fait endurer. J’avais été odieuse avec lui et je me demandai si il accepterait de me pardonner mon comportement. Oui, j’avais des remords et çà me faisait mal aujourd’hui de penser à tout ce qu’il avait du supporter. Je ne pus m’empêcher de verser quelques larmes : j’avais peut être tout gâcher entre nous….

A suivre……………….

Partie 6

Jeudi 26 décembre
Maison de Mac
00h00

Mes larmes continuaient leur chemin mais je ne fis rien pour les arrêter, j’avais tellement honte de moi, honte de ce que j’avais fait subir à Harm. Je me levai et allai éteindre le gaz sous l’eau, je poussai un soupir discret, pris la casserole et versai le liquide dans ma tasse. J’avais toujours aussi froid, je grelottais encore lorsque soudain je sentis une main sur mon épaule, puis une couverture qui m’entourait. Je me retournai et vis le visage de Harm, il me souriait mais dès qu’il vit mes larmes il s’empressa de les essuyer avec son pouce, puis il me conduisit vers le canapé, me fit asseoir et me dit :
H- J’étais inquiet, je ne vous voyais pas revenir et la nuit tombait.
Je lui fis un mince sourire et lui expliquai :
M- Je suis désolée, j’étais partie prendre l’air pour réfléchir et je n’ai pas vu le temps passer.
J’étais mal à l’aise, car Harm était gentil avec moi et je ne le méritais pas. Il dut d’ailleurs s’en apercevoir car il me demanda :
H- Mac, qu’est ce qui se passe ? ? Vous ne semblez pas dans votre assiette.
Je ne tenais plus en place alors je me dirigeai vers la porte d’entrée et regardai le paysage par la vitre. Je me jetai à l’eau en lui disant :
M- Je ne vous mérite pas, Harm, je ne mérite pas votre gentillesse. Pas après tout ce que je vous ai fait subir. Je sais que j’ai été odieuse avec vous et je le regrette profondément. Tout est de ma faute, je m’en rends bien compte mais…………
Tout à coup, Harm mit son index sur mes lèvres pour me faire taire et me dit :
H- Vous n’êtes pas la seule en cause, Mac. J’y suis aussi pour quelque chose. J’ai débarqué sans prévenir, je vous ai contrainte à m’héberger, je vous ai posé tout un tas de questions alors que vous étiez en vacances. Tout n’est pas de votre faute, d’accord ? ? Moi aussi je vous ai dit des horreurs cet après-midi et je le regrette.
Je lui coupai gentiment la parole puis je lui répondis :
M- Je vous ai quand même poussé à bout, Harm. Je ne vous ai pas laissé le choix, j’ai refusé tout dialogue possible.
H- Vous étiez jalouse et vous l’avez montré. Et çà n’était pas forcément une mauvaise chose.
M- Vous croyez ? ?
H- Oui, çà m’a permis de me rendre compte qu’aucun être humain ne peut ignorer les sentiments qu’il éprouve. Et que parfois, ces sentiments sont ………… fragiles.
Peu à peu, je me sentis mieux, j’étais plus à l’aise, et je réussis à faire un sourire à Harm en disant :
M- Si je me souviens bien, vous aussi vous avez montré votre jalousie.
Harm, me fit un sourire en coin, surpris par ma phrase et me demanda :
H- Quoi ? ?
M- Ne faites pas l’innocent Harm. Vous ne vous rappelez déjà plus de votre petite « mise au point » en Australie avec Mic ? ? ! !
H- Si je m’en souviens. Mais ce n’était pas vraiment…
Je lui coupai la parole en finissant sa phrase :
M- …De la jalousie. Harm, je vous en prie, vous m’aviez vu la veille sur la plage avec Mic, vous vous demandiez si j’étais topless et vous auriez bien voulu être à sa place pour avoir la réponse.
Je me dirigeai vers le canapé et je m’assis quand Harm me demanda, en riant :
H- Au fait Mac, vous l’étiez ou pas ? ?
M- Que j’étais quoi ? ?
H- Topless.
Et je lui jetai un coussin à la figure. Puis Harm vint s’asseoir à coté de moi et continua de plaisanter en disant :
H- Nan mais c’est vrai, vous ne m’avez jamais donner de réponse.
Je me tournai vers lui, le regardai droit dans les yeux, et lui répondis, avec un sourire :
M- Vous la connaissez la réponse et puis si ce n’était pas de la jalousie, pourquoi est ce que vous vous y intéressez autant ? ?
Harm ne sut quoi répondre, mais il s’accrochait toujours à mon regard et je faisais de même avec le sien. Nous restâmes 1 bonne minute comme çà puis j’avançai tout doucement mon visage vers le sien et vint déposer un baiser sur ses lèvres. J’allai me retirer quand Harm mit sa main sur ma joue et prolongea ce baiser. Ses doigts glissèrent jusque dans mon cou et m’attirèrent plus près de son visage. Je me sentais si bien que je ne voulais pas m’arrêter alors je mis mes bras autour de son cou et me laissai aller.
C’est moi qui mis fin à ce baiser, car j’avais besoin de respirer, de reprendre mon souffle. J’étais aussi fatiguée, Harm le vit et décida qu’il était temps d’aller dormir. Il se leva et se retourna un instant pour regarder une photo de James lorsque je se sentis mes yeux se fermer et je décidai de ne pas lutter, il fallait que je dorme, je n‘en pouvait plus. Quelques secondes plus tard, je sentis qu’on me prenait dans ses bras et qu’on me déposa sur un lit. Je marmonnai :
M- Harm……
Il me répondit :
H- Chut, faut dormir maintenant.
Et je m’endormis, incapable de lutter contre la fatigue qui m’envahissait.

Vendredi 27 Décembre
Maison de Mac
10h45

Je me réveillai, surprise d’être dans le lit de Harm. Je me remémorai les moments de la soirée d’hier soir et j’en déduisis par le baiser fabuleux qu’il m’avait donné que Harm me pardonnait mon comportement de ces derniers jours. Je descendis dans le salon et passai discrètement devant Harm pour aller dans la cuisine préparer le petit déjeuner. Je sortis 2 tasses du placard, fis du café et coupai des tranches de pain pour les faire griller.
L’odeur dut réveiller Harm car j’entendis du bruit dans le salon. Je me retournai et je le vis. Je ne pus m’empêcher de rire. Il me dit :
H- Ne vous moquez pas.
M- Je ne vous avez jamais vu au saut du lit et je dois avouer que c’est assez……….. original ! !
En effet il avait les cheveux en bataille, la chemise déboutonnée jusqu’à la moitié, ce qui laissait entrevoir le haut de son torse, et la marque du coussin sur une joue. Mais tout cela n’était pas pour me déplaire, bien au contraire……
Pour changer de sujet, je proposai à Harm :
M- çà vous dirait de faire une ballade cet après-midi ? ?
Harm dit en plaisantant :
H- A cheval ou à pied ? ? Parce que la dernière fois, à cheval c’était dangereux ! !
M- Comme vous voulez, mais à pied vous n’aurez pas la possibilité d’aller très haut… Sérieusement, je ne tenterai rien pour vous faire tomber si vous montez à cheval.
H- Promis ?
M- Vous avez ma parole Harm.
H- Très bien. A quelle heure voulez-vous partir ? ?
M- Je n’ai pas d’heure précise. Au fait, pendant que j’y pense, Jack se marie demain et il m’a demandé de faire les photos. J’ai accepté. Vous voulez bien m’accompagner ? ? A moins que vous ne préféreriez rester ici toute la journée…
H- D’accord, je vous accompagnerai.
Je me rapprochai de lui et lui fit un baiser sur la joue en lui disant :
M- Merci.
Puis je me dirigeai vers la salle de bain.

Vendredi 27 Décembre
Maison de Mac
13h00

Après avoir mangé un morceau pour tenir la route, j’avais préparé les chevaux et je les avais sortis. Harm s’approcha de sa monture et me dit :
H- C’est bizarre, vous, vous avez changé de monture et moi j’ai l’impression d’avoir la même.
M- Il suffit que vous ne fassiez pas les mêmes erreurs que la dernière fois.
Et Harm caressa l’encolure de son cheval et monta sans aucun problème. Puis nous partîmes au pas côte à côte en direction des collines.

Collines
2 heures plus tard

Nous étions enfin arrivés en haut des collines. Le paysage était à couper le souffle et Harm s’en aperçut également. Il descendit de cheval me dit :
H- C’est superbe ! ! ! ! Vraiment, je n’avait jamais rien vu d’aussi beau ! !
A mon tour je descendis de ma monture et vins m’asseoir à côté de Harm. Je lui répondis :
M- çà valait bien le coup de passer tout ce temps en selle ! ! J’y viens souvent pour réfléchir, pour me changer les idées.
Je m’allongeai sur le dos et contemplai le ciel bleu, vierge de tout nuage. Harm fit de même quelques secondes plus tard. Je lui dis :
M- Vous vous rappelez quand je vous ai dit que vous pourriez comprendre ce que représentait cette maison pour moi ? ?
H- Effectivement, je m’en souviens.
M- Cette maison appartenait à mon frère, James.
H- Vous voulez dire que…. Vous avez un frère ? ?
M- Oui, enfin disons que j’avais un frère, il est mort juste avant que je n’arrive au JAG.
H- Que s’est-il passé ? ?
M- Un jour, il est parti à cheval vers la fin de l’après-midi et une grosse tempête a éclaté le soir. Une branche d’arbre lui est tombé dessus, en tombant de cheval il s’est cogné la tête contre un caillou tranchant. Traumatisme crânien. Il n’avait aucune chance, même si le médecin était arrivé plus tôt sur les lieux. Hier, quand je suis partie précipitamment, je suis allée là ou il est enterré, lui parler. La maison, ses terres, il m’a tout légué en héritage mais je ne voyais pas comment j’allais faire pour entretenir la maison et surveiller les terres. C’est alors que Daniel, qui était un vieil ami de James, a proposé ses services. Il voulait non seulement rendre hommage à mon frère mais aussi me remercier d’être sa confidente après la mort de sa femme.
H- Je suis désolé Mac.
M- Vous ne pouviez pas savoir, Harm.

A suivre……………..

Partie 7

Collines

Harm était toujours allongé près de moi et après quelques minutes de silence, il me demanda :
H- Pourquoi ne pas en avoir fait votre métier ? ? Je veux dire en ce qui concerne la photo.
Je me retournai vers lui et m’appuyai sur mon coude en lui répondant :
M- Parce je voulais que çà reste personnel, que çà reste un loisir. Le milieu de la photo est dur et puis songez que si j’en avez fait mon métier vous ne m’auriez jamais rencontrée.
A son tour, Harm se retourna vers moi, s’appuya sur son coude et me répondit :
H- C’est sur, j’aurais raté quelque chose ! !
M- Et moi donc ! ! !
Puis Harm se rapprocha de mon visage si près que je pouvais sentir son souffle et il me dit tout bas :
H- J’aurai louper la femme de ma vie.
Puis ses lèvres touchèrent les miennes et commencèrent leur ballet incessant. Peut être était-ce le soleil mais je me sentais différente, je me laissais bercer, j’étais sur un nuage et rien ni personne n’aurait réussi à m’en faire descendre. Je basculai doucement sur Harm pour atterrir sur torse. Son baiser était si tendre mais aussi si passionné que je poussai un soupir de plaisir. Les mains de Harm dégringolèrent sur mon dos et vinrent se poser et caresser mes hanches, mes reins puis remontèrent jusqu’à mon cou. Cette caresse mit le feu aux poudres, des milliers de petites étoiles vinrent éclater au dessus de ma tête et je n’en pouvais plus d’attendre alors je déboutonnai impatiemment les boutons de la chemise de Harm et ensuite il fit de même avec mon chemisier. Enfin…… L’Homme de ma vie était là, frémissant de désir et tout aussi impatient que moi. J’allais avoir tout ce que j’avais souhaité depuis des années, ce que j’avais imaginé des millions de fois ! ! !
Harm avait basculé sur moi,m’embrassait le ventre et remontait jusqu’à mon cou, ce qui était loin de me déplaire, tandis que de mon coté j’écartai sa chemise de ses épaules pour l’enlever complètement. Nous étions si exacerbés l’un par l’autre, si empreints de désir que nous avions fait complètement abstraction de ce qu’il y avait autour de nous, tout était flou, l’un n’était préoccupé que par l’autre. Nous sursautâmes et nous arrêtâmes net quand une voix nous dit :
V(oix)- Oups, désolé, je voulais pas vous déranger.
C’était Daniel qui se baladait à cheval et quand il nous vit, il eut un petit rire. De mon côté, je reboutonnai les boutons de mon chemisier tandis que Harm faisait de meme avec ceux de sa chemise. Nous étions bien partis et voilà que le destin se chargeait encore une fois de tout gâcher. Je n’en voulais pas à Daniel, il n’y pouvait rien mais Harm et moi n’avions, décidément, pas de chance. Nous remontâmes tous les deux sur nos montures respectives sans un mot et repartîment en direction de la maison tandis que Daniel partait dans la direction opposée.
Le trajet se fit en silence, en imaginant comment cela se serait déroulé la suite des événements si Daniel n’était pas apparu. J’en étais réduite, une fois de plus à imaginer.

Maison de Mac
18h00
Lorsque nous arrivèrâmes à la maison, nous nous dirigeâmes vers l’écurie et descendîmes de cheval. Je dessellai les chevaux et nous rentrâmes dans la maison. Harm décida de rompre le silence en disant :
H- Je suis désolé Sarah.
Je n’en revenais pas, Harm était désolé de ce qui s’était passé, il était désolé ………… qu’on ait failli faire l’amour ! ! ! Ce que, moi, j’avais attendu pendant toutes ces années ! ! ! Harm dut comprendre à quoi je pensais et il ajouta, pour clarifier ses paroles :
H- Je suis désolé car c’est moi qui t’apporte de la malchance.
Je relâchai intérieurement ma colère et lui dit :
M- Qu’est ce que tu racontes ? ? C’était juste pas de chance.
H- Oui mais avec moi, c’est tout le temps « pas de chance » comme tu dis.
Je partis en direction de la salle de bain et lui dis :
M- Si c’était vraiment de la malchance, tu n’aurais même pas eu le temps de déboutonner mon chemiser et de voir certaines choses…
Et j’entrai dans la salle de bain pour me passer un peu d’eau sur le visage et prendre une toilette rapide. J’entrai dans la cabine de douche et je dirigeai le jet d’eau vers mon cou. J’aurais tellement voulu qu’il soit là dans cette douche, avec moi mais je me consolais en fermant les yeux. Je me rappelais ces moindres gestes, l’expression de son visage, je pouvais encore sentir ses mains douces mais fébriles sur mes hanches et sur mes reins, le plaisir que j’avais ressenti sous cette caresse…
Une soudaine douleur au pied me fit sortir de ma tendre rêverie. Le savon était tombé de son support pour atterrir sur mon petit doigt de pied. Je ne pus m’empêcher de pousser un cri de douleur et de remettre rageusement le savon à sa place. J’attrapai une serviette de bain et l’enroulai autour de ma poitrine, puis allai chercher quelques vêtements. En redescendant, Harm devait être en train de rêver, sûrement à la même chose que moi, et il ne me vit pas arriver à la dernière marche de l'escalier, ce qui eut pour conséquence que nous nous rentrâmes dedans. Harm releva soudain la tête et me dévorai des yeux, puis s’accrochai à mon regard. Je plongeai le mien dans le sien et ce fut comme si j’étais hypnotisée, je ne pouvais me détacher de se regard si bleu, si intense… Puis Harm se rapprocha de moi et m’embrassa tendrement sur les lèvres, comme s'il attendait mon autorisation pour aller plus loin. En guise de réponse, je l’embrassai à mon tour plus profondément et Harm fit courir ses doigts tout le long de mon dos, ce qui me fit soupirer de plaisir et je lâchai mes vêtements par terre pour pouvoir mieux mettre mes bras autour de son cou. Au moment ou Harm toucha ma serviette pour la dénouer, le téléphone sonna. Il s’arrêta puis me lança un regard qui voulait dire « tu vois bien que j’ai de la malchance ». Je lui fis un sourire puis allai décrocher le téléphone. C’était Daniel qui voulait me donner des nouvelles de Judith. Pendant que je lui parlais, je vis Harm remonter et disparaître dans sa chambre. Quand j’eus fini la conversation avec Daniel je retournai chercher mes vêtements dans l’escalier et lorsque je relevai la tête, je fus éblouie par un flash et vit Harm tout sourire qui tenait un appareil photo dans la main. Il me dit :
H- Celle là je la mettrais sur ma table de nuit, çà m’aidera à rêver de toi! ! !
Et je montai les marches en courant en lui disant :
M- Rends-moi cet appareil, Harm.
Et il me répondit :
H- Hors de question, moi aussi je voudrais voir mes talents de photographe ! !
Harm me fit courir dans toute la maison, allant même jusqu’à aller dehors. Je finis par abandonner la partie et j’allai m’habiller.
Le dîner fut très agréable, Harm et moi n’arrêtions pas de rigoler. Je rappelai à Harm le mariage de Jack le lendemain, Daniel passait nous chercher vers 10h00.
J’étais fatiguée et décidai d’aller me coucher, Harm fit de même, et en guise de « bonne nuit » il me fit un baiser sur les lèvres puis partit dans sa chambre. Cette nuit fut, pour moi, peuplée de rêves remplis de Harm et de son corps…………

Samedi 28 Décembre
9h00

Je me réveillai et en voyant l’heure je dis à Harm, qui était dans la cuisine, en train de faire le petit déjeuner :
M- Pourquoi ne m’as-tu pas réveillée, je vais être en retard.
H- Je voulais te laisser dormir un peu, tu avais l’air épuisée hier soir.
Et Harm avait raison, depuis qu’il était apparu à l’improviste chez moi, je me sentais souvent fatiguée. Peut-être était-ce à force d’être en colère contre lui…
Je me levai rapidement et vins prendre mon petit déjeuner. 20 minutes plus tard, il ne me restait plus qu’à choisir ma tenue, mais quelle corvée ! ! ! Heureusement Harm m’aidait en désignant celle qui, en même temps, m’allait le mieux et celle qui convenait aux circonstances. Nous étions tout juste prêts lorsque Daniel passa nous prendre. Je fermai la maison, pris mon appareil photo, et me dépêchai de monter dans la voiture.

Mariage
16h00

Nous étions arrivés sans encombre et j’avais juste eu le temps de préparer mon appareil. Nous étions à présent sortis de table et tout le monde s’amusait. Je photographiais les mariés en train de danser et je décidai de m’arrêter un peu. Je posai mon appareil sur une table et allai prendre un verre de jus d’orange. La dernière goutte avalée, Daniel m’invitai à aller danser. Il me demanda, avec un petit rire :
D- Alors, toi et Harm, vous avez pu vous rattraper après mon apparition surprise ? ?
M- Daniel ! !
D- Ne me dis pas que non ? ? ! ! !
M- Ecoutes,moi et Harm c’est assez compliqué.
D- Vous vous aimez, c’est loin d’être compliqué çà ! !
M- Je n’ai pas vraiment envie d’en parler maintenant.
D- D’accord.
Et la danse s’arrêta là et je me dirigeai vers la table ou j’avais posé mon appareil lorsqu’une petite fille me bouscula. Elle s’excusa et se montra très intéressée par ma robe, je l’emmenai pour aller s’asseoir à une table et on parla pendant au moins une heure. Ensuite, sa maman l’appela et elle me dit au revoir. J’allai récupérer mon appareil quand je vis Harm de dos, près de la table ou je l’avais posé. Je posai une main sur son épaule et il se retournais, surpri. Il me fit un grand sourire et me demanda :
H- Alors, vous vous amusez bien ? ?
M- çà peut aller. Dites-moi Harm, vous me cachez quelque chose ? ?
H- Moi ? ? ! ! Non je ne vous cache rien.
Pour le taquiner, je me rapprochai de lui, posai une main sur son torse et passai l’autre main dans ses cheveux pour aplatir un épis, et je lui demandai :
M- Vraiment ? ? Vous êtes sur que vous ne me cachez rien ? ? Non, parce que sinon, je serais obligée de me venger, et vous savez combien je suis forte à ce jeu là ! ! !
H- Je le sais, mais regardez vous-même je ne cache rien ! !
Et il se retira par le côté pour voir sur la table mon appareil photo…

A suivre

Partie 8

Mariage
20h00

Jack et sa femme, Angéla, avait proposé, pour ceux qui le souhaitaient, de rester à dîner le soir. Harm et moi, d’un commun accord, décidâmes de rester. Il y avait aussi Daniel et c’était tout. Les autres ne pouvaient pas rester pour différentes raisons : parent malade, rentrer le bétail…
Nous étions donc entre amis ce soir et on pouvait remarquer que Jack, qui avait toujours un bel appétit, était content de voir qu’il y avait bien assez à manger pour 4 au buffet.
Après s’être rassasiés tous les 4, Angéla demanda la permission d’enlever sa robe de mariée pour être plus à l’aise. Lorsqu’elle ressortit de la sacristie, ou elle s’était changée, elle était vêtue d’une robe de soirée et de chaussures à talons. J’emmenai Angéla un peu à l’écart pour faire connaissance tandis que les hommes restaient entre eux. La femme de Jack me dit :
A(ngéla)- Entre nous, Mac, vous avez de la chance d’être avec cet homme là. Il est vraiment trop craquant ! ! Si je ne me mariais pas, j’irais tout de suite tenter ma chance avec lui, il a un charme fou ce mec ! ! et en plus il est musclé et sexy, que demander de plus ! ! !
J’eus un petit rire et lui répondis :
M- C’est vrai, mais Harm et moi, nous ne sortons pas ensemble, nous sommes juste amis, quoique ces derniers temps….
A- Quoi ? ? dites-moi tout ! ! je veux tous les détails ! ! !
M- Nous nous sommes rapprochés ces derniers temps, néanmoins c’est toujours aussi compliqué entre nous.
Angéla haussa ses sourcils et me dit :
A- Mac, faut pas hésiter à y aller. Vous réglez toujours tous les problèmes avant de coucher avec un homme, aussi séduisant soit-il ? ?
Sa question me fit rire mais je lui répondis :
M- Ce n’est pas pareil là, c’est différent…
Angéla me coupa gentiment la parole et dit :
A- Parce que vous l’aimez.
M- Comment savez-vous que……
A- Faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Harm veille sur vous comme sur la prunelle de ses yeux, il vous admire avec un regard si amoureux. Il vous aime lui aussi alors je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de compliqué. Ecoutez Mac, au diable l’histoire que vous avez eue par le passé, profitez de l’instant présent, profitez de lui.
Je n’eus pas le temps de répondre car Jack avait mis en route un slow et il venait demander à sa femme de danser. Angéla accepta volontiers et avant d’y aller, elle me dit dans le creux de mon oreille :
A- Pensez-y Mac. Il est là et vous êtes loin de tout alors profitez-en ! !
Et elle partit danser avec son mari tandis que moi j’allais me servir un verre d’eau au buffet. Au moment ou je reposai mon verre après m’être rafraîchie une main frôla la mienne. Je me retournai et vis Harm qui me faisait un grand sourire. Il me demanda :
H- Vous venez danser ? ?
Je me rappelai les paroles d’Angéla et acceptai la proposition de Harm en lui disant :
M- D’accord.
A ce moment, il n’y avait personne qui dansait , je me doutais que Angéla avait arrangé çà ! ! Harm et moi nous avançâmes timidement vers le devant de la scène. Angéla demanda son mari et Daniel de partir un peu plus loin, sûrement pour nous donner plus d’intimité. Nous commençâmes à tourner et Harm ne me quittait pas du regard, il souriait. Puis il exerça une douce pression avec sa main dans mon dos, ce qui eut pour effet de me coller à lui, mon visage dans le creux de son épaule et c’était loin de me déplaire, bien au contraire. J’étais bien ainsi, j’étais heureuse et la caresse continue de sa main dans le bas de mon dos et sur ma hanche augmentait ce bien-être. Nous restâmes comme çà jusqu’à la fin de la chanson, puis quand je décidai de me retirer Harm me retint par le bas de mon dos et se mit à relever une mèche de cheveux qui était descendue sur mon visage. Il caressa ma joue, m’attira vers lui et m’embrassa tendrement. Puis le baiser devient plus profond et plus intense, je ne voulais pas m’arrêter, tout cela était si…… agréable ! ! Nous étions tout les deux sur notre petit nuage lorsque nous entendîmes un bruit, nous nous arrêtâmes nets. C’était Daniel. Décidément, la chance n’était pas avec nous. Je me dirigeai vers Daniel et vis tout de suite qu’il était saoul, il avait renversé un verre et essayait de s’asseoir. Je l’aidais puis il me dit :
D- J’espère que toi et Harm, vous réussirez à conclure. Au fait, tu savais que ma femme s’appelait Sarah aussi ? ?
Je savais comment réagir dans de pareilles circonstances donc je lui répondis :
M- Oui, je le sais, vous vous êtes même mariés ici. Mais laisse-moi deviner………… C’est pour çà que tu es saoul ? ? ! ! !
D- Exact, tu as plutôt bonne mémoire. Mais je suis pas ivre, regarde, j’arrive très bien à marcher droit.
Et il se leva, fit quelques pas et tituba, évidemment. Il tomba à la renverse et se jeta dans les bras de Harm qui le rattrapa. Il me dit :
H- Vaudrait mieux le ramener.
Je lui répondis :
M- Vous avez raison. On va le reconduire chez lui.
Avant de monter dans la voiture, je récupérai mon appareil et Angéla me prit à l’écart. Je la devançai en parlant la première :
M- Désolée pour le dérangement.
Angéla rit et me dit :
A- Pas de problème, c’est déjà bien qu’il n’y ait eu personne de saoul ce midi.
M- C’est vrai, mais bon je connais bien ce genre de personnage.
A- Comment çà ? ?
M- J’étais alcoolique. Le mieux à faire c’est de le raccompagner chez lui et de le laisser.
Angéla me demanda :
A- Depuis quand tu as arrêté de boire ?
M- çà fait 7 ans.
A ce moment, Harm vint me chercher. Je souhaitai au couple une bonne lune de miel et pris congé. Je montai dans la voiture et pris le volant.

15 minutes plus tard
Maison de Daniel

Nous étions arrivés et descendîmes Daniel. Harm et moi entrâmes dans la maison et « déposâmes » Daniel sur le canapé, lui enlevâmes ses chaussures, mîmes un coussin sous sa tête et nous partîmes. Nous marchâmes jusque chez moi puis Harm et moi partîmes nous coucher chacun de notre côté, l’un et l’autre pensant à la même chose, sans le savoir : le baiser qu’ils avaient échangé ce soir.
Je me préparai pour la nuit en me démaquillant et en me mettant en pyjama. Ensuite je posai mon appareil dans le local et je décidai que je développerai les photos demain. Je m’endormis tout de suite car j’étais quand même fatiguée. Ma nuit fut peuplée de rêves de Harm……… loin d’être catholiques ! !

Dimanche 29 Décembre
Maison de Mac
10h15

Je me réveillai, revenai en position assise et m’étirai , tel un chat. Je me levai péniblement et préparai du café. Je n’avais pas de programme précis pour la journée, je comptais bien ne rien faire d’épuisant aujourd’hui. Je pris mon petit déjeuner en flânant et regardai par la fenêtre. Je pensais à Daniel, il devait être en train de se réveiller, la gueule de bois en plus ! !
La météo annonçait du soleil et des températures douces pour la saison donc j’en profitai pour sortir dessiner dehors. Je pris un crayon, une feuille de papier à dessin, l’une des photos de chevaux sauvages que j’avais prises il y a quelques jours et partis dehors m’asseoir sur un lit de jardin. Je remontai mes genoux, posai ma feuille ainsi que mon support et commençai le dessin.

Maison de Mac
11h45

J’étais concentrée sur ce que je faisais quand je sentis une présence derrière moi. Je me retournai et vis Harm, qui tenait une tasse de café à la main. Il s’assit sur le lit de jardin d’à coté et je lui dis :
M- Je vous ai vu plus matinal, Harm.
Il me répondit :
H- Je suis aussi étonné que vous. Je devais vraiment être fatigué hier soir…
M- Je suis désolée pour Daniel hier. Sa femme et lui se sont mariés dans cette église et çà lui a rappelé de bons et de mauvais souvenirs.
H- Pourquoi des mauvais souvenirs ? ?
M- Parce qu’il a enterré sa femme dans cette même église.
H- Je comprends mieux. Vous avez programmé quelque chose pour aujourd’hui ? ?
J’arrêtai mon dessin puis tournai la tête vers lui, en disant :
M- Oui. Traîner, ne rien faire, se reposer, çà vous va comme programme ? ?
Harm eut un petit rire et me dit, en rapprochant son visage du mien :
H- C’est parfait, c’est ce qu’il me fallait.
Je lui dis, sans reculer mon visage du sien :
M- Tant mieux.
Et je tournai la tête vers mon dessin pour continuer le travail.

Maison de Mac
14h00

Harm était parti dans sa chambre tandis que moi, j’allais développer mes photos dans le petit local prévu à cet effet. Je regardai les photos prises une par une et vis plusieurs photos de moi et la petite fille avec qui j’avais parlé le soir du mariage. C’était donc çà que Harm m’avait caché. Je riais et continuais de regarder les photos suivantes et en vis d’autres. Cette fois-ci, elles représentaient Harm et moi, en train de danser mais aussi en train de nous embrasser……… Angéla, sacré Angéla, j’aurai deux mots à lui dire quand elle rentrera ! ! Je réunis ces quelques photos de Harm et moi pendant la danse et le baiser, ainsi que celles de moi et la petite fille, et vins les poser sur le lit de Harm. Il dormait………… si paisiblement. Je disposai les photos de telle sorte qu’il les voit quand il se réveillerait et partis vers l’écurie. Quand je fus arrivée devant le box de mon cheval favori, je compris que Harm était l’homme de ma vie, et qu’il fallait que je lui dise, sous peine de devenir complètement dingue sinon ! ! soudain un éclair zébra le ciel et vint foudroyer l’installation électrique de l’écurie. Elle prit feu et je levai la tête juste à temps pour voir une poutre tomber sur ma jambe. La douleur me fit perdre connaissance…… pendant ce temps le feu continuait sa route…………………………

A suivre


Partie 9

Maison de Mac
17h00

Je repris connaissance lorsque j’entendis des pas dans l’écurie, enfin ce qu’il en restait. Tout était flou autour de moi mais je réussis à distinguer le visage de Harm au-dessus de moi. Il me caressait le visage et je réussis à bredouiller :
M- Harm……… ma jambe………
Puis il se dirigea vers la planche qui m’empêchait de bouger et essayait de la soulever, mais sans succès. Il regardait autour de lui et s’arrêta sur quelque chose, derrière moi. Je penchai difficilement ma tête en arrière et vis un bidon d’essence, que le feu n’allait pas tarder à embraser. Harm essayait toujours de me dégager mais il n’y arrivait pas. Je lui posai une main fébrile sur le bras et lui dis :
M- Partez Harm……… laissez-moi ici………
Harm me répondit fermement :
H- Hors de question, si je dois mourir autant que ce soit ici avec vous. Je refuse de vous abandonner. Vous m’entendez Sarah je…..
Et je sentis à nouveau la faiblesse m’envahir et je perdis connaissance…. pour être réveillée quelques minutes plus tard par des petites tapes sur ma joue. J’entendais Harm qui me disait :
H- Restez avec moi, Mac. Mettez vos bras autour de mon cou. Allez encore un dernier effort…………
Rassemblant mes dernière forces je fis ce qu’il demandait et il me souleva de terre pour courrir dehors. A peine quelques secondes après être sortis et avoir parcouru quelques mètres, l’écurie explosa, les chevaux ayant réussi à sortir de leur box. Ils étaient maintenant complètement affolés et je voulus les emmener vers l’enclos mais Harm me transporta à l’intérieur de la maison et m’allongea dans le lit. Il courru dans le salon pour appeler le médecin et revint à mon chevet, et me dit de me tenir tranquille. Effectivement, je voulais me lever pour aller rassembler les chevaux mais la douleur de ma jambe me dissuada de marcher ou de courir. Quant à Harm, il ne tenait pas trop en place non plus, il faisait des allers et retours hors de la chambre pour surveiller l’arrivée du médecin. Heureusement, il arriva très vite avec sa trousse et son stéthoscope et examina ma jambe. Il dit à Harm :
M(édecin)- C’est moins grave que çà en a l’air, rassurez-vous. Je vous donne des calmants contre la douleur. 1 toute les 2 heures maximum. Du repos jusqu’à après-demain minimum, ne vous levez pas, ne faîtes pas d’effort et vous pourrez réveillonner sur vos 2 jambes. Je vous donne en plus des vitamines : 3 fois par jour au repas.
Harm répondit à ma place :
H- Merci Docteur.
M- De rien, bon rétablissement.
Et Harm raccompagna le médecin jusqu’à la porte d’entrée. Pendant ce temps je tournai la tête vers la table de nuit et vis les photos que j’avais déposées sur le lit pendant que Harm dormait. Il les avait donc vues. Je fut interrompue dans mes pensées par la présence de Harm sur le pas de la porte. Il me regardait avec un maigre sourire, sans rien dire. Pour briser le silence, je lui dis d’une voix faible :
M- Je savais bien que vous me cachiez quelque chose…
Et bizarrement, Harm mit un doigt sur mes lèvres et ignora ce que je venais de dire :
H- Chuut, reposez-vous maintenant. Vous avez entendu le médecin.
Je hochai difficilement la tête et soupirai tandis que Harm sortait de la chambre. Je ne sais pas pourquoi mais je l’avais trouvé bizarre, on aurait dit que Harm n’avait pas la même intonation de voix, qu’il y avait des espèces de tremblements dans ses paroles. Puis la fatigue m’affaiblit de nouveau et je m’endormis, cette fois-ci je ne fis aucun rêve.

Maison de Mac
19h00

Je n’avais dormi qu’une petite heure, il fallait que je garde du sommeil pour cette nuit. J’essayai de me lever mais j’étais encore trop faible. Je soupirai une fois de plus, car je détestais vraiment être clouée au lit. 5 minutes plus tard Harm entra dans ma chambre avec un plateau dans les mains. Il y avait une assiette de riz avec un steack, un verre d’eau, une tomate et une pêche pour le dessert. Harm me dit :
H- Voilà votre dîner. Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi.
M- Je n’ai pas assez faim pour manger tout çà ! !
Puis il me répondit avec un sourire :
H- Il le faudra bien, si vous voulez être sur pied pour le réveillon. Et puis çà me vexerait car c’est moi qui ait fait le riz et le steack.
M- Donc je mange que çà et hop c’est fini ! !
H- Non non non, vous allez tout manger…
M- Sinon quoi ? ?
H- Sinon c’est moi qui viendrais vous mettre çà dans la bouche.
Puis il sortit de la chambre. Il avait ri en disant çà mais j’avais vu dans ses yeux qu’il était sérieux, il le ferait vraiment. Mais cette impression que Harm changeait dominait toujours, on aurait dit qu’il s’éloignait de moi mais pourquoi ? ? nous nous étions rapprochés ces derniers temps et çà serait bête de tout gâcher.
Je mangeai mon repas, que je trouvai très bon et trouvai ensuite une position pour dormir. Je mis un certain à m’endormir mais je capitulai contre le marchand de sable vers 22h30.

Maison de Mac
00h30

Je me réveillai mais n’arrivai plus à trouver le sommeil. Le comportement de Harm me tracassait, m’inquiétait toujours. Je décidai de descendre dans la cuisine pour prendre un verre d’eau et lorsque je fus sur le pas de la porte de la chambre, je vis Harm qui était dans le salon, il regardait dehors, debout près de la porte d’entrée. Daniel avait eu la gentillesse de rassembler les chevaux dans l’enclos, près de la maison. Je descendis les escaliers en faisant un minimum de bruit mais Harm se retourna brusquement, ayant certainement entendu le contact de mes pieds sur le carrelage. Et ce que je vis m’étonna : Harm pleurait. Lorsqu’il me vit, il n’essuyait même pas ses larmes et me dit :
H- Mac……………… le médecin avait dit……..
Je lui coupai la parole en disant :
M- Je sais mais vous me connaissez.
Tout en disant çà, je m’assis sur le canapé et invitai Harm à faire de même. Il me répondit :
H- Têtue comme une mule.
M- Exact.
Puis je passai ma main sur sa joue droite et essuyai ses larmes, je fis pareil pour sa joue gauche. Pendant ce temps, Harm me regarda pendant quelques secondes puis baissa son regard. Je lui demandai :
M- Qu’est ce qui se passe Harm ? ?
H- Il n’y a rien.
M- Pour que vous pleuriez, c’est que çà doit être grave.
Puis, il me regarda dans les yeux et des larmes se mirent à couler. Il me dit :
H- J’ai honte…………… de pleurer comme çà ………… devant vous.
M- Oh, Harm.
Et je le pris dans mes bras. Il mit ses bras autour de mon cou et après quelques minutes il se dégagea de mon étreinte et je lui dis :
M- Vous ne devez jamais avoir honte de pleurer devant moi ou de quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Parfois la pression est trop forte et il faut l’éliminer, donc on craque. Et puis c’est la preuve que vous n’avez pas un cœur de pierre, vous êtes un être humain tout simplement.
Il eut un petit rire nerveux, me caressa la joue et me dit :
H- Je……j’ai eu si…………peur de vous perdre. Vous êtes si……importante à mes yeux mais en même temps si fragile parfois. Néanmoins je n’ai jamais vu une femme aussi courageuse que vous. Malgré votre passé, les épreuves que vous avez traversées, vous arrivez à rester à la surface, à faire face à la vie et à ses surprises.
M- Vous voulez savoir quelle est la surprise la plus extraordinaire que la vie m’ait faite.
H- Ouai qu’est ce que c’est ? ?
M- Le jour ou je vous ai rencontré.
Je lui souris et je le regardai droit dans les yeux puis je lui dis sans quitter son regard :
M- Je serais passée à côté de quelque chose de vraiment ……… magnifique.
Ce fut au tour de Harm de me sourire et il me demanda :
H- Vous croyez ? ?
Tout en approchant son visage du mien, je lui répondis :
M- J’en suis certaine.
Puis nos lèvres entrèrent en contact et ce baiser devint vite passionné…. Intense. Harm posa ses deux mains sur mes deux joues et m’embrassa encore plus profondément. Une main parcourait un chemin délicieux dans mon dos tandis que l’autre me caressait les cheveux, le cou. Je me laissai porter par la vague tandis que mon désir, et certainement aussi celui de Harm, montait encore et encore, toujours plus haut. Plus rien n’avait d’importance, si ce n’était l’homme que je tenais fermement dans mes bras. Il était tout pour moi, je l’aimais, oui j’étais dingue de lui mais maintenant que je l’avais pour moi toute seule, j’allais en profiter. J’allais suivre le conseil d’Angéla et profiter de l’instant présent. Pour une fois que nous n’étions pas interrompus par quelque chose ou quelqu’un.
Harm m’avait faite basculer dans le canapé et il était maintenant sur moi. Enfin……… je savais ce que c’était que le poids de son corps sur le mien…………le sentir sous moi…………empreint de désir…………
Il déposa des milliers de baisers délicieux sur mon cou et déboutonna ma chemise de nuit et continua de m’embrasser la poitrine, le ventre, remonta au creux de mon épaule. Je poussai des soupirs de plaisirs quand un cri de douleur s’échappa de ma bouche. Harm s’arrêta net, inquiet, croyant que c’était un de ses baisers trop « appuyés » qui m’avait fait mal. Il me demanda :
H- Je t’ai fait mal ? ? je suis vraiment désolé.
Je reboutonnai ma chemise de nuit et lui répondis :
M- C’est ma jambe. Et ne t’excuses pas parce que sinon je pourrais croire que tu regrettes cet instant.
Je me rassis sur le canapé et me levai en lui disant :
M- Tu sais ce qu’a dit le docteur. Je dois aller me reposer.
Harm baissa les yeux et poussa un soupir discret, néanmoins pas assez discret pour que je ne le remarque pas. Je lui dis :
M- Ne sois pas déçu tu auras l’occasion de finir ce que tu as commencé une autre fois. Et si cette occasion n’arrive pas je la provoquerais.
Et je lui tournai le dos pour retourner me coucher, en espérant qu’il n’était pas trop amer.

A suivre.............
Remarques : les prescriptions du médecin sont des doses au hasard


Partie 10

Maison de Mac
2h00 du matin

J’allai vers la chambre pour retourner me coucher en clopinant lorsque je sentis que j’étais soulevée de terre. C’était Harm qui m’avait prise dans ses bras et qui me disait :
H- Je te raccompagne. Il faut laisser reposer cette jambe ! !
Et il me porta jusqu’à la chambre, il me posa sur le lit, me fit un baiser sur les lèvres et retourna dans le salon pour se coucher. Effectivement, j’avais pris sa chambre depuis mon accident alors il n’avait pas d’autre choix que de dormir sur le canapé. Le reste de la nuit fut peuplée de rêves………inouïs.

Lundi 30 Décembre
Maison de Mac
10h45

Je fus réveillée par la bonne odeur du pain grillé et du café. Harm m’apporta mon petit-déjeuner au lit. J’espèrais qu’il prendrait vite cette habitude……
Sur le plateau, il y avait également du jus d’orange, un pot de confiture et un œuf à la coque. Voyant tout çà, je dis à Harm :
M- C’est un festin de roi que tu m’apportes là ! ! ! !
H- De reine tu veux dire ! ! !
M- Ouais. Avec ce que je vais faire aujourd’hui, c’est-à-dire rester au lit, je ne crois pas que j’aurais besoin de toutes ces vitamines.
D’un air mi-mystérieux mi-plaisantain, il se rapprocha de moi et me dit :
H- Qui sait………
Puis il sortit de la chambre, en me faisant un clin d’œil. J’étais contente de voir qu’il allait mieux et qu’il était enfin sorti de son « mutisme ». En effet, ici il était plus détendu, moins stressé, il parlait plus facilement, ce qui était loin d’être une mauvaise chose.
Les gargouillis de mon estomac me sortirent de mes pensées. Je bus une gorgée de café et m’attaquai au pain et au pot de confiture. C’était délicieux. Harm savait vraiment y faire avec les fourneaux ! ! ! Je mangeai goulûment ce que contenait le plateau puis je le posai par terre et piquai un petit somme…………… qui dura quand même 2 heures ! !

13h00

Je me réveillai et vis sur le plateau de la viande et des légumes ainsi qu’une entrée et un fromage. Puis j’entendis Harm qui parlait, il devait certainement être au téléphone. Ensuite je devinai qu’il montait les escaliers et je le vis arriver devant le seuil de la porte de la chambre. Il me dit :
H- Je vois que tu es réveillée. 2 heures, pas mal pour une simple petite sieste ! ! sûrement ton ventre qui t’appelle à la rescousse ! !
Il était venu s’asseoir sur le lit pendant que je me redressais puis je lui répondis :
M- Laisse mon estomac en dehors de çà. C’est naturel d’avoir faim ! !
H- Surtout après avoir fait ce que tu as fait, c’est-à-dire dormir ! !
Et je lui donnai une petite tape sur le bras, en disant :
M- J’aimerai bien t’y voir, toi ! ! !
Puis j’attrapai la fourchette et le couteau qui étaient sur le plateau et coupai un morceau de viande pour le manger. Je fis de même avec toute la viande et les légumes. Ensuite je m’attaquai au fromage et enfin au dessert. Harm était resté là à me regarder, avec un sourire sur les lèvres. Lorsque j’eus fini mon repas, je lui demandai :
M- Quoi ? ?
H- Je me demande comment tu fais pour avaler tout çà sans prendre du poids.
M- Simple, je fais du sport ! ! Et puis mon corps brûle facilement les calories. Franchement, tu trouves que je mange beaucoup ? ?
H- Franchement ? ? Oui. Mais surtout ne fais pas de régime, tu as une ligne parfaite ! !
M- Je n’en ai pas l’intention, Harm.
H- Ouff ! !
Puis Harm se leva du lit avec un sourire et sortit de la chambre. Pendant que j’essayais de dormir, je l’entendais fouiner dans le grenier, dans la cuisine. J’ignorais ce qu’il cherchait mais cela dura une bonne partie de l’après-midi, pour ne pas dire toute l’après-midi. Entre temps, je lui avais demandé de m’apporter du papier à dessin, un crayon et quelques photos des chevaux sauvages, pour que je puisse m’occuper tant bien que mal.

Maison de Mac
19h30

Harm répéta le même rituel en apportant mon repas sur un plateau. Après avoir mangé tout ce qu’il contenait, je me renfonçai dans mon lit et essayai de dormir. Seulement, je ne trouvai pas le sommeil, j’étais curieuse de nature et je voulais savoir ce que Harm n’avait pas arrêté de chercher pendant toute l’après-midi. Je m’extirpai de mon lit et vis Harm, dans la cuisine, dos à moi. Je l’appelai :
M- Harm ? ?
Il se retourna brusquement, prenant soin de cacher ce qu’il y avait sur la table, me fit un sourire et me demanda :
H- Tu as besoin de quelque chose ? ?
Je ne me sentais pas le courage de descendre les escaliers alors je restai là ou j’étais et je lui répondis :
M- Oui, je voudrais savoir ce que tu trafiques dans ton dos…
H- Moi ? ? je ne trafique rien. Non rien du tout…
M- Tu es sur ? ?
H- Absolument.
Puis j’abandonnai la bataille et retournai dans la chambre me coucher. Je mis longtemps à trouver le sommeil mais je n’eus pas le courage de lutter contre la fatigue et glissai lentement vers le monde des rêves……

Mardi 31 décembre
Maison de Mac
10h00

Je me réveillai doucement, tranquillement, avec le soleil, déjà haut dans le ciel. Pour un 31 décembre, il faisait plutôt doux ou du moins il faisait bon dans la maison. Je descendis tant bien que mal dans la cuisine et préparai le petit déjeuner. Je buvais ma tasse de café quand Harm se leva. Il descendit à son tour dans la cuisine et je lui tendis une tasse de café. Nous sirotions ensemble notre mélange lorsque le téléphone sonna. Harm fut plus rapide que moi et attrapa le premier le combiné pour me le donner. Je répondis :
M- Allô ? ?
V(oix)- Salut Mac, c’est Mattie.
M- Mattie, alors comment çà va ? ?
Tout en disant ces mots, j’allai m’asseoir sur le canapé. Elle me répondit :
M(attie)- Ce serait plutôt à moi de te demander çà, Harm m’a raconté ton accident. Mais puisque tu me le demandes, je vais bien.
M- Moi aussi, çà va pas trop mal. Je souffre encore un peu quand je marche mais bon c’est supportable.
M(attie)- C’est vraiment pas de chance, vous aviez l’air de passer un séjour agréable. Harm m’a dit qu’il avait décelé un talent caché chez toi, que tu photographiais des chevaux sauvages. Tu pourrais m’en ramener quelques unes S’il Te Plaît, j’adore les chevaux.
En tournant mon regard vers Harm, je dis à Mattie, bien fort pour que Harm m’entende :
M- Ben dis donc, il t’en raconte des choses Harm ! ! oui j’essaierai de t’en ramener quelques unes. Sinon comment se passent tes vacances ? ?
M(attie)- Plutôt bien. Je me promène tous les jours avec des copines et on se passe des films avec des beaux mecs, style Titanic avec Leonardo di Caprio.
M- Je vois tout à fait le genre, en effet.
M(attie)- Enfin, voilà, je voulais juste te souhaiter une bonne année, même si chez toi il n’est pas encore minuit.
Je fus si étonnée que je lui répondis :
M- Oh, c’est trop gentil Mattie, je te remercie.
M(attie)- De rien, je t’aime bien moi et Harm aussi donc ben voilà ! !…………… Je dois y aller là. Je te dis a plus, quand toi et Harm vous serez revenus et passez un bon réveillon.
M- Merci, toi aussi. A plus, bye.
M(attie)- Bye.
Et je raccrochai le combiné. Je dis à Harm :
M- C’était Mattie qui voulait me souhaiter un bon réveillon.
Harm hocha la tête et but sa dernière gorgée de café. Il avait l’air toujours aussi mystérieux… Je retournai dans la chambre dans les bras de Harm et m’endormis après avoir gardé les yeux ouverts pendant quelques minutes.

Maison de Mac
13h00

Il faut croire que c’était devenu une habitude que mes « siestes » soient de 2 heures. Harm m’avait apporté mon repas sur un plateau et avait lourdement insisté pour que je ne me lève sous aucun prétexte. Je lui obéis et restai au lit toute l’après-midi, après avoir, bien sûr, mangé mon repas. J’espérais que la douleur de ma jambe aurait disparu pour ce soir.
Vers 19h00, j’eus la surprise de voir arriver dans ma chambre Judith, la sœur de Daniel. Elle était sortie de l’hôpital hier et était venue voir comment j’allais. Nous discutâmes pendant un bon moment puis elle partit, prétextant qu’elle avait les préparatifs du réveillon à faire. Elle me souhaita un bon rétablissement et surtout de rester bien au chaud dans le lit.
Je m’endormis après son départ pour me lever aux alentours de 20h00. Encore mal réveillée, je tournai la tête vers l’armoire de la chambre et je vis une robe de soirée, mise sous plastique………………

A suivre…………..

Partie 11

Maison de Mac
20h00

Je m’extirpai du lit et allai regarder de plus près cette robe, elle était magnifique. Je la décrochai de l’armoire et la posai à plat sur le lit puis j’ôtai le plastique qui la protégeait de la poussière. Elle était d’un bleu discret avec des reflets brillants, elle descendait jusqu’à mes pieds et il y avait une fente sur le coté qui partait du pied pour remonter jusqu’au dessus du genou. Quant au haut de la robe, il était composé d’un décolleté en V et de larges bretelles qui tenait en place la robe. Il y avait aussi un châle pour mettre sur les épaules, au cas ou il ferait froid. Je ne l’avais pas remarquée tout de suite mais il y avait une boite au pied de la robe, elle contenait des chaussures qui allait parfaitement avec celle-ci. Et évidemment, elles étaient à ma taille……
J’étais tellement occupée à admirer cette robe que je ne ressentis pas une présence sur le seuil de la porte…
Je faisais quelques pas vers mon sac quand je remarquai que la douleur de ma jambe avait disparu. Je pris quelques sous-vêtements et les étalai sur le lit, il fallait que je choisisse. Je me décidai pour un modèle noir, tout en dentelle. Je l’enfilai, puis passai la robe par dessus, ainsi que le châle. Etrangement, elle était à ma taille……… Je mis ensuite les chaussures, qui avaient un talon de 1 centimètre environ. L’ensemble allait parfaitement bien ! ! ! Je me maquillai légèrement, arrangeai mes cheveux et j’étais fin prête. Je sortis de la chambre et en arrivant en haut des escaliers, je vis dans le salon des bougies disposées un peu partout ainsi que, sur la table de la cuisine, 2 couverts pour un dîner au chandelle, c’était tellement romantique. A ce moment, je n’avais plus aucun doute sur l’identité de cette mystérieuse personne qui apparemment m’invitait pour le réveillon. Je descendais les escaliers quand soudain, Harm sortit, je crois, de la salle de bain, et vint se poster en bas des escaliers en me regardant avec un magnifique sourire. Lorsque je passai la dernière marche, je m’approchai de lui et lui dis :
M- C’était donc çà que tu me cachais hier, dans la cuisine.
Harm me répondit :
H- Oui, je cherchais des bougies à peu près potables et un service assez joli. Comme tu le vois, j’ai trouvé ce que je cherchais.
M- Et pour la robe et les chaussures ? ? je ne savais pas que tu connaissais ma taille…
Harm baissa les yeux et releva son regard avec un sourire en coin :
H- D’accord, j’admets que Judith m’a aidé mais c’est moi qui ait eu cette l’idée.
M- Une idée……parfaite ! ! !
Puis Harm me proposa son bras pour nous conduire à la table, comme dans les grandes réceptions, cela nous fit rire tous les deux puis je m’assis à la place désignée par Harm. Je le regardai un instant et regardai sa tenue à lui : il avait une veste plutôt classique, une chemise claire et une cravate assortie. Quant au pantalon, il s’accordait parfaitement avec la couleur de la veste. Tout à coup, j’eus un haut le cœur car Harm avait dans sa main une bouteille de vin. Il avait sans doute oublié dans toute son organisation que je ne buvais plus, mais comment lui dire, c’est vrai qu’en de pareilles circonstances l’alcool était le bienvenu. Harm dut deviner ma gêne car il me dit :
H- Ne t’inquiète pas, je n’ai pas oublié.
Puis il déboucha la bouteille et quelle ne fût pas ma surprise lorsque je vis que le liquide qui coulait de la bouteille n’était autre que………du jus d’orange ! ! ! Harm me dit, une fois assis en face de moi :
H- Il faut bien soigner l’apparence, jusque dans les moindres détails ! ! ! !
Je lui répondis :
M- C’est réussi, je te le garantis ! !
Puis il leva son verre et me demanda :
H- On trinque à quoi ? ?
M- A cette nouvelle année, qui sera pleine de surprises…
H- Alors à cette nouvelle année ! !
Et nos deux verres se touchèrent tandis que nos deux regards ne se quittèrent plus pendant cet instant. Puis Harm se leva et amena l’entrée.
Le repas se passa dans la bonne humeur, nous parlâmes de Mattie et de ses futures études, du JAG, de Bud et Harriet ainsi que de leur futur enfant. Nous nous amusâmes à trouver un prénom pour lui, ou elle, comme si c’était notre propre enfant… Puis nous nous rappelâmes tout les bons moments qu’on avait passés ensemble, les moins bons aussi. Puis nous remontâmes encore plus loin dans le passé pour se raconter mutuellement nos souvenirs du lycée, et toutes les bêtises qu’on avait pu faire en ce temps-là ! ! l’ambiance était détendue entre Harm et moi et les bougies accentuaient cet effet. Harm nous prépara du café et alla s’installer dans le salon tout en évoquant en même temps les souvenirs qu’il avait de son père. Il racontait :
H- Je me rappelle que la première chose qu’il ait fait dès que j’ai su marcher, c’est m’emmener voir son avion à la base. Quand je suis arrivé, le bruit des F14 qui décollaient me faisait peur mais il m’a pris la main et m’emmena vers le hangar. Il m’a fait monter dans le cockpit et a commencé à m’expliquer comment çà marchait. Bien sûr je ne comprenais pas tout ce qu’il me racontait mais çà me suffisait pour être sur mon petit nuage. Depuis ce jour là, j’insistai auprès de ma mère pour aller le voir décoller le matin et atterrir le soir. Je ne me rendais pas compte du danger que mon père courrait à chaque fois qu’il montait dans cet appareil.
Je lui répondis :
M- C’est normal, tu n’étais qu’un enfant.
H- Je m’en suis rendu compte le jour ou il est mort. Je me suis dit à cet instant que tout ce qu’il m’avait enseigné, je ne voulais pas qu’il l’ait fait pour rien. Ma mère essaya de me dissuader pendant un temps de m’inscrire à Annapolis, mais elle comprit que c’était ce que je voulais vraiment et qu’elle ne pourrait pas m’en empêcher.
Les yeux bleus océan de Harm s’embuèrent et je me rendis compte qu’il ne m’avait dit tout çà auparavant, qu’il ne m’avait jamais dit ce qu’il avait vraiment ressenti lors de la mort de son père. Pendant toute son histoire, je l’avais attentivement écouté car je savais que c’était un moment important de sa vie, et qu’il se confiait rarement lorsqu’il s’agissait de çà.
Je posai ma coupe de jus d’orange sur la table basse et le serrai dans mes bras. Il restait un moment comme çà puis je le sentis prendre une grande inspiration et se détacher de moi. Il me dit :
H- Regarde-moi, c’était sensé être une belle soirée, une soirée………romantique mais au lieu de çà je raconte de vieux souvenirs tristes et voilà que………
Je lui coupai la parole en disant :
M- C’est que tu avais besoin d’en parler, et puis ne t’inquiète pas, je passe une très bonne soirée.
H- Vraiment ? ?
M- Oui, je t’assure. Tu as organisé tout çà et crois-moi que çà fait son effet ! ! j’adore çà ! ! Bon, et maintenant, je prends la situation en main…
Tout en disant cela, je me levai du canapé et me dirigeai vers le lecteur de disques pour y mettre de la musique. Je pris un CD de musique douce et le mis en marche. Je revins vers Harm et tout en lui donnant ma main, je lui demandai :
M- Tu viens danser ? ?
H- Pourquoi pas.
Et il prit ma main et nous nous dirigeâmes vers le milieu de la salle, là ou il y avait un peu d’espace. Nous nous regardâmes droit dans les yeux et nous rapprochâmes. Je mis mes bras autour du cou de Harm tandis qu’il posa ses mains sur mes hanches et mon dos. Puis nous commençâmes à tourner lentement, toujours plongés dans le regard de l’autre. Après une ou deux minutes ainsi, Harm exerça une pression dans mon dos et je me rapprocha de lui. Nos deux corps se touchèrent et je logeai ma tête dans le creux de l’épaule de Harm. Petit à petit, le sourire de Harm revint, ainsi que le mien. Le contact de nos deux corps m’avait donné un court frisson dans le dos. Nous étions enlacés et heureux chacun de notre côté lorsque la musique stoppa. Harm recula son visage pour me regarder droit dans les yeux et releva une mèche de cheveux qui était en train de tomber sur mon visage. Entre temps la chanson suivante était partie mais Harm ne voulait pas danser. Il me regardait intensément et me caressait la joue. Ce mouvement était si doux que pendant un court instant je fermai les yeux et lorsque je les ouvris je me perdis dans les yeux bleus de Harm. Ma tête tournait, plus rien n’avait de contenance, si ce n’était Harm, je n’entendais plus la musique, tout était flou autour de moi.
Puis Harm pencha doucement son visage vers moi et posa ses lèvres sur les miennes. Tout de suite, sa langue demanda la permission d’entrer et quand je lui donnai il m’attira à lui et fit descendre sa main de mon cou jusque dans le bas du dos. Sous cette caresse si délicieuse, je ne pus me retenir de gémir de plaisir et je m’agrippai à son cou. Pendant ce temps Harm continua de m’embrasser avec la même ferveur avant que je ne m’écarte pour reprendre mon souffle. Nos regards se croisèrent à nouveau et nous nous regardâmes. Nos vies allaient changer à partir de cet instant et Harm et moi le savions, nous étions tous les deux prêts à sauter le pas. J’étais enfin certaine d’être au bon endroit et au bon moment, j’allais vivre ce que je voulais depuis des années…
Le contact de la main de Harm sur mon visage me fit sortir de mes pensées. Cette fois-ci, ce fut à mon tour de me pencher vers Harm et de l’embrasser. Le contact de nos deux corps mit le feu au poudre. Ce baiser qui était au début tendre, était devenu passionné, intense. Je posai mes mains sur les épaules de Harm et fis glisser sa veste à terre puis je déboutonnai nerveusement sa chemise et dénouai sa cravate. Puis Harm fit tomber le châle sur le sol et entreprit d’ouvrir la petite fermeture dans mon dos. Il y parvint et écarta les bretelles de mes épaules pour la laisser glisser par terre. Puis, prenant conscience que nous étions encore dans le salon, il me souleva de terre et monta les escaliers pour aller dans la chambre. Je lui arrachai un hoquet de surprise et me laissai porter. Lorsqu’il me posa au sol, je l’embrassai et lui donnai des baisers brûlants sur le torse, il en gémissait tellement c’était irrésistible. Je remontas de son ventre jusqu’au creux de son épaule et l’embrassai intensément, tout en faisant glisser mes mains jusqu’à son ventre et déboutonnai sa ceinture et son pantalon puis le fis tomber par terre. Je m’apprêtais à faire de même avec son caleçon lorsqu’il me rattrapa les mains et me plaqua au mur. Il dégraffa mon soutien-gorge et se mit à couvrir de baisers ma poitrine avant de s’attarder sur un mamelon, en le suçant, le mordant. J’avais les yeux a moitié fermés par le plaisir et je ne pouvais pas dire que ce geste me déplaisait bien au contraire. Harm quitta mon mamelon pour descendre vers mon ventre. Il enleva impatiemment ma culotte et passa ses mains derrière mes cuisses et remonta. Ce fut ensuite à mon tour d’enlever le caleçon de Harm et de le faire vibrer.
Nous passâmes une nuit plus que torride………Harm et moi essayant toujours de repousser l’instant du moment fatidique. Après avoir atteint notre plaisir ensemble, je m’effondrai sur Harm et lui dis :
M- Je t’avais dit que cette nouvelle année serait pleine de surprises…
H- Je n’en doute pas, à commencer par certaines choses que je n’avais jamais vues auparavant……
Et il me fit une caresse si délicieuse que j’en gémis…… Puis lorsque tout redevint calme, je m’endormis, la tête sur le corps de Harm. Lorsque je fermai les yeux, j’entenis une voix me dire :
V(oix)- Je t’aime…

Le lendemain
Maison de Mac
10h30

Harm m’apporta le petit déjeuner au lit, après m‘avoir réveillée en m’embrassant. Tout était magnifique ! ! ! Je profitai d’avoir Harm au lit pour faire quelques galipettes puis j’allai dans la salle de bain prendre une douche. Harm ne résista pas bien longtemps avant de venir me rejoindre.
Puis il me dit qu’il voulait repartir à Washington, pour voir Mattie. Nous partîmes l’après-midi même et arrivâmes à Washington le soir même. Harm et moi étions maintenant inséparables. Nous avions convenu de faire la surprise à Mattie et elle l’apprécia avec joie mais quand elle demanda :
M(attie)- Alors qu’est ce que vous avez fait pour le réveillon ? ?
Nous nous regardâmes gênés mais Mattie, elle, compris tout de suite. Elle se jeta dans mes bras et m’annonça qu’elle étais heureuse pour moi d’avoir enfin trouvé l’amour.
La nouvelle ne mit pas longtemps à se répandre au JAG et tout le monde fut bientôt au courant. Mais je réservais une bonne surprise à Harm. 2 mois plus tard, je lui annonçais avec ferveur que j’étais enceinte. Il me prit dans ses bras et me fit virevolter dans les airs et me fit remarquer qu’effectivement l’année était riche en surprises ! ! ! ! Ce fut une petite fille et on décida de l ‘appeler Emma. Ce fut d’ailleurs elle qui nous apporta, à Harm et moi, nos alliances à l’autel, quelques mois plus tard ! !
Nous étions tous les 3 si heureux ! ! ! Mais çà ne suffisait pas à Harm car 1 an plus tard j’accouchai d’une seconde petite fille, qu’on appela Abby. Emma était ravie d’avoir une petite sœur, tout comme nous d’avoir un seconde enfant. Abby et Emma firent notre bonheur et notre fierté pendant toute notre vie. L’une devint pilote tandis que l’autre, plus têtue, entrait chez les Marine’s. Plutôt logique, non ? ? lol ! ! ! !

FIN
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Posté le: Lun 3 Déc - 21:39 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Ginie
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Posté le: Mer 5 Déc - 10:15 (2007)    Sujet du message: Voyage et Destin [terminée] [tout public] Répondre en citant

vient de la relire, et je ne m'en lasse pas

superbe ta fic
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Posté le: Mer 5 Déc - 22:22 (2007)    Sujet du message: Voyage et Destin [terminée] [tout public] Répondre en citant

elle est super ta fic
BRAVO
 
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Posté le: Aujourd’hui à 20:11 (2017)    Sujet du message: Voyage et Destin [terminée] [tout public]

 
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