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Together with you [terminée]
 
 
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sarahrabb
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Posté le: Sam 15 Déc - 22:37 (2007)    Sujet du message: Together with you [terminée] Répondre en citant

Auteur : Sarahrabb
Ratings : Aucun
Personnages : harm, Mac, Strugis, Amiral Chegwidden, Jennifer Coates, Harriet Roberts
Résumé : Mac arrive un jour au jag avec une mauvaise mine.
Genre : Drame/Romance

Fanfic 7 Partie 1
Together with you


Après ses douleurs persistantes et foudroyantes au dos ainsi que le rendez-vous que je lui avais pris, Mac m’avait annoncé quelques semaines plus tard qu’elle était stérile.
Depuis, elle essayait de continuer à vivre normalement, de ne rien laisser paraître de son état mais c’était difficile. Nous approchions des vacances de Noël et l’activité du JAG était plutôt calme en ce moment.
Nous étions le 15 Décembre, j’arrivai à mon bureau et m’installai. Je pris un dossier en cours dont j’avais la charge lorsque je vis Mac arriver. Son visage faisait peine à voir : elle avait un teint très pâle, les traits tirés, des cernes sous les yeux. Elle semblait si fatiguée mais elle avait encore un peu de force pour fermer la porte au nez à Sturgis. Etonné et aussi un peu en colère, il vint me voir et me demanda :
S(turgis)- Qu’est qui lui arrive aujourd’hui ?
Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un petit rire au vu du « vent » que Sturgis venait de se prendre. Il me réprimanda :
S- Ne te moque pas S’il Te Plaît. Je ne pouvais pas prévoir qu’elle réagirais comme çà. Sérieux, tu sais ce qui lui arrive ? ?
H- Je l’ignore, mais elle n’a pas l’air bien.
A ce moment, le quartier-maître Coates frappa à la porte et vint prévenir Sturgis que l’Amiral le demandait. Une fois Jennifer partie, Sturgis me dit :
S- J’espère que çà ne va pas durer pendant longtemps ce comportement mais t’en fais pas, elle va s’en remettre ta Sarah.
Puis il sortit et ferma la porte de mon bureau. Mon regard se dirigea vers le bureau de Mac et je pensa tout haut, comme pour répondre à Sturgis :
H- J’en suis pas aussi sûr…
Le reste de la matinée se passa plutôt bien mais Mac semblait toujours autant ailleurs et fatiguée.

Quartier général du JAG
12h15

Sturgis était en train de me confier qu’il avait commencé une relation avec une fille qui s’appelait Samantha. Il me racontait leur rencontre, leur premier rendez-vous mais je ne l’écoutais pas. Je regardais Mac qui se trouvait à quelques tables de nous, à l’extérieur du JAG, et qui était au téléphone. La discussion semblait assez animée car Mac semblait s’emporter rapidement.
La voix de Sturgis me sortit de mes pensées, il disait :
S(turgis)- Bonjour papa.
Le père de Sturgis se trouvait effectivement devant nous mais fut apparemment attiré par autre chose derrière lui. Il n’arrêtait pas de tourner la tête et finit par nous avouer :
R(évérend)T(urner)- Bonjour mon fils, capitaine Rabb. Excusez-moi messieurs, mais je dois y aller…
Puis il s’éloigna et Sturgis le suivit du regard. Il me demanda :
S- Tu savais que Mac connaissait mon père ? ?
Etonné, je le répondis :
H- Quoi ? ?
Effectivement, j’étais, à nouveau, reparti dans mes pensées mais une fois de plus, le timbre de voix grave de Sturgis m’avait fait revenir sur terre. Il me disait :
S- Regarde par toi-même.
Je dirigeai mon regard vers la table de Mac et vis le révérend Turner et Mac qui discutaient. Sarah semblait assez attentive et calme, contrairement à son comportement du reste de la journée.

Quartier Général du JAG
Salle de réunion
15h15

Sturgis, Mac et moi étions en train de négocier sur un gros dossier. Mac représentait l’accusation et moi et Sturgis la défense. On essayait de parlementer mais Mac ne voulait rien savoir. Soudain elle se leva et dit :
M- Rendez-vous au tribunal.
Elle se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte. Puis en posant sa main sur la porte, Mac fut prise d’un malaise. Le dossier qu’elle tenait à la main tomba par terre et je me précipitai vers elle pour la retenir dans mes bras. Je mis une main sous ses genoux et la portai, telle une mariée, jusqu’à l’infirmerie. Ce « déplacement » peu ordinaire ne manqua pas d’échapper à Harriet qui vint se poster près de moi, à l’extérieur de la salle de repos tandis que le médecin prenait en charge Mac. Elle me demanda :
H(arriet)- Que s’est-il passé Monsieur ? ?
H- Je l’ignore Harriet. Elle a simplement posé la main sur la porte et elle s’est effondrée, sans connaissance.
J’oubliai volontairement de lui dire que je l’avais rattrapée de justesse, pensant que cela pouvait attirer les soupçons du lieutenant Roberts. Elle allait sans doute après poser tout un tas de questions à Mac, qui n’en avait franchement pas besoin, vu son état.
Un bruit de porte qui s’ouvre me fit sortir de mes pensées. Mac sortit de l’infirmerie, me regarda et s’en alla vers le bureau de l’Amiral presque en courant. Je me dirigeai vers le médecin et lui dis :
H- Alors capitaine ? ?
M(édecin)- Je l’ai envoyée se reposer jusqu’à demain après-midi compris.
La réponse ne me satisfaisant qu’à moitié, j’insistai :
H- Qu’est ce qu’elle a ? ? c’est grave ? ?
M(édecin)- Secret professionnel Capitaine, désolé.
Et il rentra dans l’infirmerie sans me laisser le temps de dire autre chose. Pendant ce temps, Harriet était restée à côté de moi et avait donc tout entendu. Elle me demanda :
H(arriet)- Qu’en pensez-vous Monsieur ? ?
Je lui répondis, dans un soupir, tout en me redirigeant vers mon bureau :
H- Je ne sais pas quoi penser. Mais dites-moi Harriet, qu’en pensez-vous, vous ? ?
Elle hésita un instant puis me confia :
H(arriet)- Je sais que le colonel a une très grande force morale et physique Monsieur mais là…
Je l’encourageai :
H- Oui ? ?
H(arriet)- Franchement, je ne l’avais jamais vue aussi mal, Monsieur…
H- C’est bien ce qui me fait peur Harriet…
Et j’entrai dans mon bureau, fermai la porte et pris un dossier au hasard de la pile. Je l’ouvris mais ne réussis pas à me plonger dans cette affaire, je ne cessais de penser à Mac, au diagnostic du médecin, et à ce mystérieux arrêt de travail d’une journée et demie.
Tout le reste de l’après-midi se passa dans le questionnement, l’incertitude. Sturgis vint me demander si Mac allait mieux et je lui répondis que je n’en savais rien, seulement que le médecin lui avait « prescrit » un peu de repos.

Quartier Général du JAG
7 jours plus tard
8h00

Mac était revenue depuis 5 jours et elle n’avait pas l’air d’aller franchement mieux. Elle était assise à son bureau et regardait l’écran de son ordinateur. Elle semblait très songeuse mais quelque chose avait changé, je ne savais dire quoi mais je le sentais, comme une sorte « d’intuition masculine ».
Un « toc toc » à ma porte me fit revenir à la réalité. C’était le quartier-maître Coates, qui venait me prévenir que l’Amiral m’avait demandé. En sortant, je vis Mac qui se dirigeait également vers le bureau de l’Amiral. Je la rejoignis en deux enjambées et lui dis :
H- Bonjour Mac. Il vous a convoquée aussi ? ?
Mac releva les yeux et me répondit, avec un bien pâle sourire :
M- Bonjour. Oui…
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase car l’Amiral ouvrit sa porte et nous ordonna d’entrer. Nous restâmes debouts devant lui et il commença :
A(miral)- J’espère que vous nous revenez en forme Colonel, car vous partez tous les deux dès ce soir pour l’USS Sea Hawk.
Tout en parlant, il nous tendit un dossier, que je pris. Mais quand je regardai Mac, je m’aperçus qu'elle était devenue blanche comme un linge. L’Amiral lui aussi le remarqua et demanda :
A(miral)- Colonel, çà va ? ?
Mac lui répondit :
M- Oui, çà va, mais ……c’est impossible que je parte…. Du moins pas ce soir…
A(miral)- Sturgis et Bud sont déjà sur une autre affaire, Mac, il n’y a personne d’autre que vous et le Capitaine Rabb.
Soudain, je compris ce qui avait changé chez elle : son regard. Il était ………vide, ou bien il contenait de la tristesse, du désespoir et de la solitude. Devant la détresse de Mac, je ne pus m’empêcher de l’aider en disant :
H- Monsieur, le Colonel peut toujours me rejoindre sur le Sea Hawk demain, je commencerai l’enquête seul.
Devant ma requête, Mac m’adressa un sourire et attendit le verdict de l’Amiral. Il nous regarda tous les deux, puis trancha :
A(miral)- Très bien c’est d’accord. Colonel il y a un vol à 19h00 G.M.T demain…
M- Ce sera……parfait. Merci, Monsieur.
Nous sortîmes du bureau, après le salut réglementaire devant un supérieur et arrivée devant sa porte, Mac m’appela :
M- Harm ? ?
H- Oui.
M- Merci.
Notre conversation fut interrompue par l’arrivée du révérend Turner qui voulait parler à Mac. Je repartis vers mon bureau tandis que Mac disait, en brandissant le dossier dont l’Amiral venait de nous donner la charge :
M- Moi aussi j’ai des choses à vous dire.

A suivre…………….

Fanfic 7 partie 2

M- Moi aussi j’ai des choses à vous dire ! !
Puis Mac ferma la porte du bureau, ce qui mit fin à toute écoute possible de leur conversation.
Je retournai donc dans mon bureau, toujours les mêmes questions dans la tête. Je commençai à étudier le dossier sur lequel nous devions enquêter, Mac et moi, une fois sur le Sea Hawk. Le lieutenant Kohler était accusé de détention et usage de drogue. Suite à la dénonciation d’un quartier-maître, le commandant avait ordonné la fouille de la couchette du lieutenant et avait découvert 700g de cocaïne. Kohler n’avait pas cessé de clamer son innocence depuis cette « découverte ». Seulement, il manquait une pièce au dossier : le procès-verbal du maître d’arme qui avait fouillé la couchette du lieutenant. Je cherchai dans tout le dossier mais ne trouvai rien donc je sortis de mon bureau et allai demander à Harriet si elle n’avait pas oublié de joindre cette pièce au dossier. Elle répondit que non et tandis que j’allais me retourner pour revenir à mon bureau, je vis Mac qui sortait du sien, le Révérend Turner derrière elle. Il lui disait :
R(évérend)- Mac…
Elle lui coupa littéralement la parole en lui répondant :
M- Ecoutez, je n’ai pas le choix, j’ai déjà eu de la chance que l’Amiral ait accepté ma requête ! ! Seulement…
Le visage de Mac s’était soudain détendu, elle avait baissé les yeux et le Révérend dut le remarquer car il lui demanda :
R- Seulement quoi ? ?
M- Je…… je ne sais pas ce que je vais dire demain…… j’ai eu beau essayer d’écrire quelques mots sur un bout de papier mais rien ne venait…
Le Révérend Turner posa une main sur son épaule et lui répondit :
R- Tout ce que je peux vous conseiller c’est de laisser parler votre cœur, çà sortira le moment venu. Mais je ne sais pas si précipiter les choses était une bonne idée…
M- Je ne peux pas retourner en arrière.
A ce moment, Sturgis s’approcha de son père pour venir lui dire bonjour et lui dit, innocemment :
S- De quoi est ce que vous parliez tous les deux ? ?
Le révérend regarda Mac et lui cloua le bec, en répondant :
R- De rien qui te concerne, Mon Fils.
Puis le Révérend partit sans laisser à Sturgis le temps de répliquer. Mac rejoignit son bureau et s’assit lourdement dans son fauteuil tandis que Sturgis s’approchait de moi. Je ne pus m’empêcher de rire et Sturgis, énervé, me poussa vers mon bureau, ferma la porte et me demanda :
S- Qu’est ce qui te fait rire ? ?
H- Eh bien, c’est le second vent que tu te prends par ton père, sans parler de celui de Mac…
Sturgis me coupa la parole et me réprimanda :
S- çà va, çà va j’ai compris, mais tu peux me dire ce qu’ils ont tout les deux, toi qui connaîs si bien Mac ? ?
Ignorant sa remarque, je répondis :
H- Je n’en sais rien.
S- Tâches de le savoir quand vous serez tous les deux sur le Sea Hawk pendant que de mon côté, je questionnerai mon père.
H- Sturgis, jamais je ne « cuisinerai » Mac, même pour toi.
S- Bien sûr, je m’en doutais, mais toi tu n’as pas envie de savoir ce qui se trame entre eux ? ?
H- Si mais pas comme çà.
S- Tout en douceur, c’est çà ? ? mais pense au temps que tu perds en voulant aller trop lentement… Mac, elle, veut peut-être aller plus vite…
H- Qu’est ce que tu en sais, Sturgis ? ? ! ! !
J’avais dit çà sur un ton assez dur donc il se rendit compte tout de suite de son erreur et s’excusa :
S- Désolé Harm, mais, selon moi c’est le seul moyen de savoir. Mon père est différent, il n’est plus le même, et, à mon avis, c’est lorsque lui et Mac ont commencé à être en « contact ».
Sturgis se dirigea vers la porte lorsqu'il se retourna et me demanda :
S- Tu l’aimes, n’est ce pas ? ?
H- Je ne vois pas….
Sturgis me coupa la parole et me dit :
S- Ne le nies pas, tu te fais du mal. Et à elle aussi….
Puis il sortit de mon bureau. Je me sentis soudain perdu, mal à l’aise et triste. Je repensai à l’enquête que je devais faire sur le Sea Hawk et au fait que je ne serai peut-être pas revenu pour Noël. Il fallait que j’aille LE voir avant de partir…
Je regardai ma montre et estimai qu’il était temps de partir chez moi pour faire mon sac.

Appartement de Harm
18h30

L’avion partait dans une heure et mon sac était presque fini. J’avais dit au revoir à Mattie, et donner les recommandations à Jennifer. Je pensai à emporter un peu de lecture, comme toujours, mais je sentis que cette fois-ci ce serait différent, que cette fois-ci ce ne serait pas une « simple » affaire de drogue. J’avais un espèce de pressentiment… Je me sentis une fois de plus un peu perdu dans mes pensées et je sus quelle personne pouvait m’aider…

Le Mur
19h00

Je me trouvais, là, en train de faire glisser mes doigts sur les lettres dorées « Harmon Rabb Sr ». Toujours, quand je venais ici, il y avait une boule qui se formait dans ma gorge, et des souvenirs qui remontaient. Les larmes aussi revenaient à la surface mais je m’efforçais de les retenir. Aujourd’hui je venais demander de l’aide à mon Père, et, en vérifiant qu’il n’y avait personne autour de moi pour m’entendre, je commençai, comme si j’avais fait çà toute ma vie :
H- Papa, j’ai besoin de toi aujourd’hui. Je ressens quelque chose d’étrange à l’intérieur de moi, çà ressemble à un pressentiment. Et en même temps, j’ai peur pour……tu sais……Mac……oui, elle a l’air si triste, je ne sais pas si je dois aller lui parler maintenant ou si elle a envie d’être seule… Mais quoi qu’il lui arrive elle ne le mérite pas………elle a déjà tant souffert………Je voudrais savoir ce qui lui arrive, je veux l’aider……elle ne mérite pas d’être seule dans n’importe quelle épreuve qu’elle est en train de vivre……………Je sais que tu ne peux pas me donner de réponse claire, mais rien qu’un signe……Je t’en prie……
A ce moment, une légère brise se leva et une colombe vint se poser non loin de mon épaule gauche. Je regardai dans cette direction et vis un cimetière, celui d’Arlington. Un groupe de personnes vêtues de noir venaient juste de se réunir autour d’une tombe. Puis soudain, la brise qui s’était toute à l’heure levée devint plus forte, comme si on me poussait à aller en direction de ses personnes, apparemment en deuil…
Je marchai donc discrètement vers eux et m’arrêtai derrière un arbre. Une silhouette svelte se détacha du groupe et se plaça à côté du prêtre, certainement pour dire quelques mots à l’assemblée réunie ici. Je reconnus tout de suite cette silhouette………………… C’était Mac……………… Puis le petit groupe se dispersa et Mac resta devant la tombe, avec le prêtre…………Mais oui, le prêtre c’était……………le père de Sturgis……… Il posa une main sur l’épaule de Mac, elle se releva et il lui mit ses bras autour de ses épaules, sûrement pour la réconforter.
Aie, j’avais complètement oublié l’heure avec tout çà ! ! Il était grand temps que j’aille prendre mon avion. Je me dirigeai donc vers ma voiture et démarrai en direction de Norfolk, là ou je devais décoller.

Base aéronavale de Norfolk
19h30

J’embarquai dans l’avion avec mes bagages et à l’annonce du départ, je me mis dans la position habituelle.
Le vol durait une petite demi-heure, j’atterris donc sur le Sea Hawk à 20h00 et un quartier-maître me conduisit à ma cabine. Une fois la porte fermée, je ne pus m’empêcher de songer à ce que j’avais vu toute à l’heure au cimetière. Pourquoi Mac n’était-elle pas venue me voir ? ? Pourquoi ne m’avait-elle rien dit ? ? Une chose était sure, elle avait voulu « repousser » son départ pour pouvoir assister à un enterrement…
Si j’avais été mois pressé par le temps, je serais aller voir le nom de la tombe sur lequel Mac se recueillait…… Non, çà n’aurait pas été correct vis-à-vis d’elle…… Il faut que çà soit elle qui me raconte tout…
Je fus interrompu dans mes pensées par le quartier-maître qui m’avait reçu toute à l’heure. Il me prévint que le commandant voulait me voir.
Je me rendis donc sur la passerelle et fis un salut réglementaire au chef du navire. Il me dit :
C(ommandant)- Bienvenue à bord Capitaine.
H- Merci Monsieur.
C- J’ai entendu dire que le Colonel MacKenzie arrivait demain, c’est exact ? ?
H- Oui Monsieur.
C- Capitaine, je n’irai pas par quatre chemins : si le Lieutenant Kohler est innocent, trouvez moi le ou les coupable(s) au plus vite. Je ne tolérerai pas que mes hommes consomment de la drogue sous mon nez ! ! Vous pouvez disposer de tous les moyens nécessaires à votre enquête, après m’en avoir averti, évidemment. N’oubliez pas que nous sommes sur un porte-avions en opérations Capitaine, il se peut que certains soient un peu à cran en ce moment. Des questions ? ?
H- Non Monsieur.
C- Alors rompez Capitaine ! !
Et je tournai les talons et rejoignis ma cabine. Après avoir dîné, je m’endormis sur la couchette du haut.
21 Décembre
USS Sea Hawk

J’avais enquêté toute la journée et avait découvert que le Lieutenant Kohler avait plusieurs ennemis. Il continuait toujours à clamer son innocence malgré les preuves qu’on avait découvertes contre lui.
J’étais dans ma cabine lorsqu’un vint me prévenir que l’avion de Mac était en approche finale. Je le remerciai et allai me poster à la porte, prêt à l’accueillir. Le crissement des pneus m’indiqua qu’il venait d’atterrir. Deux minutes après, la porte s’ouvrit sur Mac. Je lui lançai :
H- Bonjour Mac. Vous avez fait un bon voyage ? ?
Apparemment, elle devait être plongée dans ses pensées car, au son de ma voix, elle sursauta et me répondit, tout en me suivant vers la cabine :
M- Pas terrible ! ! Tout ce dont j’ai envie maintenant, c’est d’un lit calme.
Ce n’était pas franchement le bon endroit pour être au calme, un porte-avions ! ! Elle n’avait pas l’air de humeur, çà promet…

A suivre……………….

Fanfic 7 partie 3

USS Sea Hawk
19h30

Mac me suivit docilement jusqu’à notre cabine. Voyant que j’avais pris la couchette du haut, elle mit son sac sur celle du bas. Puis elle se retourna vers moi et me demanda, en radoucissant le ton :
M- Qu’avez-vous appris aujourd’hui ? ?
H- Vous ne voudriez pas plutôt aller manger quelque chose d’abord, je vous dirais çà pendant le dîner.
Elle acquiesça avec peu d’enthousiasme :
M- D’accord.
Et nous sortîmes de notre cabine pour nous diriger vers le mess des officiers. Après s’être servis, nous nous installâmes à une table. Je pus remarquer que le plateau de Mac était peu garni, contrairement à de très nombreuses autres fois. Puis elle me dit :
M- Je vous écoute Harm.
H- Le lieutenant Kohler continue toujours de clamer son innocence. En outre, il ne s’est pas fait que des amis ici. Il a aussi relevé le fait que s'il avait vraiment fait çà, il ne l’aurait pas mise dans une cachette aussi facile à trouver.
Tout en disant cela, Mac commença à manger sa salade, mais au bout de deux bouchées, elle s’arrêta. Je lui demandai :
H- Vous ne mangez pas ? ?
Elle rétorqua, en baissant les yeux :
M- Je n’ai pas très faim. Çà aurait pu tout aussi bien être lui qui ait caché la drogue dans un endroit accessible assez facilement et après vous dire qu’il n’était pas aussi idiot pour cacher la substance dans cet endroit.
H- C’est un peu tiré par les cheveux, je trouve…
M- Mais c’est possible… Je me ferai une opinion demain, pour l’instant je vais me coucher.
Je venais à peine de finir mon plateau que Mac se leva et partit débarrasser le sien, qui au passage était au trois-quarts rempli. Je la suivis et la questionnai sur le chemin du retour à notre cabine :
H- Qu’est ce qui vous arrive Mac ? ?
Sans s’arrêter ni se retourner, elle me répondit ;
M- Rien.
J’étais loin d’être convaincu de cette réponse et répliquai, en entrant dans notre cabine :
H- Vous avez à peine touché à votre repas, ce qui est plutôt rare.
Mac resta muette et ouvrit son sac. Elle en sortit un pyjama et se dirigea vers les W.C pour se changer. Mais je la rattrapai par le bras et lui dis :
H- Mac, dites-moi ce qui vous arrive, je vois bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas…
Elle s’excusa, sur un ton doux :
M- Pas ce soir, Harm, s’il vous plaît..
Puis elle partit aux toilettes afin de se préparer pour la nuit. Elle ressortit 5 minutes plus tard, en pyjama, posa son sac par terre sous la couchette et se logea sous les draps, avec un livre dans les mains. Je compris que je n’en tirerais pas plus aujourd’hui et décidai, moi aussi, de me mettre en pyjama. Il faut dire qu’à cette époque de l’année, tout le monde était content d’avoir un drap et une couverture surtout ceux qui travaillaient sur le pont d’envol.
Après avoir souhaité bonne nuit à Mac, je m’emmitouflai sous les draps et fermai les yeux pour sombrer dans un sommeil profond.

USS Sea Hawk
2h30 du matin

J’étais en train de rêver lorsqu’un bruit me réveilla. J’ouvris les yeux et mon premier réflexe fut de vérifier si tout allait bien pour Mac. Je regardai donc vers le couchette en dessous mais ne vis personne. Un autre bruit sourd me fit regarder en direction du bureau et je vis Mac. Elle était assise sur une chaise, dos à moi. Son corps fut secoué d’un autre sanglot et je me précipitai vers elle, me demandant ce qui pouvait bien lui arriver. Je lui mis ma main sur l' épaule et elle se retourna vers moi en disant :
M- Harm ? ? ! !
Son visage était embué de larmes et elle n’essayait même plus de les retenir. Sur le bureau, il y avait une photo de Mac et une autre femme, plus vieille qu’elle. Il y avait aussi des lettres éparpillées partout et dessous d’autres photos, plus anciennes, mais qui représentaient toujours la même femme avec une petite fille.
Je m’accroupis pour me mettre à la hauteur de Mac, restée assise sur sa chaise, et essuyai ses larmes à l’aide de mon pouce. Elle mit ses bras autour de mon cou, logea sa tête contre mon épaule et pleura. Sentir son corps contre le mien me fit frissonner l’échine mais dans ces circonstances, j’étais plus inquiet que heureux. Comme me l’avait dit Harriet, je n’avais jamais vu Mac aussi effondrée, sauf peut-être lorsqu’elle m’avait annoncé qu’elle ne pourrait pas avoir d’enfants.
Je lui murmurai des « chuut, çà va aller…, je suis là » pour essayer de la calmer. Cela semblait marcher et elle se détacha de mon étreinte tout en essuyant ses larmes. Pour détendre un peu l’atmosphère, je lui demandai, en désignant une ancienne photo :
H- C’est vous cette petite fille? ?
Elle regarda la photo que je lui désignais, eut un rire nerveux et me répondit :
M- Oui, elle a été prise en juillet 1970, en Californie.
H- Et qui est ce, là, à côté de vous ? ?
Soudain, elle releva la tête, me regarda droit dans les yeux et me dit :
M- Je ne veux pas en parler. Il vaudrait mieux se recoucher, on a une grosse journée qui nous attend.
Puis elle se leva de la chaise et se dirigea vers sa couchette pour se mettre sous les draps. Je fis pareil, comprenant que je ne pouvais plus rien faire pour ce soir…

USS Sea Hawk
8h00

Je me réveillai avec le bruit éternel des appontages et décollages des F-14 sur le pont. Le rideau de la couchette de Mac était déjà ouvert, elle était sûrement en train de déjeuner. Je mis mon uniforme réglementaire et me dirigeai vers le mess des officiers. Je vis Mac installée à une table, entrain de manger, tout en lisant. Je la rejoignis et m’assis en face d’elle, après m’être servi et lui demandai :
H- Bonjour Mac. Bien dormi ? ?
M- Bonjour. Oui, bien dormi, du moins le peu que j’ai dormi. Je suis en train de lire la déposition du maître d’armes qui a découvert la drogue. Tout semble concorder.
Pendant que je déjeunais, Mac se plongea dans le dossier Kohler. Puis nous débarrassâmes nos plateaux tous les deux et retournâmes dans notre canine pour discuter de l’affaire.

USS Sea Hawk
10 minutes plus tard
Cabine

Nous nous mettions d’accord sur ce que nous allions faire la journée lorsque Mac sembla soudain vouloir me dire quelque chose. Je l’encourageai :
H- Vous avez quelque chose à me dire ? ?
Elle s’approcha de moi et me fit un baiser sur la joue. Surpris, je restai pendant un court moment sur un nuage et je lui dis :
H- Euhh… En quel honneur ? ?
M- C’était pour vous dire merci pour cette nuit.
A ce moment, une enseigne de vaisseau vint frapper à la porte pour nous prévenir que le commandant voulait nous voir. Nous montâmes donc immédiatement sur la passerelle et arrivés devant le commandant, nous fîmes le salut réglementaire. Il nous répondit :
C(ommandant)- Colonel, bienvenue à bord.
M- Merci Monsieur.
C(ommandant)- Capitaine, Colonel, je souhaiterais des résultats au plus vite, les tensions s’installent et le travail s’en fait ressentir sur le porte-avions.
H- Nous enquêterons aussi vite que possible Commandant mais l’affaire n’est pas simple.
C- Certes, Capitaine, mais tout porte à croire que le lieutenant Kohler est coupable.
H- Il persiste à nier Monsieur, c’est pour cela que notre enquête se complique.
C- Alors, trouvez le coupable mais faites vite.
H&M- A vos ordres.
Puis nous retournâmes, Mac et moi, dans notre cabine pour faire le point sur l’affaire.
Toute cette journée, nous enquêtâmes chacun de notre côté et nous retrouvâmes le soir pour faire le point.
Je rentrai dans la cabine mais vis que Mac n’était pas là. Je réfléchis : «voyons, elle ne peut pas être au mess, l’heure du repas est déjà passée. Elle ne peut pas être non plus à la salle de sport, elle semblait assez fatiguée en ce moment, la preuve cette nuit. »
Puis j’aperçus le quartier-maître qui m’avait conduit dans ma cabine, je le rattrapai et l’appelai :
H- Quartier-maître ! !
Il se retourna et se mit au garde-à-vous, je m’empressai de lui dire :
H- Repos. Vous n’auriez pas vu le Colonel Mackenzie
Q(uartier)M(aître)- Si Monsieur, je crois qu’elle est en train d’admirer les F-14 de haut.
H- je vois, merci quartier-maître.
QM- De rien monsieur.
Je savais ou se trouvait cet endroit, c’était une petite plate-forme ou on pouvait voir décoller et apponter les F-14. J’y allais moi-même très souvent, pour réfléchir, faire le point…C’était un endroit idéal lorsque l’on voulait être seul…
J’ouvris la porte et la vis, debout, accoudée au bastingage. Je m’approchai d’elle doucement et lui demandai :
H- çà va ? ?
Elle sursauta et se tourna vers moi. Elle tenait quelque chose dans sa main, une petite boîte. Elle me répondit :
M- Je réfléchissais.
Je la taquinai en lui reprochant :
H- Vous ne répondez pas à ma question, Mac ! !
M- D’accord, çà va un peu mieux que cette nuit…
Je continuai à sa place :
H- Mais c’est pas encore çà.
M- Comment pouvez vous le savoir ? ?
H- Parce que je………je le vois, je sens………Vous êtes souvent ailleurs et votre sourire, qui d’habitude est un vrai rayon de soleil est quasiment absent, ces temps-ci.
Mac sembla étonnée de cette « analyse » puis elle me montra la petite boîte qu’elle tenait dans la main et me la tendit. Je l’ouvris et vis à l’intérieur des ailes dorées de pilote. Mac me regarda et m’expliqua :
M- Mon grand-père était pilote, ce sont ses ailes. Il les adorait autant que moi je l’adorais lui ! !
H- Etait ? ?
Mac se retourna et fit face à l’horizon, puis elle me répondit :
M- Oui, il est mort pendant la guerre du Vietnam quand j’avais 3 ans, le 23 décembre 1969.
H- Pourquoi ne m’avez-vous jamais rien dit, Mac ? ? ! ! Toutes les fois ou je vous ai parlé de mon père…
Elle me coupa la parole et se tourna vers moi :
M- Justement, vous avez beaucoup souffert de son absence et de sa mort. Vous deviez en parler, vous en aviez besoin. Je n’allais pas vous arrêter en si bon chemin ! ! Mon grand-père a essayé lui aussi de me transmettre sa passion de voler.
Soudain plus intéressé, je lui demandai :
H- Il n’y est pas arrivé apparemment…
M- Au début si. Il me manquait tellement que je n’arrêtais pas de me plonger le nez dans les bouquins et apprendre tout ce que je pouvais sur les avions. Mais un jour, après des années, j’ai compris que je ne faisais çà que pour le faire « revivre » dans ma tête. J’ai arrêté de « m’instruire » autant, ma grand-mère en était contente, elle était si inquiète de me voir comme çà ! !
Une larme commença à naître sur sa joue et continua son chemin jusqu’à ses lèvres. Je me rapprochai de Sarah, essuyai sa larme avec mon pouce et lui caressai ensuite la joue. Comme attirés l’un par l’autre, nous nous rapprochâmes jusqu’à être à quelques centimètres du visage de l’autre…Nos lèvres se touchèrent dans un baiser tendre… Ce contact était si agréable que j’en oubliai l’endroit ou j’étais et que, si on nous voyait, on était bons tous les deux pour la cour martiale… Je ne voulais plus me séparer de ces lèvres délicieuses.
Un bruit de porte derrière nous obligea, malheureusement à nous séparer prématurément. Nous essayâmes de reprendre une attitude normale mais c’était difficile…
L’enseigne de vaisseau qui avait ouvert la porte s’excusa :
E(nseigne)- Excusez-moi, Madame, Monsieur, je pensais trouver le lieutenant Kohler ici.
Puis elle repartit sur ses pas puis Mac et moi, nous nous regardâmes et Sarah suggéra :
M- On ferait bien d’y aller nous aussi. Je n’avais encore jamais assisté à un coucher de soleil aussi magnifique ! !
Effectivement, avec le récit que m’avait fait Mac, je m’étais pas vraiment aperçu que le soleil était en train de disparaître sur l'horizon….
Puis Mac se retourna et ouvrit la porte pour se diriger vers notre cabine, sans un mot, ni de moi, ni d’elle………

A suivre……………………..

Il ya peut etre un petit décallage dans les dates passées entre la mort du grand père de mac et la photo ancienne ou harm demandait si ct mac sur la photo......

Fanfic 7 partie 4

USS Sea Hawk
Cabine
21h30

Dans 2 jours c’était Noël et Mac était toujours aussi ailleurs. Cela était peut-être du au fait que nous avions la certitude de ne pas pouvoir être à terre pour les fêtes. J’espérais tout de même qu’on pourrait passer le réveillon chez nous.
Après notre baiser, interrompu par une enseigne de vaisseau, Mac avait filé se changer dans la salle de bain. Je me surprenais encore à penser que les lèvres de Sarah, ses mains, sa douceur, sa chaleur m’avaient beaucoup manquées……… je le savais à présent : j’aimais Sarah MacKenzie, elle était la femme de ma vie, mais comment lui dire ? ? comment trouver le bon moment ? ? Et puis Mac n’avait pas l’air d’aller très bien, ce n’était peut-être justement pas le moment de lui parler de tout çà.
Mac venait de ressortir de la salle de bain, ce qui me fit légèrement sursauter. Elle me dit :
M- La place est libre, vous pouvez y aller.
Je m’exécutai et entrai dans la salle de bain. Je fermai le verrou et allai mettre un tee-shirt et un caleçon lorsque je vis un collier sur l’évier. Je m’approchai et pris le collier dans mes mains, il représentait un petit cœur couleur argent. Je devinai qu’il était à Mac, elle l’avait sûrement oublié en se préparant pour la nuit. Une fois en « pyjama » je sortis de la salle de bains et me dirigeai vers la couchette du bas, ou Mac était en train de lire. Je lui tendis le collier et lui expliquai :
H- Je pense que çà vous appartient, vous l’avez oublié dans la salle de bain.
Mac prit le petit cœur dans la paume de sa main, revint en position assise sur sa couchette, puis elle se leva carrément et marcha vers le bureau, tout en regardant le collier attentivement. Puis soudain, Mac perdit l’équilibre et tomba par terre, inconsciente. Je la rattrapai de justesse dans mes bras et la couchai sur le lit. Décidément, je me retrouvais souvent dans ce genre de situation en ce moment… Même si porter Mac dans mes bras était plutôt agréable, je m’inquiétais pour Sarah. C’était la deuxième fois en à peine une semaine. Pendant que je couchai Mac sur sa couchette, elle m’appela d’une petite voix :
M-………Harm…..
H- Chuut, essayez de vous reposer……
Mais Mac ouvrit les yeux, et voulut se lever mais le mouvement fut trop brusque. Elle reposa lourdement sa tête sur l’oreiller mais Mac continuait d'insister, le résultat étant le même : elle ne pouvait pas se lever. Je mis mes mains sur ses épaules et lui demandai :
H- Restez tranquille S’il Vous Plaît.
Elle me répondit, d’une voix faible :
M- Le collier………
Je regardai autour de moi et vis le petit cœur par terre. Je le ramassai et lui mis dans la paume de sa main, qu’elle me tendait. Puis elle consentit enfin à se mettre sous les couvertures et à dormir un peu, la nuit et la fatigue aidant. Je fis de même quelques secondes plus tard, inquiet de l’état de santé de Mac.

USS Sea Hawk
Cabine
00h30
Des gémissements me réveillèrent en sursaut. Comprenant qu’ils venaient d’en-dessous, je me levai immédiatement et descendis de ma couchette. C’était Mac, elle était sûrement en train de faire un cauchemar. Des gouttes de sueur perlaient sur son front et elle continuait de se tourner et se retourner.
Je décidai de la prendre par les épaules et de la faire émerger doucement. Je l’appelai :
H- Sarah, réveillez-vous, allez………
Puis soudain elle ouvrit les yeux en poussant un petit cri, elle était complètement affolée, mais je la rassurai :
H- Ce n’était qu’un cauchemar, c’est fini maintenant……
Elle m’affirma le contraire :
M- Non, c’était réel, je l’ai vécu…
H- Alors racontez-moi, puisque çà a l’air de vous tourmenter.
Elle hésita un moment, Mac se leva et sortit de sa couchette. Elle alla s’asseoir sur une chaise, j’exécutai à mon tour le même geste puis elle commença :
M- Nous étions, ma grand-mère et moi, en train de finir le sapin de Noël lorsque 2 militaires sonnèrent à la porte. Elle devint soudain blanche comme un linge, comme si elle savait à l’avance ce qu’ils venaient lui annoncer : la mort de mon grand-père. Elle alla leur ouvrir et les militaires dirent quelques mots, que j’entendis, puis ils repartirent. Lorsque je vis ma grand-mère le visage couvert de larmes, je ne cherchai pas à comprendre, je courrus vers les 2 militaires qui rejoignaient leur voiture, pensant qu’ils avaient fait du mal à ma grand-mère. Je leur donnai des coups de poings, mais pour eux, çà n’était rien d’autre que des tapes d’une gamine.
Ma grand-mère arriva à temps pour me séparer d’eux et me ramena dans la maison pour m’expliquer ce qui c’était passé. Lorsqu’elle m’annonça la mauvaise nouvelle, je me précipitai dans ma chambre en pleurant, comprenant que je ne verrai plus jamais mon grand-père. Les semaines qui suivirent, je fis des tas de cauchemars et je m’isolai de plus en plus à l’école. Cette année là, nous ne fêtâmes pas Noël comme on aurait du, la tristesse étant à jamais ancrée dans nos cœurs.
Au fur et à mesure de son récit, les larmes coulaient sur le visage de Mac. Je me levai de ma chaise et m’approchai d’elle pour lui essayer ses larmes. Je ramenai ma chaise vers moi et m’assis. J’essayais de l’aider :
H- Je ne sais pas si çà va vous consoler mais…………. j’ai agit de la même façon pour mon père…sauf pour le passage à tabac des porteurs de la mauvaise nouvelle.
Mac me regarda et me fit un sourire. Elle m’expliqua :
M- Il était comme un père pour moi. Vous savez, Harm, grâce à eux, j’ai eu une seconde enfance, normale celle-ci. J’avais tout ce dont je rêvais, je voulais simplement être une petite fille comme les autres…
H- On a tous eu une vie différente, malgré ce que l’on pourrait penser…… Mac, vous vous rendez compte, et si votre grand-père avait connu mon père ? ? ! !
M- çà aurait été une sacrée coïncidence, effectivement ! ! Vous croyez qu’ils se seraient bien entendu, tous les deux ? ?
H- Je n’en sais rien, peut-être que oui, ils étaient des pilotes tous les deux, après tout ! !
Soudain, Mac eut comme une illumination. Elle me dit :
M- Vous n’avez peut-être pas tort, Harm. Je m’en souviens maintenant, elle avait parlé d’une femme……………elle avait écrit son nom…… Si seulement je pouvais retrouver ce fichu journal ! ! !
Tout en parlant, elle fouilla dans son sac de voyage et en sortit quelques secondes plus tard un espèce de petit cahier rouge. Il semblait avoir des années mais avait été bien conservé. Sarah le posa sur le bureau, respira un grand coup, et l’ouvrit. Je demandai :
H- Un journal intime ? ?
M- Celui de ma grand-mère.
Mac allait tourner la seconde page lorsque je l’arrêtai dans son geste :
H- Attendez, vous ne l’avez jamais ouvert ? ?
Un regard vers moi et je compris que la réponse était « non ». Je la dissuadai :
H- Mac c’est quelque chose de personnel, vous croyez qu’elle l’accepterait ? ?
M- J’ai son autorisation, et puis je l’avais emmené pour çà de toute façon. Je vous expliquerai çà plus tard, d’accord ? ?
H- Ok, très bien. Allez-y alors.
Mac tourna la deuxième page et fut étonnée :
M- Regardez çà, elle a commencé à écrire ce journal deux jours après la mort de mon grand-père…
Puis Sarah passa encore une ou deux pages et elle affirma :
M- Je suis sure, çà s’est passé ce jour là. Ecoutez, elle a écrit : « Ma tristesse et ma peine sont toujours aussi grandes et me consoler me paraît impossible. Personne ne peut comprendre ce que je vis avant d’avoir vécu vraiment la même chose. Mais il y a quelque chose de plus grave : je suis très inquiète pour Sarah, son comportement a complètement changé. A l’école, elle ne parle plus à ses copines et à la maison elle pleure souvent en silence dans sa chambre, elle veut à peine me parler. J’hésite à l’emmener voir un psychologue mais je pense avoir une autre idée. Une de mes amies m’a parlé d’une femme qui avait perdu son mari presque le même jour que moi, le 24 décembre. Cette femme a un petit garçon et si Sarah et lui pouvaient se parler cela allégerait sûrement la douleur de Mac. Pendant ce temps, moi je parlerai avec la mère du petit et peut-être que j’arriverai à m’en sortir, à remonter la pente. Mon amie m’a donné leur nom de famille : RABB, j’espère qu’ils accepteront de me recevoir. J’en parlerai à Sarah au repas ce midi ,j’espère qu’elle ne sera pas contre… ». J’en étais sure ! ! !
H- Vous ne continuez pas ? ?
M- Eh bien, on a la réponse à notre question, non ? ?
H- Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne me souviens de rien, j’ai envie de savoir. Votre grand-mère a sûrement écrit comment c’était passé notre « rencontre ».
M- Très bien, je continue. « 26 Décembre. Je suis allée voir Mme Rabb, elle a très gentiment accepté de me recevoir. Je lui ai expliqué ce que je voulais faire avec son fils et Sarah et elle accepta de les présenter tous les deux. Nous les avons laissés jouer dehors. Pendant ce temps, j’ai discuté avec la mère de Harm, le petit garçon, et nous nous sommes comprises tout de suite. Nous avons beaucoup discuté et je me sens mieux à présent, je sais qu’elle a vécu la même chose que moi, nous ressentons toutes les deux la même chose. Hélas, je ne peux pas dire que çà ce soit aussi bien passé pour Sarah. Elle a refusé tout de suite le dialogue et est allée s’asseoir dans un coin et n’en a plus bougé. Quant à Harm, lorsqu’il en eut marre de faire parler Mac, il est venu s’asseoir à côté d’elle, lui a prit la main et lui a dit qu’il savait que çà faisait mal. Voilà je ne sais pas si j’ai bien fait. si c’est le cas que Dieu me pardonne… ».
Je me souvins :
H- La petite fille triste………C’était vous……… Je me souviens à présent. Vous étiez si désemparée………..si……………
Mac me coupa la parole et continua à ma place :
M- Si petite.
H- Exactement ! !
Au regard noir que Sarah me lança, je m’empressai d’ajouter :
H- Je l’étais aussi……..petit je veux dire……
Mac me fit un sourire puis elle commença à bailler. Je regardai ma montre et conseillai :
H- Je crois qu’il est temps qu’on retourne dormir, non ? ?
M- Oui je pense que vous avez raison.
Puis nous nous levâmes en même temps, ce qui eut pour effet qu’on se retrouvent collés l’un à l’autre. Lorsque je la regardai droit dans les yeux, je vis à nouveau de la tristesse. Ce regard……………… il était identique à celui de la petite fille que j’avais vue il y a de cela 35 ans……….

A suivre………………..

Fanfic 7 partie 5

Le lendemain matin
USS Sea Hawk
Cabine

J’étais dans la salle de bain et ne cessais de la regarder. Un simple rideau de douche nous séparait mais je ne pouvais détacher mon regard de ce corps nu si magnifique. L’idée m’était déjà venue de rentrer dans la douche et……et puis quoi en fait ? ? que ce serait-il passé ? ? elle m’aurait certainement repoussé. Il valait mieux que je reste là mais soudain une main me tapota sur l’épaule. Je me retournai et vis Mac nue, devant moi. La vision rendue quelque peu irréelle par le rideau de douche, que j’avais eue toute à l’heure, semblait maintenant parfaitement réelle ! ! Je la dévisageai et quand je voulus l’embrasser, elle posa une main sur mon torse et me dit :
M- Harm, écoute l’eau qui coule dans la douche, écoute-la ! ! ! ! ! ! Va la voir ! !
Je n’y comprenais plus rien, Mac avait crié ces derniers mots comme si elle était en colère ! ! !

Je me réveillai en sursaut, cela n’avait été qu’un rêve ! ! Heureusement ou malheureusement………
En revanche, ce qui était bien réel, c’était le bruit de la douche. Quelqu’un était en train de se laver et çà ne pouvait être que Mac… Je décidai quand même de me lever.
Au moment ou je descendis de ma couchette, Mac sortait de la salle de bains vêtue d’une simple serviette autour d’elle. Elle ressemblait plutôt bien à la vision que j’avais eue d’elle dans mon rêve……la serviette en moins………
Mac s’excusa, tout en remontant ses mains sur sa poitrine :
M- Je………excusez-moi je pensais que vous dormiez……Je prends mes habits et je vous laisse la place.
H-….. Ce n’est rien, prenez votre temps……
Et Mac attrapa son uniforme qui était sur sa couchette et retourna dans la salle de bains. Une fois la porte fermée, je soufflai un grand coup. La température de mon corps avait sérieusement montée lorsqu’un certain colonel des marines était sorti de la salle de bain avec une simple serviette sur elle………
Je fus sorti de mes pensées par Mac qui ressortait, habillée cette fois-ci mais un peu gênée aussi. Elle me dit :
M- Vous pouvez y aller.
Je pris à mon tour mon uniforme et entrai dans la salle de bain. Dès que je fermai la porte, je pus sentir Son odeur, Son parfum, il emplissait toute la pièce. Je le respirai avec plaisir et bonheur………………. Toujours cette odeur mi-chocolat, mi-vanille qu’elle portait…………………
Je me décidai quand même à prendre ma douche et entrai dans la cabine. Je fis couler l’eau chaude sur moi………Et irrémédiablement mes pensées dérivèrent…………
Mac et moi sous une douche………… torride………… elle me frottait délicieusement le torse avec du savon dans ses mains…………… Puis elle mettait ses bras autour de mon cou et m’embrassait………………… fougueusement…………… et je ne me gênais pas pour faire de même ! !
Un cri me fit sortir de mon « rêve »……………………… plus qu’érotique ! ! Je m’essuyai rapidement avec ma serviette, mis un tee-shirt et un caleçon et sortis en trombe de la salle de bain. Et ce que je vis m’horrifia ! !
Mac était tenue en otage, un 9 mm sur la tempe, par un Lieutenant qui semblait assez nerveux. Sarah semblait en mauvais état, elle avait une balafre sur le front, et le Lieutenant la tenait par les cheveux. Je demandai au preneur d’otage :
H- Qu’est ce que vous voulez ? ?
L(ieutenant)- Je veux la drogue qu’on a récupéré dans le casier de Kohler. Et VITE ! !
H- D’accord mais d’abord lâchez le colonel.
En effet, Mac devenait de plus en plus blanche et ses forces semblaient l’abandonner.
Le lieutenant refusait :
L(ieutenant)- Oh comme c’est émouvant, le gentil capitaine s’inquiète pour son colonel ! ! Voyons capitaine, c’est une marine elle va tenir le coup ! ! ! autant que moi je le voudrais ! ! ! ! Mais d’abord donnez-moi la drogue, j’en ai besoin. Ensuite on verra ce que l’on fait pour le colonel MacKenzie. La salle des pièces à conviction est vide à présent, alors passez devant Capitaine, le Colonel vous suivra et pas d’entourloupes sinon votre marine ne sera plus de ce monde. Allons-y maintenant. Oh Capitaine, enfilez un pantalon, ce serait mieux…
Je fis ce qu’il disait et sortis ensuite de la cabine, suivi de Mac et le Lieutenant derrière. Après avoir descendu et monté quelques escaliers, nous nous retrouvâmes devant la porte du local des pièces à conviction. Le lieutenant nous ordonna d’ouvrir la porte et entra lui-même le code du coffre fort qui contenait la drogue trouvée. Braquant son arme vers nous il prit le sachet de poudre blanche et referma le coffre. J’en profita pour me jeter sur lui et le désarmer. Le commandant surgit dans le local et ordonna au maître-d’armes de le conduire en cellule. Une fois le preneur d’otage parti je me retournai vers Mac. Je la vis assise sur une chaise, toujours aussi blanche. Je m’approchai d’elle et lui dis :
H- Je vais vous conduire à l’infirmerie, vous êtes blanche comme un linge ! !
Je la pris par les épaules et l’emmenai voir un des médecins de bord. Le Docteur Samira ne put que constater son état :
D(octeur)- Venez vous allonger Colonel, je vais vous ausculter. Capitaine, attendez dehors, S’il Vous Plaît, je vous préviendrai quand il y aura du nouveau.
H- Merci Docteur.
Et elle disparut derrière la porte. Je m’assis sur un banc et attendis. Au bout d’une heure, qui me parut interminable, le médecin sortit et me dit :
D(octeur)- Ne vous inquiétez pas, Capitaine, elle va bien. Je lui ai donné un sédatif pour qu’elle se repose un peu. Elle devrait se réveiller dans un petit quart d’heure.
H- Je peux la voir ? ?
D- Si vous voulez, venez je vais vous montrer son lit.
Et je la suivis avec impatience jusqu’à la « chambre » de Mac. Une chambre sans porte, certes, mais un petit espace lui étant réservé. Lorsque je la vis elle était toujours aussi blanche et on pouvait entendre les « bip bip » réguliers de son cœur. Je demandai au Docteur Samira :
H- Pourquoi surveillez-vous son rythme cardiaque ? ?
D- Simple précaution Capitaine, elle est assez fatiguée en ce moment………
Et elle se retourna pour aller voir d’autres patients. De mon côté, je pris une chaise et m’assis près du lit. Je regardai son visage et sa poitrine qui se soulevait doucement au rythme de sa respiration. Je pris sa main dans la mienne et entrelaçai ses doigts avec les miens. Je ne pus m’empêcher de soupirer et de penser tout haut :
H- Pourquoi est-ce si compliqué Sarah ? ?
Soudain les battements de son cœur s’accélérèrent puis lentement elle ouvrit les yeux. Je détachai ma main de la sienne pour aller caresser sa joue. Elle sembla apprécier ce contact puisqu’elle sourit. Je lui dis :
H- Comment vous sentez-vous ?
D’une petite voix, elle me confia :
M- Un peu dans les vappes mais à part çà tout baigne. Et vous, vous n’avez pas attrapé de rhume, vu que vous êtes sorti en petite tenue de la douche ? ?
Sacrée Mac, elle n’hésitait pas à ajouter une touche d’humour même dans les moments ou çà n’allait pas ! ! je lui répondis :
H- Un rhume ? ? non rien à l’horizon pour l’instant ! ! !
Et nous rîmes ensemble. C’était bon de pouvoir rigoler à nouveau après tout ce qu’on avait vécu ces derniers temps. Mais il restait une chose………………… son regard. Il était toujours aussi triste malgré ce qu’elle voulait faire penser. Je lui demandai :
H- Mac, pourquoi est ce que…………pourquoi vous ne me dites rien ? ?
M- A propos de quoi ? ?
H- A propos de ce qui vous fait mal depuis des semaines………. de ce qui vous rend triste et qui vous empêche de dormir…………
Il faut croire que j’avais vu juste car Mac tourna la tête de l’autre côté. Je lui expliquai :
H- Quelque soit votre douleur je crois que je peux la comprendre…
Puis Mac se retourna soudainement, et poussa un cri de douleur. Elle passa une main dans le bas de son dos et répliqua :
M- Non c’est faux Harm, vous ne pouvez PAS comprendre ! ! ! La douleur que je ressens est unique, personne ne peut………la ressentir….
Elle ne put finir sa phrase, les larmes coulant à flots sur son visage. Je la pris dans mes bras et lui chuchotai :
H- Chuut, voilà c’est fini…………
Sarah me confia :
M- Je suis désolée Harm. Je………
H- Ne dîtes rien, c’est pas grave. C’est bon de pleurer parfois.
Je passai une main dans ses cheveux et la serrai un peu plus fort contre moi. De mon autre main, je lui caressai le dos. Elle avait besoin de moi et j’avais enfin l’impression d’être au bon endroit, au bon moment. Mac se détacha de moi et me dit :
M- Si vous arrivez à me faire sortir d’ici, je vous raconterez tout ! !
H- Mac vous devez vous reposer encore un peu, vous n’êtes pas encore assez rétablie. J’irais voir le Docteur ce soir pour lui demander. En attendant vous restez là.
M- Vous ne croyez tout de même pas que je vais passer Noël dans ce lit ! !
Les cris de Mac avaient réveillé beaucoup des patients et je fus obligé de fermer un rideau pour leur donner plus de tranquillité.
Je revins vers Mac, qui me demanda :
M- Et vous comptez me faire patienter comment jusqu’à ce soir ? ?
Pour toute réponse, je m’approchai de son visage, lui caressai la joue et posai mes lèvres sur les siennes……Au moment de me retirer, Mac me retint par la nuque et me réprimanda :
M- C’est loin d’être suffisant……
H- Les femmes doivent savoir se contenter d’un baiser parfois.
M- Il faut croire que je ne fais pas partie de la majorité alors ! !
Et elle s’approcha à son tour de mes lèvres et continua le simple baiser que j’avais commencé…
Nous fûment interrompus dans ce moment magique par la voix du Docteur Samira :
D- J’ai une bonne nouvelle pour vous Colonel. Vous pourrez être sur pied dans 1 heure.
M- Merci Docteur.
Une fois le médecin partie, je me retournai vers Mac, en lui disant :
H- Je pense que çà ira, vous n’aurez pas trop longtemps à patienter……
Et je partis en direction des cellules sur le pont supérieur pour interroger le Lieutenant qui nous avait pris en otage……………..

A suivre………………………

Fanfic 7 partie 6

USS Sea Hawk
Cellule

J’étais en train d’interroger le Lieutenant qui nous avait pris, Mac et moi, en otage. Il s’appelait Skins et était un ami de Kohler. Seulement, impossible de lui soutirer plus d’informations pour le moment. Alors je lui tournai le dos et lorsque je mis la main sur la poignée pour sortir, il me rappela :
S(kins)- Vous l’aimez n’est ce pas, Capitaine ? ?
Surpris de sa question, je feins l’ignorance, ayant quand même une idée d’ou il voulait en venir :
H- De quoi vous voulez parler ? ?
Vérifiant que personne n’était là pour entendre notre discussion, il me dit :
S(kins)- J’ai remarqué que vous étiez très inquiet pour le colonel MacKenzie…Ecoutez Capitaine, je ne cherche pas à vous blâmer ni à vous envoyer en cours martiale pour fraternisation, mais je veux simplement que vous me compreniez…
H- Comment çà ? ?
Skins s’assit sur son lit dans la cellule, adossa sa tête au mur et me répondit :
S- Moi aussi, j’aime une femme, elle est quartier-maître sur ce navire. Un jour, nous étions à une petite fête organisée par le commandant et je pensais avoir réussi à lui faire comprendre ce que je ressentais pour elle. Mais visiblement, Kohler lui avait déjà mis le grappin dessus puisqu'elle m'a rejeté. C’est à partir de ce moment là que……
Je continuai à sa place :
H- Que vous avez commencé à vous droguer.
S- Oui c’est çà. Çà m’avait tellement déçu et en même temps tellement énervé. Quand Kohler n’aura plus besoin d’elle il la jetera. Elle n’est pas faite pour lui. J’ai essayé de lui faire comprendre mais elle était si têtue qu’elle n’a pas voulu me croire. Heureusement, nous sommes restés bons amis.
H- Mais pas en ce qui concerne Kohler, n’est ce pas ? ?
S(kins)- J’ai voulu me venger, si je faisais croire qu’il se droguait, Héléna l’aurait quitté.
H- Et c’est ce qui s’est produit ? ?
S(kins)- Hélas non Monsieur. Ecoutez, Capitaine, vous pouvez comprendre ce que je ressens, ne vous a t-elle jamais repoussé pour aller avec un autre homme ? ?
Je soupirai, sachant très bien qu’il avait raison, et lui répondis :
H- Si, une fois.
Soudain je me rendis compte que je me laissais entraîner et essayai de revenir au vrai sujet qui me préoccupais :
H- Il n’empêche que vous avez pris en otage un officier et que vous serez traduit en cour martiale pour ce délit. J’aimerais que çà soit différent mais les faits sont là….
S(kins)- Je ne vous en veux pas capitaine, vous faites votre devoir, un point c’est tout. Mais continuez à la protéger, elle est faite pour vous…
Je me levai, sortis dans le couloir et réfléchis. L’histoire de Skins sonnait bizarrement comme un écho en moi. Son histoire ressemblait un peu à la mienne, mis à part quelques points…
Je décidai de retourner voir Mac, qui devait maintenant s’apprêter à sortir de l’infirmerie. Quelques coursives parcourues, des escaliers descendus et montés, me voilà arrivé devant la porte. J’allai jusqu’au lit de Mac et la vis qui se levait doucement mais sûrement. Sa perfusion avait disparu, seul persistait un petit point au creux de son bras, endroit ou l’aiguille avait été posée. Je m’approchai d’elle par derrière et lui dis :
H- Bonjour.
Mac sursauta, puis se retourna, une main dans le cou. Elle se chargea vite de me réprimander gentiment :
M- Comme si je n’avais pas eu assez d’émotions pour la journée ! !
Ignorant sa remarque, je lui demandai :
H- Vous avez mal au cou ? ? Il faudrait peut-être appeler le….
Elle me coupa la parole et finit à ma place :
M- le Docteur Samira. Vous voulez me clouer au lit pour Noël, ma parole ? ? ! ! En ce qui me concerne, je ne reste pas une minute de plus ici ! !
Effectivement, Mac avait retrouvé toute son énergie, et marchait en direction de la porte de sortie. Son visage avait, lui aussi, repris des couleurs. Le teint pâle avait fait place à son éternel teint de pêche. Çà me faisait tellement plaisir de la revoir en bonne forme ! !
Pendant ce temps, Mac m’avait conduit jusqu’à notre cabine, trop dans mes pensées pour ne pas la suivre ! !
Elle entra, s’assit sur une chaise au bureau, rouvrit le dossier de l’affaire Kohler et me demanda en tournant la tête et en posant une main sur son cou :
M- Je suppose que vous êtes allé interroger le preneur d’otage ? ?
Je pris à mon tour une chaise, m’approchai d’elle, lui mis la tête droite, et la massai délicatement, tout en lui répondant :
H- Exact, et j’ai en même temps résolu l’affaire Kohler.
Curieuse, Mac me poussa à dire la suite :
M- Comment çà ? ? racontez-moi ! !
H- Eh bien, il se trouve que Kohler avait dit la vérité depuis le début. Le lieutenant Skins, notre preneur d’otage, a placé la drogue dans son casier.
M- Pourquoi a-t-il fait çà ? ?
H- Pour la plus belle des raisons : une femme…
M- On en revient toujours à la même chose ! ! Et c’est quoi l’histoire précise ? ?
Tout en continuant à la masser, ce qui n’avait pas l’air de lui déplaire, je lui répondis :
H- Skins était amoureux d’une femme, un quartier-maître qui sert aussi sur ce navire. Lors d’une fête organisée par le commandant, il a essayé de lui dire ce qu’il ressentait mais elle l’a repoussé car Kohler et elle étaient déjà ensemble. A partir de ce moment il a plongé dans la drogue, et voulant récupérer celle qu’il aimait, il a mis la drogue dans le casier de Kohler pour que, quand sa bien aimée la verrait, elle quitte Kohler.
M- Mais il n’en est rien, c’est çà ? ?
H- Oui.
M- Son intention était noble mais il a agit d’une manière assez……. Brutale…… et surtout illégale ! !
Voyant que je ne disais rien, Mac se retourna vers moi et cessa du même coup le massage. Elle me demanda :
M- Ne me dites pas que vous êtes d’accord avec sa manière d’agir ? ?
H- Non, mais je suis d’accord avec son but…
M- Ce qui veut dire ? ?
H- Comme vous l’avez dit, son intention était noble. Tout être amoureux doit pouvoir faire tout ce qui est en son pouvoir pour conquérir son Amour…
A ce moment, l’estomac de Mac se mit à gargouiller. Je plaisantai, en désignant son ventre :
H- Il faudrait peut-être mieux aller le nourrir, celui là ! !
Mac approuva, avec un sourire :
M- Oui, après on sera tranquille au moins ! !
Nous nous levâmes et marchâmes jusqu’à la cantine du mess. Nous nous installâmes à une table et discutâmes de la pluie et du beau temps.
Une fois le repas terminé, nous débarrassâmes nos plateaux et retournâmes à notre cabine. Mac fouilla dans son sac et prit un cadre photo dans ses mains et éclata en sanglots. Je la pris par les épaules, inquiet de cette réaction soudaine. Je la fis asseoir sur sa couchette et la pris dans mes bras. Elle resserra mon étreinte pendant quelques minutes et me dit :
M- Je n’avais pas le droit de vous dire çà, toute à l’heure à l’infirmerie.
Ne comprenant pas très bien ou elle voulait en venir, je me détachai d’elle et lui répondis :
H- Que voulez-vous dire ? ?
Mac me regarda, baissa son regard puis me révéla :
M- Quand je vous ai dit que vous ne pouviez pas comprendre…… j’avais tort…… vous êtes bien LA personne qui peut comprendre ce que je ressens.
Puis Mac se leva et alla fermer la porte, ce qui laissait penser à une possible révélation dans les prochaines minutes…
Effectivement, j’avais vu juste lorsque Mac commença, en me tendant le cadre photo qu’elle tenait dans ses mains :
M- Ma grand-mère, c’est elle sur la photo. Elle………elle est morte le…
Je continuai à sa place :
H- 15 Décembre.
Etonnée, Mac me demanda :
M- Comment vous l’avez su ? ?
H- Eh bien, disons que je suis très observateur : lorsque je vous ai vue arriver au bureau ce matin là, quand j’ai remarqué votre tristesse dans le regard, la fatigue et votre mauvaise humeur, j’ai tout de suite compris que quelque chose de grave venait de se produire.
M- Je l’aimais tant ! ! Elle était comme une mère pour moi. Quand je suis partie de chez mes parents, je suis allée me réfugier chez elle. Elle m’a gentiment recueillie, et ce, jusqu’à ce que je parte, des années plus tard. J’ai beaucoup appris d’elle, elle me racontait des histoires passionnantes, que j’adorais écouter.
H- Quel genre d’histoires ? ?
M- Sa vie… Elle avait vécu des expériences incroyables et aimait m’en faire part. Elle disait souvent que c’était pour rattraper le temps perdu qu’elle me disait tout de son passé. Quant à moi, j’avais l’impression de vivre une nouvelle vie, de prendre un nouveau départ. Elle s’occupait si bien de moi ! ! Mais je ne sais pas si j’aurais été capable de l’appeler « maman ». J’aurais aimé lui ressembler, avoir son sagesse, son cœur d’or, son courage……
H- Mais vous êtes courageuse, Mac ! ! Et vous avez un cœur…
Sarah me coupa la parole pour me répondre :
M- Ohhh non, Harm ! ! Je n’ai pas sa patience, sa confiance en elle inébranlable, ni …
H- Mais qu’est ce que vous êtes en train de me dire, Mac ? ? Vous êtes patiente…… dans la plupart des cas…… Et puis, vous avez confiance en vous, non ? ?
Elle semblait hésiter, puis elle se lança :
M- Pas ses derniers temps, hélas……
H- L’épreuve que vous avez subie, seule, était très éprouvante, elle l’est encore aujourd’hui… personne ne peux rester insensible à la disparition d’un proche…Pourquoi n’êtes vous pas venue m’en parler ? ?
M- Je pensais que je pouvais m’en sortir. Et puis…….
H- Oui ? ? ? ?
M- Je n’étais pas seule à surmonter çà…

A suivre………………………….

Fanfic 7 partie 7

M- Je n’étais pas seule à surmonter çà…
Qui pouvait bien avoir pris ma place ? ? ! ! Qui pouvait avoir consolé Sarah à ma place ? ? je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. C’est vrai, si j’avais agit plus spontanément en allant la voir chez elle, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Mac continua :
M- Avant tout, je veux que vous me donniez votre parole que vous ne direz rien à Sturgis.
H- Très bien, je vous le promets.
Mac me regarda dans les yeux, comme si elle cherchait à savoir si j’avais été sincère ou non puis elle dit :
M- C’est le Révérend Turner. Quand il a appris la nouvelle il a été aussi triste que moi.
H- Je ne suis pas sur de comprendre….
M- Le père de Sturgis………aimait ma grand-mère et c’était réciproque. Il a dit qu’il comprenait ma douleur et il m’a ensuite expliqué pour lui et Anna, ma grand-mère. Il ne l’a pas dit à son fils car il avait peur de sa réaction. Depuis ce temps-là, je dois avouer qu’il m’a beaucoup aidée et réconfortée. Le jour ou vous êtes parti sur le Sea Hawk, seul, j’étais à son enterrement. Le révérend ne voulait pas me laisser vous y rejoindre car il pensait que j’avais besoin d’être seule.
H- Il n’avait pas tort…
Face au regard interrogateur de Mac, je lui répondis :
H- Après la mort de mon père, j’ai ressenti le besoin de me retrouver loin des autres. Et d’une certaine manière çà m’a aidé à surmonter cette épreuve.
Pendant une heure encore nous discutâmes puis l’estomac de Mac cria famine, ce qui fut le signal pour aller dîner. Une fois installés, je commençai :
H- Vous ne trouvez pas çà incroyable que nous nous soyons rencontrés dans le passé et que à présent nous sommes de nouveau…ensemble ? ?
M- Si, c’est vraiment…… bizarre.
Lorsque nous eûmes fini nos plateaux, nous rejoignîmes notre cabine. En chemin nous passâmes devant la salle de briefing pour les pilotes. Ils étaient tous rassemblés là et s’amusaient comme des fous. Quand ils me virent passer devant la porte, un des pilotes s’approcha et me dit :
P(ilote)- Capitaine, Colonel joignez-vous à nous ! ! ! On est tous dans le même cas, Monsieur : on voudrait fêter Noël avec nos familles mais c’est impossible alors on fête Noël avec notre seconde famille ! !
Mac fut la première à répondre :
M- Non merci, c’est gentil mais je suis sure que le Capitaine Rabb se fera une joie de venir avec vous ! !
Je me tournai vers Mac, comme pour lui demander si elle était sure, puis me rappelant notre conversation sur sa grand-mère, je contredis Mac :
H- Je suis désolé capitaine mais…
Je fus interrompu dans ma phrase par une tape sur le bras. Mac me rétorqua :
M- Allez-y Harm, s’ils vous le proposent ! ! !
J’hésitais encore un instant :
H- Vous croyez que….
M- Mais oui, puisque je vous le dis ! !
Et elle me poussa littéralement dans la salle et continua à marcher dans la coursive.
Le capitaine qui nous avait invités vint me prendre par les épaules et m’amena dans le groupe formé par tous les pilotes du Sea Hawk. Certains furent étonnés d’entendre le nom de « RABB », ils me félicitèrent :
P(ilote)- J’ai entendu parler de vos exploits Capitaine, c’est un plaisir de voir une légende telle que vous parmi nous ! ! Et lorsque vous avez entraîné ce missile SS25 à tête nucléaire loin du porte-avions, waouh ! ! ! Qui aurait cru çà ! ! !
Et pendant 2 heures nous discutâmes de nos meilleurs coups accomplis dans les airs. Un lieutenant fit la distribution des coupes et y versa du champagne en attendant le traditionnel minuit pour se fêter un joyeux Noël.
Mais soudain, ma mémoire me rappela qu’une personne était seule à passer Noël : Mac. Et je me devais de remédier à cela au plus vite. Je quittai en douce la salle et demandai à un quartier-maître s'il vu avait Sarah. Il me répondit par la négative et je continuai à réfléchir aux endroits ou elle pouvait être. Mais ma logique était gênée par un immense sentiment de culpabilité qui remplissait mon esprit. Essayant d’y faire face, je me dirigeai en premier lieu vers la cabine. Mac ne s’y trouvait pas. Une enseigne de vaisseau passait par là et j’en profitai pour lui poser la question de savoir si elle avait vu le Colonel MacKenzie. Elle me désigna le fond du couloir et un escalier qu’elle avait descendu. Je la remerciai et empruntai ce chemin. Arrivé en bas de l’escalier, je réfléchis tant bien que mal, sentant que quelque chose allait se produire. A gauche, la cuisine, la laverie et le magasin. A droite, la salle de sport, le hangar des F-14, la……..
Je n’eus pas besoin de réfléchir plus loin car un éclair de lucidité me fit voir ce qui était le plus logique : Mac était dans le hangar, je le savais, je le sentais……
Je me dirigeai à grands pas vers cet endroit ou sont entreposés des avions de chasse et je la vis, dos à moi, debout, en train d’observer un F-14.
Je m’avançai derrière elle, et perçus sa voix. Elle était entrain de chanter une chanson magnifique. Les paroles donnaient ceci :

Change your heart
Look around you
Change your heart
I'll astound you

I need you loving like the sunshine

{Refrain:}
Everybody's got to learn sometimes
Everybody's got to learn sometimes

Everybody's got to learn sometimes

I need you loving like the sunshine
And

{au Refrain, x3}

I need you loving like the sunshine

{au Refrain, x3}

Je ne pouvais cesser d’écouter cette voix superbe, cette chanson, c’était comme une drogue. Sa voix me figeait sur place et des étoiles commençaient à tourner autour de ma tête. J’étais comme envoûté…. Sentant une présence derrière elle, Mac se retourna, me fit un sourire, et me demanda :
M- Vous êtes là depuis longtemps ? ?
Je lui avouai :
H- Assez pour vous dire que vous chantez très bien……….
Mac me fit le plus magnifique de ses sourires et continua :
M- Pourquoi n’êtes vous pas resté avec eux, il n’est pas encore minuit…dans 3 minutes et 48 secondes, il sera l’heure ! !
Inutile de vérifier sur ma montre, je savais que Mac avait raison. Elle possédait cette faculté de pouvoir dire l’heure exacte sans même regarder sa montre. Je lui répondis :
H- Je ne voulais pas vous laisser seule pour Noël, pas cette année… Ni pour toutes les années à suivre non plus d’ailleurs……
Pour changer de sujet, je lui suggérai, en désignant le F-14 qui était devant elle :
H- Vous voulez monter ? ?
Devant le regard mi-hésitant mi-surpris de Mac, j’ajoutai :
H- Ce serait en quelque sorte le cadeau de Noël que j’ai laissé à terre…
Mac sembla être convaincue et me dit :
M- D’accord.
L’émotion qu’il y avait dans ses yeux m’en disait assez pour savoir qu’elle revivait des instants qu’elle avait vécus avec son grand-père. Cela me faisait penser à mon père et moi, lorsqu’il m'expliquait les commandes de son F-14.
Je fus sorti des mes pensées par la voix de Mac qui m’appelait :
M- Vous voulez m’expliquer oui ou non ? ?
H- J’arrive Madame ! !
Je me positionnai à côté d’elle, et tirai sur une manette pour faire descendre une petite échelle. Mac monta et s’installa dans le cockpit. Je plaçai à mon tour mes pieds sur l’échelle et me penchai à l’intérieur.
Une heure durant, je lui expliquai tout le tableau de bord du F-14. Elle semblait captivée et m’écoutait très attentivement, c’était incroyable. J’ai cru que j’avais devant moi un bleu ! ! Mais si séduisante……… Je lui faisais partager une de mes grandes passions et cela me plaisait énormément ! ! Mon autre grande passion portant bien sur, sur…………Elle….
Au bout de cette heure, j’aidai Mac à descendre du cockpit et lui demandai :
H- çà va ? ?
M- Très bien ! ! Un peu fatiguée mais très intéressant…
Puis nous rejoignîmes notre cabine, après avoir monté des escaliers et traversé des coursives, qui, au passage, étaient désertes ! !
Une fois la porte de la cabine refermée, Mac s’étala de tout son long sur sa couchette, soupira et ferma les yeux. J’en profitai pour aller me passer un peu d’eau sur le visage dans la salle de bains. Quand je ressortis,je vis que Mac s’était endormie. J’allai prendre mon pyjama sur ma couchette lorsque j’entendis Mac :
M- Rassurez-moi, Harm. Tous les futurs pilotes de l’aéronavale ne doivent pas apprendre tout çà en un jour quand même ? ?
Tout en disant çà elle s’était levée et s’était placée face à moi. Elle planta son regard dans le mien, en attendant une réponse. En plaisantant, je lui dis :
H- Nan, ou seulement ceux qui sont surdoués…
M- Ceux et CELLES aussi…
Je ne pus m’empêcher d’avoir un rire nerveux à cette remarque. Mac tenait à ce qu’on oublie pas l’égalité homme-femme, que ce soit dans l’armée ou dans n’importe quel autre domaine..
Soudain, Sarah s’approcha de moi et me fit un baiser sur la joue.
Agréablement surpris, je lui posai la question :
H- En quel honneur ? ?
Puis elle chuchota, à quelques centimètres de mon visage :
M- Pour avoir continué le travail que mon grand-père avait commencé…
J’eus une idée : je posai une main sur sa joue et la caressai doucement. Puis je glissai jusqu’à la base de son cou et l’attirai vers moi. Puis mes lèvres entrèrent en contact avec les siennes. Je ressentis exactement la même chose que lorsque que je l’avais embrassée la première fois. Son parfum, le goût légèrement sucré de ses lèvres, son corps qui venait se coller au mien, ses formes généreuses que je pouvais sentir à travers ses vêtements…… Toutes ces sensations me déconnectaient petit à petit de l’endroit ou nous étions…… J’étais au paradis et j’avais envie d’y rester……. De continuer ce baiser………
Hélas, Mac se sépara de moi, à bout de souffle. Elle me demanda, avec un sourire rayonnant :
M- En quel honneur ? ?
H- Le traditionnel baiser de Noël…
Puis Mac me regarda et voyant que j’avais envie de recommencer, elle me mit un doigt sur la bouche et me répondit :
M- Soyez raisonnable. Gardez vos forces pour le réveillon du nouvel an, d’accord ? ?
Est ce que j’avais rêvé ? ? Ou bien était-ce bien ce que je pensais ? ? ?
H- Serait-ce une proposition ? ?
M- Peut-être bien…………
Puis elle me fit un dernier baiser sur les lèvres, prit son pyjama et s’enferma dans la salle de bain…

A suivre……………………………


remarques : la chanson est de zucherro, son titre est "Everybody's Got To Learn Sometimes"....

Fanfic 7 partie 8

USS Sea Hawk
Cabine

Nous nous couchâmes sans un mot, après ce qui s’était passé. Notre avion pour rentrer sur Washington était prévu le lendemain, dans l’après-midi.
Je mis plus d’une heure pour commencer à m’endormir, je ne cessais de repenser au baiser que nous avions échangé, moi et Mac, il y a quelques petites heures de çà… Si çà n’avait tenu qu’à moi, j’aurais continué jusqu’au bout………Quoique, il y avait peu d’espace dans la cabine, et encore moins sur une couchette……
Mes yeux ne me laissèrent pas aller plus loin, ils se firent lourds et se fermèrent. Un bref coup d’œil à ma montre me fit savoir qu’il était près de minuit….

USS Sea Hawk
Le lendemain matin
Cabine

Une voix me sortit de mon sommeil profond. C’était Mac, elle venait de pousser un juron, cela venait sûrement de la salle de bain. De mon côté, je repoussai mes couvertures et baillai un coup. Puis je descendis de ma couchette, pris mon pantalon et l’enfilai. Je vis Mac qui sortait de la salle de bain, elle était habillée de son pantalon réglementaire et le haut de son uniforme qui n’était pas boutonné. Peut-être pensait-elle que je n’étais pas encore debout……
Quand Mac me vit, elle me fit un hoquet de surprise et referma sa chemise. Elle me dit :
M- Vous êtes enfin levé à ce que je vois…
H- Effectivement, oui. Vous aviez besoin de moi ce matin ? ?
M- Non, pas spécialement…
Au moment ou elle se dirigeait vers la porte de la cabine, je l’appelai :
H- Mac ? ?
Elle se retourna et me répondit :
M- Oui ? ?
Je m’approchai d’elle, posai une main sur son dernier bouton du haut de son uniforme et le mis dans le trou correspondant, sur l’autre pan de sa chemise. Puis, après avoir laissé mes mains tomber près de mon corps, je fus irrésistiblement attiré par son regard. Je plongeai le mien dans ses yeux mais je n’eus pas le temps de penser à autre chose car un bref coup à la porte me fit brusquement reculer. Mac ouvrit la porte et tomba nez-à-nez avec une quartier-maître. Elle semblait assez gênée d’ailleurs. Elle se présenta :
Q(uartier-maître)- Madame, Monsieur, je suis le quartier-maître Wiseman. Je souhaiterais vous parler en privé…
M- C’est à propos de quoi, Quartier-maître ? ?
W(iseman)- C’est à cause de moi que tout cela est arrivé…
Nous conduisîmes le quartier-maître Wiseman dans une pièce un peu plus tranquille et à l’écart.

Sea Hawk
Pièce

Nous étions tous les trois assis, et Mac et moi attendions que le quartier-maître commence son récit. Elle respira un grand coup et parla :
W(iseman)- Vous comprenez, quand John, je veux dire le Lieutenant Skins m’a avoué ces sentiments pour moi, j’étais un peu perdue……… Je veux dire c’était la première fois que je voyais une déclaration aussi sincère……… Je ne pensais pas qu’un homme pouvait ressentir quelque chose d’aussi fort pour moi…… Mais Kholer était déjà là, il m’avait dit qu’il m‘aimait……… Il l’avait fait très vite et je pensais qu’un homme spontané prenait le dessus sur un homme qui ne se pressais pas….
M- Que s’est-il passé ? ?
W(iseman)- Kohler a commencé à avoir un comportement disons injuste envers moi…… Il y a quelques semaines déjà, il m’a………frappée car il me disais qu’il ne voulait plus que je vois Skins.
M- Comment a-t-il su que Skins vous avait avoué ses sentiments ? ?
W(iseman)- Je le lui ai dit , Madame, mais je le regrette aujourd’hui……
Mac se leva de sa chaise, alla chercher un verre, y versa de l’eau dedans, et but tout d’un coup. Elle revint vers la table avec son verre à la main et alla s’appuyer dos à la porte. Je me tournai vers elle, me levai de ma chaise et lui demandai :
H- Colonel, çà va ? ?
Malgré la peur que je vis dans ses yeux, et sa respiration qui s’accélérait, elle me répondit :
M- Oui çà va, continuez, ne vous occupez pas de moi.
Peu rassuré, je retournai m’asseoir tout en gardant un œil sur Mac. Le quartier-maître Wiseman continuais :
W(iseman)- Depuis ce jour là, j’ai commencé à avoir peur de lui, il avait des accès de colère effrayants et il s’emportait facilement… Je l’ai quitté, la peur au ventre. Il m’a fait une dernière scène et je suis partie….
Son récit fut interrompu par un bruit de verre cassé qui provenait de ma droite. Je tournai la tête et fus horrifié par ce que je voyais : Mac avait brisé son verre et sa main était en sang. Elle était assise par terre et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Je me levai précipitamment et m’approchai de Mac. Son regard était rempli de terreur mais elle semblait néanmoins ailleurs. Sans aucune hésitation je la pris dans mes bras et la conduisis à l’infirmerie, aussi vite que je pus, Wiseman étant derrière moi. En chemin, Mac retrouva ses esprits petit à petit et me dit d’une petite voix :
M- Harm… Qu’est ce que vous faites ? ?
H- Je vous emmène à l’infirmerie…
M- Pourquoi ? ?
H- Au cas ou vous ne vous souvenez pas, vous avez brisé un verre avec votre seule poigne ! !
Nous étions plus qu’à quelques mètres de la salle de soins, lorsque Mac me rappela :
M- Je ne suis pas encore handicapée à ce que je sache… Vous pouvez me lâcher Capitaine…
Je fis ce qu’elle voulait et la posai à terre. Elle marcha devant et entra dans l’infirmerie. Le Docteur Samira nous accueillit :
D- Eh bien, Colonel, vous allez devenir une habituée si çà continue comme çà. Montrez-moi.
Mac lui tendit sa main et le Docteur l’emmena dans un petit coin. Elle me dit :
D- Si vous n’aimez pas la couture sur peau humaine, je vous conseille d’attendre dehors Capitaine.
H- J’attendrai dehors alors.
Et je me retournai pour aller m’asseoir sur un banc, près du quartier-maître Wiseman. Son récit avait sonné comme un écho en moi. Toute cette histoire ressemblait étrangement à celle que Mac et moi avions vécue……
Je fus stoppé dans mes pensées par Wiseman, qui me rassura :
W(iseman)- Ne vous faites pas de soucis Monsieur.
H- Ce ne sont que des petites coupures…
W(iseman)- Votre regard vous trahit Monsieur. Vous êtes plus inquiet pour elle que vous ne voulez le faire penser.
J’évitai le sujet et demandai :
H- Pourquoi nous avoir raconté tout cela, Quartier-maître ? ?
W(iseman)- Je voudrais venir témoigner en faveur de Skins, si çà peut réduire sa peine. Je sais que ce qu’il a fait est impardonnable Monsieur, mais quand on aime quelqu’un, on est capable de tout faire pour cette personne… Au procès, je compte bien lui avouer à mon tour ce que je ressens, Monsieur. Il aura au moins mon soutien………et mon amour.
H- Je ferai le maximum pour alléger sa peine.
W(iseman)- Merci Monsieur. Excusez-moi Capitaine, je dois retourner travailler.
Elle se leva, se mit au garde-à-vous et retourna à son poste. J’attendis encore quelques minutes pendant lesquelles je ne pus m’empêcher de penser à la relation idéale que je pourrais vivre avec Mac… Une maison……Un immense bonheur……Un avenir…… Des enfants……Même adoptés, je les considérerai comme mes propres enfants…
Le bruit d’une porte interromput mes pensées. Mac, après avoir échangé une poignée de main avec le Docteur Samira, sortit et me fit un sourire. Je lui dis, tout en désignant sa main recouverte d’un bandage :
H- çà va mieux ? ?
M- Je ne vais pas pouvoir donner de coups de poings pendant quelques jours mais çà va aller.
Nous nous dirigeâmes ensuite vers la cantine car l’estomac de Mac la rappelait à l’ordre depuis longtemps déjà ! !
J’aidai Mac à porter son plateau et nous nous installâmes à une table. Nous discutâmes du « témoignage » du quartier-maître Wiseman pendant un bout de temps puis nous décidâmes d’aller préparer respectivement nos sacs pour notre départ. Notre avion était prévu à 15h00. Je proposai à Mac de l’aider mais elle refusa catégoriquement. Je pensais en moi-même : « quelle tête de mule ! ! ». Une fois fin prête, Mac me prévint :
M- Je dois aller faire une dernière chose…
Pour la taquiner, je lui répondis :
H- Ne soyez pas en retard…
Elle me fit un sourire ironique et sortit de la cabine. De mon côté, j’allai dire au revoir aux pilotes que j’avais rencontrés lors de la veillée de Noël. Ils me firent un dernier salut et je retournai dans la cabine pour me reposer un peu, le temps que notre avion arrive.

USS Sea Hawk
Cabine
14h30

Les minutes avaient passé et Mac n’était toujours pas là. Je décidai d’aller la chercher……… Je savais, cette fois-ci, ou chercher………
Je descendis de quelques niveaux et arrivai dans le hangar. Je ne m’étais pas trompé, Sarah était là, regardant l’océan devant elle.
Je m’approchai discrètement d’elle et elle se retourna alors que j’étais encore à 5 mètres de Mac. Elle me dit ::
M- Je sais Harm, il est l’heure…
H- C’est toujours dur de se séparer de ceux qu’on aime…
Comprenant que je faisais allusion à son grand-père, Mac regarda une dernière fois l’horizon, soupira et partit vers la sortie. Je la suivis sans rien dire, mais une chose me chagrinait : que c’était –il passé, qu’avait-elle vu lorsqu’elle avait brisé ce verre ? ? ?
Alors que nous étions arrivés dans notre cabine, je me lançai :
H- Que vous est-il arrivé tout à l’heure, lors de notre entretien avec Wiseman ? ?
Elle me regarda et me rassura :
M- Ce n’était rien, je vous assure……
Apparemment elle voulait garder çà pour elle, c’était trop récent pour en parler…… Je lui proposai :
H- Je vous prends votre sac ? ?
M- Non çà va aller.
Ignorant sa réponse, je lui pris de son épaule et le portai jusqu’à l’avion. Il était arrivé à l’heure et j’étais content de rentrer…
Peu après le décollage, Mac regarda par le hublot……Des souvenirs venaient de se graver à jamais dans sa mémoire…

A suivre…………..

Fanfic 7 partie 9

Base d’Andrews
16h00

Notre avion venait d’attérir sur la piste, et nous en descendions, contents de retrouver la terre ferme de notre bon vieux Washington ! !
Je pris le sac de Mac sans demander son avis et l’emmenai jusqu’à ma voiture. Je demandai à Mac, qui m’avait suivi :
H- Je vous ramène ? ?
Sans aucune hésitation, elle me répondit avec un sourire :
M- D’accord.
Je mis alors son sac et le mien dans mon coffre et ouvris la portière pour Mac. Elle monta et je m’installai ensuite du côté conducteur. Je démarrai et prs la direction de Georgetown. 30 minutes plus tard, je m’arrêtai en bas de l’immeuble de Mac. Nous descendîmes et je lui donnai son sac. Je lui proposai de monter son sac jusque dans son appartement mais elle refusa. Mac allait me tourner le dos pour monter chez elle lorsque je l’appelai :
H- Mac ?
M- Oui ? ?
H- Si vous avez envie de parler de quoi que ce soit, de votre grand-père ou bien de votre grand-mère, je suis là d’accord ? ?
Elle me gratifia d’un sourire et me remercia :
M- Merci Harm, mais pour l’instant çà va.
Elle franchit la porte du hall et disparut dans l’escalier. Sa réponse était loin de m’avoir convaincu : pendant que je la reconduisais, elle n’avait pas arrêté de penser…elle semblait ailleurs…
Revenant au présent, je remontai en voiture et partis en direction de chez moi.

15 minutes plus tard
Appartement de Harm

Je venais à peine de rentrer dans la pièce que le téléphone se mit à sonner. Je décrochai le combiné et dis :
H- Allô ? ?
V(oix)- Harm, mon chéri. Enfin tu es là ! !
H- Maman ? ?
T(rish RABB)- Oui, j’ai cherché à te joindre pour te souhaiter un Joyeux Noël mais tu ne répondais pas. J’étais inquiète ! !
H- J’ai été bloqué par une enquête sur un porte-avions avec une collègue, j’ai du y passer Noël. Mais merci d’avoir appelé Maman, je te souhaite un Joyeux Noël aussi, un peu retard, mais c’est l’intention qui compte non ? ?
T(rish)- Merci Mon Fils. Viendras-tu pour le réveillon à la maison, Harm ? ? çà me ferait tellement plaisir ! ! Et puis tu pourrais amener quelqu’un avec toi bien sûr…
Je me rappelais ce que Mac m’avait fait supposer sur le porte-avions
FLASH BACK
M- Soyez raisonnable. Gardez vos forces pour le réveillon du nouvel an, d’accord ? ?
H- Serait-ce une proposition ? ?
M- Peut-être bien…………
Fin du Flash Back

Cela me donna une idée et je répondis à ma mère :
H- C’est d’accord, je viendrais.
T(rish)- Accompagné ? ?
H- Maman ! ! ! ! pour satisfaire ta curiosité, je ne serais peut-être pas seul…
Sur un ton ironique, elle se justifia :
T- C’était juste pour savoir si je devais préparer une chambre supplémentaire… Bon je dois y aller, tu me diras à quelle heure tu arrives et quel jour.
H- très bien. Bonne après-midi. Au revoir maman.
T- Au revoir Harm.
Et je raccrochai le combiné. Je me dirigeai vers ma chambre avec mon sac sur l’épaule et le posai sur mon lit. Une fois toutes mes affaires rangées, je m’allongeai sur mon lit et fixai le plafond. Puis en me retournant sur le côté, j’ouvris le tiroir de ma table de nuit et sortis une photo. Elle me représentait avec Mac, quand nous étions en Afghanistan. Quelque chose avait changé dans son regard. Sur la photo, il y avait de minuscules petites étoiles dans ses yeux, alors que son regard d’aujourd’hui était dénué………d’espoir………de joie………de vie……… Qu’est ce qui l’avait autant transformée ? ? Son état de santé, après le Paraguay, quand les médecins lui avaient annoncé sa stérilité… Elle qui voulait tant avoir des enfants…… Un rêve qui s’était effondré en quelques heures……Une vie heureuse et pleine de bonheur qui s’était envolée……. Une épreuve si terrible qu’elle ne m’en a que très rarement parlé, pour ainsi dire pas du tout. Elle voulait faire penser qu’elle allait bien, que rien n’avait changé, mais ceux et celles qui la connaissent bien savent qu’il n’en est rien. Le seul à savoir la raison de ce changement, c’est ………moi. Mac m’avait fait promettre de n’en parlé à personne, ce que j’avais fait.
Quoiqu’il en soit, une autre épreuve s’était présentée à elle : la mort de sa grand-mère. Et c’était dur, je le voyais bien…… Elle ne mérite pas tout çà, toute cette souffrance, après tout ce qu’elle a vécu. La vie est si injuste parfois ! !
Un bruit de verre cassé me fit sursauter. Je me levais de mon lit, allais voir à la cuisine et vit une assiette en morceau, par terre. La vaisselle avait été faite à la hâte avant de partir et l’évier était un peu plein…
Après l’avoir rangé, je décidai d’aller faire un tour. Je pris ma voiture et instinctivement je me retrouvai devant Le Mur. J’y étais allé avant de partir mais ce n’était pas pareil, ce n‘était pas le jour de Noël ou règne cette ambiance si particulière…
Je regardai autour de moi sans chercher quelqu’un de précis lorsque je vis sur ma gauche une silhouette accroupie devant une tombe. Je me rapprochai discrètement et je distinguai nettement la coupe de cheveux et le corps svelte de Mac. Je marchai dans sa direction et m’arrêtai, un peu en retrait. A ce moment, la neige se mit à tomber, Mac dut sentir ma présence et se retourna vers moi. Son visage était envahi par les larmes et ses mains étaient à la limite du violet. Sans un mot, Mac tendit ses bras vers moi et je resserrai mon étreinte autour d’elle. Sentant qu’elle commençait à grelotter de tout son corps, je me dégageai doucement de son étreinte et je l’emmenai vers l’extérieur du cimetière. Je lui demandai :
H- Vous êtes venue en voiture ? ?
M- Non……… à pied.
H- Je vous ramène.

15 minutes plus tard
Appartement de Mac
Georgetown

Mac était sous les couvertures dans son lit, c’était la meilleure chose à faire. Malgré son refus de se reposer, ses yeux se fermèrent au bout de 1 heure et je quittai l'appartement en silence.

30 minutes plus tard
Appartement de Harm

Mac n’avait pas voulu me parler et je ne lui en voulais pas. Elle était fragile en ce moment, la saison n’aidant pas……
2 heures plus tard je me concoctais un bon repas, en espérant que Mac faisait la même chose de son côté.
Sur le coup de 22h00, je me couchai mais ne parvins pas à trouver le sommeil. L’état de Mac me préoccupait. Et il n’y avait pas que çà : sa réaction violente lors du récit du quartier-maître Wiseman était inquiétante.
Je finis par m’endormir sur le coup des minuit, la tête envahie de questions sans réponse….

Je fus tiré de mon sommeil par des cris qui venaient de dehors, du couloir, bref de l’extérieur. Je reconnus tout de suite la voix de Mac, elle semblait complètement paniquée, quelqu’un lui faisait du mal car elle hurlait : « Non, arrête je t’en prie ! ! ! ! ! ne fais pas çà je t’en supplie ! ! ! ». Elle criait de douleur, c’était absolument insupportable ! ! Je n’en pouvais plus, il fallait que je l’aide alors j’essayai de me lever mais je fus retenu par des chaînes qui m’enserraient les bras et les jambes. Je pouvais simplement lever la tête, mais forcer sur mes liens étaient inutiles, je commençais à voir sur mes bras des traînées de sang qui dégoulinaient. Pendant ce temps, les cris de Mac continuaient de plus belle, ils étaient ponctués de sanglots. J’essayais en vain de me détacher mais soudain, un visage apparut au dessus de moi. C’était Brumby. Il me disait avec un sourire narquois :
B(rumby)- Alors Rabb, tu vois elle est à moi et tu ne peux rien y faire ! ! Elle m’appartiens ! ! Ne sois pas inquiet, les premières semaines seront dures pour elle mais elle survivra. Après je pourrais en faire ce que je voudrai ! ! J’en ai parlé à quelques-uns de mes amis et ils seraient très heureux de la rencontrer si tu vois ce que je veux dire ! ! !
Tout mes muscles se contractaient, j’aurais voulu lui flanquer un coup de poing mais mes chaînes m’en empêchaient. Je lançai à Brumby :
H- Un jour tu me le paieras ! ! ! ! je ne te laisserai pas lui faire du mal indéfiniment.
Pour toute réponse, il me fit un sourire hypocrite et partit dans un tourbillon de poussière. Les hurlements de Mac reprirent, plus violents, plus………désespérés…… Alors que moi aussi, je me sentais perdre espoir, une voix bien familière m’encouragea :
V(oix)- Allez, Harm, il faut que tu l’aides, écoutes-la crier. Elle souffre horriblement ! ! ! Dépêches toi, elle ne va pas tenir le coup très longtemps ! ! !
Cette voix, c’était celle de ma mère, ce qui était plus étrange c’est que je ne la voyais pas, je l’entendais simplement…
Un dernier long cri de douleur de Mac puis plus rien… C’était la fin…… Mes muscles se crispaient tous ensemble pour me libérer de ces fichues chaînes mais rien n’y faisait ! ! J’étais à quelques mètres et je n’avais pas su la protéger ! ! Comme pour évacuer toute ma tristesse et ma colère en même temps, je hurlai :
H- Naaaaaaannnnnnnnnnnnnnn ! ! ! ! ! !

Un bref coup à la porte me réveilla en sursaut. Heureusement tout cela n’avait été qu’un… cauchemar, qu’une fiction. Reprenant mes esprits, je me secouai la tête et enfilai une robe de chambre. Je me demandai qui pouvait bien venir frapper chez moi à une heure pareille. Je regardai à travers le judas et vis le visage de Mac, les yeux rougis par les larmes. Immédiatement, j’ouvris la porte et elle me demanda :
M- Votre proposition de parler de quoi que ce soit tient toujours ? ?
H- Oui, bien sûr, entrez.
Mac fit deux pas et pénétra dans mon appartement. Je posai une main dans son dos et elle sursauta. J’essayai de la rassurer :
H- Eh ce n’est que moi. Vous voulez un thé ? ?
M- Euh…… oui je veux bien.
Pendant le bref moment ou ma main était entrée en contact avec son dos, j’avais senti que Mac grelottait. J’allai donc chercher une couverture dans mon placard et vins la placer sur les épaules de Mac. Elle me fit un mince sourire en guise de remerciement et s’assit dans le canapé. Pendant que l’eau chauffait, je vins à côté d’elle et lui demandai :
H- De quoi voulez-vous me parler ? ?
Pour toute réponse, des larmes jaillirent de ses yeux et coulèrent abondamment sur ces joues……

A suivre……………..

Fanfic 7 partie 10

Appartement de Harm
2h00 du matin

Pour toute réponse, des larmes jaillirent de ses yeux et coulèrent abondamment sur ces joues……
Je la pris dans mes bras, lui caressant les cheveux d’une main et traçant de petits cercles dans son dos avec l’autre. Puis elle me prévint :
M- Votre eau bout je crois…
Je me détachai d’elle et me dirigeai vers la casserole dont l’eau n’allait effectivement pas tarder à passer par dessus bord. Je versai le liquide dans 2 tasses et les apportai sur la table basse. Mac en but une gorgée puis commença:
M- Quand le quartier-maître Wiseman est venue nous raconter son histoire, j’ai eu l’impression que pendant un instant nous avions vécu la même chose toutes les deux.
Je ne pus m’empêcher de rajouter :
H- Sauf que ni Webb, ni Brumby ne vous a frappée.
Mac regarda soudain sa tasse de thé, but une autre gorgée et regarda droit devant elle. Petit à petit, la réponse se devinait par le silence de Mac. Néanmoins, je ne pouvais pas y croire, j’avais besoin de l’entendre de sa propre bouche. Je l’interrogeai :
H- Mac ? ? ! ! ! Non…… ce n’est pas possible……Dites-moi que……
M- Harm, c’était exceptionnel…
Je mis une main sur sa joue et l’obligeai à me regarder. Je lui dis :
H- Il n’a pas le droit de vous faire çà, il vous doit le respect. Comme n’importe quelle femme, Sarah. Or, quand on aime quelqu’un on ne le frappe pas, c’est comme si il vous avouait que vous devez être ce qu’il veut que vous soyez… Vous avez le droit à une vie décente, heureuse. Vous ne méritez pas çà Mac, pas vous.
Ma main glissa de sa joue et alla se remettre sur ma jambe. Sarah se leva, prit sa tasse et alla à la fenêtre. Je lui remis la couverture sur ces épaules lorsqu’elle prit une grande inspiration et continua :
M- Pendant tout le récit de Wiseman, des images ont commencé à monter dans ma tête. Des images que je n’avais jamais vues mais qui avaient pour but de montrer mon avenir si je m’étais mariée avec Mic. En fait, je ne sais pas si on peut appeler çà un avenir.
J’avais peur de ce que j’allais entendre, j’étais pétrifié, même si je savais que ce qu’elle disait était du non–vécu.
M- Les 6 premiers mois, tout allait bien, puis Mic se serait mis à rentrer de plus en plus tard. Les coups se transformaient en excuses les premières semaines, puis ils devenaient de plus en plus violents. J’avais beau me débattre, il avait toujours le dessus sur moi. Je……je vous appelais au secours mais vous ne pouviez rien faire, je ne sais pas pourquoi.
Mon cœur s’accéléra, l’histoire de Mac ressemblait de plus en plus au rêve que je venais de faire avant qu’elle ne frappe à ma porte. Mais alors qu’est ce qui allait se passer ensuite ? ? Ce cri plus violent que les autres, de quelle souffrance s’agissait-il ? ?
Les larmes recommencèrent à couler, autant pour ce qui venait d’être dit que pour ce qui allait suivre… J’allais essuyer ses larmes lorsqu’elle m’arrêta d’un geste :
M- Laissez-moi finir……… Je dois le dire….
Laisser Mac pleurer, ne pas la réconforter alors que j’étais prêt d’elle m’était insupportable mais je voulais respecter sa décision. Je resta donc à ma place tandis que Mac parlait :
M- Un jour, Mic rentra complètement saoul. Il vint me trouver dans la salle de bain ou je me préparais pour la nuit. Il……..Il disait que j’étais belle………Puis il me força à………l’embrasser. Je le giflai mais çà n’eut aucun effet, ou bien seulement de le mettre en colère . Il me prit par les poignets, me bloqua contre le mur et……..me déshabilla……… J’essayai de me défendre son poids face au mien était bien trop élevé pour que je puisse avoir le dessus…alors je……me résignai à penser à autre chose……… Je hurlai intérieurement pour que vous veniez m’aider mais………vous n’étiez pas là…… çà m’a fait si mal que j’ai poussé un cri…
Là, c’en était trop pour moi, je m’en voulais tellement de ne pas avoir pu l’aider, même si ce n’était que fictif. Je pris Mac dans mes bras tout en la rassurant :
H- Je suis là maintenant, je ne vous laisserai plus………………..Non plus jamais, je vous le promets…………Je serai toujours là pour vous protéger, je vous le jure……
Ce sentiment de culpabilité montait en flèche et les larmes ne tardèrent pas naître dans mes yeux. Quand Mac desserra mon étreinte, mon visage ruisselait de ce liquide salé, et elle mit une main sur ma joue et essuya ces larmes. Puis elle me dit, sur le ton de la plaisanterie :
M- C’est moi qui devait pleurer, pas vous. Et puis, de quoi çà a l’air un ange gardien qui pleure ? ? Rien de tout çà ne s’est produit Harm, c’est pourquoi vous ne devez pas vous en vouloir.
H- Mais si vous…
Mac me coupa la parole :
M- Pas de « si » Harm ! ! Je vous ai raconté tout çà parce que j’avais besoin d’en parler, j’en rêvais la nuit et çà me terrifiait.
H- Vous savoir en danger quelque part, sans que je puisse rien faire m’est insupportable. Je ne peux pas rester tranquille alors que je sens que quelque chose est en train de se passer. Croyez-moi si vous voulez mais………… juste avant que vous veniez me voir cette nuit, j’ai fait un cauchemar. Je vous entendais hurler de douleur mais je ne pouvais rien faire, j’étais attaché à mon lit. A force de vouloir me détacher mes bras saignaient mais je gardais l’espoir que je pourrais venir vous secourir à temps.
M- Que s’est-il passé ? ?
H- Je n’ai pas réussi à me détacher à temps, vous avez crié très fort une dernière fois puis….. plus rien……
Les bras de Mac se mirent autour de mes épaules et pour la première fois de ma vie, je m’étais confié à une personne sans aucune retenue. Si j’avais raconté çà à quelqu’un d’autre, il se serait certainement moqué de moi, mais là, c’était Mac. Celle qui avait partagé beaucoup d’expériences avec moi, celle qui m’avait soutenu, encouragé, celle qui avait cru en moi jusqu’au bout…
Maintenant je me sentais capable de tout affronter avec elle……
Sa voix me sortit de mes pensées :
M- Vous entendez toujours le son de ma voix, donc c’est que je suis toujours là. Vous n’avez rien à vous reprocher, c’est compris ? ?
Je lui répondis en plaisantant :
H- Oui, Votre Honneur.
Puis je reçus une petite tape sur le bras en guise de correction et elle me fit un sourire. Çà me faisait tellement de bien de la voir à nouveau heureuse, même si ce n’était que pour quelques minutes. Avoir réussi à lui arracher ce petit moment de bonheur était un pas de plus en avant.
Mac posa sa main sur ma joue, et murmura, tout en me regardant dans les yeux :
M- Mon ange gardien…
Puis elle se hissa sur la pointe des pieds. Je décidai de me laisser faire et de me laisser porter par la vague, on verrait bien ou elle me mènerait…
Elle porta ses lèvres sur les miennes et me fit de petits baisers. N’y tenant plus, je glissai une main à sa taille et la tirai doucement vers moi. Comme elle, je caressai sa joue de ma main et l’embrassai. Puis petit à petit, le baiser devint plus profond, nos deux langues entrèrent dans la bouche de l’autre et se caressèrent. Je me sentis tellement bien que j’aurais voulu que cela ne s’arrête jamais. Mais Mac n’ayant plus de souffle elle se détacha de moi. Elle posa un doigt sur mes lèvres avant que je n’ai pu dire ou faire quoi que ce soit et me dit :
M- Je…… Je ne me sens pas prête…… Vous comprenez avec ce qui s’est « passé »…
H- Vous n’avez pas besoin de vous justifier, je peux attendre…
Mac me fit un dernier baiser sur la joue et me chuchota :
M- Merci pour tout Harm.
H- De rien. Soyez prudente sur la route.
M- Ne vous faites pas de soucis. Restez là je trouverai bien le chemin jusqu’à la porte…
Et elle prit son manteau, l’enfila et referma la porte derrière elle.
Je ne pus m’empêcher de sourire, au début la nuit ne s’annonçait pas ainsi puis une chose en entraînant une autre, elle avait petit à petit dérivé. Quoiqu’il en soit, ce moment avait été bénéfique pour nous deux.
Maintenant détendu, je retournai dormir et plongeai dans un sommeil profond pour cette fois-ci rêver de Mac.

Appartement de Harm
Le 27 Décembre
10h00

Je me réveillai, le soleil chauffait à travers les stores. Je me levai et allai préparer le petit-déjeuner. Après un verre de jus d’orange, une tasse de café et 2 tartines, je décidai d’aller faire un footing pour me réchauffer.
Je sortis de l’appartement et respirai l’air frais.

45 minutes plus tard
Appartement de Harm

Je venais de rentrer, le footing m’avait fait beaucoup de bien. Je me déshabillai et me mis sous la douche. J’en sortis 10 minutes plus tard, habillé d’un jean et d’un pull. En passant devant le téléphone, je me remémorai soudain la conversation que j’avais eue avec ma mère. Il fallait que je demande à Mac si elle acceptait de m’accompagner… Pourquoi ne pas y aller maintenant ? ? en espérant ne pas la réveiller… quand même à 11h00 du matin….
Je pris ma voiture et filai vers Georgetown, bizarrement sans appréhension ni crainte d’un refus……

20 minutes plus tard
Appartement de Mac
Georgetown

Je frappai 3 brefs coups à la porte et le visage rayonnant de Mac apparut. Elle fut un peu surprise de me voir mais néanmoins contente d’après son sourire…… Elle me salua :
M- Salut. Mais entrez donc. Faites pas attention au désordre.
Visiblement le salon et la cuisine étaient parfaitement rangés, comme à son habitude. Mais lorsque je suivis Mac et arrivai à la porte de la chambre, je découvris des vêtements en vrac, de tous les côtés. Je lui fis remarquer :
H- Effectivement çà ne vous ressemble pas. Qu’est ce que vous faîtes ? ?
M- Je trie mes vêtements, action plus communément appelée « nettoyage de printemps » sauf que là je le fais l’hiver ! ! J’en ai plus pour longtemps, il reste du café dans la cuisine si vous voulez.
H- Non merci, j’en ai déjà bu quelques tasses ce matin.
Mac se releva, après avoir rangé un dernier vêtement dans son placard. Je dis à Mac, avec un sourire :
H- Vous avez oublié une petite chose, communément appelée « sous-vêtements », sur votre lit.
Mac eut un rire nerveux, rattrapa un soutien-gorge et le mit dans le placard.
Puis elle me demanda :
M- Vous êtes là pour quoi, au fait ? ?
H- Eh bien, disons que j’ai une proposition à vous faire.
M- Je vous écoute.
H- Ma mère me propose de venir passer le réveillon avec elle, en Floride. Elle m’a demandé si j’étais accompagné et je lui ai répondu que oui, peut-être… Qu’en dites-vous ? ?

A suivre……………..

Fanfic 7 partie 11

Appartement de Mac
11h15
Georgetown

Mac sembla surprise sur le moment mais un sourire se dessina sur son visage et elle me répondit :
M- J’en dis que c’est une bonne idée, mais vous et votre mère vous ne vous êtes pas vus depuis longtemps et j’aurais l’impression de gâcher la fête…
H- Ne vous en faites pas, je ne sais pas si elle plus excitée de faire votre connaissance ou bien de me voir ! ! Allez Mac, laissez-vous tenter….. S’il Vous Plaît….
M- Très bien, si vous pouvez m’assurer que je ne serai pas une gêne dans vos retrouvailles, j’accepte.
H- Je vous le promets ! !
M- On ferait peut-être mieux de réserver les billets maintenant.
H- Vous avez raison. Je peux vous emprunter votre téléphone ? ?
M- Oui allez-y.
Et Mac disparut dans sa chambre. Pendant ce temps je décrochai le combiné et composai le numéro de l’aéroport de Washington. Après avoir regardé sur son ordinateur, l’hôtesse me confirma qu’il restait 2 places sur un vol pour Miami. Je lui demandai de réserver ces places et elle me donna les horaires de départ et arrivée. Après l’avoir remerciée, je la saluai et raccrochai le téléphone. Mac revint dans le salon à ce moment et je l’informai :
H- Nous partons demain soir à 21h30. On arrivera là-bas à 00h30. çà vous convient ? ?
M- Très bien ! !
Je lui adressai un sourire et mon téléphone se mit à sonner. Je détestais être dérangé quand j’étais avec Mac…Je répondis, tandis que Mac se dirigeait vers la cuisine :
H- Allô ? ?
V(oix)- Salut Harm. Mais ou es-tu passé ? ? Je t’ai appelé plusieurs fois ce matin tu n’étais pas chez toi ! ! !
H- Sturgis, tu n’est pas mon père à ce que je sache ! ! !
A ces mots, je vis la tête de Mac qui dépassait du bar, elle fut prise d’un rire et retourna fouiner dans ses placards. Sturgis me demanda :
S(turgis)- Je t’appelais juste pour qu’on déjeune ce midi, comme çà tu pourras me raconter ton Noël sur le Sea Hawk. A 12h15 chez l’italien ? ?
Je regardai ma montre : 11h55. Normalement, de chez moi, on mettait 10 minutes en voiture mais là, il me fallait au moins 25 minutes, voire 30 minutes pour y aller. J’essayai de « négocier » :
H- Je préférerais 12h30…
S(turgis)- Comme tu veux. Dis-moi au passage, si tu n’est pas chez toi , tu es ou ? ?
L’indiscrétion de Sturgis était typique. Tant qu’il n’avait pas ce qu’il voulait, il vous harcelait pour trouver la réponse. Je décidai donc de lui dire :
H- Je suis ………chez Mac……
S(turgis)- Chez Mac ? ? Ne me dit pas que je vous ai dérangés pendant que vous faisiez………des bêtises, disons ? ?
H- Non, ce n’est absolument pas ce que tu crois.
S(turgis)- Tu me raconteras çà toute à l’heure ? ? ! !
Je soupirai :
H- Si tu veux.
S(turgis)- Allez, à tout de suite, sois pas en retard ! !
H- T’inquiètes pas.
Et je raccrochai. Soudain, j’entendis un « aie » suivi d’un bruit de casserole qui tombe. Je me précipitai vers le bar et vis Mac assise par terre, des couvercles de casseroles partout autour d’elle. Je m’inquiétai :
H- çà va ? ? Qu’est ce qui s’est passé ? ?
Je l’aidai à se relever, et elle m’expliqua :
M- Je portais ces trucs pour les ranger dans un placard quand, lorsque je me suis baissée, j’ai sentis une horrible douleur dans le cou.
Je l’emmenais s’asseoir dans le canapé lorsque Mac me rappela :
M- Et votre déjeuner avec Sturgis, ou je ne sais quoi ? ?
H- Il attendra.
Je la fis se retourner sur le canapé, dos à moi, posai mes mains sur ses épaules et commençai à la masser. Lors de ce contact, Mac tressaillit mais sembla ensuite très bien s’en accommoder. A en juger par son silence et ses soupirs réguliers, elle avait l’air d’apprécier… Mac me demanda :
M- Vous n’avez jamais songé à vous inscrire dans une école de Kiné ? ?
H- C’est un peu tard je trouve…et puis faire que çà toute la journée ! !
M- Vous rencontreriez de jolies filles, d’un autre côté.
H- Pour Sturgis d’accord, mais pour moi c’est inutile, j’ai trouvé la femme parfaite…
M- Et çà ne vous dit pas de voir d’autres femmes, des mannequins, des actrices…
H- Pas particulièrement, non, même si, je veux bien l’avouer, c’est très tentant…
M- Les hommes restent des hommes, Harm… Malgré leurs bonnes résolutions…… Non pas que c’est désagréable mais vous devriez peut-être y aller, Sturgis va s’impatienter…
Estimant qu’il était préférable d’en rester là pour l’instant, j’approuvai Mac :
H- Oui, vous avez raison.
Je me levai du canapé en même temps que Mac et me dirigeai vers la porte lorsqu’elle se plaça devant moi, dos contre la porte. D’un ton qui se voulait naturel, elle suggéra :
M- Vous êtes libre ce soir ? ?
H- Oui, çà se peut bien.
M- Je vous invite, j’aurai des choses importantes à vous montrer. A 20h00 ? ?
H- C’est d’accord.
Puis Mac se décolla de la porte et l’ouvrit. Elle me dit :
M- Bon déjeuner. A ce soir.
H- Merci. A ce soir.
Et Mac referma la porte derrière moi. Il était 12h15, mais l’heure m’importait peu à ce moment. Je n’en revenais pas de la spontanéité avec laquelle j’avais agit ! ! J’avais comme l’impression que ce rendez-vous ne serait pas comme les autres…… Je verrai bien ce soir… En attendant, je montai dans ma voiture et me dirigeai vers le centre ville.

L’Italien
12h45

J’entrai, essoufflé, dans le petit restaurant. Je repérai Sturgis à une table et allai le rejoindre. Je m’excusai :
H- Désolé Sturgis, j’ai eu du mal à trouver une place pour me garer.
D’habitude, il m’aurait fait tout un cinéma pour ce retard mais là il était étrangement calme. J’essayai d’éclaircir ce mystère :
H- Je ne t’ai jamais vu aussi peu loquace.
S- Les avocats se reposent, en dehors du tribunal, Harm. Ce qui visiblement n’est pas ton cas…
Une serveuse vint interrompre notre discussion pour venir prendre notre commande. Je choisis des spaghettis carbonara et Sturgis une pizza aux 3 fromages. Une fois la serveuse repartie, je répliquai :
H- De quoi tu veux parler, au juste ? ?
S- Tu étais chez Mac……..C’était comment alors ? ? racontes-moi tout, je veux les détails ! !
H- Je t’arrête tout de suite, il ne s’est rien passé entre nous.
S- Tu ne ferais jamais croire çà ! ! Tu n’a pas répondu au téléphone de toute la matinée ! ! Avoue que c’est suspect, non ? ? ! !
H- Je me suis levé tard, j’étais parti faire mon jogging.
Déçu, il me demanda :
S- Vraiment ? ?
H- Oui vraiment ! !
Je décidai de faire abstraction de mon invitation à Mac devenir passer le réveillon chez ma mère. Sturgis était dans un état ou il ne pouvait pas garder un secret…
La serveuse nous apporta nos plats et le reste du déjeuner se déroula dans la bonne ambiance habituelle. Sturgis était un bon ami et je pouvais lui faire confiance mais quand il s'agissait de parler de moi et Mac, il se mettait dans un état d’excitation tel,que j’avais honte de lui ! !

2h00 plus tard
Appartement de Harm

Je venais de rentrer du restaurant. Sturgis avait absolument voulu que je lui raconte ce qui s’était passé ce matin chez Mac, même si je lui répétais que rien de « spécial » n’était arrivé. Après avoir déposé mon manteau, je pris le téléphone et composai un numéro :
V(oix)- Allô ? ?
H- Maman, c’est moi.
T(rish)- Harm, comment çà va depuis l’autre jour ? ?
H- Très bien. Je voulais te dire que……je viendrai accompagné pour le réveillon.
T(rish)- Tu t’es décidé, c’est bien Mon Fils. Donc, je dois préparer une chambre en plus ou simplement une chambre double ? ?
H- Une chambre en plus. Je te donne l’horaire d’arrivée : demain soir, 00h30 à Miami.
T(rish)- C’est noté. Dis-moi, je la connais ? ?
Comprenant qu’elle faisait allusion à la femme qui m’accompagnerait je lui répondis :
H- C’est Mac, je t’en ai parlé une ou deux fois…
T(rish)- Tu veux dire plutôt 3 ou 4 fois ! ! J’ai hâte de la rencontrer, j’ai l’impression que nous avons beaucoup de points communs, elle et moi…
H- Vous verrez çà demain…
T(rish)- Franck m’appelle.
H- Je te laisse. Au revoir, maman. A demain.
T(rish)- A demain, Harm.
Et je raccrochai le combiné. Je passai le reste de l’après-midi à flâner : je jouai de la guitare, donnai un coup à ma voiture, allai faire un tour en ville. En revenant chez moi, je pensai soudain au cadeau de Noël pour Mac que je n’avais pas eu l’occasion de lui donner puisque nous étions sur le Sea Hawk. Peut-être que c’était çà la chose importante qu’elle voulait me montrer…J’en profiterais pour lui donner mon cadeau…
Quand je pense que je l’avais invitée pour le réveillon avec ma mère… qu’allait-il se passer pendant ces quelques jours ? ? Mac semblait remise de sa « vision » sur le Sea Hawk avec le quartier-maître Wiseman……du moins je l’espérais.
Je voulais lui faire un réveillon si beau, si magnifique, qu’elle s’en souviendrait longtemps… Je commençai à réfléchir à des restaurants pour faire ce que je voulais…Elle méritait quelque chose d’inoubliable, de grandiose…
Pour l’instant, je devais me préparer pour aller rejoindre Mac chez elle. Je pris un jean de mon placard, une chemise à manche longue, un marcel et allais me hanger.
Une fois prêt, je pris mon manteau, mes clés et fermai l’appartement. Je montai en voiture et me dirigeai vers Georgetown.

Appartement de Mac
20h03

D’accord j’avais 3 minutes de retard, mais j’ai fait bien pire ! ! ! ! Je frappai 2 coups à la porte et Mac m’ouvrit. Elle m’invita :
M- Bonsoir. Entrez.
H- Vous ne me grondez pas parce que je suis en retard ? ?
M- Faut savoir relâcher la pression de temps en temps. Et puis 3 minutes, ce n’est pas la mort ! !
Nous nous fîmes un sourire et Mac s’installa dans le canapé. Je vins l’y rejoindre. La soirée commençait plutôt bien……

A suivre....

Fanfic 7 partie 12

Appartement de Mac
20h05

Je vins rejoindre Mac dans le canapé. Elle était vêtue d’un chemisier rouge et d’un pantalon classique noir. Malgré la simplicité de ses vêtements je la trouvai très belle ce soir… Mac me proposa :
M- Vous voulez boire quelque chose ou vous voulez passer à table directement ? ?
H- J’ai une autre solution.
Devant le regard interrogateur de Mac, je retournai chercher dans une poche de mon manteau et en sortis un petit paquet. Je le tendis à Mac, en lui souhaitant un Joyeux Noël en retard…
Elle retourna dans le canapé s’asseoir, et défit le paquet cadeau. Ses yeux tombèrent sur un écrin noir. Elle l’ouvrit et ne put s’empêcher de s’exclamer :
M- Oh Mon Dieu ! !
Confortablement installé dans l’écrin, un collier scintillait. Ne sachant pas ce que Mac en pensait, je lui demandai :
H- Il vous plaît ? ?
M- Bien sur que oui ! !
Voyant que Sarah hésitait à le toucher, je le pris moi-même dans mes mains et fis signe à Mac de se retourner pour que je puisse lui mettre. Une fois le fermoir accroché, Mac dirigea son regard sur moi, et me fit un sourire. Puis elle se pencha vers moi et me fit un baiser sur la joue. Elle me chuchota :
M- Merci. Il me plaît énormément ! !
Une fois revenue à distance raisonnable, elle me taquina :
M- Vous oseriez révéler vos sources, Harm ? ? Parce que je suis cliente tout de suite s’ils veulent ! ! !
H- C’est-à-dire que …… je ne l’ai pas vraiment acheté……
Mac eut un regard dubitatif mais je la rassurai immédiatement :
H- Je ne l’ai pas volé, si c’est çà qui vous inquiète…… Il a appartenu à ma mère, et à ma grand-mère avant çà. Mais quand j’ai été assez grand pour comprendre qu’un objet pouvait avoir une valeur sentimentale, ma mère m’a donné ce collier. Elle voulait que je le mette au cou de la femme qui compterait le plus pour moi…… qui serait ma moitié……
Mac écouta attentivement ce que je disais, et se retrouva sans voix quand j’eus finis de parler, ses yeux deveninrent même humides avec l’émotion :
M- Harm, je ……je sais vraiment pas quoi dire, si ce n’est « merci ».
Sur le ton de la plaisanterie, je lui rétorquai :
H- çà vous me l’avez déjà dit ! !
M- Vous êtes sur que……
Je continuai à sa place :
H- Vous êtes la bonne personne ? ? Je n’en doute pas une seule seconde…
Je pouvais lire sur son visage que l’émotion était à son comble. Dans un sourire, elle dit :
M- Vous allez vraiment réussir à me faire pleurer ! !
H- Dans un autre contexte, je ne me serais pas permis mais là, vu que ce sont des larmes de joie, je pense que je peux me le permettre ! !
Et Mac, voyant que je lui offrais mes bras, se blottit contre me torse. Après quelques secondes, Mac desserra son étreinte, essuya ses larmes et reprit un ton sérieux :
M- Pour en revenir à tout à l’heure, vous voulez boire quelque chose…
Une fois encore, je lui coupai la parole :
H- Je veux bien passer à table maintenant. Et je parie que vous aussi, votre estomac ne va pas tarder à faire des bonds ! !
Pour toute correction, je reçus une petite tape sur l’épaule. Puis Mac et moi, nous nous levâmes et nous dirigeâmes vers la cuisine, Mac en premier…
Sur la table, était déposée une couronne de Noël, comme celles qu’on met sur les portes d’entrée des maisons. Il y avait aussi deux bougies de chaque coté de cette couronne, ce qui donnait une ambiance quelque peu romantique.
Pendant ce temps, Mac était dans la cuisine. Je ne sais pas ce qu’elle faisait mais çà durait depuis cinq bonnes minutes. Je décidai de me lever et d’aller voir discrètement. Lorsque je la vis, elle était dos à moi. Je vins aux nouvelles :
H- Vous vous en sortez ? ?
Mac se retourna brusquement, un couteau de cuisine à la main. Je lui demandai :
H- Vous voudriez pas reposer ce couteau, parce que là vous faites vraiment peur ! !
Mac fit ce que je demandais et me reprocha :
M- Les invités ne sont-ils pas censés rester assis et attendre que la nourriture arrive ? ? ! !
H- Sauf si vous avez des invités curieux…
M- Ou affamés…
J’allais lui répondre quand elle reprit le couteau de cuisine, ce qui me valut un geste de peur, et elle se retourna avec un sourire, pour me tourner le dos. Je décidai de ne pas en rester là et de l’embêter gentiment :
H- Dites-moi Mac, je ne vous ai jamais vue avec un tablier de cuisine. Vous devriez en mettre un pour ne pas salir vos vêtements.
Tout en continuant ce qu’elle faisait, elle rétorqua :
M- Sachez tout d’abord que je sais faire la cuisine proprement Harm. Et que secondo, je ne vous donnerai pas l’occasion de vous moquer de moi en mettant un de ces tabliers ridicules qui sont censés vous montrer comme intelligent.
H- Vous êtes en forme ce soir ! !
Pour toute réflexion, elle se retourna, son couteau à la main et dit :
M- C’est l’effet que vous me faites quand j’ai un couteau à la main ! ! ! Allez vous asseoir c’est prêt ! !
Obéissant à la cuisinière, je retournai tranquillement m’asseoir à la table. Mac me suivit peu de temps après avec un plat de lasagnes. Elle commenta :
M- J’ai voulu vous faire concurrence. Vous allez voir, c’est une recette spéciale mais très bonne quand même.
H- Vous ne pourrez pas battre celle de ma mère ! !
M- C’est ce qu’on verra……
Puis Mac me servit une part. Je coupai un premier morceau et l’apportai à ma bouche. Mac attendit impatiemment :
M- Alors, verdict ? ? ! ! !
Voyant que je la faisais marcher en ne lui disant rien, elle me gronda :
M- Harm ! ! ! !
H- Elle est………comment dirais-je ? ? Excellente ! ! C’est quoi votre secret ? ? ! !
M- Ha, ne comptez pas sur moi pour vous le dire ! ! ! Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est la recette de ma grand-mère. Pendant un moment elle prenait des cours de cuisine et çà lui a franchement bien réussi ! !
Mac s’attaqua maintenant à sa part car son estomac criait famine. Le dîner se passait dans la bonne humeur. Jamais je m'était senti aussi bien avec Sarah. Elle était souriante, blagueuse, heureuse d’être là, du moins c’est l’impression que j’en avais d’ici. çà me faisait tellement plaisir de la voir comme çà ! ! On aurait dit que rien n’aurait pu venir briser cet instant de bonheur…
Mac m’invita à passer dans le salon et m’avoua :
M- Je voulais vous montrer çà. Un thé ? ?
Elle me tendit un album photo ancien, mais qu’elle avait précieusement gardé dans un carton.
H- Oui, merci.
M- Allez-y, ouvrez le.
Pendant que je découvrais la première page de l’album, Mac mit de l’eau à chauffer. Elle revint vers moi et me raconta la petite histoire de chaque photo :
M- Mon grand-père et moi. J’avais 6 ans. Je me rappelle ce jour là, il faisait tellement chaud ! ! il était en vacances mais devant mon insistance, il avait accepté de me faire voir une énième fois son avion. Quand on est rentrés à la maison, on a bu je ne sais combien de litres d’eau ! ! mais on s’était si bien amusés ! ! Ce soir-là, quand je me suis couchée, je me rappelle m’être dit que c’était la plus belle journée que j’avais jamais vécue.
Et Mac continua de me commenter toutes les photos. Mais le bruit de la casserole de l’eau fit lever soudainement Mac. Je l’attendis pour continuer et elle revint les 2 tasses à la main. Je tournai une page et Mac s’empressa de dire :
M- Mon grand-père et ma grand-mère, quand ils se sont mariés. Je n’étais pas encore née mais j’aurais bien voulu voir cette cérémonie. Ma grand-mère m’en parlait tellement souvent ! ! Sa lune de miel, sa robe de mariée, son alliance. Et ce qui m’a étonnée, c’est que, peu avant de mourir, elle savait toujours avec exactitude me décrire comment çà s’était passé ce jour là. Elle se rappelait du nom des personnes qui étaient présentes, de ce qu’il y avait dans les assiettes au repas, et même les différentes musiques qui avaient été jouées. Ce sont de merveilleux souvenirs en tout cas.
Arrivé à la dernière page, je refermai précieusement l’album et le posai sur la table basse en face de moi. Mac semblait vouloir continuer mais quelque chose l’en empêchait. Je l’encourageai :
H- Oui ? ? Vous pouvez continuer çà m’intéresse beaucoup…
M- Vous êtes sur ? ?
H- Absolument ! !
M- Le jour de la mort de mon grand-père, j’ai tout fait pour aider ma grand-mère, elle était si triste. Je lui donnais un coup de main pour tout et elle ne le refusait pas. Quand elle voulait me donner un peu d’argent pour me récompenser, je le refusais, j’avais l’impression qu’elle ne comprenait pas pourquoi je faisais çà.
Mac continua encore de parler pendant des heures, et j’étais toujours aussi attentif. Elle se libéra, consciemment ou inconsciemment, d’un poids et je voulais être là pour la consoler.
Vers 23h45, après lui avoir souhaité bonne nuit et lui avoir dit que je passerais demain soir vers 20h00, je quittai son appartement et repartis chez moi.

00h05
Appartement de Harm

Je rentrai dans l’appartement, posai mon manteau et allai prendre une douche. Après m’être préparé pour la nuit, je me mis bien au chaud sous les couvertures. Malgré l’heure tardive, je n’avais aucune envie de dormir, du moins de dormir seul. J’en avais la certitude : lors de cette magnifique soirée, Mac et moi, nous nous étions rapprochés l’un de l’autre. J’avais eu l’impression de mieux la connaître encore, et de savoir mieux l’apprécier.
Je m’endormis finalement sur le coup de 1h00, la tête pleine de Mac…

Le lendemain matin
Appartement de Harm

Je me réveillai lentement. J’ouvris un œil, puis l’autre, et regardai le réveil : 10h45. Pas étonnant vu l’heure à laquelle je m'étais endormi hier soir ! !
Je sortis péniblement de mon lit et me dirigeai vers ma cafetière. Après avoir mis le mécanisme en route, je sortis d’un sac un morceau de pain. J’en mangeai deux tranches et bus ma tasse de café.
Soudain je repensai à une chose : je devais aller chercher Mac ce soir pour aller à l’aéroport. J’avais la journée pour faire mon sac, ce qui était amplement suffisant. Je devais penser à tout, même à l’imprévu ! ! !
La journée se passa dans une lenteur insupportable et je m’occupai pour ne pas penser à l’importance que ce réveillon avait pour moi. Je téléphonai à Sturgis pour le prévenir que je serais absent et encore une fois il me fit tout un discours. Heureusement que nous n’étions pas en public ! ! !
Enfin, l’heure de partir sonna. Je pris mon sac, mes clés, fermai l’appartement et montai en voiture.

Appartement de Mac
Georgetown
19h55

Pour une fois, j’étais à l’heure. Et fier de l’être ! ! Je frappai à la porte et Mac m’ouvrit. j'étais sur que j’allais avoir droit à « Harm vous êtes en avance pour une fois ! ! »

A suivre…………..

Fanfic 7 partie 13

Appartement de Mac
Georgetown

Mac ne put s’empêcher de sourire, en me faisant entrer. Elle me félicita :
M- Harm, vous êtes à l’heure. Bravo ! ! !
Qu’est ce que je disais ! ! Je lui rétorquai :
H- Il y a un début à tout, figurez-vous ! !
Je vis dans l’entrée, prêt du porte-manteau le sac de voyage de Mac, bouclé et prêt à partir. Mac alla dans sa chambre, ferma les volets, prit la clé de l’appartement et s’apprêta à prendre son sac lorsque je la devançai et le mis sur mon épaule en lui disant :
H- Laissez-moi porter çà.
Nous sortîmes ensemble de l’appartement, Mac le ferma et nous nous dirigeâmes vers la voiture. Je mis le sac de Mac dans le coffre et nous partîmes vers l’aéroport. Bizarrement, le trajet s’effectua sans aucun mot. Mac semblait ailleurs, elle n’avait pas un comportement normal.
Nous arrivâmes à l’aéroport et fîmes enregistrer nos bagages. Puis commença un long temps d’attente : Mac décida d’aller s’asseoir et je vins me placer à côté d’elle. Je fis un sourire en remarquant qu’elle avait mis le collier que je lui avais offert hier. Mac me demanda :
M- Quoi ? ?
Tout en désignant le pendentif, je lui répondis :
H- Vous l’avez mis…
M- C’était l’occasion de vous faire plaisir, à vous et votre mère. Et puis je le trouve très joli… Je vous remercie de me l’avoir offert, je l’aime beaucoup…
Puis Mac me regarda dans les yeux et petit à petit tout devint flou autour de moi. Nos deux visages se rapprochèrent, tels des aimants et nos lèvres entrèrent en contact. J’avais complètement oublié l’endroit ou nous étions, les personnes qui nous regardaient, ses lèvres étaient si douces, elles avaient un goût fruité et j’adorais çà. Mac posa sa main sur ma joue et glissa vers ma nuque, mes cheveux. La douceur et le plaisir de l’instant était tels que je poussai des soupirs, j’avais envie de l’avoir tout contre moi, son corps collé au mien, de glisser ma main sous ses vêtements et de pouvoir enfin caresser cette peau si douce. Pouvoir contempler son corps à la lumière de quelques bougies, au coin d’un feu de cheminée…
Hélas la voix de l’hôtesse m’interrompit dans mes pensées et Mac se sépara de moi d’un seul coup :
H(ôtesse)- Les passagers du vol 7567 à destination de Miami sont priés de se présenter à la porte d’embarquement numéro 4.
Je me levai, et me sentis soudain trop couvert, ce baiser m’était monté à la tête et avait, du même coup, fait augmenter ma température corporelle. J’étais soudain revenu dans ce monde qu’on appelle la vie… des tas de gens nous enviaient du regard…
Mac et moi essayâmes de prendre une démarche neutre tout en nous dirigeant vers notre porte d’embarquement. Nous donnâmes nos billets et allâmes nous installer dans l’avion. Mac prit le côté hublot tandis que je m’assis du côté couloir. Le voyage devait être un peu long mais vu l’heure tardive à laquelle nous arrivions je supposai que Mac allait dormir un peu, mais il n’en fut rien. 15 minutes après le décollage, Mac ne tint plus en place. Elle ne cessa de bouger sur son siège, peut-être pour essayer de trouver la position idéale. Encore 5 minutes de ce petit manège et je posai ma main sur son épaule pour qu’elle arrête ses mouvements. Je la rassurai :
H- Calmez-vous, çà va aller. Vous devriez essayer de dormir.
M- Je ne peux pas… Et si votre mère ne m’aimait pas, si elle me trouvait trop……
Je lui coupai la parole :
H- Trop quoi ? ? elle va vous adorer, vous verrez…Vous avez tellement de points communs toutes les deux ! !
M- Vraiment ? ?
H- Oui, je vous assure. Ne vous faites pas de soucis, tout va très bien se passer…
Tout en disant ces mots, je glissai ma main dans la sienne. Mac tourna la tête vers moi et, tout en gardant nos mains jointes, elle m’avoua :
M- Vous vous rappelez le jour ou Bud s’est fait opéré sur le Sea Hawk après avoir sauté sur la mine ? ?
H- Oui.
M- Je me suis sentie tellement vulnérable, je me disais que çà aurait pu être moi comme vous ou bien n’importe quel soldat sur le terrain. Je sentais que Bud était en train de partir et je ne voulais pas le perdre, il avait toujours été un ami attentif et il savait donner les conseils justes. Je m’étais résignée à ne plus le voir vivant, à consoler du mieux que je pouvais Harriet et le petit A.J. Mais c’est à ce moment que vous êtes arrivé, vous m’avez pris la main et soudain j’ai recouvert un espoir. Je ne sais pas si, sur le moment, vous avez compris ce que je ressentais mais votre soutien m’a beaucoup aidée.
H- Je savais ce que vous étiez en train de ressentir pour la simple raison que moi aussi j’ai pensé la même chose. Mais……
Mac continua à ma place :
M- Mais c’est moi qui ai craqué en premier, logique les femmes sont plus sensibles…
H- Maaac, on a tous craqué ce jour là ! ! Il n’était pas question d’un concours de résistance à l’émotion ! ! Et puis…… votre soutien, votre présence m’ont beaucoup aidé aussi…
Nous nous fîmes un sourire et nos deux regards finirent par s’attirer l’un l’autre…Seul un steward vint nous tirer de notre état, disons « hypnotique » :
S(teward)- Madame, Monsieur, souhaitez-vous boire ou manger quelque chose ? ?
H&M- Non, merci.
Puis Mac regarda par le hublot et moi, je regardai vers l’avant de l’avion. Lorsque je retournai la tête vers Mac je vis qu’elle s’était enfin endormie, nos deux mains toujours enlacées. Je décidai de faire de même et de me reposer un peu. La fatigue aidant, je m’endormis 5 minutes plus tard…

3h plus tard
Avion

Je fus tiré de mon sommeil par une main qui me secouait gentiment l’épaule. J’ouvris les yeux et vis que c’était une hôtesse qui me recommandait :
H(ôtesse)- Monsieur, veuillez attacher votre ceinture S’il Vous plaît. Si vous vouliez bien prévenir votre femme que nous allons bientôt amorcer notre descente sur Miami…
Et elle s’en alla prévenir les autres passagers, avant que je n’ai pu dire quoi que ce soit sur mon statut de « marié »…
Je me tournai donc vers Mac et lui caressai la joue pour la réveiller doucement. Au lieu de çà, Mac fit brusquement un bond en avant et poussa un petit cri. Quand elle me vit et qu’elle pressa ma main pour voir si elle n’avait pas bougé, elle poussa un soupir de soulagement. Je la prévins :
H- On va bientôt atterrir, il faudrait que vous mettiez votre ceinture.
Tout en la bouclant, elle me demanda :
M- Rassurez-moi Harm, votre mère n’a pas de chien ? ?
H- Euhh, si , pourquoi ? ?
M- Parce que j’ai rêvé que votre mère m’attachait à une chaise dans une cave et me laissait seule avec un chien. Il a fini par me dévorer ! ! ! !
H- Newman est une très gentille chienne Berger allemand….
M- Merci de me rassurer ! !
Je ne pus m’empêcher de pouffer de rire : effectivement les bergers allemands sont de grands chiens et ils sont impressionnants, mais la chienne de ma mère ne ferait pas de mal à une mouche ! ! Je faisais marcher Mac et çà ne me déplaisait pas ! ! !
Enfin, nous atterîmes sans difficulté et nous sortîmes de l’avion. Nous récupérâmes nos bagages sans trop de difficulté. Pour Mac la tension était de nouveau à son comble, elle n’arrêtait pas de gesticuler.
Au bout d’un moment, nous marchions vers la sortie de l’aéroport lorsque je la stoppai net dans son geste et lui conseillai :
H- Posez votre sac et respirez un grand coup.
Elle s’exécuta, faisant ce que je demandais. Puis nous reprîmes nos bagages et continuâmes notre démarche.
Puis j’aperçus ma mère qui me faisait des signes de la main. Je poussai gentiment Mac dans cette direction, tout en lui chuchotant :
H- Détendez-vous, çà va bien se passer ! ! !
Puis Trish me sauta littéralement au cou et m’accueillit :
T(rish)- Harm, Mon Fils, je suis si contente de te voir ! !
Puis son regard se dirigea vers Sarah et lui demanda :
T(rish)- Vous devez être Mac ? ?
M- Oui, c’est çà, madame Rabb.
T(rish)- Je vous en prie, pas de Madame, je déteste çà, appelez moi Trish.
M- Dans ce cas, ce sera Sarah pour moi…
T(rish)- Très bien Sarah. C’est un ravissant prénom que vous avez, aussi beau que votre silhouette ! ! Je dois vous dire que je vous envie, non seulement vous êtes sublime mais vous voyez mon Fils presque 20 fois plus que moi ! ! !
Mac rit de bon cœur et çà me semblait plutôt bon signe. Ma mère nous emmena à sa voiture et nous montâmes à l’intérieur, après avoir mis nos sacs dans le coffre. Quant à ma mère, malgré qu’elle conduisait, elle se laissa aller à questionner Mac :
T(rish)- Vous êtes dans la Marine, comme mon Fils ? ?
M- Non je suis dans les Marin’s, ce n’est pas tout à fait pareil.
T- Malgré que mon mari et mon fils soient dans l’armée je n’y comprends toujours pas grand-chose. Et sinon, vous êtes depuis longtemps dans l’armée, Sarah ? ?
Pensant que çà devenait trop personnel, je réprimandai ma mère :
H- Maman ! ! ! !
M- Laissez Harm, je vais répondre, çà ne me dérange pas. Je suis dans l’armée depuis 12 ans et je suis entrée au JAG il y a 10 ans pour anticiper votre prochaine question…
Nous arrivâmes à la maison, et ma mère lui souhaita :
T(rish)- Bienvenue chez les Rabb, Sarah.
Mac sortit de la voiture et fut stupéfaite du paysage qui se présentait devant elle : une petite plage et la maison qui la surplombait était très spacieuse. En sortant son sac du coffre, Mac rajouta à ma mère :
M- Je vous remercie de bien vouloir m’accueillir ici, avec…
T- Je vous en prie Mac, il y avait une chambre de libre alors autant la combler ! ! Mon compagnon, Franck, est en voyage d’affaires, il ne reviendra que demain.
M- Puis-je vous poser une question Trish ? ?
T(rish)- Bien sûr.
M- Depuis combien de temps êtes-vous avec Franck ? ?
T(rish)- Bientôt 9 ans.
Puis nous rentrâmes dans la maison et ma mère décida de procéder d’abord à la répartition des chambres. Elle montra la chambre de Mac, puis la mienne, celle que je prenais d’habitude. Elle nous conseilla de rapidement nous coucher, vu l’heure tardive…. Ce que je fis sans effort…
Une fois dans mon lit, je me dis que la rencontre entre ma mère et Mac s’était bien passée et que le réveillon s’annonçait plutôt bien…

A suivre……………
Remarques : les heures de vol ne correspondent peut etre pas avec la réalité..

Fanfic 7 partie 14

Maison des RABB
Le lendemain matin
10h00

Doucement, j’ouvris les yeux, me retournai et regardai le réveil. Vu l’heure à laquelle nous nous étions couchés, tous, hier soir, j’essayai de me rendormir. Mais impossible de retrouver le sommeil. Je décidai donc de me lever, je mis ma robe de chambre habituelle et sortis de ma chambre. Je croisai ma mère sur le palier :
H- Bonjour maman, bien dormi ? ?
T- Bonjour Harm. J’ai somnolé seulement, tu sais bien qu’à mon âge, on ne fait plus de vraies nuits comme vous les jeunes. D’ailleurs, j’ai un truc à te montrer, suis-moi.
Je la suivis et arrivai devant la porte de la chambre de Mac. Ma mère entrouvra la porte et je vit Sarah, en train de dormir, et sur le lit à côté d’elle, Newman, la chienne de ma mère. Ma mère allait la rappeler quand je l’arrêtai dans son geste et lui dis :
H- Laisse la chienne ici, çà fera une surprise à Mac quand elle se réveillera.
Evidemment, je m’étais souvenu du cauchemar que Mac avait fait dans l’avion et je voulais la taquiner encore un peu sur ce sujet.
Puis, nous descendîmes, Trish et moi, pour préparer le petit déjeuner. Pendant que je sortais des mugs, ma mère me félicita :
T- Bravo Mon Fils, Sarah est une très jolie femme. Tu as eu raison de l’amener. Mais mon Dieu, qu’est ce qu’elle ressemble à Diane ! !
H- Je sais, çà m’a fait le même effet quand j’ai vu Mac pour la première fois.
T- Et elle le sait ? ?
H- Oui, elle m’a en plus aidé à retrouver le meurtrier de Diane et m’a empêché de faire une grosse bêtise. Malgré leur ressemblance, ce sont deux femmes complètement différentes.
T- Tu aimes Sarah comme un fou, alors que Diane, tu en étais « simplement » amoureux.
Surpris, je ne sus pas quoi répondre. Comment avait-elle pu déduire çà aussi rapidement ! ! Devant mon regard plus que stupéfait, elle m’expliqua :
T- Je vois bien que quand tu la regardes, tu veux la protéger et en même temps, tu ne veux pas qu’on te la prenne, tel un objet rare et précieux. Je suis sûre que tu vois que cette personne est la femme de ta vie, même si tu es trop têtu pour te l’avouer. Et puis en 10 ans vous avez du en vivre, des choses.
Une voix nous interrompit dans notre discussion :
V(oix)- çà c’est sûr.
C’était Mac, qui, à ma grande surprise, avait Newman prêt d’elle. Elle descendit les escaliers et j’espérais qu’elle n’avait pas entendu toute notre conversation. Elle poursuivit :
M- On s’est crashés 2 fois en avion, j’ai joué une femme enceinte, Harm m’a sauvée d’un détraqué qui voulait que je sois sa « chose », il m’a évité la prison lors du procès du meurtre de mon mari. Vous voulez que je continue ? ?
T- Euhh non çà ira comme çà.
Mac fit un sourire à ma mère et sortit dehors avec Newman, et en refermant la porte, elle nous demanda :
M- Prévenez-moi quand le café sera prêt ! !
Puis elle disparut dehors avec la chienne. Trish haussa les sourcils tout en me regardant et je lui répondis :
H- Elle peut être comme çà aussi, des fois…
T- Une telle pêche dès le matin, c’est pas croyable ! !
Puis ma mère mit la cafetière en route. Je me levai de ma chaise et allai me poster près de la fenêtre. Je pouvais La voir, qui jouait dehors avec Newman. Elle était si belle quand elle avait cette joie de vivre et qu’elle le montrait.
Ma mère vint me rejoindre et regarda dans la direction de mon regard. Elle sourit puis je lui avouai :
H- Elle est…… tellement magnifique, mais si fragile en même temps, je ne veux plus qu’elle souffre, elle ne mérite plus d’avoir mal…
T- Elle t’a, toi et elle compte sur toi pour que tu la protèges au mieux.
H- C’est Mac qui te l’a dit ? ?
T- Non je l’ai deviné, je l’ai vu dans son regard, elle ne veux pas te perdre car tu es la seule personne qui puisse la comprendre et la rassurer. Pourquoi vous n’êtes pas encore ensemble, tous les deux ? Vous êtes un couple si parfait.
H- On s’est éloignés pour différentes raisons, et on a mis un certain temps pour se retrouver, pour avoir à nouveau notre complicité d’avant…
Le bruit de la cafetière stoppa mes paroles, mais ma mère m’encouragea :
T- Que s’est-il passé alors ? ?
H- Un rêve s’est brisé pour Elle, elle a vécu une terrible épreuve il n’y pas très longtemps et elle ne veut pas en parler. Malgré qu’elle le cache, elle souffre beaucoup.
Pendant ce temps, ma mère versa le café dans les trois tasses, remit la cafetière en place et appela Mac. Elle apparut quelques secondes plus tard, essoufflée, Newman en tête. Elle avait son sourire magnifique sur les lèvres, sourire qui était présent, d’ailleurs, depuis le début du séjour. Je lui tendis sa tasse, elle me remercia et alla se positionner près de la fenêtre, debout. Ma mère m’interrogea du regard et je secouai la tête, signifiant que je ne savais pas ce qui se passait. Après un silence de 5 minutes, ma mère ne tint plus et posa une main sur l’épaule de Mac, et s’inquiéta :
T- Quelque chose ne va pas Sarah ? ? On a dit quelque chose mal, moi ou Harm ? ?
M- Vous n’y êtes pour rien, tous les deux.
T- On peut faire quelque chose ? ?
M- Non, simplement attendre.
Et Mac posa sa tasse sur la table, et monta les escaliers pour aller dans sa chambre. Ma mère voulut la suivre mais je l’arrêtai :
H- Je pense qu’elle a besoin d’être seule.
T- Mais….
Je lui coupai la parole :
H- J’irais la voir plus tard. Ecoute, je la connais depuis 10 ans, je sais comment elle fonctionne. Pour qu’elle ait envie de se confier il faut la laisser libre de penser, réfléchir même si, je veux bien l’avouer, ce n’est pas toujours facile.
Ma mère acquiesça de la tête et, pour changer de sujet, me prévins qu’elle allait faire un tour en ville. De mon côté, je sortis à l’extérieur de la maison et allai retrouver quelques souvenirs d’enfance. L’arbre où mon père m’avait parlé de son avion pour la première fois, nos initiales gravées sur le tronc, le premier avion en papier qu’il m’avait fait… Tout çà étaient de merveilleux moments que j’avais vécus avec mon père…
J’étais assis sous mon arbre préféré lorsque Newman s’enfuit derrière la maison. Je la sifflai pour qu’elle revienne mais rien à faire elle n’obéit pas. Je me levai pour voir ce qui l’avait attirée par là, et suivis ses traces dans le peu de neige qu’il y avait.
Je finis par atterrir à la petite crique qui appartenait à ma mère lorsqu’elle avait acheté la maison. Mac était assise sur le peu de sable sec qui subsistait, les genoux remontés vers elle, et regardait la mer. Je m’approchai d’elle et m’assis à ses côtés. Elle me réprimanda, Newman ayant posé sa tête sur les genoux de Sarah :
M- Très amusant la petite surprise que j’ai eue ce matin, en me levant… Mais manque de bol pour vous, je n’ai pas poussé de cri, j’ai seulement sursauté ! ! Avoir un chien sur votre lit quand vous vous réveillez, c’est assez surprenant ! !
H- Le pire, c’est que Newman n’a jamais fait çà, à personne, pas même à ma mère, qui pourtant la nourrit tous les jours et la promène. La chienne doit sentir que vous êtes quelqu’un de bien…
Mac me fit un sourire et me rappela :
M- Pour ce matin, je suis désolée, Harm…Quand je suis rentrée dans la maison et que je vous ai vus, votre mère et vous, j’ai remarqué que vous formiez vraiment une belle famille. Çà m’a fait pensé que moi, je …… je n’ai plus de famille ! !
Les larmes commencèrent à couler sur son visage, et je la pris dans mes bras. Elle me chuchota :
M- Ma grand-mère…elle me manque tellement ! ! Je l’ai toujours considérée comme ma seconde mère…
Elle se détacha de moi, essuya ses larmes, et caressa la tête de Newman, qui semblait aussi peinée qu’elle. Puis soudain j’eus une idée, je proposai à Mac :
H- Venez, je voudrais vous montrer quelque chose… Et puis vous allez attraper froid si vous restez là.
Mac se leva, et toujours aussi curieuse me demanda :
M- Ou est ce que vous m’emmenez ? ?
H- Dans la maison. Une petite question, comme çà : comment est ce que vous avez fait pour tenir quand Brumby vous a demandée en mariage ? ?
M- Que voulez vous dire ? ?
H- Eh bien il a bien du vous faire une surprise, et vu que vous ne supportez pas les surprises…
A ce moment, après être monté au dernier étage de la maison, j’ouvris une porte qui donnait sur le grenier, le traversai et dégageai quelques vieilles caisses et ouvris une dernière porte. Je pris Mac par la main, car elle n’avait pas l’air très détendue, et la tirai gentiment vers l’extérieur. On arriva sur petit balcon, qui donnait face à la mer. Mac, en voyant le paysage, fit un sourire, se détacha de ma main, puis s’assit dans un fauteuil qui était resté dans un coin. Je ramenai l’autre fauteuil et me rapprochai de celui de Mac et lui expliquai :
H- Je venais souvent ici avec mon père, quand on voulait parler d’avion, quand Il voulait m’exposer le fonctionnement d’un tableau de bord ou tout simplement pour regarder les étoiles. Bref quand on voulait être au calme.
Mac me regarda et me fit un sourire, puis après quelques minutes de silence, Sarah me dit :
M- Il m’a bandé les yeux…
H- Quoi ? ?
M- Quand Mic a fait sa demande en mariage il m’a bandé les yeux.
H- Et ? ?
M- Ben c’était insupportable ! ! ! Et ensuite, j’ai fait un bond de trois mètres car il a mis ses deux mains à ma taille et m'a poussé vers l’avant pour que je marche.
Jusque là, je me retenais, mais quand Mac eut fini sa phrase, j’éclatai littéralement de rire. Et Sarah était en train de suivre le même chemin, mais elle réussit à prononcer :
M- Je lui aurais écrasé le pied avec mon talon si j’avais su ! !
Et ce fut le départ d’un énorme fou rire ! ! Après quelques minutes à ce régime, Mac stoppa la première, car elle avait mal au ventre. C’était si bon de pouvoir rire comme çà tous les deux, sans la peur de gêner quelqu’un ou de voir l’Amiral apparaître et de devoir se mettre au garde-à-vous.
Le reste de la journée fut tout aussi détendu, Mac avait retrouvé son sourire et sa joie de vivre, et çà me suffisait……du moins pour l’instant.
Le lendemain matin, Mac et ma mère partirent en ville faire des courses. J’en profitai pour mettre au point les derniers éléments de ma surprise pour Mac pour le réveillon. Je voulais que tout soit parfait……

Enfin arriva le grand jour, nous nous levâmes tous un peu tard, ayant réveillonné la veille car Trish et Franck partaient en Italie pour le réveillon.

A suivre………….

Fanfic 7 partie 15

Maison des RABB
31 décembre

Mac avait fait connaissance avec Franck il y a deux jours quand il était rentré. Il se révélait qu’ils s’entendaient très bien tous les deux. Cela me faisait tellement plaisir de voir que Mac se plaisait dans ma famille. C’était très important pour moi.
Soudain j’entendis la porte qui grinçait, je me retournai et vis Franck qui riait. Je lui demandai :
H- Quoi ? ?
F(ranck)- Eh bien, laisse-moi deviner ! ! tu pensais que ce soir tu ne serais peut-être plus seul dans ton lit…
H- Franck ! !
F- Ecoute, je vois bien qu’elle te fait de l’effet, et c’est réciproque, alors pour une fois, laisse toi aller et laisse ton cœur te guider. Maintenant lève-toi, tu as prévu quoi comme tenue ? ? Montre-moi.
H- Franck, je suis quand même capable de m’habiller tout seul, non ? ?
F- Erreur, pour aller au réveillon qui changera ta vie, c’est plus important ! !
Et pendant près d’une demi-heure, Franck hésita entre une chemise bleue discrète et une chemise rouge. Puis nous descendîmes dans la cuisine. Ma mère fut la première à nous questionner :
T- Eh bien les garçons, qu’est ce que vous faisiez là-haut ? ?
F- Des trucs de mecs ma chérie.
Et Franck vint embrasser ma mère. Puisque le baiser avait l’air de se prolonger et que je commençais à être gêné, j’entraînai Mac dehors.
Le contact de l’air froid et sec nous fit tous les deux frissonner. Mac n’ayant qu’une mince robe de chambre, j’ouvris les pans de la mienne et « l’invitai » :
H- Venez, ce n’est vraiment pas le moment d’attraper froid…
Tout en venant se coller contre moi, Mac me dit :
M- Pourquoi, vous avez prévu quelque chose de spécial ? ?
H- Tout ce que je peux vous dire, c’est que je ne vous banderai pas les yeux…Après, tout est possible…
Mac releva son regard vers moi et fit glisser ses mains de mon dos vers mon ventre puis mon torse. En passant à la taille, je ne pus m’empêcher de retenir un sursaut. Mac insinua :
M- On dirait qu’il n’y a pas que moi qui soit sensible à cet endroit précis…
H- Maintenant vous le savez…
Mac se hissa sur la pointe des pieds et vint poser ses lèvres sur les miennes. J’accueillis ses lèvres avec délice et continuai ce qu’elle avait commencé. Je laissai une main sur sa joue et donnai de petits coup de langue, comme pour demander l’autorisation d’aller plus loin. Enfin, nos deux langues se mêlèrent, ce simple contact aurait pu faire fondre les neiges de l’Alaska les plus froides. Plus rien n’avait de consistance, tout devenait flou. La seule chaleur que je ressentais provenait de nos deux corps collés l’un à l’autre. Rien n’aurait pu me défaire de cette étreinte……Rien si ce n’était :
V(oix)- Dites donc tous les deux, il n’est pas encore minuit, il va falloir vous abstenir…
C’était ma mère, elle avait du nous voir par la baie vitrée de la cuisine et s’amusait de son petit effet. Elle était contente de nous voir ainsi, moi et Mac, enfin réunis… Mais alors pourquoi nous avait-elle interrompu ? ? Je ne savais pas si je devais la maudire ou la remercier.. maudire sa mère, c’était un peu fort quand même ! ! !
Mac et moi rentrâmes dans la maison, sous les yeux ravis de Franck et Trish. Puis Mac fut entraînée par ma mère vers sa chambre. Franck me confia :
F- Ta mère lui fait une surprise je crois…
Je plaisantai :
H- Du moment qu’elle ne lui bande pas les yeux…
F- Quoi ? ?
Evidemment, Franck ne pouvait pas comprendre.
H- Non rien… çà te dit pas d’aller voir ? ?
F- Tiens, tu deviens curieux maintenant ? ?
H- Y a un début à tout ! !
Puis Franck me tira par les bras et mit un doigt sur sa bouche en guise de silence. Nous montâmes les escaliers et arrivâmes à la chambre de Mac. La porte était entrouverte, on pouvait voir de là les deux femmes, assises sur le lit. Mac rétorqua :
M- Je ne peux pas accepter Trish, c’est beaucoup trop ! !
T- Ecoutez, çà me fait plaisir… et puis je suis sûre que dans peu de temps vous serez…
Mac fit un chut avec son doigt et nous ferma la porte au nez, un sourire en prime ! ! Rentrant à moitié bredouille de notre quête, nous redescendîmes dans la cuisine et attendîmes que Mac et Trish arrivent.
Nous les entendîmes sortir de la chambre, en riant. Sarah plaisanta :
M- Vous savez, j’adore les fraises, c’est plutôt bon signe ! ! !
Et ma mère partit dans un fou rire comme jamais je n’en avais vu ! ! ! Elle s’excusa :
T- Désolée Franck, mais là c’était trop drôle ! ! ! ! Sarah faudra que vous veniez plus souvent ! !
En me lançant un regard, Mac répondit :
M- J’essaierai… Vous voulez un bon moyen pour arrêter le fou rire ? ?
T- c’est pas de refus ! !
Mac sortit dehors et réapparut avec Newman et une souris qu’elle tenait dans sa gueule. Ma mère ayant une sainte horreur de ce genre de « bête », elle poussa un cri. Elle se réfugia dans les bras de Franck et Mac fit partir Newman. La scène qui s’offrait à moi était… hilarante : ma mère faisait une tête d’enterrement, elle était devenue blanche comme un linge, et elle s’était accrochée à la chemise de Franck si fort qu’elle pouvait tirer dessus et la déchirer à tout moment ! !
Ce fut à mon tour de partir dans un fou rire plus ou moins dissimulé. Mac me regarda et me réprimanda :
M- Ne vous y mettez pas vous aussi ! !
H- Désolé………mais je crois que……… c’est inévitable là ! ! !
Et effectivement, je partis dans un fou rire qui me semblait impossible de stopper… Le regard de Mac et ma mère étaient si noir que je sortis et allai sur la plage. Mais l’océan et le froid ne m’incitèrent pas à arrêter.
Soudain, ma tête fut basculée vers l’arrière et badigeonnée de neige. Quand je réouvris les yeux, je vis le corps de Mac au dessus de moi. Elle me dit :
M- Désolée, mais j’ai pas trouvé d’autre solution.
Tout en me relevant, je la prévins :
H- Vous allez me le payer…
Devinant ce que je voulais faire, Mac s’enfuit en courant mais je la rattrapai en 2 ou 3 enjambées, et l’attrapai à la taille. Je l’allongeai par terre et m’assis à côté, mon visage face au sien. Pensant que je baissais ma garde, Mac essaya de se relever mais je l’en empêchai en la repoussant gentiment dans le sable. Je lui proposai :
H- Vous voulez quoi ? ? Vous avez le choix, la mer ou la neige ? ?
M- Y a droit à une troisième option ? ?
H- Non. Dépêchez vous sinon c’est moi qui vais choisir pour vous ! !
S’avouant vaincue d’avance, elle me lança :
M- Allez-y pour la neige, mais laissez-moi intacte pour ce soir.
H- Ne vous faites pas de soucis ! !
Et Vlan, je lui balançai une poignée de neige sur le visage et dans le cou. Surprise, Mac me demandai :
M- Pourquoi un châtiment si léger ? ?
H- Vous allez voir…
Et j’aidai Mac à se relever. Elle ouvrit des yeux ronds en sentant la fraîcheur de la neige glisser sur sa poitrine et sur son ventre. Je la taquinai :
H- Alors ? ? Vous comprenez maintenant ? ?! !
M- Très bien oui ! !
H- Allez, pour vous réchauffer, je vous offre un bain bien chaud…
Nous nous redirigeâmes vers la maison et je cèdai la baignoire à Mac. Elle fit couler l’eau et prit quelques vêtements pour s’habiller puis revint dans la salle de bains et s’installa. Pendant ce temps, j’en profitai pour moi aussi m’habiller. Mais la pensée du corps de Mac dans l’eau chaude me troublait quelque peu… Une peau chaude et tendre…
Elle me frottait le dos avec ses mains enduites de savon, enfin je suis là avec elle, dans cette eau si chaude…Le corps humide de Sarah venait se greffer sur le mien… Et ensemble, nous nous embrassions et nos deux corps ne faisaient plus qu’un…Les doigts de Mac s’appuyaient plus fort sur mon dos et elle poussait des soupirs de plaisir… Elle posait ses lèvres sur mon torse et ma température corporelle montait soudainement d’un cran plus haut… Je ne pensais pas que je pouvais atteindre un tel plaisir…… mais avec Elle tout était possible… J’en avais la certitude à présent, je l’aimais plus que tout au monde……… et je la désirais presque autant…… tout m’attirait chez elle : ses lèvres, son regard, sa poitrine……son corps tout entier m’appelait pour à nouveau assouvir ce désir que j’avais de Sarah……
Un brusque aboiement me sortit de ma tendre rêverie… C’était Newman, elle vint se frotter à mes jambes. Evidemment, c’était loin d’être la même sensation que si c’était les mains de Sarah qui me caressaient le dos…
Je me secouai la tête pour revenir au présent. Je devais aller dans la salle de bains car mon tee shirt était resté à l’intérieur. Je respirai un grand coup et je m’approchai de la porte, tout en me disant de ne pas s’occuper d’Elle, et de son corps dans l’eau. Je perçus sa voix, elle était en train de chanter…

Then the rainstorm came over me
And I felt my spirit break
I had lost all of my belief you see
And realized my mistake
But time threw a prayer to me
And all around me became still

I need love, love's divine
Please forgive me now I see that I've been blind
Give me love, loves is what I need to help me know my name

Through the rainstorm came sanctuary
And I felt my spirit fly
I had found all of my reality
I realize what it takes

'Cause I need love, love's divine
Please forgive me now I see that I've been blind
Give me love, loves is what I need to help me know my name

Oh I don't bet (don't bet), don't pray (don't pray)
Show me how to live and promise me you won't forsake
'Cause love can help me know my name

Elle avait une voix si belle et…… bon on s’arrête là ! ! Je frappai et prévins Mac :
H- Je voudrais récupérer mon tee-shirt, je peux entrer ? ?
M- Oui allez-y.
Et j’ouvris la porte. Forcément, le tee-shirt en question était près de la baignoire, ce qui m’obligea à regarder Sarah…
Elle avait de l’eau jusqu’aux épaules, ses cheveux étaient relevés, mais heureusement ou malheureusement de la mousse subsistait à la surface de l’eau, malgré la durée depuis laquelle elle était dans le bain….
Je me repris juste à temps et sortis de la salle de bain. Je partis ensuite m’habiller dans ma chambre. Je pouvais toujours percevoir les paroles de la chanson que Mac interprétait…

Maison des Rabb
18h00

C’était l’effervescence ici ! ! Ma mère et Franck étaient sur le point de partir à l’aéroport pour Venise pour le nouvel an. Après avoir vérifié qu’il ne manquait rien dans les bagages, ce fut le moment de dire « au revoir ». Ma mère me prit dans ses bras et me chuchota :
T- Prends bien soin de Sarah, d’accord ? ?
H- C’est promis.
Puis ce fut au tour de Mac. Ma mère l’amena à l’écart et elle s’étreignirent telle une mère et sa fille. En un rien de temps, elles avaient réussi à créer des liens très forts entre elles et j’étais heureux d’assister à un tel spectacle…
Puis Franck et Trish prirent leur bagages et les mirent dans la voiture. En nous saluant de la main, ma mère nous lança :
T- Passez un bon réveillon et ne faites pas trop de bêtises ! ! !
Nous sourîmes, moi et Mac, à cette remarque et ils montèrent et démarrèrent pour rouler en direction de l’aéroport.

Nous étions maintenant seuls, Mac et moi……

a suivre........

Fanfic 7 partie 16

Maison des Rabb
18h05

Après être rentrés dans la maison, je crus déceler dans le regard de Mac un brin de tristesse. Elle s’était liée avec ma mère et cela devait lui faire quelque chose de la voir partir, même pour quelques jours…
Nous nous étions assis dans la cuisine et Mac prépara un thé. Je plaisantai :
H- Qu’est ce que vous ne pouviez pas accepter de ma mère ? ?
M- Vous verrez çà ce soir…
Mac versa l’eau dans 2 tasses qu’elle avait sorties puis elle m’avoua :
M- Vous n’avez jamais trouvé que cette maison n’était plus la même sans votre mère et Franck ? ?
H- Si je l’ai souvent remarqué…mais dites-moi, pour quelqu’un qui avait la frousse de rencontrer ma mère, vous vous êtes plutôt bien attachée à elle, non ? ?
M- C’est vrai, je l’admets… Vous aviez raison, on a pas mal de points communs toutes les deux, sauf peut-être la peur des rongeurs…
Je ne pus m’empêcher de retenir un rire nerveux. Je décidai d’entrer dans son jeu :
H- Et vous, alors, de quoi avez-vous horreur ? ?
M- Vous voulez vraiment le savoir ? ?… les serpents et les grosses araignées…… mais je vous préviens, vous m’en mettez une sous le nez ce soir, je hurle à la mort et vous fous la honte de votre vie ! !
H- Rassurez-vous, ce ne sont pas mes projets…
M- Quels sont-ils alors ? ?
H- Soyez prête à 20h00 c’est tout ce que je peux vous dire…
Je déposai ma tasse de thé vide sur la table, Mac fit de même et regarda sa montre : 18h30. Elle se dépêcha :
M- Effectivement, faudrait que je commence à me préparer alors…
H- Laissez çà sur la table, je vais faire la vaisselle. Je vous laisse la salle de bain.
M- Merci Harm.
Je lui fis un sourire et elle monta les escaliers. Je pris sa tasse, jetai le sachet et la lavai. A l’étage, je pouvais entendre l’eau qui coulait… Je décidai de monter dans ma chambre et de vérifier une dernière fois ma tenue. C’était la première fois que j’étais aussi peu sur de moi. Je devais prendre l’air, réfléchir, et me détendre un peu avant de me préparer, j’avais encore le temps. Mac était toujours dans la salle de bain.
Je montai donc au grenier, ouvris une porte et m’assis au balcon sur un des fauteuil. Je fermai les yeux et revécus le moment ou mon père vint poser le dernier clou et me montra sa construction. J’étais si fier de lui ! ! Le soir même, nous étions venus admirer les étoiles d’ici et mon père m’avait expliqué que regarder l’horizon ou le ciel était le meilleur moyen de s’évader, de se détendre ou au contraire de penser et de réfléchir… Il m’avait aussi dit que quand les personnes mouraient, elles montaient au ciel et devenaient des étoiles, ainsi quand j’aurais besoin de lui, et qu’il serait mort, je pourrais regarder les étoiles et celle qui brillerait le plus serait la sienne… Hélas il ne pensait pas que la mort viendrait le chercher si tôt… Le soir de Noël de cette fameuse année, je suis monté ici pour pleurer, je l’appelais, je voulais qu’il revienne avec nous, qu’il m’aide à devenir pilote… devenir comme lui… J’avais envie de hurler au monde entier ma souffrance, mon sentiment d’injustice… Je ne me sentais plus capable d’avancer dans la vie, je resterais toujours un enfant…
Une main douce sur ma joue me fit revenir au présent. C’est seulement en ouvrant les yeux que je me rendis compte que quelques larmes coulaient… Et Mac était accroupie près de moi et les essuyait… Elle me prévint, avec un sourire :
M- La place est libre, pilote…
Je me redressai sur mon fauteuil, m’essuyai l’autre joue et me levai. Un regard à ma montre m’indiqua qu’il était 19h00 et qu’il était temps que je commence à me préparer…
Mac et moi redescendîmes ensemble puis Sarah alla vers sa chambre tandis que j’allai vers la mienne. Je pris ma serviette et me dirigeai vers la salle de bain.
Après une bonne douche, je mis un peignoir et allai dans ma chambre. Je pris un caleçon propre et l’ensemble que j’avais choisi. Après m’être habillé, j’allai à la fenêtre et regardai mon reflet dans la vitre. Ce soir c’était le grand soir, mais j’avais retrouvé une certaine confiance en moi, grâce à ces quelques minutes de méditation, sur le balcon, toute à l’heure.
Repassant une dernière fois ma tenue en revue, je mis quelques gouttes d’eau de toilette et descendis ensuite dans la cuisine. 19h45. Me voyant tourner en rond, Newman s’approcha de moi pour venir se frotter à mes jambes mais je l’éloignai d’un geste car je n’avais pas envie que mon pantalon soit recouvert de poils de chien. De quoi aurais-je l’air ? ? D’un ami des bêtes, çà c’est sûr, mais pas d’un homme qui invite la femme de ses rêves au restaurant pour le réveillon ! !
Pour essayer de me calmer, je m’assis dans le canapé et pris un magazine. Je tournai les pages sans vraiment prendre la peine de regarder les photos et de lire les gros titres…Je reposai le magazine sur la table et respirai un grand coup. 19h55. Je l’appelai :
H- Mac, il vous reste…
Elle me coupa la parole du haut de l’escalier :
M- Encore 4 minutes ! !
Je me levai du canapé et mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Sarah était vêtue d’une robe rouge qui lui descendait jusqu’au pieds, un décolleté un peu plongeant, et d’un châle sur ses épaules, presque le même que celui qu’elle portait à sa soirée de fiançailles. Elle s’était maquillée légèrement et cela me suffisait. Mon Dieu, qu’est ce qu’elle était belle ! ! ! !
Pendant que je l’admirais, Mac était en train de mettre des chaussures, et lorsque la dernière petite boucle fut mise, elle me prévint :
M- C’est bon on peux y aller, je suis prête.
H- très bien.
Je pris les clés de la maison et sortis dehors. Mac était déjà partie devant ,elle se dirigea vers la voiture. Je la rattrapai de justesse par le bras :
H- Mac, attendez. On ne prend pas la voiture ce soir…
Je l’entraînai vers le perron et restai debout. Mac m’interrogea :
M- Qu’est ce qu’on est censés attendre, au juste ? ?
H- çà…
En effet, une limousine vint de se garer devant la maison. Mac s’exclama :
M- Seigneur ! ! Une limousine ! !
H- Oui çà s’appelle comme çà. Venez le chauffeur nous attend.
Et nous nous dirigeâmes vers la porte arrière droite du véhicule. Un homme en costume noir et gants blancs nous ouvrit la porte. Mac monta la première et je fermai la marche. Le chauffeur reprit sa place au volant et démarra. Mac ne s’était toujours pas remise, ce qui était un peu le but d’ailleurs :
M- J’en reviens pas ! ! Et ou est ce qu’on va ? ?
Je la taquinai :
H- çà vous reprend ! ! Vous auriez peut-être préféré que je vous bande les yeux et que je conduise comme çà jusqu’au lieu prévu ? ?
M- Bon d’accord, je me tais…… Si vous arrêtez avec cette histoire de me bander les yeux ! !
H- J’essaierai…
Puis la limousine s’arrêta, le chauffeur vint nous ouvrir la porte et je descendis en premier et aidai Mac , en lui donnant ma main, pour quitter le véhicule. Mac sourit en voyant la façade du grand restaurant devant lequel nous étions. Je commençai à avancer et à laisser Mac rentrer lorsque je sentis une pression sur ma main. Sarah entrelaça nos doigts et je me laissai faire. Nous pénétrâmes dans le restaurant mais au grand étonnement de Mac, on ne s’arrêta pas au guichet d’accueil. Je me dirigeai vers le fond de la salle et appuyai sur un bouton d’appel de l’ascenseur. Sarah ne comprenait pas :
M- Euhh, Harm, la salle de restaurant est derrière nous… Vous comptez allez ou comme çà ? ?
Un simple regard de ma part, et elle me répondit :
M- Très bien, je ne dis plus rien…
A ce moment les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, et Mac me regarda dans les yeux, comme pour savoir ou je l’emmenais. Je la tirai doucement vers l’intérieur de l’ascenseur en lui disant, avec un sourire :
H- Ayez confiance en moi…
Puis Mac entra et les portes se refermèrent. J’appuyai sur le bouton du dernier étage et l’ascenseur monta. Ce court trajet se déroula en silence. Puis les portes s’ouvrirent sur un couloir, que je traversai avec Mac, toujours main dans la main. Encore une porte à ouvrir et çà y est, nous étions enfin arrivés. Un serveur en tenue nous attendait, nous nous dirigeâmes vers lui et lorsqu’il s’écarta, Mac et moi, nous découvrîmes une table avec des bougies, une rose dans un vase et des assiettes qui se prêtaient à l’occasion. Mac faisait un large sourire, mais je vis dans ses yeux un tel étonnement ! !
Le serveur nous demanda :
S(erveur)- Madame, Monsieur, puis-je prendre vos vêtements ? ?
J’enlevai mon manteau et lui donnai, tandis que Mac garda son châle. Lorsque le serveur fut parti, Mac marcha pour aller voir la vue. En effet, nous étions sur une terrasse, et il n’y avait qu’une seule table de dressée : la notre…
Mac ne voulant toujours pas que nos deux mains se quittent, elle m’entraîna avec elle et je vins me poster à quelques centimètres de son corps. Mac ne disait rien mais son regard parlait pour elle… a ma grande surprise, elle me fit un baiser sur la joue, et me remercia :
M- Franchement, je ne sais pas quoi dire ! ! La vue est superbe et la table l’est encore plus ! ! Merci Harm, vous m’offrez un magnifique réveillon ! ! !
H- Vous n’êtes pas obligée de dire quelque chose, votre sourire me suffit… Puis nous nous retournâmes pour faire face à la table. Dans ce mouvement, nos mains se séparèrent à contrecœur. Nous nous dirigeâmes vers la table lorsqu’un cuisinier apparut et marcha à grand pas vers moi. Il me salua, avec un accent italien :
C(uisinier)- Salut Harm.
Puis se tournant vers Mac :
M- Je vois que tu es accompagné par une ravissante personne…
Il lui baisa la main et se retourna vers moi :
C(uisinier)- Harm, il faut que tu viennes me goûter quelque chose…
Je lui coupai la parole :
H- Pablo, c’est le bon moment tu crois ? ?
P(ablo)- C’est urgentissime ! !
Mac répondit à ma place :
M- Il va y aller…
M’adressant à Mac :
H- Vous êtes sûre ? ?
M- Oui, ne vous inquiétez pas.
Je suivis les traces de Pablo et lorsque nous fûmes dans les cuisines, Pablo remarqua :
P- Tu ne m’avais pas dit qu’elle serait aussi jolie ! !
H- Pablo ! ! ! tu pourrais pas me faire goûter çà un autre jour, non ? ? ! ! !
P- Tiens goûte-moi çà…
Il me tendit une cuillère en bois ou il y avait une sauce dessus. Après avoir étudié le goût, je lui annonçai mon verdict :
H- Trop de basilique et pas assez de sel ! !
Et je m’enfuis littéralement des cuisines pour retourner vers la table. Mac s’était installée et admirait la vue avec un sourire. Je m’assis à mon tour et m’excusai :
H- Je suis désolé, Sarah.
M- Ce n’est rien, c’est une personne comment dire……… assez marrante ! !
A ce moment, le serveur nous apporta les menus et nous proposa :
S(erveur)- Vous désirez un apéritif ? ?
Me souvenant que Mac ne buvait pas, j’allais refuser lorsque, une fois de plus, Sarah, ayant remarqué mon hésitation, me devança :
M- Harm, prenez ce qui vous tente, il faut bien trinquer avec quelque chose… - au serveur- Pour moi, çà sera un jus d’orange.
H- Un rosé, s’il vous plaît.
Après avoir noté, le serveur disparut derrière une porte. Mac me fit remarquer :
M- Un événement comme celui-là, çà se fête non ? ?
Puis elle ouvrit son menu et le mit juste devant son visage, ce qui faisait qu’on ne la voyait plus, ce qui signifiait que le débat était clos. De toute façon, je n’avais pas envie de plaider pour une cause pendant des heures, ce soir…

Restaurant
22h00

Après avoir fini notre dessert, je rétorquai à Mac :
H- Ne me dites pas que vous avez encore faim ? ? ! !
M- Je vous rassure, je pourrais tenir une semaine sans manger ! ! Je me demande combien de temps je vais mettre pour digérer ! !
H- Vous voulez un bon moyen pour accélérer le processus ? ?
Je me levai, fis un geste de la main, et vins me placer devant Mac. Une troupe de 4 musiciens fit son apparition et vint s’asseoir. Mac, voyant tout de suite ou je voulais en venir, refusa :
M- Harm, je…… Non c’est pas une bonne idée, vous savez bien que je danse très mal ! !
H- Ils sont venus spécialement pour nous, vous ne voudriez pas qu’on vous fasse venir à un spectacle alors qu’il n’y a personne en piste…
Mac mit enfin sa main dans la mienne, et se leva. Pendant que nous marchions pour nous diriger vers un espace libre, Mac regarda ses chaussures à plusieurs reprises. Je lui demandai :
H- Qu’est ce que vous faîtes ? ?
M- Je regarde si mes talons ne sont pas trop pointus, au cas ou ils viendraient à se planter dans vos chaussures…
H- Je prends le risque…
Puis, lorsque nous nous retrouvâmes face à face, les musiciens commencèrent à jouer. Je plaçai une main dans le dos de Mac, tandis que mon autre main n’avait pas bougé et tenait toujours la main crispée de Sarah. J’entraînai Mac et débutai la danse. C’était une musique très lente et harmonieuse. Quand Mac fut plus détendue, elle se rapprocha plus près de moi et vint poser sa tête sur mon épaule. Ce geste me fit incroyablement plaisir et je lâchai la main de Mac pour aller la mettre au niveau de sa nuque. Puis elle se retira et me regarda droit dans les yeux. Elle me gronda gentiment :
M- Harm, certes, un rendez-vous de ce genre vous impose une tenue correcte mais pas de vous étrangler avec votre cravate ! !
Puis Sarah déserra mon nœud de cravate et ouvrit un bouton de ma chemise. Elle expliqua :
M- Le style décontracté vous va très bien aussi ! !
Elle me fit un magnifique sourire, que je lui rendis mais je ne pouvais m’empêcher de penser aux merveilleux instants que j’étais en train de vivre, et à la personne que j’avais dans mes bras. Voyant que j’étais en train de « rêver », Mac me questionna :
M- A quoi pensez-vous, Harm ? ?
H- ………A vous……… j’ai l’impression d’avoir une nouvelle « Mac » en face de moi……
M- Et Elle vous plaît ? ?
H- Beaucoup, oui……
Je plongeai mon regard dans celui de Sarah et elle fit de même. Je posai une main sur sa joue et m’approchai de son visage. Enfin, mes lèvres entrèrent en contact avec les siennes. Mac voulait s’arrêter de danser mais je l’entraînai et continuai notre danse. Sarah se rapprocha de moi jusqu’à ce que nos deux corps soient littéralement collés l’un à l’autre. Je dus bien admettre que je commençais à avoir le tournis et cessai de danser. Mac fit glisser ses mains partout sur mon torse et mon dos, ses caresses étaient délicieusement agréables…
Mais je fus le premier à me retirer à cause du manque d’air. Nous étions toujours collés l’un à l’autre, comme si on ne voulait plus se séparer, et c’était précisément ce que je voulais à cet instant précis…
Je retrouvai un peu de souffle pour lui avouer :
H- Je vous aime, Sarah.
C’était sorti, comme çà, d’un coup, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde…. Je comptais bien que çà le devienne d’ailleurs.
Face à cette déclaration, Sarah me serra dans ses bras et après quelques secondes, elle me regarda dans les yeux, me fit un sourire, et me dit :
M- çà va être dur de me contenter de ton seul sourire car moi aussi je t’aime Harm…
Et je l’embrassai tendrement. C’était le moment le plus magique que j’avais jamais vécu ! ! je me sentais comblé. A présent Sarah et moi étions ensemble et rien n’aurait pu venir troubler cet instant de bonheur.
Alors que Mac approfondissait notre baiser, je l’arrêtai et conseillai :
H- On ferait peut-être mieux de rentrer…
M- Oui tu as raison.
Je repris mon manteau et tins Sarah à la taille. Elle posa ses mains autour de la mienne et nous nous dirigeâmes vers l’ascenseur. Nous sortîmes du restaurant et montâmes dans la limousine. En chemin, Mac me demanda :
M- Tu ne voulais pas savoir ce que je ne pouvais pas accepter venant de ta mère ? ?
H- Dis-moi.
M- La robe, c’est elle qui l’a achetée et elle était très chère…
H- Elle a eu raison, tu es splendide ! !
Enfin, nous arrivâmes à la maison, j’ouvris la porte et après que Sarah soit entrée, elle me retira rapidement mon manteau. Mac allait faire sauter le second bouton de ma chemise lorsque je la stoppai :
H- Attends, tu ne voudrais pas enlever tes chaussures d’abord… Ils me font très peurs ces talons ! ! !
Mac me fit un sourire et les retira. Puis elle se remit directement au travail, en enlevant ma veste et en déboutonnant ma chemise. Elle s’énerva sur le dernier bouton, réussit finalement à l’enlever et prit mon visage entre ses mains et m’embrassa langoureusement. Je la poussai doucement vers le bas de l’escalier, et la pris dans mes bras pour monter. Une fois arrivés en haut, je la relâchai et m’attaquai à la fermeture de sa robe. Je la fis glisser et écartai les bretelles de la robe et la laissai tomber par terre. Mac me fit entrer dans sa chambre, ferma la porte et me plaqua contre celle-ci. Elle ôta ma chemise, puis mon marcel et enfin ses mains entrèrent en contact avec ma peau. Sarah me fit des baisers brûlants sur tout le torse, les épaules, le cou et redescendit. Cela ne faisait qu’augmenter le désir que j’avais d’elle, désir qui atteignait des sommets de plus en plus hauts…
Je repris sa bouche… pour la quitter quelques instant plus tard et allai embrasser sa poitrine, encore confortablement installée dans son soutien-gorge. Celui-ci fut enlevé peu après et alla rejoindre ma chemise.
Je pus alors tranquillement embrasser toutes ces rondeurs, et caresser toute cette peau si tendre…. Et chaude…. Sarah poussa de délicieux soupirs de plaisirs et s’attaqua à mon pantalon et mon caleçon. Elle les envoya rejoindre la poussière, ainsi que sa culotte que j’ôtai doucement.
Je passai une nuit torride, comme jamais. C’était certain, ce réveillon serait vraiment inoubliable ! ! ! ! !
Je finis par m’endormir à ses côtés, après s’être avoué une seconde fois notre amour. Elle me jura qu’on ne se quitterait plus et elle me remercia pour cette soirée magnifique…
Pendant notre sommeil, un homme me sourit, c’était mon père…… Il m’annonça que je n’avais plus besoin de lui, que la place qu’il avait laissée dans mon cœur était maintenant remplie… Je le laissai partir, songeant à l’avenir qui nous attendait, Sarah et moi, un avenir radieux et féerique…

Fin
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Posté le: Sam 15 Déc - 22:37 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Posté le: Sam 15 Déc - 23:01 (2007)    Sujet du message: Together with you [terminée] Répondre en citant

j'adore cette fic, tu le sais.... je la relirais mais ce soir il se fait tard Mort de Rire mais bon je l'ai lue il y a peu dans mon lit Mort de Rire


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Posté le: Sam 15 Déc - 23:35 (2007)    Sujet du message: Together with you [terminée] Répondre en citant

tu es pardonnée tu la liras quand tu auras le temps
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